Trump, la chute ?..

Publié le par ottolilienthal

Trump fait le vide dans le couloir de la mort

Des peines capitales avant de partir. Les derniers jours de la présidence de Donald Trump vont être marqués par une accélération historique des exécutions de prisonniers condamnés à la peine de mort dans les pénitenciers fédéraux, avec cinq mises à mort programmées d’ici le 20 janvier prochain, soit le jour où Joe Biden va entrer en poste. Une première en période de transition entre deux gouvernements depuis 1896.

En 2020 seulement, Donald Trump a présidé au plus grand nombre d’exécutions de prisonniers depuis la fin des années 1980, et ce, alors que l’application des peines de mort, dont le soutien est en baisse dans la population, a été mise sur pause dans les pénitenciers fédéraux depuis 2003. Des défaillances dans le système d’injection létale, entraînant de longues agonies chez les prisonniers, ont en partie alimenté cette suspension.

« Le gouvernement Trump a adopté la peine capitale avec enthousiasme, résume en entrevue au Devoir l’historien américain Daniel LaChance, qui enseigne à la Emory University d’Atlanta en Géorgie. En la matière, on peut même dire que Donald Trump est le président le plus meurtrier depuis le XIXe siècle. Son adhésion provocante à la peine de mort a été un élément clé de sa plateforme Make America Great Again ». Et visiblement, il a l’intention de mener son projet jusqu’au bout.

D’ici la fin de la semaine, deux condamnés, Brandon Bernard et Alfred Bourgeois, doivent venir allonger la liste des prisonniers amenés au bout du couloir de la mort par injection létale, portant à 10 le nombre d’exécutions fédérales depuis le début de l’année. Avant son arrivée en poste, il n’y en avait eu que trois depuis le rétablissement de la peine capitale fédérale en 1988 aux États-Unis.

Trois autres prisonniers, actuellement dans le même couloir, sont menacés d’exécution entre le 12 et le 15 janvier prochain, soit quelques jours à peine avant l’arrivée à la Maison-Blanche du démocrate Joe Biden. L’ex-vice-président américain est opposé à la peine de mort et a annoncé en novembre dernier qu’il allait œuvrer pour y mettre un terme dans les pénitenciers sous autorité fédérale.

Il faut remonter à 1896, et à la dernière année de la présidence de Grover Cleveland, pour voir un président ordonner des peines de mort durant les mois d’une transition. Paradoxalement, en raison de la pandémie de COVID-19 qui frappe durement le milieu carcéral aux États-Unis, les peines de mort sont en déclin dans les prisons des États où elle est toujours en vigueur. Il y a eu 7 exécutions depuis le début de l’année, contre 22 l’année dernière.

« Donald Trump a toujours été fasciné par la peine de mort, dit Abe Bonowitz, directeur de l’organisme Death Penalty Action, qui milite pour l’abolition de la peine de mort aux États-Unis. Il l’applique parce qu’il a le pouvoir de le faire. Rien de plus. Les Américains sont de plus en plus à l’abri des criminels violents que nous tenons responsables de leur crime sans avoir besoin de la peine de mort. »

En août dernier, le département américain de la Justice a par ailleurs proposé de changer plusieurs règles dans l’application de cette peine afin de permettre des exécutions fédérales par électrocution et même par peloton d’exécution. Depuis plusieurs décennies, c’est la triple injection de substances létales qui était préconisée dans les pénitenciers fédéraux.

« Donald Trump a dirigé le pays de manière plus revancharde que réfléchie depuis le début de son mandat et son rapport à la peine de mort reste dans la même lignée, estime à l’autre bout du fil le criminologue Jean Sauvageau de l’Université St. Thomas au Nouveau-Brunswick. Depuis plusieurs années aux États-Unis, cette peine capitale est plus utilisée à des fins politiques que de manière dissuasive. C’est un geste qui vise ici à interpeller la base électorale de Donald Trump, à lui faire plaisir en confirmant que le Parti républicain protège les valeurs que cette base défend. »

« Moralement acceptable »

Depuis le début du siècle, l’appui à la peine de mort est en baisse au sein de la population, même si cette sentence est toujours considérée comme « moralement acceptable » par 54 % des Américains, selon un sondage Gallup dévoilé en mai dernier. Ils étaient 71 % en 2006.

