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Gaz...

Publié le par ottolilienthal

AMSTERDAM, 21 mai (Reuters) - L'Europe pourrait faire face à une pénurie critique de gaz si les perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz persistent pendant un à trois mois. En effet, la faiblesse des stocks et la distorsion des prix ralentissent la constitution de réserves, ont déclaré de hauts responsables d'Equinor (EQNR.OL).

Les cavernes et réservoirs de gaz en Europe sont actuellement remplis à un peu plus de 35 %, en dessous de la normale saisonnière d'environ 50 %, selon les données de Gas Infrastructure Europe.

(extrait)

https://www.reuters.com/business/energy/europe-gas-stocks-could-turn-critical-if-hormuz-shut-13-months-equinor-says-2026-05-21/

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«URGENT GAZ. Couvrez-vous en souscrivant sur 3 ans dès maintenant. Explications ! »...

Je vais partager ici et gratuitement avec vous une analyse importante vous permettant d’économiser sans doute beaucoup d’argent sur les 3 prochaines années. N’hésitez pas à partager cet article à vos proches et à tous ceux que vous aimez et que vous voulez protéger.

Vous avez vu ce qu’il se passe évidemment en Iran. Vous avez sans doute entendu parler de la hausse des prix du gaz prévue pour le 1er mai de 15 % (et ce n’est que le début). Le problème c’est la plus grosse installation de liquéfaction de GNL au Qatar qui a été détruite et pour laquelle les délais de remise en état peuvent atteindre 5 ans !!! Vous pourrez vérifier par vous-mêmes par une simple recherche sur Google. On peut raisonnablement aussi penser que le pire n’est jamais sûr et on réussira à réparer plutôt entre 2 et 3 ans. Soyons optimistes !!! Mais cela veut dire que ce gaz, va nous manquer pendant au moins 2 ou trois ans.

Le marché du gaz a été « libéralisé » du coup chacun de nous doit se transformer en acheteur international de contrats gaziers à terme ce qui de vous à moi n’est franchement pas simple et certainement pas notre métier. Mais il y a aussi des côtés positifs (profitons-on cela risque de ne pas durer).

En l’occurrence, le marché français qui est régulé par le CRE (commission de régulation de l’énergie) fonctionne avec deux mois de retard. En clair ? Vous pouvez souscrire encore aujourd’hui des contrats avec des prix garantis sur 3 ans aux prix d’avant guerre! Ne traînez pas, cela ne va pas durer longtemps !!

Faut-il souscrire un contrat garanti pour 3 ans ?

Raisonnons ensemble.

1/ En gros aux prix actuels, chauffer une maison au gaz, faire la cuisine et l’eau chaude cela coûte 2 000 euros par an. Sur 3 ans c’est 6 000 euros. Le problème c’est ce qu’il se passe dans le Golfe et le fait que le Qatar vient d’annoncer qu’il faudrait entre 2 et 4 ans pour réparer les installations de GNL qui représentent une grosse partie de la production mondiale. Il va donc y avoir un trou dans la raquette pendant quelques années ce qui pourrait peser durablement sur les prix. Si les prix doublaient, ce n’est pas 6 000 euros à sortir sur 3 ans mais 12 000… nous voyons bien à quel point les prix et les cours du gaz peuvent être volatils.

2/ Vous pouvez à n’importe quel moment résilier votre contrat et en souscrire un autre en tant que particulier. Cela ne durera sans doute pas, mais aujourd’hui c’est autorisé et vous signez des contrats qui l’autorisent. Vous pouvez donc signer un contrat aujourd’hui, au prix d’avant guerre et vous garantir un prix pour les 3 prochaines années, mais si jamais nous croulions sous le GNL et que les prix baissaient… vous pourriez toujours résilier et profiter de la baisse ! En gros, face je gagne, pile je ne perds rien !!!

