Amazon chronique

Publié le par ottolilienthal

"Il y a une dizaine d’années, je m’étais félicité sur Slate.com d’avoir trouvé le numéro du service client d’Amazon, qui était gardé plus secrètement encore que les codes de lancement des missiles nucléaires. Aujourd’hui, rien n’est plus simple que de trouver sur Google le numéro du service client d’Amazon (08 99 23 43 88), mais cette simplicité est illusoire, car une fois le numéro composé, vous pénétrez dans un labyrinthe qui ferait rougir de honte le Minotaure… le menu automatique. Appuyer sur la bonne suite de touches nécessaire pour joindre un être humain est au-dessus de la patience de la majorité des clients d’Amazon —notamment les plus énervés— et il ne fait aucun doute qu’Amazon le sait. ..

(extrait de l'article joint)

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Oubliez les évaluations clients d’Amazon

Vous ne devriez pas faire confiance au système d’évaluations clients et de notation par étoiles sur des sites comme Amazon, lorsque vous faites des achats sur internet, indique une étude universitaire. Les chercheurs ont analysé plus de 300 000 classements de 1300 produits sur Amazon, et se sont rendu compte que le nombre d’étoiles attribuées n’était pas lié à la qualité objective de l’objet mis en vente.

L’étude s’est concentrée sur des produits qu’il était facile de juger objectivement, comme des appareils de climatisation ou des batteries de voiture. Les chercheurs ont constaté que les évaluations clients étaient souvent différents des examens professionnels conduits dans des laboratoires indépendants.

 

Les chercheurs de l’université du Colorado ont comparé les classements par étoiles sur Amazon aux classements par étoiles de Consumer Reports, un magazine américain qui teste des produits dans son laboratoire interne et son centre de recherche. La revue à but non lucratif, qui n’accepte pas de publicité et paye pour tous les produits qu’elle teste, est la mesure la plus fréquemment utilisée de qualité objective dans la littérature universitaire.

Les résultats de l’étude ont montré que dans la moitié des cas, les classements Amazon et Consumer Reports présentaient des résultats différents, et que, lorsqu’il s’agissait de choisir entre deux articles, ils ne désignaient pas le même objet comme étant le meilleur. « Pour deux objets choisis au hasard, la probabilité que le produit avec le meilleur score utilisateur moyen soit aussi le produit avec le meilleur score sur Consumer Reports est de seulement 57% », selon les chercheurs.

Cette étude a aussi démontré que les utilisateurs attribuent un meilleur score pour un produit plus cher ou une marque premium que pour une alternative moins onéreuse, même quand les deux produits ont le même score sur Consumer Reports. « L’influence combinée du prix et de l’image de la marque sur le score moyen a bien plus de poids que les effets de la qualité objective, telle que mesurée par Consumer Reports, et entraîne parfois jusqu’à quatre fois la différence », selon la recherche publiée dans le Journal of Consumer Research.

Dans l’article, intitulé « Naviguer avec les étoiles » (Navigating by the Stars), on découvre aussi que les évaluations clients d’Amazon n’ont pu prédire avec précision les valeurs de revente sur des marchés d’occasion comme eBay, qui est considéré comme un autre indicateur de qualité. En revanche, les scores de qualité de Consumer Reports ont prédit la valeur de revente.

Les chercheurs se sont rendu compte que les acheteurs se fient beaucoup aux classements par étoiles pour prendre leurs décisions d’achats, même quand le produit a un nombre statistiquement insignifiant de commentaires.

“On devrait se fier aux avis beaucoup moins qu’on ne le fait actuellement”, conclut Bart de Langhe, le professeur adjoint de marketing à l’université du Colorado.

 

Aux Etats-Unis, une enquête dénonce les conditions de travail cauchemardesques au sein d'Amazon

 

Horaires à rallonge, sexisme, ambiance délétère, épuisement des effectifs : une enquête du «New York Times» accable l'entreprise américaine et son organisation du travail. Le PDG d'Amazon, Jeff Bezos, dément formellement ces allégations.

 

 

L’enquête est accablante. Dans un long article publié dans le New York Times, des journalistes américains dénoncent les conditions de travail au sein d’Amazon, au moyen de nombreux témoignages, notamment d’anciens employés.

