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recyclons..

Publié le par ottolilienthal

Votre garagiste doit désormais vous proposer des pièces d'occasion

Depuis le 1er janvier, les garagistes sont obligés de proposer des pièces détachées d’occasion à leurs clients. Cette mesure s’inscrit dans la loi de transition énergétique voulue par la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal.

« Moi, je préfère que le client vienne avec sa pièce. Comme ça, s’il y a un problème, je ne suis pas responsable. Je facture la main-d’œuvre et c’est tout. » Comme nombre de professionnels de l’automobile, ce garagiste indépendant installé à Monistrol-sur-Loire ne conteste pas le bien-fondé du décret, entré en vigueur le 1er janvier, imposant aux garagistes de proposer des pièces détachées d’occasion en cas de réparation. Le client ayant le choix d’opter, ou non, pour du neuf.

Réduire la facture d’entretien tout en faisant un geste pour l’environnement, l’idée à de quoi séduire. Mais entre la théorie et la pratique, il y a un monde. « Nous avons été prévenus par le CNPA (Conseil national des professionnels de l’automobile, NDLR), mais les conditions restes floues, nous n’avons pas plus de précision », poursuit le garagiste monistrolien.

« Pour certains organes de sécurité, c’est plus compliqué »

« Pour de la carrosserie, ce n’est pas un problème. Mais pour certains organes de sécurité, c’est plus compliqué », estime ce garagiste d’Yssingeaux. Là où le bât blesse les professionnels, c’est que la loi ne semble pas prévoir le cas où une pièce d’occasion casserait, après changement, alors qu’elle est toujours sous garantie. « Dans ce cas, nous devrions procéder au remplacement de la pièce, sans pouvoir facturer la main-d’œuvre ? Il y aurait donc un manque à gagner. Qui serait responsable ? Sans parler du temps passé à trouver la pièce auprès des casses », commente un garagiste de Saint-Germain-Laprade, bien peu séduit par la mesure.

Au-delà des questions que pose ce texte, qui nécessitera de probables ajustements, reste que l’utilisation de pièces d’occasion est conseillée pour des véhicules anciens, de faible valeur ou pour des organes ayant trait à l’esthétique du véhicule. Une démarche que les experts ont déjà adoptée, bien avant la loi. Respectant le bon sens, le décret ne concerne pas les pièces « susceptibles de présenter un risque important pour l’environnement, la santé publique ou la sécurité routière ». Fort heureusement.

En France, 1 700 centres de traitements de véhicules hors d’usage sont agréés. Les professionnels peuvent y trouver des pièces démontées.
 
 

Rémy Perrin

Smartphones : la réparation est à la mode

 

Écran cassé, bouton récalcitrant… un smartphone en panne peut être stressant. De plus en plus de boutiques se lancent dans le service de réparations. Un créneau porteur.

 

 

 

15,8 millions d’unités vendues en France en 2013, 18,2 millions en 2014 : les smartphones rentrent de plus en plus dans nos vies. En parallèle, les boutiques de réparations de ces appareils investissent centres-villes et galeries commerciales. Un nouveau besoin qui a plusieurs causes.

On l’a vu, il y a une hausse du nombre de smartphones. Mais leurs prix augmentent aussi ! Un iPhone 5 coûtait 660 €, un iPhone 6 en vaut 710 €. Et les portables sont de moins en moins subventionnés par les opérateurs.

« Avant, on payait son portable 1 €, et son abonnement 50 € par mois pendant 24 mois, narre Ludovic Duflocq, cofondateur de l’Atelier mobile, boutique à Paris. Avec l’avènement de Free et des opérateurs qui proposent des forfaits à moins de 20 €, il faut payer son smartphone plein pot. Désormais, les gens ont pris conscience de la valeur d’un mobile. »

D’autant que réparer coûte moins cher qu’investir dans un nouvel appareil. Selon une étude de l’UFC-Que Choisir, le prix moyen d’une intervention est facturé aux alentours de 90 €.

Remettre en état son portable est également un plus écologique incontestable, surtout compte tenu des matériaux contenus en leur sein. « Les cartes mères sont pleines de métaux précieux, et le lithium des batteries peut-être dangereux. Pour traiter ces déchets, nous passons par un prestataire », indique Damien Morin, président fondateur de la chaîne Save my smartphone, présente dans les centres commerciaux et sur Internet.

Pour autant, laisser un appareil avec ses données personnelles n’est pas un acte facile. « On ne vient pas chez nous par plaisir », reconnaît Damien Morin. Save my smartphone joue donc la carte de la transparence. « Nos prix sont les mêmes partout, on émet un devis, et nos réparations sont garanties, ajoute-t-il. De plus, nos réparations sont faites sur place, à la vue du client et des passants. Le tout en 20 minutes. »

Devis, garantie et rapidité sont aussi de mise à l’Atelier mobile, qui utilise l’ambiance artisanale pour combattre l’anxiété.

La réparation de smartphones est donc un créneau porteur. L’Atelier mobile, qui a pour l’instant une boutique, a été le premier à ouvrir un stand dans un aéroport, à Lyon Saint-Exupéry. « Un test d’un mois qui s’est avéré concluant », note Ludovic Duflocq.

Damien Morin et Save my smartphone mettent, eux, les bouchées doubles : « Aujourd’hui, on a 68 points de vente. On en ouvre 80 de plus ces six prochains mois. On va changer de nom et s’appeler Save car on va s’étendre en Europe. On va bientôt s’occuper des ordinateurs portables, des tablettes… On va avoir de plus en plus d’objets connectés, et donc d’électronique à réparer. »

Les smartphones deviennent de plus en plus indispensables pour des utilisateurs toujours un peu plus connectés. Les anges gardiens qui les réparent aussi.

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