3/ Dans mon petit coin de Normandie, je peux avoir un contrat sur 3 ans au prix de 0.1148 TTC le kWh ce qui est un « bon » tarif et qui a le mérite de figer votre budget pour les 3 années qui viennent ce qui me semblent une bonne idée compte tenu des circonstances géopolitiques. Pour voir chez vous quels sont les opérateurs et les contrats possibles il faut aller sur le site (très bien fait) du médiateur de l’énergie source ici.

Vous allez me dire mais c’est merveilleux, tout cela, pourquoi nous le ne faisons pas tous ?

1/ Parce qu’il faut avoir conscience de tout cela et que nous ne sommes pas tous acheteurs de gaz à l’international, qu’il faut faire les liens, définir ses stratégies patrimoniales et financières. C’est mon travail à plein temps que d’analyser et d’anticiper. 

2/ Il y a bien un risque et ce risque vous devez le connaître. Il y a quelques années, souvenez-vous avec la guerre en Ukraine, les cours du gaz ont explosé à la hausse et certains opérateurs, fragiles, ont tout simplement fait faillite. Vous aviez beau avoir un contrat, si vous n’aviez plus d’opérateur vous n’aviez plus de gaz et certainement plus les mêmes conditions tarifaires. Le risque est donc évident. Si vous souscrivez chez un opérateur privé fragile, il peut risquer la faillite. S’il fait faillite, vous risquez de vous trouver le bec dans l’eau au pire moment et avec des cours très élevés. La conclusion est simple. Cherchez de gros opérateurs solides en priorité. EDF évidemment, ENGIE bien sûr, mais aussi Total Energies pour ne citer qu’eux.

3/ Si j’ai déjà un contrat qu’est-ce que je dois faire ? Si vous avez encore deux ans vous pouvez éventuellement garder votre contrat, mais regarder le prix que vous payez et ce que vous pourriez payer aujourd’hui avec un prix garanti pour 3 ans. Si cela vous coûte un ou deux dixièmes de centimes en plus au kWh cela vaut sans doute le coup ! A vous de voir. Si vous avez que 6 mois devant vous, alors mieux vaut souscrire un nouveau contrat dès aujourd’hui en résiliant celui que vous avez même s’il n’est pas encore arrivé à échéance car dès avril cela coûtera 15 % de plus.

Je vous ai donné l’essentiel. Faites vos simulations, voyez ce qui est bon pour vous. Dans la période de forte volatilité dans laquelle nous sommes, vous garantir dès maintenant 3 ans de prix garanti est une stratégie de résilience que vous devriez chercher à mettre en place avant le 1 er mai. 

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

 

« Vous allez consommer moins de gaz, non par choix écologique, mais parce que vous ne pourrez plus payer »...

L’Europe fait face à un séisme énergétique. Thierry Bros, expert du secteur, avertit : le bouclier tarifaire ne reviendra pas. Pour les Français, la sobriété ne sera plus un slogan, mais une nécessité budgétaire.

« Vous allez consommer moins de gaz, non par choix écologique, mais parce que vous ne pourrez plus payer »Le blocage du détroit d’Ormuz – tout du moins, jusqu’à l’annonce d’un cessez-le-feu par Donald Trump et l’Iran – une artère stratégique par laquelle transitent près de 20 % des exportations mondiales de GNL, couplé aux frappes qui ont endommagé gravement le complexe qatari de Ras Laffan, le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, plonge le monde dans une crise énergétique sans précédent.

Thierry Bros, Professeur à Sciences Po Paris et spécialiste reconnu des questions énergétiques, décrypte les conséquences de ce séisme sur l’approvisionnement de l’Europe, l’avenir de nos industries et le pouvoir d’achat des ménages. Et lève le voile sur les illusions de la politique énergétique de Bruxelles.

Le Point : Quelles sont les conséquences concrètes du blocage du détroit d’Ormuz sur les flux de gaz naturel liquéfié (GNL) et faut-il craindre une compétition féroce entre l’Europe et l’Asie pour s’approvisionner auprès des États-Unis ?

