Ségolène Royal, boulet de notre République

Publié le par ottolilienthal

Ségolène prend des gorilles

 

En politique, on le sait, la voiture, la cocarde, les gardes du corps, celà fait partie du standing. Ségolène Royal, nommée par Macron ambassadrice de France pour les pôles arctique et antarctique, n'avait plus droit à rien.

Grâce à l'intervention de François Hollande, l'ancienne ministre de l'Ecologie vient de décrocher un véhicule de fonction équipé police, avec deux gorilles chargés de la convoyer et de la protéger. Habituellement, ces privilèges sont accordés aux seuls anciens présidents de la République, Premiers ministres, ministres de l'Intérieur et personnalités menacées.

Que ne ferait-on pas pour impressionner les pingouins ?

 

Le Canard Enchaîné, 19/07/2017

 Ségolène Royal, premier recyclage du quinquennat

L'ex-ministre a obtenu le poste d'ambassadrice chargée des pôles arctique et antarctique. Un recasage mal venu alors que l'exemplarité s'impose.

 

Lundi 26 juin, sur LCI, Ségolène Royal a confirmé, sans gêne apparente, une information parue dans Le Canard enchaîné : « on » lui a proposé le poste d'ambassadrice chargée des pôles arctique et antarctique, une fonction précédemment occupée par Michel Rocard, décédé en juillet 2016 ; et elle a accepté. Elle devient donc, comme un peu plus de vingt personnes, ambassadrice thématique. Une fonction qui rapportait à son prédécesseur quelque 50 000 euros par an, auxquels s'ajoutaient plus de 30 000 euros de frais de mission. L'ancienne ministre de l'Écologie a-t-elle obtenu les mêmes conditions financières ou de plus avantageuses ? Mystère. La rémunération de ces ambassadeurs thématiques est un des secrets les mieux gardés de la République, de même que leurs conditions de nomination.

Celle de Ségolène Royal fait figure de fausse note au moment où va s'ouvrir au Sénat la discussion de la loi destinée à restaurer la confiance dans l'action publique. Elle a toutes les apparences du recyclage, de l'attribution d'un lot de consolation pour celle qui s'est plainte d'avoir été avertie tardivement qu'elle ne garderait pas son poste au gouvernement, et qui a échoué à devenir présidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Opacité totale

Depuis des années, ces ambassadeurs thématiques sont en effet montrés du doigt pour leur utilité faible, sinon nulle, mais surtout pour l'opacité qui entoure leurs conditions d'exercice. Certains ont été nommés en conseil des ministres, d'autres par une simple note de service. Les uns gagnent plusieurs dizaines de milliers d'euros par an pour exercer leur mission, les autres le font à titre bénévole. Pendant des années, la sénatrice UDI de l'Orne, Nathalie Goulet, a déposé des amendements pour obtenir une réduction et un contrôle parlementaire de ces charges dignes de l'Ancien Régime. En vain. « L'argument qui m'est opposé est toujours le même : cela ne coûte pas cher au budget de l'État, explique-t-elle. Mais le problème n'est pas seulement financier. C'est le recyclage et l'opacité qui sont les plus choquants. »

Preuve de cette opacité : les diplomates eux-mêmes ont du mal à s'y retrouver. En février 2017, un groupe de diplomates étrillait dans Le Figaro, sous la signature collective du « Club Vauban », la politique étrangère de François Hollande sous toutes les coutures. « Les ressources de notre ministère ne sont pas déployées là où elles devraient l'être : le Quai d'Orsay entretient à grands frais vingt-deux ambassadeurs dits « thématiques » sur des sujets parfois ésotériques », écrivaient ces hauts fonctionnaires, oubliant au passage que les objets de leur courroux étaient plus nombreux encore sous le quinquennat précédent. Le sénateur socialiste Richard Yung, à l'occasion de la discussion du projet de loi de finances 2013, avait procédé à des investigations et découvert que vingt-huit de ces ambassadeurs du troisième type étaient en activité en 2008.

