Photovoltaïque : un placement bidon ?

Publié le par ottolilienthal

50 % de fraudes

"Travaux d'économie d'énergie, gare aux arnaques à domicile", titrait Que Choisir en juin dernier (QC n° 537), soulignant que ni la mention RGE (reconnu garant de l'environnement), ni les partenariats GDF Suez Dolce Vita ou Bleu Ciel d'EDF ne protègent des aigrefins. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dénonce à son tour "les pratiques commerciales agressives" en matière d'éoliennes domestiques et de panneaux solaires photovoltaïques. "Professionnels peu scrupuleux", "pratiques déloyales et trompeuses", notent les enquêteurs. Entre tromperie sur les coûts et sur les performances des matériels, non-conformité des contrats de vente et de crédit, encaissement des fonds avant la fin du délai de rétractation... 50 % des professionnels enquêtés sont en infraction. Par ailleurs, 64 % des entreprises épinglées détiennent la mention RGE. "Elle ne garantit pas l'honnêteté des pratiques commerciales des professionnels qui la détiennent", déplore la DGCCRF, en rappelant que "le consommateur est en droit d'attendre une certaine exemplarité d'entreprises détenant un signe de qualité obligatoire qui doit lui permettre de bénéficier d'incitations gouvernementales". La Répression des fraudes recommande la plus grande vigilance.

Que Choisir est encore plus catégorique : n'acceptez aucun rendez-vous, ne signez rien, l'éolienne de pignon et l'installation photovoltaïque en toiture ne se rentabilisent pas (QC n° 514 et 518)

source : Que Choisir n° 543, janvier 2016

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