 

Les auteurs dépeignent les «Amazoniens», à tous les échelons, comme une main-d’œuvre soumise à un rythme de travail effréné, et asservie aux contraintes d’une évaluation perpétuelle. Ils racontent les semaines de 80 heures, les e-mails envoyés à minuit passé et suivis de SMS ordonnant d’y répondre. Ils décrivent le calvaire de cette employée à qui on a suggéré de trouver un poste moins exigeant au sein de l’entreprise, car la maternité entraverait de toute façon sa carrière à long terme. Ou celui de cette femme atteinte d’un cancer de la thyroïde, qui s’est vue attribuer une «note de basse performance» à son retour de traitement. Ils dénoncent une obsession de l’entreprise pour les données, qui ne concernent pas que les clients mais prennent aussi les employés pour cible, la surveillance interne étant maquillée en climat d’émulation. Le PDG, Jeff Bezos, prend dans l’article des allures de Big Brother, comme le témoignage d’un ingénieur le suggère : «que le ciel vous aide si vous recevez un e-mail de Jeff ; c’est comme si le PDG de l’entreprise était dans votre lit à 3 heures du matin, comme si vous sentiez sa respiration sur votre nuque.»

Des «Amazoniens» aux «Amabots»

La plus grande prouesse d’Amazon, selon le New York Times, c’est d’avoir fait en sorte que ses employés eux-mêmes, notamment les plus influents, s’imprègnent des valeurs de leur dirigeant au point de les mettre en œuvre par conviction personnelle et sans plus s’en remettre aux «règles d’or». Cette transformation aurait même un nom : quand on ne fait plus qu’un avec le système, on n’est plus un Amazonien mais un Amabot. Les auteurs divisent la population Amazon en deux clans : ceux qui, malheureux au quotidien, font des économies en attendant de pouvoir quitter l’entreprise, et ceux qui, devenus partisans, font du zèle à l’excès. A l’image d’une employée qui raconte la fois où elle n’a pas dormi pendant quatre jours d’affilée, et en est venue à payer, sur ses deniers personnels et en secret, un agent indien pour l’aider dans sa tâche et accomplir une meilleure performance.

Pour Jodi Kantor et David Streitfeld, auteurs de l’article, Amazon interprète le terme «employé» au sens littéral. Si l’embauche ne s’y tarit jamais, c’est parce que la compagnie fonctionne sur ce fameux «turnover», cycle d’usure et de renouvellement de ses travailleurs. Les employés épuisés partent d’eux-mêmes, ou se voient invités à changer d’occupation grâce à la compétition interne institutionnalisée sous le nom de «Organization Level Review». Cette pratique régulière de réorganisation interne, qui était auparavant utilisée par Microsoft, General Electric ou encore Accenture Consulting, est décrite par le New York Times comme le paroxysme des jeux d’alliance et des coups bas. Cette gestion hautement stratégique de la main-d’œuvre opère en parallèle d’une guerre latente entre les générations : «Au cours des entretiens, les quadragénaires nous disaient être convaincus qu’Amazon les remplacerait par des trentenaires qui pourraient sacrifier davantage d’heures, et les trentenaires étaient certains que la compagnie préférerait des jeunes de vingt ans qui travailleraient plus dur encore», lit-on dans l’article.

Un «darwinisme réfléchi»

Amazon ne fait pas mystère de ce fort taux de renouvellement, et annonce que seulement 15% des employés restent plus de 5 ans au sein de la compagnie. Les départs ne sont pas considérés comme le signe d’un échec, mais comme une partie intégrante du système, permettant à la machine de tourner sans jamais s’épuiser. Robin Andrulevich, ancien cadre au sein des ressources humaines d’Amazon, parle même de «darwinisme réfléchi». Amazon prévoit d’ailleurs de grossir encore ses rangs pour maintenir l’afflux de main-d’œuvre : une nouvelle tour de 37 étages est presque achevée à Seattle, et attend la construction de ses deux voisines. A terme, Amazon devrait abriter 50 000 employés, soit trois fois plus qu’en 2013.