Jusqu'alors, la question des ambassadeurs thématiques a été considérée comme un sujet folklorique, une sorte de marronnier budgétaire. Il reste à espérer que le cas Royal, particulièrement visible et caricatural, inspire aux parlementaires de voter un amendement pour en finir avec cette pratique d'un autre temps

 

Publié le | Le Point.fr

Une retraite Royal ? Que nenni !

 

Ah, la retraite ! Certains s’y préparent plusieurs années à l’avance (parfois, dès leur premier emploi), d’autres s’y prennent à la dernière semaine, d’autres encore laissent cours à l’improvisation la plus totale. D’autres, enfin, font absolument tout pour s’en éloigner.

Cependant, pour quelques uns, plus rares, y échapper est impossible et s’y préparer impensable. Et pour ceux-là, c’est une véritable angoisse où l’on s’imagine déjà, sans occupation, à glandouiller loin de l’agitation du monde, à grignoter sans but et, conséquemment, à faire des miettes (ce que beaucoup abhorrent, soyons clairs).

C’est peut-être le cas de Ségolène Royal. Allez savoir ! En tout cas, elle n’a manifestement pas rendu son tablier.

Pourtant, vu sa brillante carrière, elle pourrait. Jugez plutôt : depuis ses premiers emplois jusqu’à sa dernière performance magnifique comme ministre de l’Écologie, elle a largement contribué au socialisme français, à la trépidante vie politique de la Cinquième République et plus qu’amplement prouvé qu’on pouvait très bien être une femme et faire autant de dégât qu’un homme (sinon plus).

Bien remplie, sa carrière le fut sans nul doute, et ce dès ses premières armes médiatiques où, grâce à son fier combat contre les dessins animés proposés par le Club Dorothée, elle aura permis à toute une génération de se rappeler son nom, son prénom et sa bobine en parvenant à faire modifier les grilles de programmes jeunesse (ce qui lui vaudra peut-être, en 2007, une jolie déconfiture).

Dans la même veine, on ne pourra oublier ses magnifiques interventions dans le monde industriel où Heuliez aura bénéficié de son coup de baguette magique, celui qui transforme presqu’instantanément une situation délicate en faillite inéluctable. Le désastre s’était poursuivi bien au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer puisque les déboires de la Mia, voiture électrique destinée presque par nature à un échec cuisant, continuent de défrayer la chronique picto-charentaise tant le désastre est complet.

 

Du reste, il ne faudrait pas croire que notre Dame Aux Caméras se serait contentée de ça. Une carrière bien remplie, cela ne passe pas seulement par des catastrophes industrielles. Cela passe aussi par des cataclysmes publics incontrôlés : au niveau local, sa gestion de la région Poitou-Charentes reste probablement l’un des exemples les plus saillants de ce qu’il faut absolument éviter : accumulation de dettes, choix politiques calamiteux, emprunts toxiques, tout y est.

Il serait dommage de s’arrêter au plan local : grâce à l’accession à un ministère (d’État, en plus), notre Ségolène aura donné un nouveau tremplin à une carrière pourtant déjà trop remplie et aura transformé ce qui n’était que des dettes et déficits encore modestes (pensez donc, plusieurs douzaines de millions d’euros) en potentielles gabegies nationales voire internationales avec facture d’ampleur correspondante, en milliards d’euros donc. Son passage à l’Écologie aura ainsi permis d’explorer cette dimension, fournissant à notre Pimprenelle à ressorts l’opportunité d’embobiner des douzaines de pays dans ses lubies éco-conscientes : la COP21, qui fut évidemment un succès à nul autre pareil, aura emberlificoté le pays (et pas mal d’autres avec) dans des contraintes présentes et futures lui permettant de tester qu’avec un boulet à la patte, on court toujours moins vite que ceux qui n’ont rien.

