Migrants

Publié le par ottolilienthal

Alice Schwarzer : "Cologne a été une guerre sexuelle"

La grande féministe allemande revient sur la nuit de cauchemar de la Saint-Sylvestre qui a changé l'Allemagne. Entretien.


 

Allemagne - Cologne, cette nuit où tout a changé

Un an après la Saint-Sylvestre où une vague d'agressions sexuelles a terrifié la ville, retour sur les faits et le choc qui s'est ensuivi outre-Rhin.

Nauru leaks : “Une immense défaite morale pour l’Australie”

 

Plus de 2.000 documents publiés par le Guardian dénoncent des conditions de vie indignes sur l’île de Nauru, où l’Australie maintient en détention ses demandeurs d’asile.

 

 

Depuis 2001, l’Australie ferme ses portes aux migrants, et notamment aux demandeurs d'asile. Pour mener cette politique contraire à la convention de Genève, dont elle est signataire, Canberra a mis en place des centres de rétention sur les îles de Nauru et de Manus (depuis fermé) en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Régulièrement, les ONG dénoncent la précarité qui y règne mais ni ces organisations, ni les journalistes, tenus à l’écart par les autorités, n’avaient pu filmer les lieux. Le 10 août, le Guardian Australia a publié plus de 2.000 documents confidentiels rédigés par le personnel du centre de Nauru. Leurs notes, qui portent sur les années 2013, 2014 et 2015, dénoncent des conditions de vie indignes, des agressions et des abus sexuels touchant pour moitié des mineurs.

Pour évoquer ces Nauru Leaks, La Vie a interviewé le Franco-Australien David Camroux, maître de conférences à Sciences Po et spécialiste des systèmes politiques asiatiques au Centre de recherches internationales (CERI).

Historiquement, l’Australie est une terre d’immigration. Comment en sommes-nous arrivés à ces Nauru Leaks ?

Malgré son histoire, l’Australie conserve une mentalité insulaire et l’immigration est devenue un enjeu majeur pour les partis politiques. En 2001, le gouvernement conservateur de John Howard avait mis en place la « Pacific solution » suite à l’affaire Tampa, qui tient son nom d’un navire norvégien repoussé par les gardes-côtes australiens alors qu’il secourait des boat-people venus d’Indonésie. Cette décision, qui consistait à renvoyer vers les îles environnantes les demandeurs d’asile, contrevenait au droit maritime mais elle a fait entrer le sujet au sein du débat politique. L'exécutif de l’époque avait même envisagé de « confier » les clandestins à la Malaisie, mais la situation était intenable par rapport au droit international, notamment la Convention de Genève relative aux droits des réfugiés.

Puis, en 2007, les travaillistes de Kevin Rudd puis de Julia Gillard ont supprimé cette disposition, avant de la remettre en place en 2012, sous la pression des conservateurs avant les élections fédérales. Depuis leur retour au pouvoir en 2013, le centre-droit incarné par Tony Abbott puis Malcolm Turnbull a encore durci sa position. L’Australie a même signé un accord financier avec le Cambodge, qui n’est pas vraiment une aimable démocratie, pour lui « transférer » ses réfugiés en échange d’argent.

Ces Nauru Leaks pourraient toutefois marquer un tournant.

L’opinion publique peut-elle infléchir cette politique ?

Les Australiens les plus virulents par rapport à l’immigration figurent parmi les derniers arrivés. Souvent originaires des pays de l’Est de l’Europe, ils sont animés par une peur de « perdre leur place ». Ils reprochent aux réfugiés d’être des « tricheurs » et de « refuser de faire la queue ». Malheureusement, ce discours est largement entretenu par la presse à scandales et conservatrice de Rupert Murdoch, toujours très influente.

