les aventures du commissaire Mosco

Publié le par ottolilienthal

Aujourd'hui, le commissaire Mosco nous dit que tout va bien.

 

Le ralentissement économique sème le trouble dans l’UE

Jean-Marc Jancovici : «La hausse de la production de shale oil s'arrête aux USA depuis le début 2019... et le PIB s'arrête quasiment de croître en Europe depuis le même moment.
Mais tout va bien, car "une récession économique [n'est] pas envisagée par l’exécutif européen", déclare Moscovici.
Pas envisagée, parce que les modèles économiques sont réellement prédictifs, ou... pas souhaitée, sans que l'on sache vraiment ce qui va se passer ?»

Marco Buti, chef de la direction générale des affaires économiques et financières à la Commission européenne, a expliqué dans le document présenté que ce ralentissement économique appelé à durer constituait un « changement majeur » et se fondait « sur l’évaluation que de nombreuses caractéristiques de ce ralentissement mondial perdureront ».

Malgré cette évaluation maussade, M. Moscovici a souligné que l’économie européenne continuerait de croître, mais plus lentement, et qu’une récession économique n’était pas envisagée par l’exécutif européen.

Mais il a ajouté qu’ « il fallait faire en sorte que ce “plateau” ne soit pas “un plafond”, car nous avons, de l’autre côté, des risques de baisse qui pourraient se matérialiser ».

Il s’est, en outre, aligné sur les avis de la Banque centrale européenne (BCE) et d’autres institutions, appelant ainsi les États membres avec des finances publiques plus saines, comme les Pays-Bas et l’Allemagne, à investir plus pour stimuler l’économie.

D’après le commissaire, ce boost n’est pas urgent, mais les gouvernements nationaux avec de la marge budgétaire devraient y réfléchir « pour que nous soyons en mesure de réagir rapidement ».

Macro Buti argue que les États membres avec de meilleures situations budgétaires devraient profiter des très faibles (voire négatifs) coûts de financement, afin d’investir dans des projets « avec un retour social, environnemental et économique élevé ».

Les tensions commerciales mondiales continuent d’inquiéter l’exécutif européen.

« La recrudescence des tensions commerciales et l’incertitude de ce secteur ont très probablement eu des effets néfastes permanents sur le commerce international » a écrit M. Buti, qui dirigera le cabinet du commissaire désigné à l’Économie, Paolo Gentiloni.

(publié par J-Pierre Dieterlen)

Aujourd'hui : le commissaire Mosco s'autodétruit

 

Pierre Moscovici, qui, jusqu'au 31 août, était assuré de se voir bombarder par l'Elysée premier président de la Cour des comptes, vit dans l'angoisse. Ce jour-là, "Le Monde" a reproduit les propos pour le moins imprudents qu'il avait tenus, quelques semaines plus tôt, sur Emmanuel Macron.

 

"C'est quelqu'un dont les affects sont très tournés vers lui-même, c'est une personnalité extrêmement spéciale, et il fallait, pour gagner, des qualités hors du commun. Le problème, c'est que ces qualités pour gagner sont des défauts pour gouverner. C'est-à-dire que "qui a trahi a peur d'être trahi", d'où l'extraordinaire médiocrité du personnel dont il s'entoure"

 

Et l'ancien ministre de l'Economie d'insister lourdement : "Macron cherche à établir un lien direct entre lui et son peuple (...), le système politique n'existe pas au milieu, le parti est une vitrine, les députés sont des clones, le gouvernement, ce sont des figurants, les intermédiaires sont négligés."

 

Comme lettre de candidature ou de remerciement, on ne saurait faire plus convaincant.

Aux dernières nouvelles, le bientôt ex-commissaire européen a eu bien raison de s'inquiéter. Mardi matin, le chef de l'Etat a confié à ses proches : "Après ses propos dans "le Monde", Moscovici peut aller se faire voir (sic !) pour la Cour des comptes"

 

C'est aussi clair qu'une vacherie de Mosco !

 

Le Canard enchaîné, 4/09/2019

Aujourd'hui : le commissaire Mosco fait de l'autosatisfaction sur le dos des Grecs..

 

Le troisième «plan de sauvetage» de la Grèce (Memorandum of Understanding) va s’achever au mois d’août, même si elle n’est pas encore sortie d’affaires, comme l’a bien montré Jacques Adda. L’accord «final» conclu entre la Grèce et ses créanciers repose au fond sur trois faux-semblants: il voudrait effacer les effets sociaux de près de dix ans d’austérité aveugle ; il s’appuie sur des perspectives économiques incohérentes ; enfin, il instaure une mise en tutelle à durée indéfinie de la Grèce.