Thierry Bros : Pour bien comprendre, il faut d’abord revenir sur les ordres de grandeur. Ce qui transite par le détroit d’Ormuz en gaz naturel liquéfié, c’est la production du Qatar et des Émirats arabes unis, dont on soustrait les importations des Émirats et du Koweït. Cela représente 19 % du GNL mondial, mais seulement 2,6 % de la consommation totale de gaz. Cependant, la réponse à votre question est oui : nous allons entrer dans une phase de surenchère. Si l’Europe veut une cargaison de GNL, ou si les Asiatiques en veulent une, il faudra payer plus cher que l’autre pour dérouter les navires. C’est exactement le même mécanisme qu’en 2022, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

À l’époque, la baisse du gaz Russe à destination de l’Europe représentait environ 100 milliards de mètres cubes de gaz. Pour compenser cela, l’Europe avait surenchéri sur des cargaisons destinées à des pays comme l’Inde, le Bangladesh ou le Pakistan. Conséquence, ces pays « pauvres » ont été plongés dans le noir pour que nous puissions garder nos lumières et notre chauffage allumés. Cette fois, c’est un peu différent car cela touche d’abord l’Asie de plein fouet, mais pas les mêmes pays : la Chine, le Japon et la Corée du Sud, des pays qui ont des capacités financières bien supérieures. Conclusion, les pays les plus riches gagneront la bataille des cargaisons, et les pays les plus pauvres seront évincés du marché par les prix.

Verra-t-on les prix du gaz s’envoler comme lors de l’hiver 2022 ?

Je suis convaincu que les prix du pétrole vont s’envoler mais, en ce qui concerne le gaz, je pense que nous ne reverrons pas les sommets de 2022. Pourquoi ? Parce qu’en 2022, nous avons dépensé des sommes folles en subventions publiques. Et cet argent a essentiellement alimenté les marges des traders de gaz.

On a créé un cercle vicieux : en mettant autant d’argent public sur la table, on a fait exploser les prix artificiellement. En Europe, on a payé environ 30 euros par MWh de subvention. Aujourd’hui, comme il n’y a plus d’argent pour de tels « boucliers », les prix monteront moins haut, car notre capacité de paiement sera limitée.

Le Qatar a déjà invoqué la « force majeure » pour ses livraisons de GNL. Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour le marché ?

En langage contractuel, la force majeure signifie qu’ils ne sont plus en mesure d’honorer leurs contrats. Le Qatar a annoncé cela jusqu’en juin pour le moment. En réalité, ils n’attendent qu’une chose : obtenir une garantie de sécurité pour le passage des navires. Leurs unités de production sont à l’arrêt car les stockages sont saturés. Ils attendent que le détroit redevienne sûr. Par ailleurs, il y a eu l’attaque sur le complexe Qatari de Ras Laffan, où 17 % des « trains de liquéfaction » ont été touchés.

Le Qatar parle de trois à cinq ans pour les reconstruire. Mon analyse est que l’Iran a frappé là où ça fait mal, spécifiquement sur des installations qui sont opérées en collaboration avec l’américain Exxon. C’est un avertissement : l’Iran ne voit pas d’un très bon œil que le Qatar monétise seul les ressources du champ commun de South Pars/North Field. C’est une façon de dire : « Si vous voulez étendre vos capacités, il va falloir renégocier avec nous ».

L’Europe a-t-elle simplement remplacé sa dépendance au gaz russe par une autre dépendance, au GNL ?

Oui et on peut dire que c’est une décision politique volontaire. Pour éviter cela, il aurait fallu produire sur le sol européen. Seuls quelques pays ont fait preuve d’un certain pragmatisme, comme le Danemark qui a remis en production un champ offshore en 2025, ou l’Italie et la Grèce qui ont relancé l’exploration. Mais la France ainsi que la Commission européenne sont dans un déni complet. En effet, on a construit une politique énergétique sur un dogme, le « Net Zéro 2050 », en décrétant que le gaz n’existerait plus à cette échéance. Et c’est une vision scientifiquement fausse ! Quand vous lisez les plans de Frans Timmermans, ancien vice-président exécutif de la Commission européenne et architecte du « Pacte vert pour l’Europe », prévoyant 20 millions de tonnes d’hydrogène en 2030, c’est de la pure science-fiction. On est dans un système pire que l’Union Soviétique ! Là-bas, les objectifs étaient difficiles mais basés sur la science. Ici, ils sont déconnectés du réel. En refusant de produire du gaz chez nous, on se met volontairement dans la main des autres.

