Chaud devant, +4 °C...et au delà...

Publié le par ottolilienthal

Publicité

Chaleur et US Army....

L'USS Abraham Lincoln est l'un des navires les plus puissants au monde, mais il présente une faiblesse insoupçonnée : le soleil. Dans cette vidéo, nous explorons les raisons pour lesquelles la chaleur du Moyen-Orient transforme ce porte-avions nucléaire en une véritable poêle à frire. Des conditions de « drapeau noir » aux brûlures subies par les marins à travers leurs bottes, découvrez les principes physiques qui expliquent la lutte de la Marine américaine contre les températures extrêmes.

https://www.youtube.com/watch?v=ZtsbvRP9tRs

L'exploitation d'un porte-avions de 100 000 tonnes au Moyen-Orient, véritable « île d'acier », durant la haute saison (de mai à septembre), engendre un cercle vicieux de contraintes mécaniques et physiologiques. Sur un porte-avions comme l'USS Abraham Lincoln ou l'USS George H.W. Bush, le pont d'envol se transforme en un immense dissipateur thermique pouvant atteindre des températures supérieures à 65 °C (150 °F).

1. Pont d'envol et détérioration structurelle :


Le pont d'envol n'est pas une simple surface plane ; il s'agit d'une structure complexe composée de revêtements antidérapants et d'acier spécialisé.


– Dégradation du revêtement antidérapant : Le revêtement antidérapant abrasif appliqué sur le pont se dilate et se contracte à des rythmes différents de ceux de l'acier sous-jacent. Une chaleur extrême peut provoquer le cloquage ou l'écaillage de ce revêtement. Si ces fragments sont aspirés par un réacteur, ils peuvent causer des dommages catastrophiques dus à l'introduction de corps étrangers (FOD).
– Dilatation et déformation : Bien que les navires soient conçus pour la dilatation thermique, la chaleur intense exerce une contrainte extrême sur les déflecteurs de jet (JBD). Les systèmes hydrauliques qui lèvent et abaissent ces panneaux peuvent subir des défaillances d'étanchéité ou une fluidification du fluide, ce qui allonge les temps de cycle lors des lancements.

2. Équipements aéronautiques et électroniques :


La principale menace pesant sur l'escadrille est la densité de l'air et les contraintes thermiques.


– Perte de portance et de charge utile : L'air, en se réchauffant, devient moins dense. Cela réduit la portance générée par les ailes et la poussée des moteurs. Parmi les conséquences prévues, on peut citer l'allègement des aéronefs : les pilotes doivent emporter moins de carburant ou de munitions pour décoller en toute sécurité, ce qui réduit directement l'efficacité au combat.


– Surchauffe des composants électroniques : L'avionique des F/A-18 et des F-35C est refroidie par des systèmes de contrôle environnemental qui peinent à fonctionner lorsque l'air ambiant admis atteint déjà 43 °C (110 °F). La chaleur intense accélère la dégradation des condensateurs et des transformateurs, ce qui entraîne une augmentation des erreurs de diagnostic (« Aucune panne détectée ») : les systèmes dysfonctionnent puis refonctionnent une fois refroidis dans le hangar.


– Fatigue des pneus et des joints : Les composants en caoutchouc, notamment les pneus du train d'atterrissage et les joints hydrauliques, se dégradent beaucoup plus rapidement. Les températures élevées sur le pont peuvent ramollir le caoutchouc des pneus, les rendant plus susceptibles de se déformer lors de l'atterrissage, notamment à haute température.

3. Personnel : Le facteur humain.


Le commandant des opérations aériennes et les équipages de pont sont les plus exposés aux risques.


– État d’alerte maximale : En cas de fortes chaleurs, la Marine active l’état d’alerte maximale, limitant drastiquement l’activité physique. Toutefois, en situation de combat ou de forte tension, ces limites sont souvent dépassées.


– Déclin cognitif : Des études montrent que même une légère augmentation de la température corporelle interne peut entraîner une baisse des temps de réaction et de la précision des prises de décision pouvant atteindre 20 %. Sur un pont d’envol, où la moindre erreur peut être fatale, il s’agit de la détérioration la plus dangereuse.


