le palmarès des départements les plus mal gérés

Publié le par ottolilienthal

 

Ils sont les pires, les plus dépensiers, les plus "taxateurs" ou les plus endettés. Voici les rois de la gabegie, dans un classement totalement inédit.

 

Les élections départementales dans les débats audiovisuels ont ceci de particulier qu'on y parle avant tout de politique et de l'accessoire politicien, mais jamais de l'essentiel économique et social. Comme souvent en France, le choc des idées, des dogmes et des postures prend le pas sur les réalités et les vérités. Les dépenses des 100 départements français, sans Mayotte, sont connues dans le détail, chaque année, et donnent une idée assez précise de la qualité de la vie économique ou sociale qui peut y régner, ce qui influe nécessairement sur les comportements des habitants et les votes des électeurs.

L'association Contribuables associés établit tous les ans un "argus des départements" et un top 10 des plus mauvais élèves dans les six catégories suivantes : les plus dépensiers, ceux qui ont les dépenses de fonctionnement les plus élevées par habitant, les plus taxateurs, ceux qui ont les dépenses sociales les plus élevées par habitant, les départements les plus subventionneurs par habitant et, enfin, les plus endettés. Autrement dit, les six critères de base de la mauvaise gestion pour un établissement public.

 

 

Mauvaises notes

Dans chacune de ces six catégories, un top 10 est établi par l'association. Pour mettre au point notre propre hit-parade, nous avons attribué 10 points à chaque premier de chaque catégorie, 9 points au second, 8 au troisième, et ainsi de suite jusqu'au dixième avec 1 point. Sachant que notre étude synthétique porte sur les dépenses de l'année 2013, la Guadeloupe n'ayant pas fourni à l'administration ses statistiques dans les délais, 32 départements sont impliqués parmi les plus mal gérés, dont certains à plusieurs reprises, dans plusieurs catégories.

Nous nous sommes contentés, nous aussi, d'un top 10 pour notre classement final en additionnant les mauvaises notes, et c'est La Réunion qui bat tous les records de gabegie, arrivant première dans trois catégories et seconde dans une quatrième : avec un total de 40 points sur un maximum possible de 60, elle remporte largement le pompon du pire département, le plus mal géré de France, et de loin. En l'absence, donc, de la Guadeloupe, c'est la Martinique qui arrive en second avec 31 points et qui est citée dans 4 catégories, la Lozère étant troisième avec 27 points dans 3 catégories.

Voici ce top 10 complet de notre tableau des pires départements français :

1. La Réunion : 40 points (citée dans 5 catégories sur 6)
2. Martinique : 31 points (4 catégories)
3. Lozère : 27 points (3)
4. Hautes-Pyrénées : 24 (4)
5 et 6 ex aequo. Guyane : 20 (3) et Corse-du-Sud : 20 (3)
7. Corrèze : 13 (2)
8 et 9 ex aequo. Creuse : 12 (3) et Hautes-Alpes: 12 (2)
10. Cantal : 10 (2)

Quelques observations : les départements du "Club Med", c'est-à-dire du soleil, sont les plus mal gérés. Le ventre creux de la France est aussi bien représenté avec la Lozère, la Corrèze, la Creuse et le Cantal, ainsi que nos montagnes des Alpes et des Pyrénées.

Chirac et Hollande, champions de la dépense publique

Si l'on examine en détail les 6 catégories de Contribuables associés, voici le podium de chacune d'entre elles :
- Départements les plus dépensiers par habitant : 1. Lozère, 2. La Réunion, 3. Corse-du-Sud ;
- Dépenses de fonctionnement les plus élevées par habitant : 1. La Réunion, 2. Martinique, 3. Lozère ;
- Départements les plus "taxateurs" par habitant : 1. La Réunion, 2. Paris, 3. Hauts-de-Seine ;
- Dépenses sociales par habitant : 1. La Réunion, 2. Martinique, 3. Seine-Saint-Denis ;
- Départements les plus "subventionneurs" par habitant : 1. Hautes-Pyrénées, 2. Lozère, 3. Ardèche ;
- Départements les plus endettés par habitant : 1. Corrèze, 2. Hautes-Alpes, 3. Cantal.

La Corrèze reste ainsi, en 2013, le département le plus endetté de France, et pourtant la concurrence est sévère... On n'en attendait pas moins de nos deux présidents Chirac et Hollande, tous deux anciens élèves de l'Ena, hauts fonctionnaires en détachement permanent et fictivement rattachés tous les deux à la même Cour des comptes, collectivistes, étatistes et antilibéraux, qui ont mis un point d'honneur à être des champions de la dépense publique.

 

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