« Le soutien à la peine de mort est de plus en plus concentré parmi les républicains protestants blancs, explique Daniel LaChance, alors qu’il est en baisse dans les autres groupes démographiques. Pour eux, elle est vue comme un symbole autant qu’un moyen de punir le crime. Elle conforte les valeurs de responsabilité personnelle, de sacralisation de la vie innocente et renforce les convictions morales de la nation qui, selon eux, ont été dégradées depuis les années 1960 à cause de la montée du multiculturalisme et de l’évolution démographique raciale du pays. »

Des cinq prisonniers que le gouvernement Trump se prépare à exécuter, quatre sont des Afro-Américains, une frange de la population surreprésentée dans le couloir de la mort, selon un rapport du Death Penalty Information Center de Washington publié en septembre dernier. Il y a plus de 50 condamnés à mort dans les prisons fédérales américaines, dont 46 % sont des Afro-Américains, qui ne représentent que 13 % de la population américaine.

Fabien Deglise

« Trump contre Xi : qui va caler ? »

 

 

L’antagonisme entre le président américain et son homologue chinois a rarement atteint pareil niveau. Jusqu’où ira la confrontation idéologique, économique et technologique entre les Etats-Unis et la Chine ?

 

 

 De Donald Trump, l’histoire retiendra qu’il a été le premier dirigeant occidental, depuis la fin des années 1970, à s’opposer frontalement à Pékin. Aucun président américain n’a manifesté pareille hostilité à la Chine post-maoïste. Aucun ne s’est entouré de tant de collaborateurs décidés à contrer l’empire du Milieu. Avec Xi Jinping aux commandes, la Chine elle aussi a changé de profil : la deuxième économie du monde défie l’Amérique. Jusqu’où ira cette bataille ?

 

La pandémie de Covid-19 et ses conséquences économiques sont venues ajouter un grief de plus à l’acte d’accusation dressé par les Etats-Unis à l’encontre des dirigeants chinois : non-respect systématique des règles de la concurrence ; piraterie numérique industrielle et technologique ; refus de la réciprocité dans nombre de transactions économiques ; emploi de la force en mer de Chine du Sud ; divergence sur Taïwan – parmi d’autres sujets de querelle. Depuis près d’un demi-siècle, l’antagonisme entre les deux pays a rarement atteint pareil niveau. Trump a chauffé au rouge la relation sino-américaine.

 

Même après la répression sanglante du mouvement prodémocratie place Tienanmen, à Pékin, en 1989, la doxa chinoise à Washington, partagée par les deux grands partis, ne changea pas. C’était une proposition simple. Le développement continu des échanges avec la Chine allait inexorablement conduire à une forme de libéralisation politique à Pékin. La démocratie jeffersonienne devait continuer à soigner ses relations économiques avec le dernier des grands partis communistes au pouvoir. L’enrichissement d’une vaste classe moyenne chinoise amènerait le régime à évoluer. Gagnant-gagnant.

 

Puissance retrouvée de la Chine

 

La Chine de Xi Jinping a fait voler en éclats les illusions entretenues au bord du Potomac. Sûre d’elle, cette Chine assume une puissance retrouvée grâce à des performances historiques. Elle réaffirme le rôle central du PC dans toute la société, économie comprise. Elle soumet le pays au culte d’un chef – au pouvoir pour la vie, s’il le souhaite – et à une cure de marxisme-léninisme revu à la sauce Mao. Société de surveillance numérique accomplie, elle supprime toute esquisse de dissidence. Elle ne « libéralise » pas plus son économie que son système politique : elle devient plus autoritaire. Vieille tradition chinoise, elle est fermée à toute critique extérieure, assimilée – pas toujours à tort – à un refus des Occidentaux d’admettre le retour de la Chine à son rang de superpuissance.