– Coups de chaleur : Il est fréquent que les porte-avions en mer d’Arabie septentrionale prennent en charge quotidiennement des dizaines de marins souffrant d’épuisement dû à la chaleur. Malgré la présence de points de rafraîchissement et l’hydratation forcée, le port de lourds vêtements ignifugés et d’équipements de protection individuelle (EPI) est extrêmement éprouvant.

4. Impacts opérationnels prévus –


Heures de main-d’œuvre de maintenance : Pour chaque heure de vol, les besoins en maintenance doublent généralement en cas de fortes chaleurs en raison de l’usure des moteurs et des systèmes de refroidissement.


– Consommation d’eau accrue : Les usines de distillation du navire doivent fonctionner en surrégime pour fournir l’eau douce nécessaire à l’hydratation du personnel et au nettoyage des moteurs (nécessaire pour éliminer le sel et le sable qui se déposent sur les pales des turbines).

sans commentaire....

Le mystère de la Chaleur inexpliquée des 3 dernières années...
 
Divers facteurs temporaires (El Niño, SO2​, Soleil) ont amplifié le réchauffement climatique sur les années 2023-2024 (et 2025)...
 
L'architecte principal de ces records reste toutefois le même : le réchauffement climatique causé par les gaz à effet de serre d'origine humaine.
 
Ces facteurs temporaires expliquent-ils la totalité de la chaleur exceptionnelle des 3 dernières années ?
 
Cet article de Carbon Brief analyse l'augmentation exceptionnelle (au-delà des prévisions du réchauffement) des températures mondiales en 2023, 2024 et 2025.
 
L'année 2024 est devenue la première à dépasser 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels. Ces pics sont bien supérieurs à ce que la tendance à long terme prévoyait, avec 2024 étant 0,25°C plus chaude que l'attendu, 2023 plus chaude de 0.18°C et 2025 plus chaude de 0.11°C.
 
En se basant uniquement sur la variabilité interannuelle et la tendance de fond du réchauffement climatique, on s'attendrait à ce que les températures dépassent la tendance à long terme dans les proportions observées en 2023 une fois tous les 25 ans, en moyenne. L'année 2024 serait un événement qui n'arrive qu'une fois tous les 88 ans, tandis que 2025 serait un événement moins inhabituel, n'arrivant qu'une fois tous les sept ans.
 
3 années exceptionnelles à la suite est encore plus improbable et cette analyse de Carbon Brief permet de faire le point sur un sujet inquiétant bon nombre de spécialistes depuis 3 ans
 
L'analyse de Carbon Brief attribue cette chaleur inhabituelle à la combinaison de plusieurs facteurs, qui, ensemble, expliquent la majorité de la surchauffe inattendue de 2024 et environ la moitié de celle de 2023.
 
Ces 3 Facteurs Clés sont :
 
1. El Niño Puissant (2023) qui a mis le feu aux poudres
L'événement El Niño de 2023-2024 était le 4e plus fort jamais enregistré. Il est surtout inhabituel car il a provoqué une chaleur record très tôt dans l'année 2023.
 
2. Un cycle solaire plus fort que prévu a légèrement augmenté l'énergie solaire atteignant la Terre.
Cet effet est le plus important sur 2023 (et aussi 2025 à priori)
 
3. Baisse des Aérosols qui font moins de pollution visible... mais plus de réchauffement !
La réduction rapide des émissions de dioxyde de soufre (SO2​), notamment dans le transport maritime international (nouvelles réglementations) et en Chine. Les particules de SO2​ (aérosols) ont un effet qui refroidit la planète, masquant une partie du réchauffement induit par les gaz a effet de serre. Les retirer permet au réchauffement de s'exprimer clairement... à nos dépends.
 
Le retour de bâton est brûlant.
 
Remarque : L'éruption du Tonga (2022)
 
Contrairement aux éruptions passées qui refroidissaient la Terre (via le soufre), celle-ci a injecté en plus une quantité massive de vapeur d'eau (un puissant gaz à effet de serre) dans la stratosphère. L'impact net total est cependant estimé comme légèrement refroidissant.
 
