le prix du plus grand menteur politique est décerné

Publié le par ottolilienthal

Et le plus grand menteur politique de l'année est...

 

Le maire de Béziers, Robert Ménard, a remporté le Grand Prix du meilleur menteur en politique en 2016.

Ménard, sur l'immigration

C'est pour ses mensonges successifs sur l'immigration - son thème de prédilection - qu'il a été distingué. En particulier lorsqu’il imagine qu’un festival réserve une zone aux femmes… à cause des migrants (ce qui était faux), ou lorsqu’il prétend que 75% de l’immigration actuelle vient du Maghreb et de Turquie
 (alors que la plupart des immigrés viennent d'Europe), lorsqu’il soutient que le regroupement familial représente 40% de l’immigration (toujours faux)
, ou encore lorsqu’il imagine que les cours de turc et d’arabe remplacent les cours de français
 à l'école (faux également).

Valls, pour ses changements d'avis

L'ex-Premier ministre Manuel Valls est son premier dauphin, pour son changement d'avis spectaculaire sur le 49-3 et les heures supplémentaires défiscalisées, lorsqu'il est devenu candidat à la primaire de la gauche.

Sarkozy, pour l'ensemble de sa carrière

Le prix spécial du jury a été décerné à Nicolas Sarkozy, Grand Prix 2015, pour l'ensemble de sa carrière: en prétendant à moult reprises qu’il n’a pas été mis en examen pour "financement illégal de campagne", en affirmant qu’il a "déjà été sanctionné par le Conseil constitutionnel" dans l’affaire Bygmalion, en évoquant - beaucoup - une réglementation européenne imaginaire sur les escabeaux, etc.

Le reste du palmarès

-Prix "Un Certain Regard", pour des mensonges particulièrement absurdes ou bizarres: Christian Estrosi, qui a prétendu avoir installé des portiques de sécurité gare Saint-Charles à Marseille, alors que c'est la SNCF qui l'a fait. Il avait aussi accumulé les affirmations fausses lors de son passage sur France Info, le 21 octobre.

-Prix "Jacques Dutronc" du plus beau retournement de veste: François Fillon pour sa volte-face sur la réforme de la Sécurité sociale.

-Prix du "Naufrage en politique": Maud Fontenoy, qui avait prétendu que 12 000 chercheurs français sont partis aux États-Unis, faute de pouvoir chercher en France des techniques non polluantes d’extraction du gaz de schiste.

-Prix du "Grand Remplacement": Jean-Pierre Chevènement pour avoir affirmé qu’il y a "135 nationalités à Saint-Denis, dont une (la française) qui a quasiment disparu".

-Prix du meilleur menteur politique à l’étranger: Donald Trump, pour l’ensemble de son œuvre.

-Prix du jeune espoir: Nicolas Bay et Florian Philippot (Front national) à égalité, pour ce prix qui récompense le meilleur menteur de moins de 45 ans.

Le prix du menteur en politique avait été créé en 2015, à l’initiative du politologue Thomas Guénolé. Outre ses vertus humoristiques, il vise à inciter la classe politique à moins mentir. Et les citoyens à vérifier leurs dires.

Le jury était présidé par le politologue Thomas Guénolé et était composé de huit journalistes : Mélissa Bounoua (Slate), Hélène Decommer (L’Express), Alexandre Devecchio (FigaroVox, le Figaro), Hugo Domenach (le Point), Antoine Krempf (Le Vrai du faux, France Info), Delphine Legouté (Marianne), Pauline Moullot (Désintox, Libération) et Estelle Schmitt (France Inter).

Commenter cet article