Quel est le risque pour l’hiver prochain ? Nos stocks de gaz sont actuellement remplis à hauteur de 29 %, est-ce la jauge normale à cette période de l’année ?

On est dans la fourchette basse de la moyenne pour un début de printemps. Le problème sera de remplir ces stocks dans les mois à venir. Soit le détroit d’Ormuz se débloque, soit les prix vont s’envoler. Lors de la crise en 2022, nous avons passé l’hiver sans problème uniquement parce qu’il a été exceptionnellement doux. Vladimir Poutine avait fait le pari d’un hiver froid pour retourner les populations contre leurs leaders politiques, mais la météo ne l’a pas aidé. Si l’hiver prochain est froid et que le blocage du détroit d’Ormuz persiste, la question du rationnement se posera.

L’Iran veut tenter d’imposer un « péage » à son bénéfice dans le détroit d’Ormuz. Que pensez-vous de ce scénario ?

C’est ce que le Parlement iranien voudrait imposer au reste du monde : rouvrir le détroit mais en faisant payer un droit de passage. Pour le pétrole, un dollar par baril, c’est gérable. Mais pour le gaz, ils pourraient imposer des tarifs exorbitants ou limiter les volumes pour nuire au Qatar et à l’Europe. L’Iran va disposer d’un pouvoir de nuisance extraordinaire. Cela pourrait entraîner une récession économique en Europe.

Quelles seraient les conséquences de cette hausse du prix du gaz à venir pour l’industrie européenne, et notamment allemande ?

En Allemagne, l’industrie chimique, très consommatrice de gaz, est déjà morte. Depuis la fin du gaz russe, BASF ne peut plus être compétitif alors qu’aux États-Unis, le prix du gaz est peu élevé. Il est plus rationnel de fermer les usines en Allemagne et d’en ouvrir de neuves aux États-Unis. C’est d’ailleurs l’argument souvent employé par Donald Trump : « Venez chez moi, le gaz est abondant et pas cher ». En France, toutes les filières gazo-intensives, comme la chimie ou la verrerie, sont menacées. Quand on a besoin de beaucoup de gaz pour fonctionner, on ne peut pas bâtir un modèle économique pérenne quand on sait qu’une crise majeure sur le gaz survient tous les cinq ans…

Vous évoquez les traders qui bénéficient de la situation. Qui sont les grands gagnants ?

Ce sont principalement TotalEnergies et Shell. Ce sont les plus gros acheteurs de GNL américain via des contrats à long terme. Ils payent leur gaz sur un index du prix américain qui est resté stable et le revendent sur un index européen qui s’envole… Ces grands groupes se frottent les mains.

Pourquoi le prix de l’électricité reste-t-il si dépendant du gaz en France, alors que notre parc nucléaire est de nouveau opérationnel ?

Parce qu’on n’a rien changé au système de tarification européen. En 2023, la Grèce avait pourtant proposé un projet très inteligent. Le ministre de l’Énergie Kostas Skrekas suggérait de séparer les « électrons prioritaires », issus des renouvelables (éolien, solaire, une partie du nucléaire), qui ne font pas l’équilibre du réseau, des « électrons d’équilibre », produits dans des centrales à gaz et au charbon. Seuls ces derniers auraient déterminé le prix de marché. Personne n’a voulu lire ce projet… On ne l’a pas fait car le dogme européen veut que dans cinq ans, le problème soit réglé par le miracle du renouvelable.