Ces Nauru Leaks pourraient toutefois marquer un tournant. Car si des informations circulaient jusque-là dans la presse via des ONG ou des collectifs de médecins, on reprochait souvent à ces témoins de manquer d’objectivité. Et comme les demandes de visas des journalistes étaient refusés, la presse ne pouvait pas faire son travail. Cette fois, les fuites émanent de gens qui travaillent dans ces centres de rétention. Mais il faudra encore transformer l’essai sur un plan politique et cela va être compliqué : les conservateurs ont été réélus en 2015 pour trois ans, détiennent la chambre basse et l’extrême droite perce au sein de la chambre haute, l’équivalent du Sénat. Et même en cas de retour au pouvoir des travaillistes, seule l’aile gauche de ce parti semble prête à changer de politique migratoire.

Les critiques des ONG se multiplient et cela n’a jamais infléchi la politique australienne en matière d‘immigration.

Les pressions internationales peuvent-elles remettre en cause cette politique ?

Depuis l’affaire Tampa en août 2001, les critiques des ONG se multiplient et cela n’a jamais infléchi la politique australienne en matière d‘immigration. Et quand l’ONU a tapé du poing sur la table, comme en 2015, l’ex premier ministre Tony Abbott a affirmé que les « Australiens en avaient assez de recevoir des leçons de la part des Nations Unies » ! Il s’est même vanté d’avoir mis un terme aux décès en mer et à l’arrivée sur les côtes australiennes des boat people !

Pourtant, l’enquête de l’ONU confirmait les accusations des ONG, selon lesquelles l’Australie n’assurait pas de bonnes conditions de détention, organisait la détention des enfants et ne mettait pas un terme aux violences sur l’île de Manus. Le centre de détention a d’ailleurs été fermé entretemps suite à une décision de justice de la Cour suprême de la Papouasie-Nouvelle Guinée qui l’a jugé « illégal et anticonstitutionnel ».

Mais il ne faut pas trop compter sur une décision similaire de l’île de Nauru, même s’il s’agit d’une République indépendante de l’Australie depuis 1968. En effet, son économie est faible (PIB de 65 m€ d’après la Banque asiatique de développement, NDLR) et Canberra lui a promis 330 millions d’euros en échange de l’accueil systématique de ses demandeurs d’asile. Le rapport de force est trop inégal. Le pire, c’est que l’Australie se vante d’être une puissance moyenne, influente dans le Pacifique alors que sa politique d’immigration est, finalement, une immense défaite morale.

 

Pierre Laurent publié le 10/08/2016

Migrants : la possible bombe démographique

Les agressions sexuelles d'une centaine de femmes en Allemagne ont suffi à lancer une polémique sur la disproportion du nombre d'hommes parmi les réfugiés.

 

 

 

Cela a été « une soirée globalement calme ». Le jugement particulièrement minimaliste de la police de Cologne puis ses trois jours de silence complet, avant un aveu embarrassé sur les graves incidents qui ont marqué la soirée du réveillon du 1er janvier, non seulement dans la grande cité du nord de l'Allemagne, mais aussi dans quatre autres villes du pays, ont enflammé les esprits comme jamais depuis le début de la crise migratoire. D'autant que le gouvernement continue d'entretenir le flou sur la nationalité de ceux qui, rien qu'à Cologne, ont entraîné le dépôt de 125 plaintes de femmes molestées, attouchées, volées et, pour deux d'entre elles, violées, dans les parages et les couloirs de métro proches de la cathédrale et de la gare de la ville. Tout ce que l'on sait aujourd'hui provient du témoignage des victimes, qui parlent de leurs agresseurs comme d'hommes de type arabe ou nord-africain.

Lire aussi Les agressions sexuelles à Cologne libèrent le discours anti-migrants

Mais cela a suffi pour faire immédiatement écho dans l'opinion allemande, et au-delà, à une inquiétude qui jusqu'alors n'était partagée que par certains experts en démographie ou en sociologie : le nombre de réfugiés hommes arrivés en Europe depuis le début de la crise migratoire excède de beaucoup celui des femmes. Au point que, si aucune mesure de contrôle n'est prise, le déficit de femmes dans la population d'étrangers cherchant à s'établir en Europe va complètement transformer le rapport entre les sexes dans ces pays.