Malgré ces facteurs, l'analyse montre qu'une partie significative de la chaleur, notamment en 2023, reste inexpliquée par les seuls phénomènes connus.
 
Le verdict scientifique est clair :
 
L'accélération est si forte que même la science est surprise. Il manque encore la moitié de l'explication.
 
La variabilité naturelle pourrait expliquer cela, mais les chercheurs soulignent que cette chaleur record pourrait aussi être un signal que la sensibilité du climat aux émissions humaines est plus élevée que prévu, notamment en raison d'une possible diminution de la couverture nuageuse.
 
Les 2 facteurs se combinent, rendant l'analyse difficile.
 
Une accélération plus forte que prévue (les prévisions ne sont déjà pas très positives) du réchauffement climatique est donc toujours possible.
 
Seules les prochaines années pourront infirmer ou confirmer cela
(par adrien Couzinier)
+3 degrés dès le milieu du siècle ? Ce serait un scénario absolument catastrophique, mais envisagé sérieusement dans un papier de la Société allemande de Physique et de la Société allemande de Météorologie.
 
Un tel niveau de réchauffement apparait hors du consensus scientifique établi par le GIEC, dont le scénario médian atteint +2,7 C d'ici 2100.
 
Deux des co-auteurs du papier allemand s'expliquent dans cette interview.
 
 
Extrait traduit en français :
 
"Le risque d'une augmentation de 3 °C d'ici 2050 s'inscrit dans les scénarios les plus pessimistes du GIEC. Et malheureusement, les données récentes concordent davantage avec ces derniers.
 
Nous constatons une nette accélération du réchauffement : depuis l'industrialisation, il a fallu 65 ans pour que la température mondiale augmente de 0,5 °C. Il n'a ensuite fallu que 28 ans pour atteindre 1 °C. Nous pourrions franchir le seuil des 1,5 °C en seulement 17 ans, peut-être dès l'année prochaine.
 
Les hausses d'un demi-degré se succèdent de plus en plus rapidement.
 
Il y a ensuite la question de la température des océans. Les océans ont longtemps constitué un tampon important contre le réchauffement. Mais depuis deux ans et demi, nous assistons à une forte hausse. Si cela continue, les océans absorberont moins l'énergie supplémentaire causée par les gaz à effet de serre, et les températures dans l'atmosphère augmenteront plus rapidement.
 
La hausse des températures océaniques s'inscrit dans une tendance plus large, plusieurs indicateurs laissant présager une accélération du changement climatique. Une quinzaine de scientifiques issus de nos deux sociétés ont passé 18 mois à compiler les conclusions actuelles.
 
Ils ont notamment débattu pour savoir si les fortes hausses de température mondiale observées ces dernières années relevaient d'un simple bruit statistique ou révélaient une tendance claire.
 
De nouvelles études suggèrent que la sensibilité climatique pourrait être plus élevée que prévu, ce qui signifie qu'une même quantité de CO₂ entraîne une augmentation des températures plus importante que nous le pensions. Cela confirme l'idée qu'il existe une tendance."
 
Voici le lien vers la déclaration, en allemand.
(publié par Cyrus Farhangi)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Publicité
La Société météorologique allemande et la Société physique allemande avertissent aujourd'hui que le réchauffement climatique pourrait atteindre 3 °C dès 2050 !
 
Ci dessous, des extraits traduits :
 
On ne peut plus le nier : le changement climatique se poursuit sans relâche et s'accélère.
« La limite de 1,5 °C de réchauffement climatique convenue à Paris pourrait déjà avoir été dépassée de manière irréversible. La limite de 3 °C pourrait être dépassée dès 2050. »
 
[Note d'Adrien couzinier, ce serait le scénario du pire, mais un scénario possible. Il serait bien que nos dirigeants se préparent au pire]
 
Le réchauffement accéléré menace la vie et l'intégrité physique
 
« Les conditions météorologiques de plus en plus extrêmes rendent l'agriculture prévisible difficile, voire impossible dans certains cas. Il existe un risque élevé que les limites d'habitabilité soient dépassées dans certaines régions du monde.
 