 

Xi a le sens du long terme. La rentabilité immédiate du capital n’est pas son souci. Il croit dans la supériorité d’un « modèle chinois » aux réalisations déjà exceptionnelles. Il affiche ses objectifs : faire du pays la puissance prépondérante dans certaines des technologies qui dessineront le paysage économique de l’avenir. Comme l’ont fait les Etats-Unis après 1945, la Chine se sert de son poids économique pour façonner un monde le plus conforme possible à ses intérêts. Parmi ceux-ci, et prioritaire, la préservation de son mode de gouvernement – parti unique, etc. – suppose d’en vanter les mérites et de dénigrer le régime qui, depuis la fin de la guerre froide, passait pour la référence en la matière : la démocratie libérale. D’où la diplomatie Xi Jinping, celle dite du « guerrier combattant », qui dénigre la démocratie et chante l’efficacité de l’autocratie. Rhétorique militante à des fins strictement intérieures ou réponse d’un PCC expansionniste au missionarisme américain post 1945 (et plus encore post 1989) ? Utilitarisme politique ou conviction idéologique ? Les deux à la fois.

 

Guerre du vaccin contre le Covid-19

 

La lutte idéologique avec l’Occident, et notamment les Etats-Unis, complète la bataille pour la prééminence économique, technologique, navale et spatiale. Front le plus actuel : la guerre du vaccin contre le Covid-19. « Le vaccin contre le coronavirus, c’est le Saint Graal d’aujourd’hui », dit au New York Times John C. Demers, ministre adjoint de la justice de Trump. « Etre le premier à développer un traitement ou un vaccin contre la Covid-19, ajoute Demers, aura une grande importance géopolitique. » Il va sans dire qu’Américains et Chinois ne coopèrent pas, ils s’espionnent.

 

Barack Obama, le prédécesseur de Trump, avait, le premier, éprouvé le besoin de tenir tête à cette Chine conquérante. Obama sollicitait l’appui coordonné de ses alliés européens et du Pacifique pour « contenir » la Chine. Au nom de « l’Amérique d’abord », Trump, lui, mène une « stratégie » d’expert-comptable de quartier. Il méprise ses alliés. Ce qui lui importe, c’est l’équilibre de sa balance commerciale. Il bataille d’autant plus seul contre Pékin qu’il a promis, dans l’hypothèse d’un deuxième mandat, de mener contre l’Union européenne la même guerre tarifaire que celle qu’il a engagée avec la Chine ! Les Européens ont pourtant à l’adresse de Pékin des griefs similaires à ceux des Américains.

 

Jusqu’où Trump peut-il aller dans sa volonté de « découpler » l’économie américaine de celle de la Chine ? Interdire Wall Street aux sociétés chinoises ? Limiter drastiquement, et soumettre à autorisation, les relations de la Silicon Valley avec la « high tech » chinoise ? Supprimer toute coopération scientifique entre les deux pays ? Limiter les investissements en Chine d’un fonds de pension public fédéral ? Le candidat démocrate Joe Biden soutiendrait volontiers certaines de ces mesures. Mais Trump, pour masquer ses échecs dans la lutte contre le Covid-19, est décidé, lui, à mener, pour le scrutin présidentiel du 3 novembre, une campagne hystériquement antichinoise.

 

Trump et Xi ; deux nationalismes survitaminés ; les deux plus grandes puissances face-à-face : dans l’histoire, cette configuration a rarement été très favorable.

 

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05/14/trump-contre-xi-qui-va-caler_6039645_3232.html

Donald Trump, « un enfant de 12 ans dans une tour de contrôle »

Écrit par un « haut fonctionnaire de l'administration Trump » resté anonyme, « A Warning » est un nouveau brûlot contre le président américain.

 

 

le crépuscule de Donald Trump

Les démocrates ont rallié toutes les forces progressistes du pays. Seuls les Blancs angoissés par une invasion imaginaire se réfugient dans le trumpisme.

