Canada : le prix du chou-fleur a triplé

Publié le par ottolilienthal

Le prix du chou-fleur a triplé au Canada pour atteindre 8 dollars canadiens (5,51 dollars américains) suite à la baisse du cours du pétrole, écrit le New York Times.

La chute du prix du baril a également fait baisser le dollar canadien car l’économie du pays est dépendante de l’or noir et d’autres ressources énergétiques. C’est la raison pour laquelle les importations, entre autres de légumes frais des États-Unis pendant l’hiver canadien froid, coûtent plus cher en cas de baisse des cours, écrit le NYT.

A partir d’octobre, le dollar canadien a accéléré sa chute par rapport au dollar américain. Il y a deux ans 1 dollar canadien valait 0,93 dollar US — il est descendu aujourd’hui à 0,69 dollar.

Au final, les légumes frais sont devenus un luxe pour les consommateurs canadiens, remarque le NYT.

Selon le journal, un pied de salade Iceberg coûte désormais environ 3 dollars canadiens (2,07 dollars US) par rapport aux 90 cents canadiens habituels (60 cents américains). Le chou brocoli coûte 4 dollars US contre 1,5 dollars US pour deux auparavant. Enfin, le chou-fleur était vendu l’hiver dernier 2,5 dollars canadiens (1,72 dollar US).

Ce que vous voyez là c’est une inflation importée en raison d’une baisse de la valeur de la monnaie !

Rassurez-vous pour les Canadiens, je pense qu’ils peuvent encore se nourrir, mais, le mécanisme à l’œuvre illustré par l’augmentation significative des denrées alimentaires fraîches et sommes toutes banales montre l’extrême fragilité de nos économies modernes.

Cela montre et démontre que les chocs monétaires peuvent être d’une violence extrême et affecter votre quotidien beaucoup plus vite que ce que vous pouvez penser.

Les Canadiens ne sont pas les seuls concernés. Les Russes voient leur monnaie sacrifiée, mais les Norvégiens aussi… ce phénomène touche donc tous les pays producteurs. Mais regardez aussi du côté du Japon. A force de faire tourner la planche à billets, le Yen se déprécie enchérissant d’autant tous les produits importés pour les Japonais qui s’appauvrissent d’autant.

(extrait d'un article de Charles Sannat, texte complet ci dessous)

Commenter cet article