Le sévère article du New York Times n’est pas resté longtemps sans réponse. D’abord, Nick Ciubotario, cadre à la tête du département Développement de l’Infrastructure, et employé chez Amazon depuis 18 mois, a publié le 16 août sur le réseau professionnel en ligne LinkedIn une réponse point par point. De manière tout à fait spontanée, affirme-t-il : «Je souhaite d’abord déclarer fermement que PERSONNE ne m’a demandé d’écrire cet article, que personne n’a eu vent que j’allais l’écrire, et que personne ne l’a corrigé ou revu avant sa publication sur LinkedIn, à part ma femme, contrariée de me voir passer un beau samedi après-midi devant mon écran». Il fait part de son affection pour l’entreprise, qui, rappelle-t-il, a été déclarée meilleure entreprise par le «Reputation Institute», une boîte de conseil effectuant des sondages sur la popularité des grandes boîtes – CNN rappelle tout de même que «l’institut n’a pas précisé pourquoi ces entreprises en particulier étaient si populaires». L’employé d’Amazon dément par ailleurs une partie considérable de l’article du New York Times, en répondant à des allégations centrales sur les conditions de travail et les valeurs de la compagnie, mais aussi à des accusations plus anecdotiques. Détail amusant, il refuse ainsi que les tables de récupération meublant les locaux, faites à partir de portes, soient utilisées comme preuve de ce que la compagnie ne se soucie pas du confort des bureaux : «Ces tables sont une tradition d’Amazon, et quand on voit à quel point elles sont jolies par rapport à celles, blanc hôpital, industrielles et aseptisées, des autres compagnies, on devine qu’elles coûtent probablement bien plus cher».

La réponse cinglante de Jeff Bezos

Quelques heures après la réponse de son employé, Jeff Bezos faisait circuler dans son entreprise une lettre interne invitant à lire l’article du New York Times et la réponse publiée sur LinkedIn : «Cet article ne décrit pas l’Amazon que je connais, ni les Amazoniens attentionnés que je côtoie tous les jours», écrit-il en ajoutant que les comportements relatés dans le New York Times, s’ils existent un jour, ne bénéficieront d’aucune tolérance et devront immédiatement être signalés à son adresse jeff@amazon.com

Ce n’est pas la première fois qu’Amazon fait face à des critiques relayées par les médias. Et la polémique ne reste pas confinée à Seattle ni même aux Etats-Unis. En décembre 2013, Libération publiait le témoignage anonyme d’une employée d’un entrepôt d’Amazon dans la Drôme. Elle y racontait le rythme épuisant, la compétition à outrance et la «peur organisée» qui réglaient les journées de travail. Un reportage de juin 2014 évoquait les stratégies d’Amazon pour faire pression sur les employés et s’assurer que les grèves ne soient pas suivies. Plus récemment, au mois de mai, Libération décryptait la stratégie d’«optimisation fiscale» choisie par l’entreprise déclarant ses revenus dans les pays européens où l’imposition lui était plus favorable, par un jeu habile de facturation entre filiales. S’il reste difficile de juger si l’enquête du New York Times, tout de même basée sur une centaine d’entretiens, décrit la réalité d’Amazon ou des expériences plus marginales, on ne se trompera pas sur l’avis de Jeff Bezos si ces cas s’avèrent être légion : «Je pense sincèrement que quiconque travaillant dans une compagnie qui serait vraiment telle que le New York Times la décrit serait fou de rester. Je sais que je quitterais une telle entreprise», affirmait-il en conclusion de sa lettre interne du 16 août.

Laure ANDRILLON

Emploi. C’est ce lundi que le site va démarrer son activité à Chalon-sur-Saône. Amazon et le recrutement « à l’américaine »

 
 

Deux candidats en recherche d’emploi racontent leur parcours de prérecrutement pour rejoindre le nouveau site Amazon.

 

Tous les deux en recherche d’emploi, Pascal et Richard*, se seraient bien vus intégrer la nouvelle équipe constituée par Amazon pour son installation chalonnaise. Mais les deux hommes sont ressortis un peu amer des phases de prérecrutement organisé par le géant américain de la vente en ligne.

