Astrid, solution énergétique stoppée par Macron

Publié le par ottolilienthal

(extraits)

La technologie d'avenir Astrid, qui utilisait les déchets des autres centrales nucléaires comme combustible pour alimenter les réacteurs nucléaires de type superphénix de quatrième génération, a été définitivement abandonnée le 30 août 2019 par le gouvernement Macron. Astrid pouvait pourtant assurer 1000 à 3000 ans d'indépendance énergétique grâce aux déchets nucléaires.


L'industriel américain Bill Gates a repris le projet Astrid, garantissant aux USA cette souveraineté énergétique future.

https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/fabien-bougle-denonce-la-politique-95991

 

(extraits) L'abandon du réacteur à neutrons rapides Astrid a aussi été vertement tancé par l'ancien représentant, qui l'a présenté comme une «décision à courte vue, qui restera dans l'histoire comme un modèle de stupidité ou de cynisme». Ce programme, dont le réacteur prototype aurait coûté plusieurs milliards d'euros, visait à recycler à l'infini le combustible nucléaire pour produire de l'électricité. «Je ne sais pas si c'était pour des raisons budgétaires [...] ou idéologiques [...]. Dans le premier cas, c'est un raisonnement de chef comptable, pas à la hauteur de politiques devant avoir une vision à long terme. Dans le second cas, c'est l'inconscience de sauter d'un avion en pariant qu'on aura tricoté en cours de chute le parachute qui évitera de s'écraser au sol», s'est exaspéré Yves Bréchet. Une «faute grave», qui équivaut à «une destruction de souveraineté énergétique patente», à ses yeux.

Yves Bréchet, ancien haut-commissaire à l'énergie atomique

Astrid lâchée dans le vide...

 

Août 2019 : Macron décide, en loucedé, la fin d'Astrid, le programme expérimental du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), qui étudiait les réacteurs de quatrième génération, lesquels se "nourrissent" des déchets des autres réacteurs. L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques déplore une décision "prise sans débat". Astrid, affirme ses élus, aurait pu permettre de "réduire considérablement les déchets nucléaires" et d'offrir à la France une indépendance électrique de plusieurs siècles" en raison des montagnes de résidus radioactifs déjà accumulés.

L'abandon d'Astrid (dans lequel un milliard d'euros avait été investi) n'attristera pas les concurrents étrangers du CEA (Chine, Russie, Inde, Etats-Unis, etc..) qui travaillent activement sur des projets similaires.

 

Le Canard enchaîné, 23/02/2022

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