France sèche...

Publié le par ottolilienthal

Feux de forêt, sécheresse, climat : les leçons de l’été

 

Depuis le 21 juin, début de l’été, environ dix mille hectares de forêts sont partis en fumée dans les départements français méditerranéens, principalement dans le Var (3 544 ha du 21 juin au 18 août) et en Haute-Corse (2 484 ha). La sécheresse de l’été a par ailleurs conduit les préfectures à multiplier les décisions de restriction des usages de l’eau. Le 18 août, 213 arrêtés étaient en cours dans 84 départements métropolitains sur 96. La situation de crise a été déclarée dans 23 départements, en particulier sur la côte ouest, du Bordelais au pays nantais, et en Poitou-Charentes, les zones les plus touchées. Ces événements récurrents posent à chaque fois la question du rôle du réchauffement climatique et des politiques à mettre en œuvre pour en limiter les impacts.

Sur les front des incendies, la situation en France a été beaucoup moins dramatique qu’en Espagne, où plus de 1800 personnes ont dû être évacuées, et surtout qu’au Portugal, où 64 personnes ont trouvé la mort au mois de juin dans les feux de forêt à Pedrógão Grande, dans le district de Leria. A relativiser dans l’espace (une dizaine de milliers d’hectares sur les 16,5 millions d’hectares de forêts que compte la France métropolitaine), les dégâts doivent l’être également dans le temps.

Des incendies moins dévastateurs qu’hier… mais demain ?

En dépit des images choc de l’été, quarante années d’observation des feux de forêts dans les départements de la zone méditerranéenne, et dont les résultats sont enregistrés par les pouvoirs publics dans la banque de données Prométhée, nous apprennent en effet que les ravages de ces incendies ont énormément reculé. Durant la décennie 1973-1982, 32 400 hectares brûlaient en moyenne chaque année en France sur tout le pourtour méditerranéen. Sur les années 2007-2016, ce chiffre était tombé à 7 600 hectares par an en moyenne. Certes, les superficies touchées en 2016 puis en 2017 – près de 12 000 hectares – doublent ou triplent le bilan des années précédentes, mais cela n’a rien à voir avec le drame exceptionnel de 2003 (61 400 ha) et les niveaux habituels des années 1970-1990.

Cette baisse très importante des surfaces annuellement brûlées dans la zone sud (qui représente l’essentiel de la totalité des feux de forêt en France) traduit l’efficacité – jusqu’à présent – des mesures mises en place à partir du début des années 1990, comme l’explique un rapport interministériel de 2010 sur les liens entre changement climatique et feux de forêt, toujours d’actualité. Selon ce document, « la stratégie d’attaque des feux naissants » explique les progrès enregistrés depuis un quart de siècle. Dans ce dispositif, l’amélioration des moyens d’observation et de prévision météorologique (humidité, température, vent…) à l’échelle micro-locale a joué un rôle déterminant. Cela a permis une analyse extrêmement fine des situations de risque heure par heure, et donc d’optimiser le pré-positionnement des moyens terrestres et aériens de façon à intervenir à temps face à un départ de feu.

Des facteurs de risque croissants

Le succès de cette politique est d’autant plus considérable que les trois principaux facteurs de risque d’incendie ne cessent de s’amplifier. Le premier est la déprise agricole et l’extension des forêts, friches, landes et taillis, qui représentent autant de combustibles. On l’a oublié, mais en 1850, lors du maximum de la population agricole en France, la forêt métropolitaine s’étendait sur 9 millions d’hectares. Elle en occupe à présent 15,5 millions. Cette extension continue de se poursuivre, surtout dans la région méditerranéenne, conséquence de l’effondrement des activités sylvicoles, agricoles et pastorales de petite montagne, malgré ici et là des efforts de reconquête. Par ailleurs, la sous-exploitation et le mauvais entretien par une multitude de petits propriétaires d’une immense partie des espaces boisés, non éclaircis et envahis par les broussailles, rend ceux-ci particulièrement vulnérables.