 

Le lancement de la plateforme demain se fera sans eux. Pascal, un Chalonnais de 40 ans, a directement été contacté par Pôle emploi, quant à Richard, le Franc-Comtois, c’est sur le site de son agence qu’il a trouvé l’annonce. « Quand ils sont venus annoncer avec le ministre qu’ils allaient embaucher 1 000 personnes, je me suis dit qu’il y aurait forcément quelque chose pour moi », se souvient Pascal titulaire d’une licence de cariste et ayant déjà travaillé dans la préparation de commandes. » Mais, comme Richard, il raconte aujourd’hui le prérecrutement un peu « bizarre » auquel il a dû se prêter : « C’était à l’américaine ! ». C’est via l’agence d’intérim Adecco, que les deux hommes ont passé la première étape du recrutement, un bref entretien : « On a parlé de mon expérience et des conditions de travail, puis on m’a proposé une date pour des tests écrits », énumère Richard. Ces « tests » c’est à la mission locale de Chalon que les candidats ont dû s’y prêter : « Ils ont commencé par nous dire qu’il ne fallait pas avoir peur de marcher 20 km/jour, de porter de lourdes charges et de faire des heures supplémentaires en période de pointe », raconte Pascal, qui s’attendait à de telles contraintes.

 

Les candidats, par session de 20, ont aussi eu droit à un petit film de présentation d’Amazon et des méthodes de travail « à l’américaine » de la société. « Ils expliquaient par exemple que là-bas fallait se tutoyer », se souvient Pascal.

Un test de logique

Après la vidéo, les candidats ont dû « plancher » sur un questionnaire de logique. Un tas de feuilles, de questions, et 35 minutes pour y répondre. « Ça ressemblait à un test de QI ». « Ces questionnaires ont été élaborés par Adecco et Amazon lors des recrutements pour leur site d’Orléans », explique Christophe Vojetta, directeur d’agence Adecco à Chalon. Les candidats doivent obtenir une note minimum pour passer à l’étape suivante. »

 

Cette note, c’est 7/10 et la correction se fait immédiatement. Richard a frôlé la note de 9 et Pascal a tout juste dépassé la barrière des 7. « C’était assez violent, ils ont dit : c’est bon, vous restez dans la salle. Et aux autres : merci d’être venus. »

Deux candidats frustrés

Les deux postulants ont ainsi décroché leur ticket pour un nouvel entretien : « On m’a demandé de venir avec un RIB, un extrait de casier judiciaire et tout le reste, pour moi c’était bon j’allais commencer dès lundi », détaille Pascal. Mais non. « Finalement on m’a dit que ma note n’était pas assez haute et que j’avais dans mon CV trop de périodes d’inactivité », raconte-t-il avec fureur.

 

Richard aussi a été déçu : « À la fin de l’entretien on m’annonce que je corresponds tout à fait, mais qu’Amazon ne recrute que 300 à 350 personnes finalement et que toutes les places sont déjà prises. » On explique alors à Richard que 40 places sont toujours à prendre pour le 13 septembre et que les 50 candidats ayant obtenu les meilleures notes sont sur liste d’attente : « Ces 50 personnes pourront recevoir un numéro de téléphone par SMS et devront appeler immédiatement. L’agence d’intérim m’a dit que c’était pour tester la réactivité des personnes sélectionnées », raconte-t-il effaré.

 

Ce SMS Richard l’attend toujours et conclut : « C’est étrange, on parlait d’un grand nombre d’emplois et d’un coup les portes se ferment sans explications. »

 

* Les prénoms des candidats ont été modifiés.

 

Contacté par le JSL pour présenter sa stratégie de recrutement le géant du e-commerce n’a pas souhaité donner suite. Amazon n’a pas, non plus, accepté d’ouvrir ses portes pour le grand lancement prévu demain à Chalon.

 

http://www.lejsl.com/faits-divers/2012/09/02/amazon-et-le-recrutement-a-l-americaine

 

l'article précité, relayé sur le net, a peut être "aidé" Amazon a essayer d'être un peu moins opaque :

 

  Après six mois d’activité, la plateforme logistique a enfin ouvert ses portes. Amazon joue la transparence

 
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Pour la première fois, la plateforme logistique du géant américain de l’e-commerce, Amazon, a pu être visitée par des élus et par la presse locale.