Parallèlement, ses tentatives pour imposer l’écologie à tous les citoyens français se seront régulièrement soldées par des initiatives que certains pourront hardiment qualifier de désastreuses, depuis une transition écologique coûteuse et inopérante – merci les éoliennes par douzaines – jusqu’à la distribution gratuite (i.e. payée par tous) d’ampoules LED en passant par l’ouverture toujours plus grande des vannes à pognon public pour déverser en gros bouillons généreux l’argent des autres dans les initiatives les plus loufoques (la route photovoltaïque, pour n’en citer qu’une) aussi vouées à l’échec que sa ridicule voiturette électrique.

Mais voilà : avec l’élection (surprise) de Macron, et la dissolution (logique) d’un gouvernement Cazeneuve dont tout le monde a déjà oublié qu’il a effectivement existé, Ségolène Royal se retrouve sans mandat électoral (qu’il aurait été difficile de décrocher tant au vu d’une conjoncture ultra-défavorable au PS qu’au vu de son passé politique, parsemé de gamelles électorales réjouissantes) et surtout, sans portefeuille ministériel. Et une catastrophe n’arrivant jamais seule – surtout avec elle – son poste au PNUD ne lui aura pas été accordé. Zut et flûte.

Sera-ce la retraite ? Les cors ont-ils retenti pour sonner la fin des destructions et le retour au bercail ? Notre impérissable harpie va-t-elle enfin s’occuper de ses petits enfants ?

Que nenni. Ceux-là ne sont clairement pas suffisant, elle qui estime avoir encore à s’occuper de tous les enfants de France, tant les petits qui croient encore au Père Noël que les grands, qui continuent de voter pour elle. Elle veut encore faire partie de cette vie publique qui l’a occupée toutes ces années (et qui nous a coûté si cher) !

Voilà sans doute pourquoi elle se retrouve plus ou moins dirigée vers un poste d’animatrice télé. C’est assez adapté dans la mesure où les compétences demandées ne dépasseront que de peu celles qui furent nécessaires pour ses précédentes fonctions : déclencher un désastre est aussi à la portée de ces gens-là (on en a régulièrement la démonstration).

 

Cependant, quand on a été ministre et qu’on ne sait donc rien faire comme le faisait remarquer Don Salluste, on peut aussi tenter de se lancer dans une start-up climatique amusante de « justice climatique » (peu importe que ça ne veuille rien dire). C’est probablement plus compliqué qu’animatrice, ce qui explique sans doute pourquoi on chuchote qu’elle se dirigerait plutôt à présent vers un poste d’ambassadeur des pôles (Nord et Sud, les pôles Est et Ouest ayant été dévolus à Cécile Duflot, je présume). Après lobbyiste des piles, Miss Pôles Dancing serait une suite logique pour une ministre de l’Écologie qui a manifestement d’énormes problèmes à se recycler.

Pourtant, à bien y réfléchir, n’était-il pas temps, à 63 ans, de laisser tomber ? L’appât des médias, des sunlights de la politique et des plateaux télé va-t-il manquer à ce point ?

Allons, M’ame Royal, pourquoi ne pas faire preuve d’un peu de courage une deuxième fois dans votre vie (la première aura été de vivre en couple avec Hollande, reconnaissons-le), et décider, enfin, de laisser tranquilles ces Français qui, pour la plupart, ne vous ont rien fait et n’aspirent qu’à être laissés en paix ? Pourquoi, M’ame Royal, ne pas profiter, maintenant, d’une (trop) bonne retraite offerte par ce modèle-social-que-le-monde-entier-nous-envie et dont vous vous gargarisez tant et plus ? Allez, quoi, ne soyez pas ce nouvel exemple, ajouté à tant d’autres précédents, trop nombreux, de politiciens qui s’accrochent, encore et encore, au pouvoir, aux médias, à la célébrité et aux privilèges qu’ils apportent.

Allez, soyez chic, partez en retraite.

 

 

Poitou-Charentes, la facture s'alourdit encore !