Le deuxième facteur, lié au précédent, est l’étalement urbain et le développement de zones résidentielles à proximité et dans les forêts. A l’agrément des pinèdes ombragées qui sertissent voirie et villas des régions littorales s’ajoute celui des jardins privatifs. Toutefois, lorsque cette végétation forme un continuum et devient trop dense, a fortiori quand les propriétaires négligent de tailler leurs haies et leurs arbres, le risque de propagation du feu d’accroît.

Le changement climatique s’amplifie

Enfin, le changement climatique. Ses effets se font de plus en plus sentir et s’amplifieront à l’avenir. Pour isoler ce troisième facteur de risque par rapport aux deux autres, les spécialistes utilisent un indicateur mis au point par les forestiers canadiens dans les années 1970 : l’indice forêt météo (IFM). Son niveau exprime le degré de probabilité d’un départ de feu à partir de données purement météorologiques que sont la température, l’humidité de l’air, la vitesse du vent et les précipitations. De nombreuses études empiriques ont mis en évidence une corrélation claire entre le niveau moyen de l’IFM dans une région donnée et le nombre de départs de feu. Or les chercheurs de Météo-France constatent une augmentation de l’IFM en France : + 18 % en moyenne sur le territoire métropolitain entre les années 1960-1980 et les années 1989-2008, une évolution directement liée à la hausse des températures, environ 0,3 °C par décennie sur cette période.

Les modélisations anticipent une amplification de la hausse de l’IFM à l’avenir. Selon le rapport interministériel de 2010, les surfaces sensibles à l’aléa feu de forêts représentent actuellement environ le tiers des surfaces forestières métropolitaines. Ces surfaces pourraient augmenter de 30 % à l’échéance 2040. A l’échéance 2050, c’est près de la moitié de la surface des landes et forêts métropolitaines qui pourrait être concernée par un niveau élevé de l’aléa feux de forêts.

Extension du domaine de la lutte anti-feu

Face à ces tendances lourdes, la « stratégie d’attaque des feux naissants », qui a démontré une certaine efficacité jusqu’à présent, pourrait bientôt s’avérer dépassée par les événements. Estimés à 540 millions d’euros par an toutes sources confondues et aux trois quarts dédiés aux actions de lutte contre le feu (contre un quart à la prévention), les moyens mis en œuvre montrent déjà leurs limites face à des situations extrêmes. Ainsi, les feux de 2003 en Ardèche et dans les Haute Alpes, en zone de montagne, étaient très peu accessibles, d’où leur ampleur. De même, trop de départs de feu à intervalles trop rapprochés, comme on l’a vu cet été, finissent par avoir raison des meilleurs dispositifs.

Au-delà d’un renforcement des dispositifs anti-incendie là où ils peuvent faire défaut (brigades d’intervention au sol, moyens aériens, couloirs forestiers, points d’eau…), il va donc surtout falloir travailler sur la prévention et l’adaptation. Il sera difficile autrement d’éviter que les feux de forêts estivaux – phénomène normal et inévitable – ne prennent des proportions dramatiques pour l’environnement local, sa faune, sa flore et ses habitants, mais aussi pour le climat, avec la dégradation du bilan carbone hexagonal.

Un chantier immense, multidimensionnel, porteur de nombreuses retombées économiques et sociales, et qui dépasse de beaucoup la mise à l’amende des jardiniers négligents ou le déclenchement de feux préventifs et contrôlés, dont on a beaucoup parlé cet été. Ce chantier passe par des mesures de relance de l’agriculture et des activités sylvo-pastorales dans les zones sèches, par une réorientation – impopulaire – des règles d’urbanisme en fonction du risque incendie, par des obligations et des incitations en matière de gestion forestière afin d’obliger les petits propriétaires forestiers à entretenir leurs bois, ce qui supposerait de développer en aval des débouchés supplémentaires tant pour le bois d’œuvre que pour le bois-énergie.  