 

Des grille-pain, un Kiki rose, de la colle à moquette, des couches pour bébé par milliers… L’immense entrepôt d’Amazon, à Sevrey, abrite tous les articles susceptibles d’être commandés par les clients-internautes qui aiment tout particulièrement les articles de cuisine, l’électronique, les jouets et le bricolage. Des kilomètres de rayonnages qu’élus et journalistes ont pu sillonner hier, pour la première fois, encadrés par Frédéric Duval, directeur des opérations France, et Christophe Noé, directeur du site de Sevrey qui avaient à cœur de présenter une image positive de l’entreprise jusqu’alors si fermée. Leurs objectifs : démontrer le professionnalisme de l’entreprise et prouver l’adhésion des salariés à l’esprit Amazon.

 

« Notre première préoccupation, c’est la sécurité des employés », ont insisté les directeurs qui ont mis l’accent sur la formation. À l’embauche, chacun d’entre eux passe par l’école : la « safety school » (l’école de la sécurité), la « stow school » (l’école du stockage), la « pick school » (pour ceux qui sont chargés de sélectionner les produits commandés dans les rayons) et la « pack school » (pour les salariés qui emballent les articles). D’ailleurs, chez Amazon, tout le monde s’est mis à l’anglais et sans formation cette fois.

 

Lors de la visite, nous avons d’ailleurs pu nous adresser directement aux salariés : « Il y a une bonne ambiance ici », nous a assuré l’un d’entre eux, « on a tous la banane ! ». Payés « un peu plus que le Smic », ils bénéficient également d’un intéressement et reçoivent des actions d’Amazon à l’embauche. « On s’entend bien et j’apprécie la solidarité de mes collègues lors des coups de bourre », nous a indiqué une autre salariée. De quoi clouer le bec aux mauvaises langues !

 

http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2013/02/23/amazon-joue-la-transparence

 

Amazon accusé de faire surveiller ses salariés par des néo-nazis

Le distributeur en ligne Amazon a rejeté vendredi toute pratique discriminatoire après avoir été accusé dans un reportage télévisé d'avoir eu recours à une société de sécurité employant des néo-nazis pour surveiller certains de ses salariés en Allemagne.

Le reportage diffusé mercredi soir sur la chaîne ARD montre des intérimaires sur leur site d'hébergement, un village de vacances de la région de Hesse (ouest), encadrés par des vigiles en uniformes noirs portant des vêtements de la marque Thor Steinar prisée dans les milieux d'extrême-droite, et des bottes militaires.

 

Selon l'ARD, Amazon sous-traite la surveillance de ses intérimaires sur leur lieu d'hébergement à une agence de sécurité, appelée H.E.S.S. Security.

 

"Amazon ne tolère en aucune manière la discrimination ou l'intimidation et nous rejetons tout comportement de ce type", a réagi la filiale allemande du groupe américain, dans un communiqué publié vendredi. Le groupe a souligné qu'il prenait "très au sérieux" la sécurité et le confort de ses salariés.

 

"Nous contrôlons régulièrement nos prestataires de services extérieurs chargés de l'hébergement des saisonniers venus d'autres régions", a indiqué Ulrike Stöcker, porte-parole du distributeur en Allemagne.

 

Le document télévisé dénonçait aussi les conditions de travail des intérimaires travaillant dans les centres logistiques d'Amazon, parmi lesquels de nombreux immigrés étrangers, notamment Espagnols qui ont quitté leur pays frappé par la crise, pour travailler en Allemagne.

 

Selon l'ARD, des centaines de travailleurs, arrivés en Allemagne par bus, ont été l'objet de fausses promesses de salaires, leur rémunération effective étant inférieure de plus de 10% à celles annoncées. Mais Amazon a réfuté les chiffres avancés dans le reportage.

 

Amazon emploie 7.700 salariés dans des centres logistiques en Allemagne. Des centaines d'intérimaires sont embauchés en outre de façon saisonnière.

 

(AFP)

 

http://actu.orange.fr/high-tech/amazon-accuse-de-faire-surveiller-ses-salaries-par-des-neo-nazis-afp_1359160.html

 

Le phénomène anti-Amazon prend de l'ampleur en Europe

 

En Europe, ils sont de plus en plus nombreux à s'élever contre le géant américain. Arriveront-ils à le faire plier ?