Concrètement, pour les ménages français, cela signifie-t-il que la facture de gaz et d’électricité va inévitablement s’alourdir dans les mois à venir ?

Absolument. Il faut être lucide : le temps du « bouclier tarifaire » est révolu. Nous n’avons plus d’argent public, ni au niveau français ni au niveau européen, pour amortir les chocs. En 2022, on a maintenu les lumières allumées à coups de milliards, mais ce n’est plus possible aujourd’hui car nous sommes rattrapés par la dette. Le problème aussi, c’est que des acteurs comme Engie, dont l’État est actionnaire à 30 %, ont choisi un modèle risqué pour le consommateur. L’entreprise n’a pas souhaité prendre le risque de signer des contrats de long terme comme TotalEnergies ou Shell avec les Américains, par idéologie ou pour plaire à la puissance publique qui rejette le gaz de schiste. Résultat : quand le marché mondial s’emballe à cause du détroit d’Ormuz ou de la compétition avec l’Asie, Engie achète les cargaisons de gaz au prix fort et répercute ensuite le prix sur la facture des Français. C’est le paradoxe de notre politique actuelle : on paie l’absence de vision scientifique et le refus de produire notre propre énergie. Pour les Français, le message est clair : vous allez consommer moins, non pas par choix écologique, mais parce que vous ne pourrez plus payer.

Publié le 08/04/2026
 

https://www.lepoint.fr/economie/vous-allez-consommer-moins-de-gaz-non-par-choix-ecologique-mais-parce-que-vous-ne-pourrez-plus-payer-MIWLGCPRLJF6PA2KVJIWWYC6OY/

Je pense que tous les anciens ici seront d'accord pour dire qu'on s'est trompés. Ce ne sera pas le pétrole, mais le GNL qui causera la fin de la civilisation industrielle. Trop de complexité. Le GNL, c'est génial !....

Ce qui est intéressant avec le transport du gaz naturel, c'est que pour acheminer cette substance sur de longues distances, il faut la faire passer par une série de procédés énergivores, utilisant de vastes installations de traitement du même type que celles qui récupèrent régulièrement des munitions non explosées dans le golfe du Mexique.

Le point de départ est le GN ou gaz naturel, c'est ce que nous connaissons et brûlons tous.

Le gaz est trop léger pour être embarqué sur un navire (il serait pratiquement vide !), il faut donc, pour en embarquer suffisamment et effectuer un voyage rentable, le liquéfier. Autrement dit, le transformer de son état gazeux, léger et aérien, en son état liquide, plus dense. C'est la même différence qu'entre la vapeur et l'eau (on n'enverrait pas un sac de vapeur à quelqu'un).

Pour transformer le gaz naturel en gaz naturel liquéfié, on utilise un procédé très complexe et sophistiqué appelé… réfrigération. En clair, on le refroidit. Exactement comme votre réfrigérateur, mais à une échelle apocalyptique.

On refroidit donc le gaz à une température beaucoup plus basse, environ -160 °C ou -260 °F. On ne peut pas s'y baigner.

Cela permet au gaz de se condenser en liquide, et vous pouvez ainsi embarquer 600 fois plus de gaz que s'il était sous forme gazeuse.

Vous avez maintenant un responsable qui mérite d'être déplacé.

L'inconvénient, c'est que la réfrigération de millions de dollars de gaz coûte des millions de dollars. On perd donc environ 8 à 12 % de la valeur de l'investissement.

Ensuite, vous naviguez jusqu'à un endroit où le prix du carburant est beaucoup plus élevé et vous utilisez une partie de ce carburant pour alimenter vos turbines à gaz et propulser votre bateau. Vous perdez donc un peu plus en mer également.

Mais les prix de l'essence varient tellement d'un endroit à l'autre dans le monde entier qu'on peut faire fortune même en ne pouvant transporter de la charge que dans un seul sens, ce qui est généralement pénible.

Certains pays n'ont absolument pas de gaz et certains pays « éclairés » ont interdit leurs propres puits de gaz après des décennies d'opérations psychologiques bien financées.