La sécheresse, autre sujet de plus en plus chaud

De telles politiques structurelles restent aujourd’hui trop peu mises en œuvre. Il en va de même de la gestion des ressources en eau en période de sécheresse, l’autre sujet chaud de l’été. Le déficit pluviométrique de cet hiver n’a pas permis la recharge en eau des sols et des nappes phréatiques pour le printemps et la reprise de la végétation. Résultat, des baisses de rendements céréaliers (de l’ordre de 10 % pour les blés et les orges) et des réserves d’eau au plus bas pour les cultures gourmandes l’été en eau d’irrigation, à commencer par le maïs, dont les cultures se concentrent dans des régions aujourd’hui très touchées par la sécheresse.

Les quelque 200 arrêtés préfectoraux de restriction de l’usage de l’eau dans 84 départements ont fait l’objet de multiples dérogations, au profit en particulier des agriculteurs et au détriment de la préservation de la faune et de la flore dans les milieux aquatiques et les zones humides, comme l’a dénoncé France nature environnement.  Avec les impacts attendus du réchauffement, ces tensions autour du partage de l’eau ne vont faire que s’amplifier à l’avenir. Une étude de Météo-France avait déjà souligné en 2011 que les tendances actuelles aboutissent à l’horizon 2080 à une situation de sécheresse quasi permanente sur l’ensemble du territoire. Un scénario par la suite confirmé par le rapport Jouzel de 2014 sur le climat futur de la France

Quel plan pour l’eau ?

La situation de crise de cet été a conduit le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, et le ministre de l’Ecologie, Nicolas Hulot, à présenter le 9 août dernier des axes d’action pour mieux gérer l’eau à l’avenir. Les « actions » envisagées sont frappées au coin du bon sens :

  • Engager les citoyens, les entreprises ainsi que les administrations et les services publics dans des démarches d’économies d’eau ;
  • Poursuivre les investissements afin de réduire au maximum les fuites dans les canalisations et favoriser la réutilisation des eaux usées ;
  • Développer une agriculture plus économe en eau et multi-performante, notamment grâce au choix des assolements ; progresser encore, via l’innovation, dans l’efficience de l’irrigation (réduction des pertes dans les réseaux, pilotage, sélection génétique et stratégies des cycles culturaux) ;
  • Réaliser, là où c’est utile et durable, des projets de stockage hivernal de l’eau afin d’éviter les prélèvements en période sèche, lorsque l’eau est rare ;

Le problème est que ces propositions sont, en l’état, tellement vagues et lisses qu’il est impossible d’en apprécier la réelle consistance. Cependant, comme pour les incendies de forêts, la prévention du risque sécheresse passe par des mesures structurelles qui devront viser en premier lieu le principal utilisateur des ressources en eau : l’agriculture, qui représente 70 % des prélèvements.

S’il est évident que des mesures de stockage et d’amélioration des performances des systèmes d’irrigation sont nécessaires face à l’amplification des phénomènes de sécheresse, quelle que soit l’évolution future des émissions de gaz à effet de serre, organiser une agriculture (vraiment) plus économe en eau et à même d’être résiliente face aux futurs chocs climatique appelle surtout une révision profonde du modèle agroalimentaire, depuis la fourche jusqu’à la fourchette.

Produire et manger autrement

Du côté des assiettes, cela implique, entre autres, de soutenir le mouvement actuel de baisse de la consommation de produits carnés, les trois quarts de la surface agricole française étant dédiés à l’alimentation animale, ce qui constitue une pression énorme sur les ressources en eau, et ce d’autant plus que la part des pâturages n’a cessé de régresser au cours des dernières décennies au profit des grandes cultures. Les deux tiers des surfaces en céréales et la majorité des surfaces en oléoprotéagineux servent à nourrir les animaux. Réduire la part des protéines animales dans les régimes alimentaires au profit des légumineuses (haricots, lentilles…) aurait de multiples avantages, tant en termes de santé publique que de moindre pression sur les sols, ces plantes synthétisant l’azote de l’air ayant par ailleurs des qualités reconnues de fertilisation.