 
 

Amazon n’a pas que des amis. En France, l’entreprise américaine touche des aides publiques tout en pratiquant "l’optimisation fiscale", une pratique qui consiste à ne pas payer ses impôts dans le pays où on fait des affaires. Du coup, elle s’est attirée les foudres des acteurs du livre mais aussi des politiques qui se sont émus de cette contradiction et préparent une loi qui obligera Amazon et d’autres multinationales à cesser cette piraterie fiscale. Mais les choses ne sont pas allées très loin.

 

La situation est très différente en Grande Bretagne où les libraires Frances et Keith Smith ont rédigé une pétition contre l’évasion fiscale d’Amazon. Ils ont déjà plus de 90.000 signatures dont celle de Margaret Hodge, présidente de la cour des comptes britannique. Ils attendent d’en avoir 100.000 pour l’envoyer à David Cameron. Le motif de cette pétition ? Il est indiqué dès la première phrase : "nous payons nos impôts, Amazon doit le faire aussi."

 

Cette pétition fait suite au mouvement "Boycott Amazon" lancé à l’automne dernier. Loin d’être anecdotique, il commence à avoir des conséquences : selon Bookseller, sur un échantillon de 52 libraires indépendants, près de la moitié ont un chiffre d’affaires en hausse, les consommateurs revenant vers les librairies physiques en raison du "Boycott Amazon".

 

Scandale néonazi en Allemagne

 

En Allemagne, plusieurs phénomènes anti-Amazon ont vu le jour. Côté libraires, cinq acteurs puissants ont décidé de s’allier pour faire concurrence au Kindle, la liseuse phare d’Amazon. L’éditeur Bertelsmann, l’opérateur Telekom, ainsi que les chaînes de librairies Thalia, Wetbild et Hugendudel ont lancé le Tolino Shine le 7 mars au prix de 99,99 euros. L’objectif est limpide : concurrencer frontalement Amazon. Le catalogue contient déjà 300.000 livres en allemand. La liseuse sera présente dans 1.500 points de ventes des chaînes de librairie tandis que Telekom apportera son savoir-faire dans le cloud avec des possibilités de stockage en ligne.

 

Mais un autre scandale a frappé Amazon. Le groupe aurait engagé des vigiles néonazis. L’affaire a été révélée par la diffusion d’un reportage le 13 février dernier sur la chaîne ARD. Des images montrent comment les employés saisonniers, dont beaucoup sont immigrés, sont surveillés par une entreprise extérieure. Mais cette dernière est soupçonnée d’employer des néo-nazis. Des nazis pour surveiller des immigrés... Le scandale a fait grand bruit dans les médias, d’autant plus que le reportage pointait aussi des entorses au droit du travail et les salaires scandaleusement bas des employés.

 

Pour aller plus loin :

 

http://www.ethicalconsumer.org/boycotts/boycottamazon.aspx

http://www.change.org/en-GB/petitions/amazonuk-pay-corporation-tax-in-the-uk

 

Paul Loubière

 

http://www.challenges.fr/internet/20130308.CHA7151/le-phenomene-anti-amazon-prend-de-l-ampleur-en-europe.html

 

Amazon à l'heure du boycott

Samedi 30 Mars 2013
 
Aude Lancelin

Il y a quelque chose de flétri au royaume d'Amazon. L'an dernier encore, le géant de la vente en ligne flambait avec sa liseuse Kindle au Salon du livre, à Paris. Cette année, il préfère renoncer à y occuper le moindre mètre carré, tel le dieu caché de Pascal autour de qui tout se polarise mais qui ne saurait apparaître. Alors que la résistance à ses pratiques capitalistiques agressives s'organise depuis peu à travers l'Europe entière, c'est peu de dire en effet que la firme a désormais un «petit problème d'image».

Dernier symbole en date : l'entrée en lice des auteurs dans le combat anti-Amazon, le 15 mars dernier. Journaliste d'investigation très célèbre en Allemagne, Günter Wallraff, l'auteur de Tête de Turc (1985), a ainsi déclaré renoncer à voir ses livres vendus en ligne dans un entretien pionnier accordé au magazine Buchreport. En cause, un reportage de la chaîne de télévision ARD révélant les méthodes de surveillance d'Amazon à l'égard de ses saisonniers allemands, et son recours à une société de vigiles au crâne rasé, Hess Security, dont le nom a aussitôt résonné outre-Rhin comme un délicat hommage à Rudolf Hess, le factotum de Hitler.