69 % d'hommes

D'après les statistiques de l'Organisation internationale pour les migrations établies pour les onze premiers mois de 2015 sur l'ensemble des migrants, toutes provenances confondues, plus de 69 % sont des hommes, contre 13 % de femmes et 18 % de mineurs. Parmi ces derniers, la moitié sont sans famille connue. Enfin, dans cette même population, 90 % sont de jeunes hommes.

L'une des explications de ce phénomène est que, lorsqu'une famille syrienne, par exemple, décide de s'exiler pour fuir la guerre, elle fait d'abord une étape dans un camp en Turquie, au Liban ou en Jordanie. Puis, au bout de quelque temps, comme les conditions de vie dans ces endroits sont très précaires, les hommes décident de partir en éclaireurs en tentant l'aventure du voyage vers l'Europe. Avec l'espoir que leurs familles pourront bientôt les rejoindre. Mais, comme cela se passe rarement aussi bien que prévu, sauf pour ceux qui ont beaucoup d'argent, les situations de séparation perdurent. Avec les hommes parvenus dans un pays européen, mais souvent dans une situation si incertaine – absence de papiers, permis provisoires – qu'ils ne peuvent faire venir leurs familles.

Familles et femmes seules

Par ailleurs, parmi les mineurs sans famille – dont 90 % sont des garçons –, la quasi-totalité de ceux qui se présentent dans les pays européens se voit accorder le droit d'asile, pour des raisons humanitaires évidentes. Mais la conséquence démographique est inquiétante : ainsi, la Suède vient de s'apercevoir que, dans sa population de 16 à 18 ans, le ratio est aujourd'hui de 123 garçons pour 100 filles. C'est un déficit plus important que celui de la Chine (117 pour 100), après des années de campagne pour un fils unique. Une politique antinataliste d'ailleurs abandonnée depuis quelques mois par Pékin parce que jugée dangereuse.

Cette bombe à retardement démographique a amené certains pays soit à fermer presque totalement leurs frontières (Hongrie, Pologne, Tchéquie, Slovénie, Danemark, Suède), soit à contrôler strictement le flux des arrivants. Ainsi, le Canada, qui avait généreusement annoncé par la voix de son jeune et tout nouveau Premier ministre Justin Trudeau qu'il était prêt à accueillir 25 000 réfugiés, vient de préciser les conditions d'entrée de ceux-ci sur son territoire : désormais ne seront admises au Canada que les familles et les femmes seules.

Pour éviter que cette disproportion entre les sexes ne vienne à provoquer des incidents en Europe, dont les réfugiés sont déjà accusés à Cologne, il ne reste plus qu'à souhaiter et à faciliter le retour de conditions normales de vie en Syrie, en Irak et en Afghanistan. Seule condition pour espérer la réunification de familles aujourd'hui dramatiquement dispersées.

 

 

Guerres aventureuses en Irak et en Libye, enlisement syrien, misère qui ravage une partie de l'Afrique... Les raisons de la vague migratoire qui déferle sur l'Europe.

 

 

 

Un malheureux enfant de trois ans endormi pour l'éternité sur une plage du littoral turc : en ces jours d'été déclinant, il aura fallu la diffusion douloureuse de cette affreuse image pour faire prendre conscience à une opinion publique blasée de l'ampleur de la tragédie qui se joue sous nos yeux. On est brusquement passé d'une indifférence vaguement compassionnelle à un tsunami émotionnel et irrationnel. En l'occurrence, l'émotion est tout à fait salutaire, mais n'interdit pas de tenter d'analyser avec lucidité l'enchaînement qui a conduit à une telle situation.