Côté producteurs, réduire les besoins d’irrigation passe aussi par une large mise en œuvre des principes de l’agroécologie, comme les cultures sous couvert forestier, l’enrichissement des sols en matière organique, ce qui améliore leur capacité à retenir l’eau, ou l’introduction d’une plus grande diversité dans les cultures et les paysages, ce qui permet de réduire l’exposition aux risques… Autant de pratiques qui contribueront mieux que le système actuel à assurer une sécurité alimentaire durable aux Français, mais toutefois plus coûteuses en temps de travail, ce qui suppose donc de revoir les modalités de rétribution de l’activité agricole, de distribution des aides au secteur et de répartition des marges à tous les niveaux des filières alimentaires. Comme pour l’adaptation au risque incendie, il sera difficile, face au risque sécheresse, de ménager toutes les chèvres et tous les choux. 

Nicolas Hulot et Stéphane Travert ont annoncé le 9 août dernier qu’un deuxième Plan national d’adaptation au changement climatique serait présenté d’ici à la fin 2017. Le premier, qui portait sur la période 2011-2016 se bornait à dresser des constats et n’avait aucune portée opérationnelle.  A voir si le nouvel opus sera plus consistant.

 

Antoine de Ravignan

Les nappes phréatiques françaises en déficit

La recharge hivernale est insuffisante pour plus de la moitié des réserves souterraines.

 

L’été est encore loin, mais les départements de Charente, des Côtes-d’Armor et d’Ille-et-Vilaine sont déjà sous le coup d’arrêtés préfectoraux limitant les prélèvements d’eau de surface, première étape des restrictions. Les céréaliers français font part de leur angoisse d’affronter une année noire marquée par la sécheresse. La recharge des nappes souterraines grâce aux pluies tombées entre septembre 2016 et avril s’avère effectivement « faible » cette année, indique le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Les experts constatent une situation hétérogène au 1er avril, avec des régions « à surveiller » surtout dans la moitié nord de l’Hexagone.

La recharge hivernale en eau – déterminante pour les six mois plus chauds – est insuffisante pour plus de la moitié des nappes souterraines, 54 % précisément, qui n’ont pas pu retrouver leur niveau moyen. En 2016, à la même date, ce n’était le cas que pour 28 % d’entre elles. Et il faut noter que la situation s’est nettement redressée grâce à un mois de mars bien arrosé.

« Le Centre et le Massif central connaissent une situation à peu près conforme à la normale, de même que les Pyrénées, le Roussillon et le sud des Alpes, résume Nathalie Dörfliger, directrice du département eau, environnement, écotechnonologies au BRGM. La Beauce, le Gard, la Corse ont même un niveau supérieur à la moyenne, mais le reste du territoire accuse un déficit. » Par endroits, celui-ci excède la norme de plus de 25 %, en particulier près de la frontière du Luxembourg. Les Landes et la Champagne apparaissent aussi comme des secteurs critiques.

Forages privés

Cependant, le remplissage de certains aquifères aujourd’hui en retard indique une tendance à l’amélioration qui pourrait se confirmer si les pluies se montrent généreuses au printemps. C’est le cas des nappes de craie de Normandie et de Picardie et de certaines situées dans le bassin Adour Garonne, ou dans le sud de l’Alsace. D’autres restent au contraire orientées à la baisse alors qu’elles sont déjà nettement en deçà de leur niveau habituel : tout au long de la vallée du Rhône en particulier.

« Si l’on compare avec les trente dernières années, on constate que les déficits les plus marqués se trouvent dans les Hauts-de-France et en Bretagne », rapporte Mme Dörfliger. Dans cette région au sol granitique, les réserves souterraines se situent à moins de 100 mètres de la surface et de nombreux forages privés en prélèvent l’eau. Et, lorsque les puits se tarissent, il devient tentant de se reporter sur le réseau public d’alimentation.

