BPCE : la rentabilité des réseaux souffre

Publié le par ottolilienthal

BPCE affiche un bénéfice trimestriel de 668 millions, en chute de 28% sur un an. Le Crédit foncier a cédé 1,5 milliard d’euros de titres en 2012.

Plus que ses concurrents, BPCE accuse le choc du ralentissement économique français. Le groupe, né au cœur de la crise financière du début 2009 de la fusion entre les Caisses d’épargne et les Banques populaires, tire désormais 70 % de ses revenus de son activité de banque de détail. Les provisions sur clients défaillants de ses deux réseaux, Banque populaire et Caisse d’épargne, ont progressé sur un an de respectivement 90 et 42 %.

 

Pour François Pérol, le président du directoire du groupe, cette augmentation s’explique par «une anticipation du ralentissement économique et un dossier exceptionnel, qui a coûté 113 millions d’euros». À titre de comparaison, les réseaux de BNP Paribas affichent sur la même période un montant de provision, ou de coût du risque, stable sur un an.

La rentabilité des deux réseaux se dégrade. L’ancien mouton noir du groupe, Natixis, dont le périmètre a été drastiquement revu à la baisse, limite en revanche les dégâts. Rebaptisé «banque de grande clientèle», Natixis affiche un bénéfice net en baisse de 22 % sur un an, à 394 millions d’euros. Son bénéfice est dopé par un gain exceptionnel, lié à la réévaluation de sa dette, de 143 millions d’euros. Pour François Pérol, «ces performances sont plus qu’en ligne avec le secteur».

Forte solvabilité

Le Crédit foncier poursuit de son côté son plan d’adaptation. En novembre dernier, BPCE avait renfloué sa filiale à hauteur de 1,5 milliard d’euros afin d’éponger ses pertes sur son portefeuille de créances grecques. La filiale a été recentrée sur l’immobilier en France. Elle s’est engagée d’ici 2016 à réduire ses effectifs de 12 % et son bilan de 130 milliards d’euros, à un peu moins de 120 milliards. Près de 3 milliards de cessions de titres ont été réalisées depuis le lancement du plan, lesquelles ont généré une moins-value nette de 71 millions d’euros avant impôt au premier semestre 2012.

 

Au final, BPCE affiche un bénéfice trimestriel de 668 millions, en chute de 28 % sur un an. Depuis un an, le groupe a accéléré son effort d’accumulation de fonds propres. La direction a confirmé son objectif d’atteindre, «sans faire appel au marché mais en utilisant le levier des parts sociales», un ratio de solvabilité de 9 %, à échéance 2013, dans le cadre des nouvelles exigences réglementaires. En parallèle, le groupe a réduit ses besoins de refinancement de 23 milliards d’euros en un an.

 

http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/bpce-la-rentabilite-des-reseaux-souffre-256725

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