VGE, le président scientifique

Publié le par ottolilienthal

Vente aux enchères de son hotel particulier de la rue Bénouville, à Paris, pour la somme

de 19 millions d'euros. La demeure avait été acquise par la famille en 1984 pour 6,5 millions de francs (soit 2,03 millions d'euros courant). Reste la culbute pour les héritiers : une revente à presque dix fois le prix d'achat au bout de quarante ans...

Il était l'ancien président le plus coûteux pour les finances publiques : 3,9 millions par an, d'après les calculs de l'ex-député René Dosière.

(extrait du "Canard enchainé" 31/05/2023)

* Emprunt Giscard d'Estaing pour faire face au choc pétrolier de 1973, et qui devait permettre, entre-autres, de compenser les pertes de recettes budgétaires.  Il se révèlera être un véritable gouffre financier. Il comportait, en effet, une clause d’indexation sur l’or (dite clause de secours) qui se mit en place après les accords de la Jamaïque en 1978. Or, à cette date l'or atteignait des sommets. C'est ce qui explique que, au total, pour 7,5 milliards de francs emprunté sur 15 ans, l'état dut rembourser (en intérêts et capital) plus de 90 milliards de francs, contribuant au passage à creuser davantage le déficit budgétaire qu'il était censé résorber...

 

http://www.raphael-didier.fr/article-le-grand-emprunt-veritable-peau-de-chagrin-37981857.html

Côté pile, une image de progressiste. Côté face, des demeures familiales éparpillées dans toute la France, mais surtout en Auvergne.

Un «président réformateur». Un «progressiste convaincu» qui «transforma la France». Un homme «moderne» qui révolutionna les codes de la communication politique. Après la mort de l’ancien chef de l’Etat mercredi à l’âge de 94 ans, les qualificatifs laudateurs ont afflué. Côté pile, un septennat marqué par des réformes sociales (légalisation de l’IVG, majorité à 18 ans, remboursement de la pilule ou encore divorce «par consentement mutuel») et des symboles du modernisme. Mais côté face, Valéry Giscard d’Estaing donnait plutôt dans les valeurs traditionnalistes, comme son père, qui ajouta une particule à son nom de famille dans les années 20 : dimanches à la messe, passion pour la chasse et volonté de faire honneur à ses ancêtres (plus ou moins éloignés) et… moult châteaux, de famille ou acquis au fil du temps.

Le château d’Estaing

Classé monument historique, ce château est, depuis 2012, le siège de la fondation de l’ancien président. Acheté en 2005 par Valéry Giscard d’Estaing, son frère Olivier ainsi que leur cousin Philippe, il est situé dans la commune d’Estaing en Aveyron, qui l’avait elle-même rachetée en 2000 à la communauté des sœurs de Saint-Joseph. Avant ça, le château était occupé par Lucie-Madeleine d’Estaing, vicomtesse de Ravel. C’est d’ailleurs à cette dernière que l’homme politique doit son nom à particule. En effet, en 1922, son père, ses deux oncles, et leurs descendants, ont obtenu par décret du Conseil d’État le droit de faire usage du patronyme d’Estaing et ainsi pouvoir s’appeler Giscard d’Estaing.

Le château de Murol

Situé au cœur de l’Auvergne, dans le Puy-de-Dôme, fief familial et électoral de VGE, le château de Murol, fondé au XIIe siècle, était la propriété depuis 1735 de la famille de La Tour Fondue. Reconstruit à la fin du XIXe siècle, il fût racheté à ses filles en 1921 par leurs cousins René et Edmond Giscard d’Estaing, arrière-petits-fils d’Élise de La Tour Fondue. Après avoir survécu à la Révolution française, le château a fini par perdre sa fonction résidentielle, pour devenir une prison, un repaire de brigands ou une carrière de pierres. Classé monument historique en 1889, son dernier propriétaire, Henri-Guillaume de Chabrol en a fait cadeau en 1890 au département du Puy-de-Dôme qui le cédera à son tour soixante ans plus tard à la commune de Murol.

Le château familial de Varvasse

Le château de la Varvasse, situé dans la commune de Chanonat, dans le Puy-de-Dôme, reconstruit au XVe siècle, fait près 1000 m² habitables sur un terrain d’environ 14 hectares. Acheté en 1936 par le père du président Valéry Giscard d’Estaing, Edmond Giscard d’Estaing, il a finalement été vendu à un quinquagénaire auvergnat le 5 février dernier plus de quinze ans après sa mise en vente et après une réduction de 50% de son prix, fixé à la base à 2,9 millions d’euros.

Le château de Chaillot

Ce château, situé à Vierzon, dans le Cher, appartient depuis plus de quarante ans au frère du président, Olivier Giscard d’Estaing.

Le château d’Authon

Le château d’Authon, où Giscard est décédé mardi soir, est la propriété, depuis un siècle, de la famille Sauvage de Brantes, dont fait partie Anne-Aymone de Brantes, l’épouse de Valéry Giscard d’Estaing. C’est dans un terrain privé près du cimetière communal où se situe la chapelle funéraire des Brantes qu’est enterrée la fille de l’ancien président, Jacinte, décédée d’une longue maladie à 57 ans. C’est à ses côtés que l’ancien président a souhaité être enterré.

Aurore Savarit-Lebrère

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