L'Etat français démantèle le service de la Répression des fraudes

Publié le par ottolilienthal

Encore des coupes dans les effectifs

 

Pas moins de 45 postes vont être supprimés à la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), selon le projet de loi de finances pour 2019. Une nouvelle réduction de moyens pour les inspecteurs des fraudes qu'il est difficile de comprendre. Après l'affaire Lactalis, le rapport de la commission d'enquête sur l'alimentation rendu en septembre 2018 avait pourtant conclu : "Ce sont surtout les moyens de contrôle qui demandent à être portés à la hauteur des enjeux" Il préconisait un renforcement des effectifs de la DGCCRF. Rappelons qu'en dix ans (entre 2008 et 2018), l'organisme a perdu 24 % de ses agents. Sans compter une réorganisation dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, initiée par Nicolas Sarkozy, laquelle a éclaté la direction en plusieurs entités et affaibli les services départementaux.

Las, après deux ans de répit où le nombre de fonctionnaires de la direction s'est stabilisé, de nouvelles coupes sont programmées. Pour le syndicat Solidaires CCRF et SCL, majoritaire au sein des agents de la DGCCRF, "il existe une véritable mascarade de l'Etat, qui consiste à demander plus de contrôles d'un côté et à réduire le nombre de fonctionnaires de l'autre"

 

"Que choisir", janvier 2019

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