Sous le sol de la métropole française, les ressources hydriques sont estimées à 100 milliards de mètres cubes dont nous prélevons environ 30 milliards de m³ par an. Les deux-tiers de l’eau potable en proviennent. Jeudi 20 avril, le BRGM a annoncé un nouvel outil scientifique capable de fournir des données sur ces gisements grâce à la télétransmission d’au moins 200 points de mesures piézométriques.

A partir d’observations sur la nature des sols et les niveaux précédents de remplissage des aquifères couplées aux données et aux prévisions météorologiques, les experts promettent une véritable « MétéEAU des nappes » d’ici deux à cinq ans.

 
 

 

L'Inde face au défi de l'eau

De nouvelles émeutes liées à l'eau ont éclaté dans la région de Bangalore. Le pays est de plus en plus proche d'une crise majeure liée à l'eau.

 

 

La décision prise mardi 13 septembre par la Cour suprême indienne a entraîné d'importantes émeutes dans la région du Karnataka (Bangalore). Les habitants de cet État sont furieux après que la cour a formulé une obligation de partager l'eau potable disponible avec l'État voisin le Tamil Nadu. Celle-ci a obligé le premier à ouvrir les vannes de ses barrages pour augmenter le débit du fleuve Cauvery qui traverse les deux États. Quelque 15 000 policiers ont été déployés dans la ville de Bangalore, placée sous la loi martiale. Les crises liées à l'eau sont récurrentes dans le sud de l'Inde.

La « révolution verte »

Ce n'est pas le premier conflit lié à la répartition de l'eau qui éclate en Inde. En début d'année le manque d'eau à New-Delhi avait provoqué des émeutes et la mort de 19 personnes. En 2009, d'importantes émeutes avaient également eu lieu à Bombay. On peut aussi rappeler les nombreuses manifestations liées à l'usine Coca-Cola de Plachimada.

 

Dans les années 1960, l'Inde est entrée dans sa « révolution verte », dont l'objectif était de rendre autosuffisant alimentairement un pays souvent touché par la famine. Cela a fonctionné en ce qui concerne la production agricole. Mais en 2010, fait rare, le pays a dû importer des denrées alimentaires. Il ne sort pas donc totalement de la catégorie des « moonsoon economy », économie rurale dépendant de la mousson. Et le pays en est de plus en de plus dépendant, du fait de l'épuisement de ses ressources naturelles en eau.

Une crise énergétique

Jean-Christophe Maréchal du BRGM (Bureau des recherches géologiques et minières) qui a passé plusieurs années en Inde, explique : « La révolution verte a entraîné un développement des engrais, mais surtout de l'irrigation. On est passé de l'utilisation des eaux de surface (lacs, fleuves…) aux eaux souterraines, avec 25 millions de forages dans le pays qui ont entraîné une baisse importante des nappes aquifères. » Ce changement a eu pour effet d'augmenter la production céréalière, aidé par une politique d'électricité gratuite pour pomper l'eau. À cela s'ajoute une démographie qui a suivi l'accroissement des productions agricoles. En plus d'avoir provoqué une crise énergétique, cette méthode a aussi entraîné la crise de l'eau. Selon le chercheur qui cite une étude de l'IRD (Institut de recherche pour le développement), « les eaux souterraines peu profondes (60 mètres, NDLR) seront vides d'ici 10 ans si le type de culture agricole ne change pas ».

Les régions du sud de l'Inde sont plus sèches que celles du nord, irriguées par les eaux de l'Himalaya. Cependant, les régions du Nord sont de plus en plus touchées et leurs grandes ressources aquifères, qui se situent dans le bassin du Gange et le bassin de l'Indus, font partie des plus affectés par la baisse des ressources en eaux au monde.

 

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