Premier acte : l'irresponsable guerre d'Irak

Jacques Chirac avait prévenu George W. Bush, Dominique de Villepin l'avait martelé à la tribune des Nations unies et dans les coulisses diplomatiques : si vous attaquez la citadelle irakienne, vous bouleversez tous les fragiles équilibres régionaux entre mondes sunnite et chiite, entre mondes perse et arabe, entre mondes laïc et islamiste. Vous ouvrez la voie à un démantèlement de l'Irak déjà bien engagé avec l'autonomie de facto du Kurdistan irakien. Et vous risquez d'instaurer le chaos pour un siècle.

Mais George W. Bush voulait à tout prix ouvrir les fatidiques portes de la guerre. Douze ans plus tard, le bilan est éloquent : des centaines de milliers de morts (beaucoup plus que sous Saddam Hussein), le pays sunnite et les zones chrétiennes en grande partie contrôlés par Daesh, des attentats ravageant quotidiennement le pays. Militairement, ce sont les Iraniens qui sont à la manœuvre pour combattre l'organisation État islamique avec l'assentiment inavouable des Américains. L'Irak chiite est devenu une sorte de protectorat de Téhéran. Des flots de réfugiés irakiens cherchent, eux, le salut dans la fuite à l'étranger.

Deuxième acte : la hasardeuse expédition libyenne

 

« Libye : bienvenue dans un guêpier », écrivions-nous le 19 mars 2011 au moment du déclenchement de la campagne aérienne contre Kadhafi. Nous n'avions pas grand mérite : il suffisait de regarder l'histoire. Patchwork de tribus, la Libye a été constituée en 1951 en amalgamant la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Fezzan. Une construction bancale tenue d'une main de fer par un bouffon sanguinaire : Kadhafi. Mais un bouffon qui contrôlait ses frontières et, au final, faisait plutôt moins de morts que le chaos actuel. Aujourd'hui, le pays est aux mains de diverses milices, de deux gouvernements fantoches, les groupes djihadistes prospèrent, les côtes libyennes sont devenues les ports francs de tous les passeurs, trafiquants d'êtres humains.

Troisième acte : l'enlisement syrien

 

L'affaire était entendue dès la fin 2011 : la chute de Bachar el-Assad n'était plus qu'une question de semaines, tout au plus de mois. Quatre ans plus tard, il est toujours là grâce, notamment, à ses alliés iraniens et russes, mais aussi parce qu'une partie de la population redoute davantage Daesh que le régime. Affaibli donc, dans l'impossibilité de gagner la partie, mais toujours au pouvoir. Fin août 2012, après l'utilisation d'armes chimiques par les troupes syriennes, les Français croyaient pourtant l'heure venue de passer à une phase active. Les moteurs des Rafale chauffaient déjà. Mais l'Oncle Sam, au dernier moment, a fait défaut au grand désarroi de François Hollande. Exit, donc, la solution militaire. Les Américains n'ont pas, aujourd'hui, changé de ligne : pas question d'intervenir en Syrie. « C'est une décision stratégique », souligne un diplomate. Obama, instruit par l'exemple irakien, ne veut pas détruire l'État syrien. Les Russes cherchent une solution de contournement, l'Arabie saoudite veut promouvoir des opposants islamistes présentables, et les Français encouragent une espèce rarissime : des opposants démocrates. En réalité, face à Bachar, ce sont les combattants de Daesh qui tiennent le terrain.

Pendant ce temps, le conflit a provoqué une énorme vague de réfugiés : plus de quatre millions de Syriens ont fui leur pays (1,2 million sont au Liban, 1,8 million en Turquie). Et beaucoup rêvent d'Europe. Mais les turbulences de l'Orient compliqué n'expliquent pas tout. Une bonne moitié des réfugiés qui cherchent à venir en Europe sont des migrants économiques victimes de politiques prédatrices. Beaucoup viennent d'Érythrée, de Somalie, mais aussi d'Afrique centrale, notamment du Nigeria, le géant du continent dont les richesses pétrolières sont très mal partagées. Le « miracle économique africain » que tout le monde espère ne se réalisera que si la bombe à retardement de la misère est désamorcée à temps.

