Pic de la civilisation: vers un effondrement économique et démographique

Publié le par ottolilienthal

  

Mac Slavo est l'éditeur du site Shtfplan.com. Il réflechir sur les conséquences de la crise à venir et propose à ses lecteurs des solutions pour s'y préparer

 

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-pic-de-la-civilisation-vers-un-effondrement-economique-et-demographique.aspx?article=3867483500G10020&redirect=false&contributor=Mac+Slavo.




Des chercheurs travaillant pour un groupe de réflexion à la renommée internationale ont développé un programme capable de prédire les résultats catastrophiques qui découleront de notre mode de vie actuel et de notre consommation de plus en plus importante de pétrole, de nourriture et d’eau potable.

Selon une équipe de scientifiques travaillant au Massachussetts Institute of Technology, lorsque le point de rupture apparaîtra, d’ici à 2030, nous assisterons à une révolution conceptuelle telle que nous n’en avons encore jamais fait l’expérience au cours de notre histoire – et qui ne débouchera pas uniquement sur un effondrement total des économies du monde, mais également sur des pénuries de nourriture et d’énergie qui s’avèreront fatales pour plusieurs centaines de millions de personnes.


Cette étude récente, faite à la demande de l’organisation The Club of Rome, qui avait déjà publié dans les années 1970une recherche environnementale controversée à ce sujet, intitulée The Limits to Growth (vidéo). Elle présente, grâce à un simulateur informatique, les différents scénarios sur lesquels les développements globaux actuels pourraient éventuellement déboucher.

Voici l’extrait d’un article paru dans Smithsonian Magazine à ce sujet:

Une recherche publiée récemment a confirmé une étude ayant été faite il y a plus de 40 ans de cela. Son verdict : nous nous dirigeons tout droit vers la catastrophe. Ce sont les mots du physicien Australien Graham Turner, l’homme ayant revisité l’un des travaux les plus controversés des années 1970, intitulé The Limits to Growth.

Ecrite par les chercheurs du MIT en le nom de l’organisation Club of Rome, cette étude présente les simulations informatiques de différents scénarios auxquels nous pourrions assister dans le futur. Selon les résultats présentés par cette étude, si nous continuons de consommer plus que ce que la nature n’a à nous offrir, nous pourrions assister à un effondrement économique global et à des pénuries de nourriture d’ici à 2030.


Turner a utilisé ce même processus en entrant les données de 1970 dans son ordinateur. Les résultats prédits par l’ordinateur pour l’an 2000 se sont trouvés être extrêmement proches de la réalité. ‘C’est un signal d’alarme que j’essaie de sonner ici’, dit-il. ‘Nous n’avons pas choisi la bonne trajectoire’.

L’organisation Club of Rome compte aujourd’hui parmi ses adhérents des membres haut-placés de gouvernement...t d'entreprises venant des quatre coins du monde. Beaucoup ont autrefois suspecté cette organisation de n’être autre qu’un mécanisme visant à développer la gestion environnementale et sociale par le gouvernement, par le biais d’initiatives telles que l'Action 21 des Nations Unies, ainsi qu’à développer le système de taxes sur les émissions de gaz à effet de serre ; ce qui ne permettrait qu’à placer l’ensemble des richesses du monde entre les mains d’une poignée d’élites littéralement placés au sommet de la chaîne alimentaire.

Mais malgré les motivations ultérieures du Club of Rome, il n’en demeure pas moins qu’elle ne soit pas la seule association à nous avoir mis en garde de la catastrophe vers laquelle nous nous dirigerons si nous ne diminuons pas rapidement notre croissance démographique et notre niveau de consommation. Dans un récent documentaire d’History Channel intitulé Prophets Of Doom, Michael Ruppert de chez Collapsenet nous mettait en garde contre un scénario similaire, expliquant que même si nous disposions toujours de pétrole dans le futur, son prix serait si exorbitant qu’il serait impossible pour la civilisation humaine de maintenir son niveau de consommation. Selon Ruppert, la dernière grande bulle que nous verr...ulation humaine.

Parmi les problèmes de ressources ayant été mis en lumière ces dernières années, nous pouvons compter la disponibilité des réserves d’eau potable et la capacité de production de notre système agricole actuel. Dans la mesure où l’ensemble de nos ressources naturelles sont interdépendantes, si l’une venait à faiblir, comme par exemple la capacité de production de pétrole, alors il deviendrait impossible pour les fermiers de faire pousser de la nourriture, ou pour les camions de transporter cette nourriture vers les centres commerciaux. Le même scénario est applicable à une pénurie des réserves d’eau potable, non seulement indispensables à la vie humaine, mais également à la production pétrolière, à la production alimentaire et à bien d’autres industries nécessaires à la civilisation humaine.

Il est clair que nous ayons développé un système de consommation qui ne puisse être soutenu sur le long terme. Dans le même temps que Club of Rome et d’autres organisations du même type nous demandent d’agir dans l’intérêt du futur de l’Humanité, cinquante années de recherches n’ont fait qu’empirer les choses, nous rapprochant toujours plus d’un point de rupture capable d’emporter jusqu’à plusieurs milliards de personnes sur son passage.

Un autre point ayant été levé par l’étude menée par les chercheurs du MIT, qui ne soit quant à lui pas décrit comme étant une conséquence directe de notre consommation globale, est l’effondrement global de la société du fait d’un nombre trop important de machinations monétaires, financières et politiques.

Les trillions de dollars ayant été imprimés au cours de ces quelques dernières décennies, tout comme la situation pétrolière, deviendront rapidement impossible à surmonter. Dans la mesure où notre système de consommation est essentiellement basé sur la dette, cela pourrait avoir les mêmes conséquences qu’un pic pétrolier. La dette, même lorsqu’imprimée à partir de rien, représente essentiellement une promesse liée à une ressource. Elle se base sur l’idée que quelque chose finira par être créé par quelqu’un en échange d’un prêt. Nous, petites gens que nous sommes, représentons les collatéraux de toutes les dettes pesant sur notre système. Aujourd’hui, nous n’avons plus ni le temps ni l’énergie nécessaire au remboursement de toute cette dette – s’élevant à 200 trillions de dollars pour les Etats-Unis seuls.

Ainsi, ce ‘pic de la dette’ créé pour nous sauver du problème qu’est celui du manque de ressources nous a peu à peu menés vers un éventuel pic pétrolier et de futures pénuries d’eau. Lorsque notre dette atteindra finalement un niveau limite, ses collatéraux deviendront incapables de générer assez de rendements pour pouvoir la rembourser. Le terme ‘dommages collatéraux’ prendra un sens bien nouveau.

Avec sept milliards de personnes sur Terre, notre système actuel ne sera pas capable de supporter infiniment les besoins quotidiens de la population mondiale. Les solutions ayant été présentées au cours de ces 50 dernières années ne se sont jusqu’à présent pas prouvées efficaces, malgré les quantités de monnaie ayant été dépensées et le nombre de libertés ayant été bafouées.

Doucement mais sûrement, nous nous approchons du ‘Pic de la Civilisation’. Lorsque cette bulle explosera, le krach se manifestera sous la forme de famines, de maladies et de conflits globaux.


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