Ajouté à la fâcheuse tendance de la firme américaine à contourner le fisc des pays qu'elle investit, cet incident n'est évidemment pas la seule cause de l'appel de Wallraff à boycotter ses étals numériques. En invitant chacun à se rendre dans les librairies physiques, c'est une action urgente que celui-là réclame afin d'éviter que nos centre-villes ne se transforment en véritables déserts culturels soumis à la loi monopolistique de ce genre de pieuvres. Là où passe Amazon, dont le patron, Jeff Bezos, s'est juré d'éliminer les intermédiaires entre l'écrivain et le lecteur, il est désormais clair en effet que l'écosystème précaire du livre ne repoussera pas.

Hélas, le discours à la fois totalitaire et démagogique de tous les Bezos de la Terre pourra toujours compter sur une certaine crétinerie progressiste comme ultime alliée. Ces «esprits forts» qui vous expliquent que les adversaires d'Amazon, comme les adeptes de la marine à voiles en leur temps, seront fort heureusement balayés par l'histoire. Ces gens inaptes à comprendre qu'un apparent progrès se paye souvent d'une régression et qui considèrent, tels le Pangloss de Candide, que tout avance toujours vers le mieux et, surtout, que les choses ne peuvent jamais aller autrement qu'elles vont.

A ces amis du pire, le logo de l'association Paris librairies, qui regroupe 60 libraires indépendants unis dans une lutte concrète contre l'actuel géant de la vente en ligne, adresse aujourd'hui un défi plein de panache. Il s'agit d'un simple dessin. Sur la gauche, on y aperçoit une frise de l'évolution inversée. Un homme en train de régresser vers le singe. Sur la droite, un autre personnage lui tourne résolument le dos, un livre à la main. Un simple dessin, disait-on. Une trouvaille géniale, destinée à être placardée sur les murs de la capitale autant que disséminée sur les réseaux sociaux. Il n'est pas interdit d'y voir un précipité visuel de toutes les luttes du futur.
 
http://www.marianne.net/Amazon-a-l-heure-du-boycott_a227621.html
 

Infiltré chez Amazon pour écrire un livre :

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2013/05/13/infiltre-chez-amazon-pour-ecrire-un-livre

Le géant de l'internet Amazon serait-il un système de Ponzi?

 

http://www.express.be/business/fr/technology/le-geant-de-linternet-amazon-serait-il-un-systeme-de-ponzi/194114.htm

MarketPlace, "le bon coin" façon Amazon, sous haute surveillance

Ils sont amateurs ou pros et utilisent la plate-forme de vente d'Amazon pour arrondir leurs fins de mois. Mais ignorent souvent que leurs performances sont suivies de près. Une traque qui peut leur coûter cher :

 

http://www.challenges.fr/entreprise/20130812.CHA3001/marketplace-le-bon-coin-facon-amazon-sous-haute-surveillance.html

 

« Les travailleurs chez Amazon ont des conditions de travail dignes du XIXe siècle » :

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/16/les-travailleurs-chez-amazon-ont-des-conditions-de-travail-dignes-du-xixe-siecle_3517609_3234.html

 

Amazon - Le Père Noël est une ordure

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/amazon-le-pere-noel-est-une-ordure-145256

 

La Bourse de New York a notamment été plombée par le plongeon du titre du géant Amazon et les doutes accrus sur sa capacité à être bénéficiaire. (25/07/2014, extraits)

Wall Street a fini la semaine d'humeur sombre vendredi, plombée notamment par les résultats trimestriels d'Amazon, jugés préoccupants. Le plongeon du titre du géant Amazon et les doutes accrus sur sa capacité à être bénéficiaire ont miné l'humeur des investisseurs dès l'ouverture du marché. L'action s'est effondrée de 9,65 %, à 324,01 dollars. Non seulement Amazon a accusé une perte bien plus nette qu'attendu au deuxième trimestre, mais le groupe a en outre prévenu que son horizon financier serait loin de s'éclaircir au cours des mois suivants, avec une perte d'exploitation de plus en plus importante.

 

http://www.lepoint.fr/economie/wall-street-finit-sa-semaine-d-humeur-sombre-25-07-2014-1849230_28.php

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