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les escrocs courent toujours

Publié le par ottolilienthal

Saad Hariri, généreux avec un mannequin, pas avec ses employés

l'ex-Premier ministre libanais aurait versé 16 millions de dollars de cadeaux à une femme. L'équivalent de ce qu'il doit aux salariés français de son groupe.

Vincent Lesage n'en revient toujours pas. Cet ancien salarié de l'entreprise de BTP Saudi Oger International a appris la nouvelle avec stupéfaction. « J'ai découvert dans le New York Times que Saad Hariri avait offert des cadeaux de 16 millions de dollars à un mannequin alors qu'à cause de cet escroc je ne peux toujours pas prendre ma retraite à taux plein », enrage l'ancien cadre de 64 ans. « Cette affaire rappelle encore une fois le mépris total qu'a cet homme pour ses anciens salariés. » Entre les salaires, les primes et les charges non versées, Vincent Lesage estime que le groupe lui doit encore près de 100 000 euros.

La maison mère d'Oger International, Saudi Oger – détenue par le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri –, a fait faillite en 2017, laissant 50 000 employés sur le carreau. Depuis 2015, l'entreprise de BTP n'a pas payé ses fournisseurs ni la plus grande partie des salaires de ses employés (soit au moins 600 millions de dollars). « Saad Hariri a pillé Saudi Oger de l'intérieur pour ses besoins personnels pour financer sa campagne électorale au Liban ou, par exemple, un luxueux village construit à Marrakech », affirme Vincent Lesage.

240 salariés français d'Oger International

La société de BTP a également pâti d'une malheureuse conjonction d'événements. L'arrivée au pouvoir du roi Salmane en 2015 en Arabie saoudite a marqué un tournant. Son accession à la tête de la pétromonarchie a coïncidé avec une baisse des cours du pétrole. Riyad a alors freiné ses dépenses, et l'ensemble du secteur de la construction a ralenti. L'État saoudien n'a plus octroyé de nouveaux contrats à Saudi Oger et a également refusé de lui régler d'anciens projets, sur fond d'accusations de corruption.

 

Lire aussi Au Liban, les jeunes rêvent de dégagisme

« Ces 16 millions de cadeaux offerts correspondent peu ou prou à l'argent que doit Saad Hariri aux 240 salariés français d'Oger International. C'est un scandale », s'insurge Caroline Wassermann, l'avocate de Vincent Lesage et de 90 salariés français qui attendent toujours d'être payés. « En 2012-2013, le groupe a traversé ses premières difficultés financières, et les salaires n'ont pas été payés pendant trois mois », raconte Vincent Lesage. Mais, à l'époque, Saad Hariri ne semble pas s'en préoccuper particulièrement. Il a déjà la tête ailleurs.

Hôtel de Luxe

C'est à cette période qu'il a rencontré aux Seychelles Candice van der Merwe, un mannequin sud-africain de 20 ans, dans un hôtel de luxe, le Plantation Club Resort. Selon le New York Times, de 2013 à 2015, celui qui n'est alors plus Premier ministre au Liban a versé au top-modèle la coquette somme de 16 millions de dollars. La jeune femme est spécialisée dans la promotion de bikinis. Elle a déclaré avoir une liaison avec Saad Hariri, homme marié et père de trois enfants. Selon le quotidien américain, le mannequin s'est offert avec ce pactole deux voitures pour un montant de 250 000 dollars, plusieurs propriétés haut de gamme, dont l'une dans le quartier huppé de Fresnaye, au Cap, et a prêté 2,7 millions de dollars à son père, un homme d'affaires, qui a déjà eu maille à partir avec les services fiscaux de Pretoria.

Ces révélations reposent sur des documents de la justice sud-africaine, qui a enquêté sur cette sulfureuse affaire. Le Premier ministre démissionnaire s'est borné à une réaction laconique. « Quelles que soient les campagnes lancées contre moi, malgré tout ce qu'ils peuvent dire, écrire ou faire, je continuerai à travailler et je ne m'arrêterai pas », a déclaré l'ex-chef du gouvernement. La presse libanaise s'est peu fait l'écho de ce « scoop ». Seul le journal de la gauche anti-impérialiste Al-Akhbar, proche du Hezbollah, reprend ces informations et s'interroge sur le calendrier de ces révélations, alors que les documents de la justice sud-africaine étaient disponibles depuis plusieurs mois.