 
 
 

Et si on était à la veille de la chute de l'empire américain ?

Aux États-Unis, la mortalité des pauvres d'origine européenne augmente, entraînant une baisse de l'espérance de vie. Un phénomène lié à l'épidémie d'obésité.

 

 

Le professeur Didier Raoult est spécialiste des maladies infectieuses tropicales émergentes à la faculté de médecine de Marseille.

La victoire de Donald Trump, un Brexit américain

Longtemps, les médias l’ont pris pour un clown. Et se sont gaussés de ses pitreries, synonymes de buzz et d’audience. Mais lorsque les journaux et chaînes de télévision se sont réveillés, il était déjà trop tard : la fusée Trump avait déjà décollé. Laissant sur place les Jeb Bush et autres rivaux républicains. Le bouffon s’est transformé en démon de la politique américaine, qu’il fallait à tout prix immobiliser.

Depuis le début de l’automne, les révélations se sont succédé sur ses frasques sexuelles ou ses fraudes fiscales. Rien n’y a fait : Donald Trump a su trouver les mots et les tweets pour convaincre un peuple en colère de voter pour lui. Sa campagne, jamais dans la finesse, a été redoutablement efficace. Faisant exploser les unes après les autres les digues démocrates. Il fallait voir, cette nuit du 8 novembre, les visages atterrés du clan Clinton, dépassé par un phénomène que l’ex-First Lady n’a jamais su analyser. Or loin d’être le fruit du hasard, la victoire de Donald Trump sonne comme la réponse populiste au malaise profond de la société américaine. Un malaise soigneusement dissimulé par une croissance économique correcte et un taux de chômage inférieur à 5 %.

Mais les fractures béantes créées par la mondialisation, les trouées dans le tissu industriel du pays, l’héritage jamais soldé de la récession de 2008 ont été les puissants ressorts du ressentiment populaire. Une colère sourde, comparable à celle qui s’est exprimée en juin en Grande-Bretagne : avant de dire oui à Donald Trump, l’Amérique a surtout dit non à Hillary Clinton. Et c’est avec cette Amérique récalcitrante que le reste du monde, consterné, va devoir composer.

Eric Chol

"Trump pourrait déclencher une nouvelle crise mondiale"

 

Thomas Wright,  chercheur au think tank américain Brookings Institution, revient sur les dangers possibles de la politique étrangère de Donald Trump. S’il tente de mettre en œuvre sa vision du monde, il pourrait signer la fin désordonnée de l'ère américaine.

 

Tribune de Thomas Wright chercheur au think tank américain Brookings Institution, sur les dangers possibles de la politique étrangère de Donald Trump

Sur la politique étrangère, Donald Trump est beaucoup plus cohérent et idéologique que les gens ne le pensent. Opposé aux alliances stratégiques traditionnelles de l'Amérique, opposé à l'économie mondiale ouverte, pro-autoritaire et pro-russe, il n’a pas de raison de modérer ses vues une fois au pouvoir. Nous ne devrions en effet pas attendre d’un homme de 70 ans qui s’est accroché à ses croyances pendant trois décennies qu’il les abandonne au moment où il se sent complètement légitimé et acquiert des niveaux impressionnants de pouvoir. Nous ne devrions pas écarter la possibilité qu'il gouverne comme il a fait campagne.

S’il tente de mettre en œuvre sa vision du monde, il pourrait donc déclencher une nouvelle crise mondiale. Examinons ce qui pourrait arriver dans ce scénario.
Les crises mondiales sont rares. Elles surviennent lorsqu'une ligne de rupture s'ouvre dans le système international qui génère une énorme instabilité et libère des forces opposées puissantes, sans moyen de les concilier. La dernière crise mondiale a eu lieu à la fin des années 1940 avec la rupture du règlement de l'après-guerre, l'expansionnisme soviétique, le confinement et l'avènement de la guerre froide. Avant cela, l'émergence de l'Allemagne nazie a détruit l'équilibre en Europe et a ouvert la voie à la Seconde Guerre mondiale.