Novlangue européenne

L’accord a souvent été accueilli par des commentaires exprimant un soulagement obscène, compte tenu de l’état de délabrement du pays. La palme revient sans doute à Pierre Moscovici qui n’hésite pas à écrire sur son blog: «Tel Ulysse de retour à Ithaque, la Grèce arrive enfin à destination aujourd’hui, dix ans après le début d’une longue récession. Elle peut enfin souffler, regarder le chemin parcouru et contempler de nouveau l’avenir avec confiance.» C’est le coup de pied de l’âne à un peuple que l’on a délibérément maltraité, et cet étalage d’autosatisfaction a quelque chose d’intolérable. Le commissaire salue les sacrifices du peuple grec qui étaient nécessaires pour éloigner «le plus grand péril de cette odyssée» qui, pour lui, n’était ni la misère, ni le chômage, ni les maladies, ni les suicides, ni les exils, mais ce «monstre appelé Grexit

Le «rapport de conformité» (Compliance Report) de la Commission européenne est lui aussi un long satisfecit qui décrit point par point la bonne mise en œuvre par le gouvernement grec des conditions associées à «l’aide» reçue. Tout au long de ce texte, une insupportable novlangue est de règle. Prenons l’exemple de la santé publique: pour la Commission, «les autorités ont rempli leur engagement de continuer à rationaliser les dépenses globales de santé.» Cette assertion est d’un cynisme effarant, au regard de la situation réelle qui est celle-ci: «le système national de santé grec a été démantelé par l’application d’un ensemble de mesures imposées depuis 2010 par les créanciers de la Grèce dans les secteurs de santé primaire, secondaire et pharmaceutique» comme l’analyse la chercheuse Noëlle Burgi, dans un article très documenté.

(suite via le lien ci dessous)

Aujourd'hui : le commissaire Mosco nous fait la morale

 

Il est sympa notre compatriote Pierrot Moscovici ! Vraiment.

Vous savez Pierrot, c’était quand même notre ancien ministre et mamamouchi en chef du ministère de l’Économie.

Excusez du peu, mais tout de même, c’est un poste assez haut placé de vous à moi, surtout pour la gestion de l’économie de notre pays.

Maintenant que notre Pierrot national n’est plus à l’œuvre chez nous mais qu’il manœuvre dans les hautes sphères bruxelloises, « ne le voilà-t-y pas » (formule très usitée dans ma Normandie) qu’il n’est pas très amical à l’égard de son pays…

En effet, le commissaire européen a estimé « que la faiblesse des efforts structurels programmés pour les prochaines années par le gouvernement nécessiterait des discussions avec Bruxelles »…

C’est vrai que quand Pierrot était ministre, il faisait vraiment tout plein d’efforts pour que notre déficit soit le plus réduit possible.

Ses efforts étaient tels que l’on peut dire qu’il porte aussi sa part de responsabilité dans la dette de notre pays...

 

(extrait d'un article de Charles Sannat, cf le lien)

Pierre Moscovici a choisi la journée mondiale de la maladie d'Alzheimer pour écrire une tribune dans les Échos qui a pour titre, préparez-vous, vous allez vous rouler par terre de rire: "Ne laissons pas filer les déficits". Trop drôle notre ancien ministre de l'Économie et des Finances depuis qu'il bosse à l'antenne du Café de Flore de la Commission Européenne. Attention, la concurrence était rude aujourd'hui pour Pierrot : Marisol Touraine, Ministre de la Santé, vient de déclarer "Nous avons sauvé la Sécurité Sociale". J'ai hâte d'assister à leur spectacle quand ils n'auront plus de job.

Marc Fiorentino

le commissaire Mosco fait la leçon

C'est donc Pierre Moscovici qui a très officiellement sermonné la France, le 28 novembre, au nom de la Commission européenne, dont il est désormais le commissaire aux Affaires économiques.

Dans sa grande mansuétude, la Commission a laissé jusqu'au mois de mars à la France, ainsi qu'à d'autres pays, pour faire de nouveaux efforts budgétaires. Mais Mosco a menacé : si le déficit reste excessif, ladite Commission "n'hésitera pas à prendre ses responsabilités", c'est-à-dire à sanctionner.

Ex-collègue de Mosco et actuel ministre des Finances, Michel Sapin n'a pas beaucoup apprécié les commentaires un peu raides du commissaire Moscovici.

"C'est compliqué pour lui, a-t-il grincé devant d'autres ministres. Parce que, ce budget 2014, c'est quand même le sien !"

Justement, Mosco sait de quoi il parle...

Le Canard Enchaîné, 3/12/2014

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