L'Élysée ne cherche pas à faire avancer le dossier

L'information a été publiée par le New York Times le 30 septembre, soit au lendemain d'une journée de colère au pays du Cèdre, lors de laquelle des centaines de Libanais ont bloqué des routes à l'aide de pneus brûlés pour protester contre la classe politique qu'ils accusent de corruption. Si elle ne fait pas les gros titres au Liban, elle circule beaucoup sur les réseaux sociaux, où les critiques contre Saad Hariri sont acerbes. Selon les informations du New York Times, la très généreuse somme que le Premier ministre a offerte à Candice van der Merwe n'enfreint pas la loi. Mais, dans un contexte de grave crise économique, la révélation est explosive.

Pour les ex-salariés français de Saudi Oger International, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. En effet, leur situation reste préoccupante. « Certains sont malades, et ne peuvent pas payer d'avocats pour s'occuper de leurs dossiers, faute d'argent. Certains collègues sont même décédés sans obtenir un rial dû par Saad Hariri », soutient Vincent Lesage. « Sans parler des milliers d'employés indiens ou philippins qui ont crevé de faim à l'époque et se nourrissaient dans les poubelles des supermarchés. » Selon l'avocate Caroline Wassermann, la procédure judiciaire en France ne cesse d'être reportée.

« Plusieurs audiences devant les prud'hommes ont été renvoyées en 2020, et les salariés ne voient pas le bout du tunnel, explique l'avocate. L'Élysée, qui nous a reçus à plusieurs reprises, ne cherche pas à faire avancer le dossier auprès de Saad Hariri ». Le Premier ministre démissionnaire s'était en effet engagé en septembre 2017 auprès d'Emmanuel Macron à régler les arriérés de salaire des ex-employés français de Saudi Oger, mais, depuis, rien n'a bougé. Saad Hariri a, lui, fait son grand retour en 2018 dans le classement Forbes mondial des milliardaires, avec une fortune estimée à 1,5 milliard de dollars.

 

Modifié le - Publié le | Le Point.fr

"123456", "password", "qwerty" : le palmarès des pires mots de passe de 2018

 
 

L'entreprise SplashData a publié cette semaine sa liste des pires mots de passe de 2018. La firme a analysé près de 5 millions de mots de passe, utilisés majoritairement en Amérique du Nord et en Europe de l'Ouest, précise Le Figaro.

Les deux mots de passe les plus utilisés sont identiques à ceux repérés l'an dernier par SplashData. Voici le top 10.

1. 123456
2. password
3. 123456789
4. 12345678
5. 12345
6. 111111
7. 1234567
8. sunshine
9. qwerty

Dans le top 50, on retrouve l'original "admin" à la 12e place, juste devant "welcome" (13e). Le mot de passe "football", en cette année de Coupe du monde, pointe à la 16e place, "Donald" - en hommage au président américain ? - est 23e, "harley", 39e. Une mention spéciale à "letmeine ("let me in", ou "laisse moi entrer" en anglais), qui pointe à la 43e place.

Quelques conseils

Si votre mot de passe fait partie de cette liste, il est vivement recommandé d'en changer, et d'opter pour une suite de lettres et de chiffres plus complexe.

L'Anssi (agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) suggère par ailleurs d'utiliser des mots de passe distincts pour vos différents comptes, de renouveler régulièrement ces mots de passe, et de ne jamais les stocker ni envoyer sur votre boîte mail personnelle.

Pôle emploi : quand les offres d'emploi sont des arnaques

Un homme a perdu 1 370 euros en répondant à une petite annonce, raconte "L'Obs". Le problème est endémique pour l'établissement public.

Escroquerie, Islande et Enrico Macias: début mardi du procès Landsbanki

 

Des centaines de propriétaires immobiliers, dont le chanteur Enrico Macias, emportés il y a presque dix ans dans la débâcle du secteur bancaire islandais: mardi s'ouvre à Paris le procès d'une vaste escroquerie.

Le patron de la banque islandaise Landsbanki, ainsi que les dirigeants d'une filiale luxembourgeoise et des complices présumés sont jugés jusqu'au 24 mai par le tribunal correctionnel de Paris.

Neuf hommes et une personne morale comparaissent. L'escroquerie est passible d'une peine allant jusqu'à cinq ans de prison et de 375.000 euros d'amende.

Ils feront face à une centaine de parties civiles, propriétaires de biens immobiliers de valeur. Parmi eux, Enrico Macias, qui avait lancé l'affaire en portant plainte en mai 2009, et qui devrait s'exprimer devant les juges mercredi ou jeudi.

L'ordonnance du juge Renaud Van Ruymbeke - document qui renvoie formellement l'affaire devant un tribunal - explique méthodiquement une escroquerie à double ressort: les victimes ont été trompées sur la solidité de l'établissement bancaire et sur les risques du montage financier.