Cela augmenterait considérablement le risque que les populations soient contraintes de quitter ces régions. »
 
Une action collective décisive peut empêcher la perte de contrôle
 
« Nous appelons donc tous les acteurs politiques allemands à prendre conscience du danger réel que représente le réchauffement climatique progressif causé par l'homme et de l'urgence d'agir. » :
(Par Adrien Couzinier)
L'heure est grave : un des plus grands climatologues du monde, le docteur James Hansen, lance un cri d'alarme...
 
"Les scientifiques qui voient et comprennent la menace doivent s’exprimer..
 
Sensibilité climatique
 
Les trois méthodes d’analyse – paléoclimat, observations satellites et modélisation climatique – indiquent une sensibilité climatique nettement plus élevée que la meilleure estimation du GIEC de 3 degrés Celsius ; notre meilleure estimation est de 4,5 degrés Celsius.
remarque : 4,5 °C se situe dans la plage très probable définie par le GIEC. « Sur la base de multiples sources de preuve, la plage très probable de la sensibilité climatique à l’équilibre est comprise entre 2 °C et 5 °C » (GIEC AR6 WG1 SPM A.4.4).
 
Inaction gouvernementale
 
Mes interactions avec le gouvernement révèlent des décennies d’échec pour prendre des mesures sensées, peu coûteuses, et efficaces pour répondre aux besoins énergétiques et au changement climatique. Le problème vient des intérêts financiers particuliers, notamment l’industrie des combustibles fossiles et le complexe militaro-industriel, qui influencent les politiques.
 
Militarisme
 
Le militarisme tend à créer des ennemis permanents et empêche la coopération mondiale nécessaire pour faire face au changement climatique.
 
La science elle-même est menacée aujourd’hui, d’une manière que je pensais désormais impossible : la tentative du président Trump de fermer les laboratoires climatiques et d’arrêter la collecte des données climatiques constitue une nouvelle menace qui mérite une attention particulière.
 
Les scientifiques qui voient et comprennent la menace doivent s’exprimer."
 
Expliquer ce cri d'alarme est simple : dépasser les +1,5°C va créer beaucoup, beaucoup de malheurs et monter au-delà va les augmenter pour chaque dixième de degré en +.
 
Avec une sensibilité climatique + élevée, ce franchissement de niveau de malheur supplémentaire va se faire assez rapidement.
 
De plus, il est très peu probable que nous puissions revenir en arrière. Cet état délabré risque donc de durer des siècles : nous devons l'éviter à tout prix.
(par adrien Couzinier)
 
https://www.facebook.com/jeanmarc.jancovici/posts/pfbid04gmm2YKg2memLzdSJrf44svc6UFmD3vA8DutFvVfRVxvmeQZDX33etvanN6U8Hr5l?ref=embed_page
 
(les plus courageux pourront parcourir les centaines de commentaires...)

46°C en Espagne : retour sur le « moment Pearl Harbor »

 
[46°C en Espagne]. Dôme de chaleur en Europe. L’acteur politique qu’est devenu « Gaïa » va-t-il réveiller les Européens ? Sommes-nous à la veille d’une révolte écologique qui fera enfin basculer notre continent vers une mobilisation générale écologique, en renversant la Réaction écocidaire en cours depuis plusieurs années ?
 
Rien n’est moins sûr. Les chocs écologiques pourraient produire encore plus de déni et de Réaction.
 
Je suis toujours à l’affût d’un « moment Pearl Harbor » écologique. Un grand moment de prise de conscience de la catastrophe écologique, sous l’effet d’un choc particulièrement puissant, qui déclenche un renversement total des priorités politiques pour décréter un « État d’urgence » et une « mobilisation générale » de la puissance publique.
 
Ce moment Pearl Harbor fait mathématiquement partie de la description de la trajectoire historique. Il peut cependant avoir lieu ou pas. Sa probabilité augmente nécessairement avec l’aggravation de l’Écocide.

