Restaurants : La pantalonnade du fait-maison

Publié le par ottolilienthal

Comment appeler un chat un chien ? A force de bidouiller des projets de loi n'ayant ni queue ni tête, on finit par se prendre les pieds dans la gamelle. Amendement Siré, amendement Got, amendement Fasquelle, projet de loi Pinel : comment faire en sorte que le client sache s'il mange chez un revendeur de plats cuisinés, un débit de daube, une boîte à malbouffe ou chez un honnête artisan mitonnant lui-même les produits de son marché ?

Parlementaires et professionnels dissertent sur le sujet comme les médecins de Molière et nous sortent des projets lavements. Dernier en date, celui de la ministre du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme, Sylvia Pinel, qui prévoyait d'indiquer, sur le menu, la mention « fait maison » devant les plats préparés en cuisine, sans préciser si les aliments utilisés devaient être frais ou surgelés.

 

 

Résultat, faute de moyens pour contrôler cette disposition et de clarté dans l'origine des produits, le projet a été retoqué par le Sénat.

 

 

Inutile de tourner autour du pot, la seule solution est d'appliquer la jurisprudence Raffarin sur les boulangeries (du pain pétri et cuit sur son lieu de vente par un boulanger). Il suffit de décréter que le statut de «restaurant» est exclusivement accordé à un artisan restaurateur de métier préparant lui-même sur place des produits frais (ou congelés - il y en a d'excellents -, mais en l'indiquant sur la carte).



Ce serait un bon début, cependant, avec un Parlement et des institutions aux ordres des lobbies agroalimentaires, ce ne sera pas demain la veille.

 

 

Périco Légasse

 

 

http://www.marianne.net/Restaurants-La-pantalonnade-du-fait-maison_a232379.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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