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Publié le par ottolilienthal

Devenir propriétaire en achetant les murs mais pas le terrain

 

Le nouveau dispositif du Bail réel solidaire permet de devenir propriétaire dans des zones dites "tendues" comme sur la Côte basque. Le principe est d'acheter les murs mais pas le terrain. Le COL offre désormais cette possibilité avec son Office Foncier Solidaire, le premier au Pays Basque.

 

 

Les prix des terrains explosent sur la Côte. Ils sont également en train de grimper à l'intérieur comme à Cambo, Ustaritz, Larressorre ou Espelette. Devenir propriétaire au pays Basque devient de plus plus irréalisable. Or, à Anglet et Bidart des logements sont en train de sortir de terre à 2 000 euros le mètre carré.  Où est l’arnaque ? Nulle part. L'astuce est de dissocier le prix du bâti de celui du foncier. Ce nouveau dispositif s'appelle : le BRE le Bail Réel Solidaire.

Un T4 à 172 000 euros à Espelette

Un dispositif créé en 2014 dans la loi ALUR (Accès au logement et un urbanisme rénové) qui permet de vendre séparément le terrain et le bâti. Le principe est simple : les propriétaires achètent les murs mais louent le terrain. Des terrains sont achetés aux Collectivités via un OFS (Office Foncier Solidaire). Il en existe un seul pour l’instant au Pays Basque, celui du COL (le Comité ouvrier du logement) situé à Anglet . Un  2ème celui de L’EPFL (l’établissement public foncier Local) est en cours de création. Il englobera les 158 communes du Pays Basque. "Un outil qui va permettre de revitaliser les bourgs en milieu rural. Nous allons pouvoir acheter les maisons vides, en faire des logements en accession à la propriété, faire revenir des jeunes et des familles. Des maires nous ont déjà fait des demandes en Soule ou dans les vallée des Aldudes" anticipe déjà Roland Hirigoyen, le président de l'EPFL du Pays Basque.

Empêcher la spéculation

Le Bail Réel Solidaire interdit désormais toute revente avec des plus-values vertigineuses .Le COL cite l'exemple récent d'un T3 acheté à Guétary à 153 000 euros en logement social  et remis sur le marché 10 ans après à 400 mille euros.Une clause encadre désormais  la revente à des prix plafonnés et exclusivement accessible à des personnes éligibles aux mêmes critères sociaux. "Un dispositif vertueux qui permet d'enrayer la montée des prix des terrains puisque l'Office Foncier Solidaire reste propriétaire" insiste Marie-Noëlle Lienemann sénatrice socialiste et présidente de la fédération des coopératives des coopératives HLM.

 

lundi 18 mars 2019 à 5:56 Par Nathalie Bagdassarian, France Bleu Pays Basque

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