 

 

 

 

Migrants : et Obama dans tout ça ?

 

La passivité des États-Unis est stupéfiante dans une des crises humanitaires les plus graves que le monde ait connues depuis la Seconde Guerre mondiale.

 

 

 

« Mes chers compatriotes américains, nous sommes et serons toujours une nation d'immigrants. Nous avons tous été des étrangers. » C'était le 21 novembre 2011 à la Maison-Blanche et dans un discours solennel, Barack Obama exhortait ses compatriotes à accepter l'arrivée sur le sol américain d'immigrants venus du Mexique. On peut comprendre que la proximité de ce courant d'immigration aux frontières immédiates des États-Unis en ait fait un problème prioritaire pour le président américain. Mais on ne peut retenir l'excuse de l'éloignement pour exonérer Obama de ses responsabilités dans la situation créée par la marée de réfugiés qui déferlent depuis l'été sur l'Europe en provenance de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan.

Car dans tous les cas, la responsabilité des États-Unis dans les situations de guerre qui sont à l'origine des immenses flux migratoires que nous connaissons est directement ou indirectement (dans le cas de la Syrie) engagée. Et l'Europe ne peut se contenter, de la part d'un pays qui est encore censé exercer un rôle prééminent dans le monde occidental, des bonnes paroles adressées par Obama à la chancelière Angela Merkel le 26 août quand il lui disait « avoir apprécié son leadership dans la crise des migrants ».

C'est un peu court, comme est ridiculement chiche le nombre de réfugiés politiques venus de Syrie acceptés par les États-Unis en quatre ans : 15 000. On rappellera juste pour mémoire que dans l'exode des boat people du Vietnam, entre 1978 et 1980, les États-Unis ont recueilli plus de la moitié des 2 millions de ceux qui ont fui les conséquences d'une guerre dans laquelle les troupes américaines étaient partie prenante. Comme elles l'ont été en Afghanistan et en Irak.

"La mondialisation de l'indifférence"

Cette coupable passivité dans la solidarité internationale indispensable commence à émouvoir certains Américains. Ils sont naturellement moins nombreux dans les rangs démocrates où un certain égoïsme non interventionniste a toujours été la marque du parti, que dans le camp républicain, où l'on a déjà l'œil sur l'élection de 2016. Ainsi John Bolton, ancien ambassadeur des États-Unis à l'ONU, a-t-il assez précisément critiqué l'attitude d'Obama, qui, dans tous les conflits actuels « est un président qui dirige de l'arrière ». Autrement dit, sans jamais se mettre en première ligne, autant dire sans se mouiller.

Un thème que la crise des migrants va d'autant plus remettre d'actualité que l'origine de ce mouvement migratoire, c'est évidemment et pour l'essentiel la guerre contre Daesh. Une année après le lancement des premières missions contre l'État islamique, le bilan des 6 500 frappes aériennes est bien maigre. Aux États-Unis (comme en France ), l'heure des remises en cause a sonné. Mais, si on attend de François Hollande qu'il étende – enfin – à la Syrie les frappes aériennes contre Daesh, que peut-on espérer d'un président des États-Unis en fin de mandat ? Qu'à défaut d'une intervention au sol contre les djihadistes, qu'il prenne au moins la part qui lui revient, c'est-à-dire importante, à la résolution de la crise de tous ces malheureux qui, fuyant les guerres souvent au risque de leur vie et de celle de leur famille, affluent vers l'Europe. Au moins pour que les États-Unis, terre de liberté et d'accueil, ne continue pas à participer à ce que le pape François appelle « la mondialisation de l'indifférence ».

 

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