 

Mais cela ne signifie pas qu’il se produira car d’autres forces politiques et culturelles s’assurent de détruire notre capacité à élaborer une narration efficace des événements réels, cf. les attaques trumpistes sur la science, l’administration et la presse. Sans capacité d’élaboration psychologique et culturelle, l’événement est nié et dénié. L’Histoire documente bien ces peuples entiers qui nient complètement l’existence de faits historiques majeurs dans leur parcours (parfois un génocide de plusieurs millions de personne, qui « n’a jamais eu lieu » dans l’esprit national).

 

Donc même une gigantesque catastrophe écologique pourrait ne déclencher aucun  réflexe politique salvateur. Voire pourrait renforcer au contraire le blocage par réactance psychologique. L’être humain se caractérise en effet par sa capacité à réagir dans le mauvais sens à des injonctions au changement urgent, y compris les injonctions qui émanent du mur de la réalité physique. Plus vous insistez, plus il se braque et renforce ses objections. Jusqu’à en mourir plus qu’à son tour. Mourir plutôt que changer ses croyances sur le Réel est ainsi la norme et non l’exception. La condition humaine est celle du déni. Je dénie donc j’existe.
 
C’est pourquoi il faut rester ouvert au scénario beaucoup plus pessimiste, qui tend vers Mad Max après quelques décennies. Sans moment Pearl Harbor, avec une capacité d’interprétation scientifique, politique et éthique détruite, avec la fièvre du déni, plus personne ne comprendra ni se souviendra vraiment de ce qu’il s’est passé, ni même ne se souviendra que la planète était autrefois un Éden. L’immensité du crime écocidaire et génocidaire sera invisible à ses contemporains et leurs descendants. Le réchauffement climatique sera un fait inévitable, naturel, et non le produit de notre industrie mondialisée, et de nos choix politiques. Nous aurons perdu toute possibilité d’agentivité, faute de pouvoir encore la penser.

 

Il s’agit aussi d’une application du syndrome de la « shifting baseline » et de la destruction de la mémoire historique. Chaque génération partira d’une planète encore plus dévastée et trouvera normal qu’il fasse 30 puis 35 puis 40 puis 45 puis 50°C au mois de juin puis mai puis avril puis mars puis février…

 

Encore une fois, cette capacité à ne pas se rendre compte et à oublier, à ne voir que le dernier intervalle de déviation annuel plutôt que l’incroyable changement séculaire, fait partie de l’incroyable capacité d’adaptation humaine.

 

Nous savons de façon certaine que l’habitabilité de la planète et du continent européen va se dégrader un peu plus chaque année, tant que nous ne nous mettons pas en « économie de guerre écologique ».

 

Cela va-t-il déclencher un effet Pearl Harbor, tôt ou tard ?

 

Je l’espère sincèrement. Mais ce que j’observe, dans les (encore) démocraties, richement dotées scientifiquement, déjà frappées depuis 10 ans par le réchauffement climatique, comme les États-Unis, l’Australie, la France, l’Italie et la Belgique, ne m’invite à aucun optimisme.
 
Terence
Publicité
Jean-Marc Jancovici, ingénieur spécialisé en énergie et en climat et président du Shift project, était l’invité du Face-à-face de BFMTV ce mardi 1er juillet pour évoquer la canicule qui touche la France.
 
JMJ "malheureusement aujourd'hui ça n'est que le début des conséquences"
 
journaliste "Est il encore temps de faire quelque chose ?"
 
JMJ "Bien sûr car plus on en rajoute et plus la situation future sera désagréable et pénible . Si on continue sur notre tendance en matière d'émission ce qu'on vit là depuis depuis 2 jours c'est encore rien comparé à ce qui nous attend. 2 degrés de réchauffement climatique (attendu vers 2040), la quasi totalité des coraux tropicaux seront morts et entre 30 et 50 % de la forêt française sera morte . Mais tout ça c'est documenté depuis des décennies"
 