2007, la plus grande crise financière de l'histoire s'amorce et la majorité des banques européennes, inquiètes, deviennent avares en crédits. Au contraire des banques islandaises, qui se développent encore frénétiquement à l'étranger.

A cette époque, Landsbanki Luxembourg propose à des propriétaires français de gager auprès d'elle leurs villas et autres appartements, en échange d'un prêt correspondant à la valeur des biens, et d'au moins 500.000 euros.

- "Le mendiant de l'amour" -

Ces propriétaires ne perçoivent qu'une partie du crédit en argent frais, la banque convertit le reste en placements, dont le rendement est censé couvrir les intérêts. Un prêt à taux zéro, en quelque sorte, qui séduit entre autres un couple anglais fortuné, le propriétaire d'une salle de gym, un retraité touchant moins de 1.000 euros par mois, et Enrico Macias.

Le chanteur, célèbre pour des titres tels que "Les filles de mon pays" ou "Le mendiant de l'amour", veut rénover une villa à Saint-Tropez, mais ne trouve pas de financement auprès des banques françaises. Il fait affaire avec Landsbanki Luxembourg, qui lui prête un montant "exceptionnellement élevé", souligne le juge d'instruction: 35 millions d'euros.

Enrico Macias perçoit en réalité neuf millions, moins les frais, le reste étant placé par la banque.

Lorsqu'il signe, en juillet 2007, les signaux sont déjà au rouge pour le secteur bancaire islandais, hypertrophié, avec une banque centrale impuissante et un organisme de régulation dépassé.

Les représentants de Landsbanki Luxembourg vantent la solidité d'un établissement auréolé d'un AAA, la meilleure note des agences de notation, alors même que, selon le juge Van Ruymbeke, la situation de la maison-mère islandaise est déjà "gravement compromise".

La crise éclate véritablement à la fin de l'été 2008: le gouvernement islandais décide alors de nationaliser les trois principales banques, dont Landsbanki, le 7 octobre. La filiale au Luxembourg est mise en liquidation.

Les propriétaires ayant souscrit les prêts litigieux se voient réclamer un remboursement intégral, alors qu'ils n'ont touché qu'une partie des fonds. S'ils refusent, ils sont assignés en justice, et menacés d'une saisie des biens hypothéqués. Les plaintes s'accumulent et le scandale Landsbanki Luxembourg éclate.

Parlant d'une "course au triple galop pour éviter la faillite", Me Eric Morain, avocat de plusieurs parties civiles, reproche à la banque d'avoir "vendu du vent dans l'objectif de mettre la main sur des biens immobiliers à forte valeur ajoutée."

De ses clients, l'avocat dit qu'ils ne sont "pas des spéculateurs mais des gens qui ont mis en garantie les biens de toute une vie".

En défense, Me Olivier Baratelli reproche à la justice française d'avoir "une vision passéiste d'un monde bancaire qui pratique depuis des siècles un principe simple: prêter de l'argent à des gens, contre une garantie sur leur maison."

Pour l'avocat, "ce dossier est une triste illustration d'une guerre idéologique contre des banquiers"

 

AFP

Cirque : des places gratuites… payantes

S’il a fait briller les yeux des enfants qui ont pu assister à ses représentations le week-end dernier, le cirque x.. en a aussi fait pleurer d’autres, privés de spectacle au dernier moment à cause de places pas franchement gratuites.

 

Des places gratuites. C’est ce que pensaient posséder plusieurs dizaines de personnes, qui de vendredi à dimanche se sont rendues à l’une des représentations du cirque x.., installé à côté du stade x... Mais une fois sur place, la déconvenue a été grande. Car le sésame, distribué par le cirque dans de nombreux commerces, n’était en réalité pas si gratuit que ça. « Nous nous sommes présentés trois quarts d’heure avant la représentation. Mais au guichet, on nous a dit qu’il n’y avait plus de places dans la partie “famille” et qu’il fallait payer 8 € pour s’installer dans la tribune d’honneur », témoigne par exemple Karine, désespérée par la mésaventure. « J’ai dû décider de rebrousser chemin, je n’ai pas les moyens de payer quatre places de cirque, Mes trois enfants qui ont cinq et trois ans sont repartis en pleurs. J’avais pourtant l’intention de jouer le jeu en achetant du pop-corn ou des gadgets sur place, avec un budget de 15 €, car je suis bien consciente qu’un cirque doit vivre. Mais je n’ai pas accepté de payer 32 €, qui plus est avec du personnel désagréable au plus haut point ».

