Le gaz renouvelable: clé de voûte d'un scénario 100% renouvelable ?

Publié le par ottolilienthal

 

2 Juin 2015 , Rédigé par Benoît Thévard

Depuis la sortie du rapport de l'ADEME "Vers un mix électrique 100% renouvelables" et, en parallèle, les derniers déboires de l'industrie nucléaire, l'idée d'une plus grande décentralisation de la production d'énergie fait son chemin. Le rapport "choc" de l'ADEME ne parle pourtant que de l'électricité qui ne représente aujourd'hui que 22% de l'énergie finale consommée en France. Le reste -que l'on oublie un peu trop vite- c'est le pétrole (45%), le gaz (20%), la biomasse et les déchets (9%) et le charbon (3%).

L'association NégaWatt a publié en 2011 un scénario -presque- 100% renouvelables, toutes énergies confondues. C'est-à-dire -presque- zéro fossiles (pétrole, gaz et charbon) et zéro fissiles (uranium) ! Vous en conviendrez, le défi n'est pas tout à fait le même et les transformations à réaliser sont énormes, tant dans les comportements que dans les infrastructures, les réseaux d'échange, l'organisation des services et des moyens de production. Il faut non seulement réduire de moitié la consommation, mais également inverser les rôles: ce n'est plus à l'offre de s'adapter à la demande, mais à la demande de s'adapter à l'offre puisque la production d'énergies renouvelables est très variable lorsqu'il s'agit de valoriser le rayonnement solaire et le vent.

 

Ce qui apparait comme le facteur limitant de la transition énergétique, c'est le stockage. Jusqu'à présent, la seule technologie connue pour le stockage d'électricité à grande échelle était la station de transfert d'énergie par pompage (STEP). Situées en zones montagneuses, les STEP permettent d'utiliser les surplus d'électricité pour faire remonter de l'eau en altitude grâce à des pompes. Lorsque la demande augmente, il est possible de libérer instantanément cette eau stockée pour la faire passer dans des turbines et produire de l'électricité, avec un bon rendement global compris entre 70% et 85%. Ce système ne peut être mis en œuvre que dans les zones à fort dénivelé et permettant le stockage de grandes quantités d'eau. Le coût est estimé entre 500 à 2000€/kW.

 

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