La crise étape par étape

La crise que pourrait déclencher Donald Trump est assez simple à comprendre. Elle commencerait par les États-Unis qui se retireraient de leur rôle de chef d'un ordre international libéral. L'ordre s'effondrerait alors et d'autres pays s'efforceraient d’y remédier. Certains en profiteraient. D'autres tenteraient de se protéger. D'autres encore se soumettraient à leurs plus grands voisins. Nous ne savons pas où cela finirait, mais ce sont les conditions, peut-être les seules, où une guerre majeure est possible.

Comment cela se produirait-il étape par étape? Cela commencerait par l'implosion du système d'alliance des États-Unis. Trump a dit que les alliés de l’Amérique doivent payer leur juste part. Cela a été largement mal interprété comme signifiant qu'ils devraient payer 2% de leur PIB pour la défense, comme le président Obama et d'autres ont demandé. Mais Trump calcule les coûts différemment. Il croit que les alliés devraient payer le coût de la présence américaine en Asie, en Europe ou au Moyen-Orient. Par exemple, le Japon et la Corée du Sud devraient payer pour la flotte du Pacifique et le parapluie nucléaire américain. Si nous additionnons ces montants en Europe, au Moyen-Orient et en Asie, cela représente des centaines de milliards de dollars par an. Si vous en doutez, il suffit de se référer à ce qu’a dit Trump en avril:
«Nous avons dépensé des milliards de dollars dans le temps - sur des avions, des missiles, des navires, des équipements - pour renforcer notre armée afin de fournir une défense solide en  Europe et en Asie. Les pays que nous défendons doivent payer le coût de cette défense et, dans le cas contraire, les États-Unis doivent être prêts à laisser ces pays se défendre seuls ».

Et même si le Congrès criait à la faute, il n'aurait aucun moyen de forcer Trump à respecter les engagements en matière de sécurité. Et même si Trump n'avait finalement pas l'intention de dissoudre les alliances de l'Amérique, le fait qu'il ait flirté avec l’idée pourrait avoir un impact majeur, en terme de confiance avec ses partenaires.

Sans compter que Trump pourrait rejoindre Vladimir Poutine, s'associant à la Russie et Bachar al-Assad en Syrie pour combattre Daech. Poutine à son tour aiderait Trump dans la direction qu’il souhaite, mais à une condition qui apparaît clairement: la fin de l'OTAN. Xi Jinping pourrait essayer de conclure un accord similaire pour l’Asie. La Chine accorderait aux États-Unis des concessions économiques en échange d'une main mise en mer de Chine méridionale et la mer de Chine orientale.

La fin désordonnée de l'ère américaine

En peu de temps, l'ordre mondial libéral pourrait disparaître. L'Europe de l'Est serait alors confrontée à une Russie toute puissante. Les pays d'Asie de l'Est seraient confrontés, eux, à une Chine hégémonique. Nous n'avons aucune idée de ce qui se passerait ensuite, mais il y a un risque élevé de conflit majeur contre lequel les pouvoirs régionaux ne pourraient se protéger. En Asie de l'Est, le Japon et la Corée du Sud pourraient recourir au nucléaire, menant à une course régionale aux armements nucléaires avec la Chine et la Corée du Nord, tandis que Kim Jong Un pourrait voir une opportunité stratégique sans précédent pour une agression majeure...

Depuis plus de 70 ans, toutes les nations ont organisé leur politique étrangère autour du pouvoir américain, qu'ils l'aient vue comme un avantage ou comme une menace. Aujourd’hui, ce calcul a peut-être changé fondamentalement. La victoire Trump pourrait très bien marquer la fin désordonnée de l'ère américaine. Pour éviter cela, l'armée, l'établissement de la politique étrangère et les alliés des États-Unis vont devoir faire des heures supplémentaires pendant la période de transition pour convaincre Trump qu'il doit suivre un chemin différent.

 

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