Un nouvel audit révèle que la région, présidée jusqu'en 2014 par Ségolène Royal, a pris pour près de 40 millions d'euros d'engagements risqués.

Le pétrole, c'est Royal !

 

Il n'y a pas que pour Fessenheim que les promesses écolos s'envolent...Le 12 janvier 2016, Ségolène Royal annonce qu'elle n'accordera plus de nouveaux permis de recherche d'hydrocarbures conventionnels. Le 18 mars, elle signe discrètement deux arrêtés de "prolongation exceptionnelle" de permis de recherche d'hydrocarbures liquides et gazeux, celui du Valenciennois (Nord) et  de Claracq (Pyrénées-Atlantiques) jusqu'au 24 octobre et au 3 novembre 2017. L'explication est toute bête : les sociétés Celtique Energie Petroleum Ltd et Investaq Energie ont attaqué le ministère de l'Environnement en justice.

Et le 5 juillet 2016, le tribunal administratif de Pau a obligé le ministère à renouveler leur permis dans les trente jours, avec 3 000 euros d'astreinte par jour de retard...Jacques Sallibartant, président de l'amicale des foreurs et des métiers du pétrole, fait les comptes : "le ministère doit donc 600 000 euros à ces deux entreprises. Mme Royal n'a pas respecté la loi, et ce sont les contribuables qui vont payer !".

Contacté par "Le Canard", le ministère de l'Environnement n'a guère voulu confirmer la douloureuse. Reste que Christian Sage, le directeur exécutif d'Investaq, dit bien attendre un dédommagement ("La République des Pyrénées", 31/3...)

En France, on n'a peut-être pas de pétrole, mais les caisses sont pleines.

 

"Le Canard enchaîné", 12/04/2017

La Cour des comptes confirme la gestion hasardeuse de Ségolène Royal

L'ex-présidente du Poitou-Charentes assure que sa conduite des affaires était « irréprochable », en se basant sur un rapport qui établit tout le contraire !

Innocente Ségolène

 

Interrogée, le 11 décembre, sur le bonus de 500 millions d'euros offert aux sociétés autoroutières en plus du rattrapage du gel des péages en 2015, Ségolène Royal n'a pas mâché ses mots. "Je ne suis pas d'accord avec cette décision gouvernementale", a-t-elle déclaré sur la chaîne C8. Malheureusement, cette décision gouvernementale, c'est elle qui l'a prise. Les trois décrets parus au "Journal officiel" du 23/08/2015 - et datés du 21/08 - portent une seule signature : celle de la ministre de l'Environnement, qui a la tutelle sur le ministère des Transports. Ces textes mettent en musique la partie tarifaire de l'accord signé le 9 avril 2015 entre le gouvernement et les sociétés d'autoroutes.

 

S'il fallait se souvenir de tout ce qu'on signe !

 

Le Canard Enchaîné, 14/12/2016

Ségolène, campagne électorale pour se recaser, aux frais des contribuables et en dégradant l'image de la France

 

"C'est bizarre" a lâché Hollande devant ses conseillers, en apprenant que Ségolène Royal, à Cuba, avait pris la défense de Fidel Castro sur les droits de l'homme. Oubliant qu'il avait tenu lui-même des propos similaires au printemps 2015.

"Ségolène cherchait sans doute à s'attirer la sympathie des tiers-mondistes" a ajouté le chef de l'Etat.

Explication : Royal, qui est candidate à la succession de Helen Clarke comme administratrice du Programme des Nations unies pour le développement a besoin, pour se faire élire, du soutien des pays d'Amérique latine demeurés proches de Cuba.

Détail : présente à Mexico au Sommet des élus locaux pour le climat (C40), les 1 et 2 décembre, la ministre de l'Environnement s'est invitée à Cuba : elle a juste informé l'Elysée que, étant "dans le coin", elle irait assister aux funérailles de Fidel Castro.

