l'étrange famille Kardashian

Publié le par ottolilienthal

Les Kardashian et je me détends

 

«Kim, tu veux bien arrêter de te prendre en photo ? Ta sœur va en prison.» C’est en tombant sur cette réplique insensée que j’ai songé, pour la première fois, que je loupais sûrement un truc en snobant l’Incroyable Famille Kardashian. Culture du vide et néant siliconé ? Qu’on se détrompe : passé le vernis bling-bling, on découvre vite que le gang des K tient plus de Machiavel, les carats et les fessiers rebondis en plus, que de la cruche. Avalanche de richesse, dément pouvoir d’influence et enfilade de piques à la nitroglycérine, le reality show est une machine de guerre addictive maîtrisée de A à Z par les Kardashian, bien plus finaudes qu’on ne le pense. Et si un épisode contient parfois plus de rebondissements que toute une vie, le génie réside dans la galerie de personnages, de la sœur amère à la mère vampire, où se détache l’effrayant Scott Disick, ex de l’aînée échappé d’American Psycho, alcoolique et égocentré, qu’on imagine sans mal courir tout nu après des prostituées, en brandissant une tronçonneuse siglée...

Nina Moreno

 

 

Hold-up : les trois erreurs fatales de Kim Kardashian

 

Sans vouloir excuser les malfrats, il faut reconnaître que la bimbo leur a largement facilité la tâche par sa légèreté et son excès de communication.

 

Les forces de l'ordre ne cessent de le répéter : faites attention aux informations que vous donnez sur Internet, les malfaiteurs scrutent avec précision tout indice leur permettant de passer à l'acte. Le hold-up subi par Kim Kardashian pourrait ainsi devenir un véritable cas d'école : en laissant traîner de nombreuses indications sur la Toile, la starlette devenue cible a largement facilité la tâche de ses agresseurs.

 

Sa première erreur est d'afficher en permanence son quotidien, et donc son emploi du temps, sur ses comptes personnels (130 millions de fans la suivent sur Twitter et Instagram cumulés). Kim utilise Internet comme sa télévision privative, ce qui représente une vraie source de revenus pour son business, mais la transforme également en une proie idéale facilement traçable. D'autant que ses sœurs et sa mère Kris Jenner, toutes héroïnes du show familial télévisé, ont aussi leurs propres comptes, ce qui démultiplie les informations et agit comme une caisse de résonnance. Nul ne pouvait ignorer qu'une grande partie de la tribu se rendait fin septembre à la Fashion Week parisienne : les Kardashian l'ont clamé partout, Kris Jenner a posté son départ en jet privé tout en annonçant avec fracas le prochain défilé de sa fille Kendall pour le compte de Givenchy, le dimanche 2 octobre à 20 heures. Kim Kardashian était, bien sûr, présente au premier rang, quelques heures seulement avant son agression.

Elle montre sa bague sur Internet

Sa deuxième erreur est d'avoir un peu trop attiré l'attention en exhibant ses diamants. Trois jours avant l'agression, la starlette publiait une photo d'elle sur Instagram avec un magnifique solitaire en gros plan, qui pourrait bien être la bague de 4 millions d'euros dérobée dans la nuit de dimanche. On ignore encore de quel bijou personnel il s'agit, certains médias évoquant sa bague de fiançailles, d'autres une pierre de 20 carats offerte au début de l'été par Kanye West juste après avoir signé un gros contrat avec Adidas. Une seule chose est sûre : ce diamant gros comme le Ritz, affiché pendant toute la Fashion Week et détaillé sous toutes les facettes sur Internet n'est pas passé inaperçu... Restait à connaître le point de chute de sa propriétaire : là encore, Kim s'est montrée imprudente en gardant ses bonnes vieilles habitudes puisqu'elle a choisi de descendre à l'hôtel de Pourtalès, un lieu qu'elle a l'habitude de fréquenter.

Des failles dans la sécurité

Dernière erreur, celle-là plus incompréhensible : comment a-t-elle pu rester seule dans sa suite avec près de 10 millions d'euros de bijoux dans ses sacs ? On a appris que son garde du corps Pascal Duvier, dont elle exhibe régulièrement la photo sur ses comptes, n'était pas présent ce soir-là puisqu'il accompagnait Kourtney et Kendall, les sœurs de la bimbo, dans une boîte de nuit parisienne. Les malfrats, qui devaient connaître son visage, ont sans doute attendu son départ pour opérer. Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir fait appel à d'autres gardes du corps pour surveiller les sœurs en virée, la famille Kardashian étant suffisamment riche pour assurer leur protection ?

 

Au-delà des erreurs et des maladresses qu'a pu commettre la starlette américaine, il n'est reste pas moins qu'elle a été victime d'un commando de professionnels bien organisé, qui a utilisé au mieux toutes les failles du moment. On s'interroge également sur les mesures de sécurité de l'hôtel de Pourtalès, qui semblent bien légères puisqu'un seul veilleur de nuit était, semble-t-il, présent ce soir-là. Une faute, selon Charles Pellegrini, l'ancien chef de l'Office central de répression du banditisme : « Je suis personnellement sidéré par la façon dont a été traitée la sécurité dans cet établissement, a-t-il déclaré sur l'antenne d'Europe 1. Moi, si je suis patron de l'hôtel et que je reçois Kim Kardashian, je double, je triple mon système de sécurité, je mets des agents devant chaque sortie... » Aux enquêteurs de pointer les responsabilités de chacun... et de retrouver les auteurs du home jacking.

 

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