Une pratique semble-t-il courante

La plupart du temps prises en otage par la peur de décevoir leurs enfants, les familles concernées choisissent de payer le supplément. C’est ce qui s’est passé ce week-end et qui se passe un peu partout en France depuis au moins 2010, à en juger par les nombreux articles publiés à ce sujet dans la presse régionale. Même l’association UFC Que Choisir a écrit à ce sujet, pour alerter les consommateurs. Dans la mesure où la mention « dans la limite des places disponibles » est bien indiquée sur les billets, la pratique, bien que peu glorieuse, n’est pas illégale. Il est en revanche impossible pour le public, présent au guichet du cirque à quelques minutes ou dizaines de minutes du début du spectacle, de vérifier si le “quota” de places gratuites (200 a priori) a effectivement été atteint.

 

FakeAlert : le virus escroc qui se fait passer pour un... antivirus

Attention aux faux messages d'alerte qui apparaissent, de temps à autre, sur vos écrans. Il s'agit parfois de tentatives de piratage informatique.

 

 

« Fausse alerte » (FakeAlert en anglais). Le virus informatique, identifié par le groupe de cybersécurité Eset porte bien son nom. Ce logiciel malveillant fait en effet apparaître de fausses pages web sur les ordinateurs, portant des messages alarmants : une fenêtre surgit brutalement sur votre ordinateur pour vous indiquer que celui-ci serait infecté ou rencontrerait un problème susceptible de compromettre les données stockées sur le disque dur.

 

 

Dans ce cas, ne pas paniquer. Les concepteurs de ce malware misent sur votre inquiétude pour vous escroquer en vous invitant à contacter par téléphone un prétendu « support technique » ou à télécharger une soi-disant « solution de sécurité », le premier sera évidemment surtaxé, quant à la seconde, elle risque de comporter un ransomware ou logiciel-rançonneur.

Record battu

Découvert par les ingénieurs de Eset en décembre 2009, le virus « HTML / FakeAlert » appartient à ce que les spécialistes appellent les escroqueries de faux support. Mais si ce malware ciblait, jusque-là, surtout un public anglophone, il fait depuis quelques jours une poussée sur la Toile française. Le 17 septembre, il a même été, pendant quelques heures, le malware le plus téléchargé en France, représentant 25 % de l'ensemble des logiciels malveillants détectés dans l'Hexagone.

 

Pour les ingénieurs informatiques slovaques qui communiquent sur cette menace au moment même où se tiennent à Monaco les Assises de la Sécurité des systèmes d'information, la France serait désormais le pays le plus affecté par ce logiciel, proportionnellement davantage que les États-Unis. Ce malware représentait plus de 2 % du volume d'infection globale sur la période du 5 septembre au 5 octobre, « ce qui est un record », souligne-t-on chez Eset.

« Le plus souvent, les escroqueries de faux support que nous surveillons ciblent des utilisateurs d'Internet anglophones, car ils constituent une cible large et permettent ainsi de générer plus d'argent. Cependant, il arrive que les escrocs ciblent leurs campagnes en les traduisant dans une autre langue majeure, comme cela est le cas pour les attaques espagnoles ou françaises. Ainsi, les cybercriminels visent un pays particulier – comme ici avec le cas de la France » , commente Ondrej Kubovič, IT Security Specialist chez Eset.

 

 

Vidéos payantes : la nouvelle arnaque sur Facebook

 

Le web, et notamment les réseaux sociaux, est le lieu d'arnaques en tous genres. Mais celle-ci est assez inattendue, et met au jour une disposition peu connue prise par les fournisseurs d'accès à internet (FAI).

Vous avez peut-être rencontré ces vidéos, souvent présentées comme hilarantes, suggérées sur votre fil Facebook. Elles proviennent de pages comme "TV-Illimité" ou "Dailysmile.TV", et paraissent inoffensives :

 

La suite paraît tout aussi indolore : vous pouvez choisir de cliquer, et de voir la vidéo. En tout petit, il est indiqué qu'elle sera payante -1 à 2 euros la minute-, mais ça, peu d'internautes le remarquent.

Comment ces arnaqueurs parviennent-ils à se faire rémunérer ? Via vos fournisseurs d'accès, tout simplement, explique France Culture, dans l'émission Soft Power, ainsi que sur le blog rattaché à son émission.

Par défaut, ces derniers ont activé le service "Internet + Box" ou "Contact +", qui permet de payer ce genre de service, dans la limite de 30 euros. Le prix est ainsi répercuté dans votre facture de fin de mois.

Selon France Culture, le service est activé chez la plupart des FAI, sauf chez Free, et concerne 36 millions d'utilisateurs.

Il suffit d'un clic pour le désactiver, et cela peut éviter de vraies déconvenues !

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