Rappelons que le représentant de la France à la cérémonie était Jean-Pierre Bel, ex-président du Sénat, promu, en janvier 2015, "envoyé personnel" de Hollande pour l'Amérique latine et les Caraïbes. (..)

"C'est catastrophique !" Telle est la réaction de Jean-Marc Ayrault aux déclarations de Ségolène Royal à Cuba.

"Ce n'est pas bon pour l'image de la France", a ajouté le ministre des Affaires étrangères. Conclusion d'Ayrault : "La France défend partout les droits de l'homme. Et, à Cuba, ils ne sont pas respectés, c'est une évidence"

 

Pas pour tout le monde, apparemment.

 

"Le Canard Enchainé", 7/12/2016

 

 

"La liberté d'opinion n'existe pas à Cuba"

Après la polémique du week-end, Geneviève Garrigos, porte-parole d'Amnesty International France, juge "incompréhensibles" les déclarations de Ségolène Royal.

Ségolène Royal sur Fidel Castro : la ministre désavouée par les ONG

Les propos de la ministre de l'Écologie sur les droits de l'homme à Cuba sont contredits par les rapports d'Amnesty International et de Human Rights Watch.

Poitou-Charentes : le rapport confidentiel qui confirme les dérapages

Ségolène Royal contre-attaque et brandit un rapport de la chambre régionale des comptes. Mais celui-ci confirme les comptes révélés au printemps...

Poitou-Charentes : un nouvel audit confirme l'ardoise

La Nouvelle-Aquitaine a bien hérité de 132 millions d'euros de factures impayées par le Poitou-Charentes. La tension monte entre Ségolène Royal et Alain Rousset.

Publié le | Le Point.fr

Ségolène Royal, la "princesse" du Poitou-Charentes

Patrick Guilloton, ancien journaliste à "Sud-Ouest", a suivi Ségolène Royal pendant plus de dix ans. Il la raconte dans un livre, "La Princesse Royal".

Ségolène Royal sèche un débat sur le nucléaire pour poser avec Griezmann

Le Parlement a adopté lundi un texte qui valide l'enfouissement profond des déchets les plus radioactifs. En l'absence de la ministre, qui avait mieux à faire.

 

 

Le texte voté hier au Parlement engage le pays pour les quelques... millions d'années à venir. Les députés ont définitivement adopté le projet Cigéo, destiné à enfouir dans une nappe d'argile à 500 mètres sous terre les déchets les plus radioactifs et donc les plus dangereux produits en France. Un projet qualifié de « Tchernobyl souterrain » par la députée EELV Michèle Bonneton. Les députés écologistes, très remontés contre le texte, estiment que Cigéo coûtera quelque 41 milliards. Le gouvernement a, lui, chiffré la facture à 25 milliards.

Conscient de ces enjeux, André Vallini, secrétaire d'État au Développement et à la Francophonie, a tenu à souligner qu'il s'agissait d'« une étape importante d'un processus de long terme, qui dépasse les clivages politiques et relève de notre responsabilité vis-à-vis des générations futures ». Une étape seulement, car le feu vert ultime dépend in fine du gouvernement.

Mais, au fait, pourquoi André Vallini ? Car, vous avez bien lu, c'est bien le secrétaire d'État au Développement et à la Francophonie qui a défendu le texte au nom du gouvernement. Mais où était donc passée la ministre de l'Environnement, responsable de ce dossier capital, Ségolène Royal ?

Des photos postées par la ministre sur Instagram

La question a été posée directement à l'intéressée pendant le débat par Cécile Duflot sur Twitter

 

Pas de réponse de la ministre, mais, peu de temps après, un tweet repéré par un internaute la montre tout sourire poser pour la postérité aux côtés des joueurs de l'équipe de France, qui étaient au même moment reçus à l'Élysée. Message que la députée écologiste s'empresse de retweeter.

 

Avant de poster, désabusée, un dernier message qualifiant le débat, où les amendements seront tous rejetés, de « mascarade ».