JMJ "le problème majeur avec les canicules, c'est le fait qu'il faut quand même manger et qu'une agriculture dans un monde qui se dessèche - parce que les canicules c'est pas juste un problème de température c'est un problème d'eau aussi - dans un monde avec moins de cours d'eau navigable, on va avoir beaucoup d'autres problèmes que la climatisation et notamment le fait tout simplement de pouvoir récolter de la nourriture"
 
"le réchauffement climatique : un problème à causalité globale mais aux conséquences locales"
JMJ "indépendamment de ce que font les Chinois, il faut décarboner en France car nous importons la quasi totalité de nos combustibles fossiles : 99 % de notre pétrole, 100 % de notre gaz 100 % de notre charbon . C'est une question de souveraineté. Ce manque d'autonomie nous met déjà sous contrainte économique, contrainte économique subie en premier par les moins riches"

La température maximale admissible dans un environnement humide va bientôt devenir la principale cause de décès, posté le 21 mai 2016 par Kevin Hester.

Alors que la catastrophe du changement climatique devient plus extrême, la principale cause de décès sur la planète sera l'atteinte pour les humains à leur température maximale admissible.

Robertscribbler (blogeur sur le climat) a écrit sur ce phénomène ici :

Des températures et un taux d'humidité élevés jamais vus auparavant sont à l'origine de milliers de malaises et de centaines de décès dus à la chaleur en Inde. Dans certains endroits, les relevés approchaient les 35 C - un niveau de chaleur latente jamais atteint par les humains avant que la combustion des combustibles fossiles n'oblige la planète à se réchauffer rapidement. Un niveau largement reconnu comme la limite de l'endurance physique humaine et dont l'excitation plus fréquente engagerait la race humaine à endurer un nombre croissant d'épisodes de chaleur mortelle. Une limite que des scientifiques comme le Dr. James Hansen ont averti qu'elle serait dépassée si le réchauffement de la planète dû à l'homme n'était pas stoppé".

(English) https://robertscribbler.com/…/wet-bulb-near-35-c-heatwave-…/

Résumé pour calculer la température du bulbe humide.

"Dans une étude récente avec Matt Huber, nous avons montré qu'il ne faut pas tant de degrés de réchauffement climatique pour que le stress thermique estival de pointe devienne (parfois) insurmontable, dans de nombreuses régions du monde actuellement très peuplées".

"Nous sommes arrivés à cette conclusion en considérant une grandeur météorologique appelée température du "thermomètre humide". Vous mesurez cette quantité avec un thermomètre normal dont le bulbe est recouvert d'un tissu humide. Elle est toujours inférieure à la température habituelle ou "sèche" ; la valeur de cette température dépend de l'humidité, à 100 % d'humidité (dans un nuage ou un brouillard), elles correspondent exactement. À Sydney et Melbourne, même pendant les périodes les plus chaudes, le "thermomètre humide" atteint généralement son maximum dans les 20°C. Les valeurs les plus élevées au monde se situent entre 30 et 31°C, pendant les pires épisodes de chaleur et d'humidité en Inde, en Amazonie et dans quelques autres endroits très humides.

Centre de recherche sur le changement climatique (CCRC) - Université de Nouvelle-Galles du Sud, Sydney NSW Australie, article partagé ici : What is Wet Bulb temperature ? (English) http://web.science.unsw.edu.au/~stevensherwood/wetbulb.html

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite) modifié par Laurent Rouchairoles
Source : https://kevinhester.live/…/wet-bulb-temperature-soon-to-b…/…

Note du traducteur : L'exposition mortelle semble arrivé si on reste plus de 6 heures (~) en température d'exposition !?
En Inde (et ailleur) en été on atteint plus de 40°c https://earth.nullschool.net/… le misery index (MI) n'est pas la température de thermomètre humide mais à mon avis cela donne une idée de la problématique.
Misery Index
perceived air temperature as combination of heat index and wind chill
Index de la misère
la température de l'air perçue comme la combinaison de l'indice de chaleur et du refroidissement éolien

Pour aller plus loin :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_chaleur
https://fr.wikipedia.org/…/Température_au_thermomètre-globe…

The Heat Index

The Heat Index

 

https://www.facebook.com/jeanmarc.jancovici/posts/10159062445037281

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article