 

La proposition de loi « précisant les modalités de création d'une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue » a finalement été adoptée peu avant 20 heures par les parlementaires. En tout cas, par ceux qui étaient présents : une vingtaine de députés tout au plus. Les autres étaient tout simplement en vacances.

 

 

Ségolène Royal n'a jamais tort !

Un audit révèle la gestion calamiteuse du Poitou-Charentes. Ségolène Royal vitupère contre ceux qui l'ont commandé et s'exonère de toute responsabilité.

 

 

 

« Je vais essayer de généraliser à l'échelle nationale ce que nous avons fait à l'échelle régionale. » En 2006, candidate à l'élection présidentielle, Ségolène Royal n'avait que ça à la bouche. Elle avait fait de « sa » région Poitou-Charentes un laboratoire de la réussite et des bonnes pratiques qu'elle allait mettre en oeuvre dès que les portes de l'Élysée se seraient ouvertes devant elle. Les électeurs et Nicolas Sarkozy en ont décidé autrement. La Madone du Poitou n'a pu entrer dans la Cathédrale et a dû se contenter de sa basilique pour guérir les écrouelles et accomplir ses miracles.

Elle n'a quitté ses terres qu'en 2014, après 10 ans et 19 jours de présidence, d'abord remplacée par Jean-François Macaire, son premier vice-président et homme de confiance pendant 4 ans. Puis la fusion des régions a agrégé Poitou-Charentes avec le Limousin et l'Aquitaine. Prudent, Alain Rousset, nouveau roitelet local, commande un audit au cabinet Ernst & Young dont les conclusions sont sans appel... Une bonne note pour l'Aquitaine, une note moyenne pour le Limousin et une note catastrophique pour l'écrin de l'actuel ministre de l'Environnement. Les mots sont cruels : « emprunts toxiques », « insoutenabilité budgétaire », « gestion pas maîtrisée ». La dette a explosé, les impayés se montent à 132 millions d'euros et des artifices comptables ont permis de masquer une partie des dépenses et des emprunts !

 

Lire aussi l'article Poitou-Charentes : l'audit qui fait mal aux proches de Ségolène Royal.

 

On a brisé sa vitrine

Bien entendu, Ségolène Royal n'entend pas en rester là. Vous la connaissez : elle n'a jamais tort ! Aujourd'hui, elle parle de basse vengeance. Alain Rousset aurait toujours été jaloux de sa réussite et aurait rêvé d'être ministre... Quant au cabinet d'audit, il n'a pas entendu trois de ses plus proches collaborateurs qui en quelques phrases auraient éclairé la lanterne de ces comptables obscurantistes et bas de plafond... Sauf que la dette est là, et des crédits-bails ont été contractés pour dissimuler son ampleur. En effet, il est autorisé d'en sortir le montant total du bilan pour n'affecter, année après année, que celui des remboursements. Sans parler de « prêts structurés » hautement toxiques. Demain, elle attaquera la presse coupable de propager des menteries, puis ses collaborateurs qui l'auront trompée. Car c'est cela, le système Royal ! Toujours s'exonérer de sa responsabilité. Sauf que la chambre régionale des comptes rôde... Elle va parachever le travail d'Ernst & Young, dépiauter les factures et les engagements budgétaires, et finalement juger de la sincérité ou de l'insincérité de la gestion de madame Royal pendant une décennie. Il sera difficile d'accuser ce « juge de paix » de n'agir que par jalousie...

Imaginez si Ségolène Royal avait été élue présidente !

Soyons sérieux, cette jalousie dont Ségolène Royal prétend être la victime n'est que pure invention... Jaloux de quoi ? Des dizaines de millions d'euros accordés à des entreprises qui ont périclité comme Éco & Mobilité, Buroform ou Mia ? De l'endettement astronomique de sa collectivité locale ? De ses déclarations à l'emporte-pièce, de ses revirements, de ses changements de pied permanents ? Des grands airs qu'elle prenait face aux autres présidents de région qu'elle méprisait ? Ces « révélations » que d'anciens collaborateurs tombés en disgrâce, élus de droite comme de gauche, tels Jean-Pierre Raffarin, Dominique Bussereau ou Olivier Falorni, et quelques anciens proches à l'instar de Dominique Besnehard, cofondateur du Festival du film francophone d'Angoulême, avaient déjà susurrée ont discrédité la façon de faire de la politique de la ministre. Elle clamait qu'elle faisait autrement. Or, elle utilise les vieilles ficelles du clientélisme... Aujourd'hui, le principe de réalité vient de la rattraper et il lui sera difficile de nier sa responsabilité dans la gestion calamiteuse de « sa » région...

Rétrospectivement, on frémit ! Ségolène Royal présidente de la République pendant la crise de 2008-2011, la France serait aujourd'hui rabaissée au rang de la Grèce ou de l'Islande, condamnées à rembourser des dettes trop grandes pour elles et à la merci des banquiers.

 

Poitou-Charentes : un audit pointe la situation "alarmante" de l'ex-région

L'opposition interpelle Ségolène Royal, l'ancienne présidente de la région, accusée d'avoir mené "une gestion absolument pas maîtrisée".

 

 

 

La « situation financière alarmante » de l'ex-région Poitou-Charentes a été révélée par un audit de la nouvelle région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (ALPC). L'opposition de droite a émis « un sérieux doute » sur la sincérité des comptes et a demandé à son ex-présidente PS, Ségolène Royal, de « s'expliquer ». L'audit commandé par le président PS de la grande région Alain Rousset a souligné les ratios financiers « performants » de la nouvelle région ALPC à la veille de la fusion (31 décembre 2015), mais masquant des « hétérogénéités », en particulier une « forte dégradation » de la situation de Poitou-Charentes.

Sans la fusion (des trois régions), « nous serions vraisemblablement en train de constater la faillite et la banqueroute de la région » Poitou-Charentes, a affirmé le président de la commission des Finances d'ALPC, Olivier Chartier (Les Républicains), en présentant à la presse les résultats de l'audit mené par Ernst & Young. « Points noirs » de l'audit concernant le Poitou-Charentes : des retards de paiements s'élevant à 132 millions d'euros, qui avaient déjà été révélés en février par Alain Rousset.

« Une gestion absolument pas maîtrisée »

Mais aussi une épargne « quasi nulle » avec un taux net de 0,05 %, une sous-budgétisation, « des dépenses qui ne sont pas inscrites au budget en fonction de la réalité des besoins », a énuméré pour sa part le vice-président de cette commission des Finances, le PS Florent Boudié. Le cabinet relève aussi, parmi les emprunts, « 56 millions d'euros à très haut risque » qui nécessiteront un plan de désengagement, et 46 millions d'euros d'emprunts « à risque ». Pèsent, enfin, deux crédits-bails pour le renouvellement de TER, obérant la capacité de désendettement.

« C'est une gestion absolument pas maîtrisée, et qui connaît une accélération de sa dégradation très forte » depuis 2013, a résumé Florent Boudié. M. Chartier a déploré un « volontarisme politique » en forme de « fuite en avant, un tas de sable de dépenses reportées à des années ultérieures pour éventuel financement ». Il a émis « un sérieux doute sur la sincérité des comptes présentés à l'époque ».

La chambre régionale des comptes, saisie, devrait rendre un rapport à l'automne. C'est au juge des comptes qu'il reviendra d'apprécier « d'éventuelles responsabilités », et d'engager le cas échéant des procédures, ont indiqué les élus. D'ici là, Olivier Chartier a indiqué qu'un complément d'audit, plus poussé, sera engagé, et a estimé qu'il revient à la présidente du Poitou-Charentes de 2004 à 2014, et à son successeur Jean-François Macaire « de s'expliquer, d'une façon ou d'une autre, sur la situation ».

 

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