Peu d'endroits disposent de terminaux méthaniers, et ceux qui en possèdent affichent soit des prix du gaz naturel extrêmement bas, soit des prix exorbitants. Les pays où les prix du gaz sont moyens ne s'intéressent pas au traitement du GNL.

Les États-Unis, le Qatar et l'Australie sont les principaux exportateurs. Ces pays bénéficient de prix du gaz extrêmement bas et peuvent ainsi réaliser des profits considérables en l'exportant vers des régions en situation de grande précarité, dépourvues de ressources naturelles, comme le Japon, ou vers des pays « éclairés », comme l'Europe.

La majeure partie du GNL exporté d'Australie est gérée par Chevron, qui a connu une croissance fulgurante au cours de la dernière décennie, sa capitalisation boursière éclipsant presque celle d'Exxon.

Dès qu'une infrastructure énergétique transcontinentale se déploie, l'énergie circule dans un sens, tandis que les capitaux circulent dans l'autre. Les importations et exportations de pétrole brut et de GNL constituent les principaux flux de capitaux du commerce international, influençant fortement les taux de change et les rendements du S&P 500. Des volumes considérables et réguliers sont en jeu.

https://x.com/Object_Zero_/status/2036265779226624454

l'avis de Gail Tverberg :

"Je suis d'accord. C'est le GNL qui semble être en net déclin. Le pétrole pourrait connaître un regain d'intérêt significatif.

Le GNL est extrêmement complexe et coûteux. Les pays acheteurs ne peuvent pas se permettre ses prix élevés. C'est sur le GNL que les énergies renouvelables intermittentes s'appuient pour compenser leurs graves déficits. De plus, les pays sans charbon ni gaz naturel local ont tenté de se tourner vers le GNL. Mais ce dernier nécessite un stockage, généralement très onéreux. Les infrastructures nécessaires à son approvisionnement doivent également être extrêmement longues."

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Le monde est confronté à une pénurie d'approvisionnement en gaz imminente alors que les dernières cargaisons de GNL du Golfe approchent des ports...

De nombreux pays à travers le monde se trouvent au bord du précipice, car l'approvisionnement en gaz naturel liquéfié en provenance du Golfe prendra fin brutalement dans les dix prochains jours, lorsque les derniers pétroliers de la région atteindront leur destination.

Le Qatar, qui produit un cinquième du gaz naturel liquéfié mondial, a dû interrompre ses exportations après le blocus du détroit d'Ormuz par l'Iran, à l'entrée du golfe Persique, dans les premiers jours du conflit.

Depuis, son usine géante de GNL de Ras Laffan a subi d'énormes dégâts suite à une attaque de missiles iraniens cette semaine, faisant flamber les prix du gaz en Asie et en Europe.

Mais selon une analyse du courtier maritime indépendant Affinity, de nombreux méthaniers chargés au Qatar et aux Émirats arabes unis étaient déjà en route vers leur destination avant le début de la guerre, ce qui signifie que certains clients ne commencent à ressentir que maintenant les conséquences de la rupture d'approvisionnement.

Les pays qui dépendent des importations pour alimenter leur économie devront payer des prix exorbitants pour s'approvisionner en GNL auprès des États-Unis et d'ailleurs, se tourner vers d'autres combustibles ou contraindre les ménages et les entreprises à réduire leur consommation.

…Tant que davantage de navires ne seront pas autorisés à traverser le détroit d’Ormuz, les approvisionnements mondiaux en GNL resteront tendus.

Même alors, la quantité disponible sur le marché sera moindre car 17 % de la capacité de GNL du Qatar restera hors service pendant trois à cinq ans en raison des attaques contre Ras Laffan, a déclaré cette semaine le ministre qatari de l'Énergie, Saad Al-Kaabi.

« Cela signifie que nous serons contraints de déclarer la force majeure pour une durée pouvant aller jusqu'à cinq ans sur certains contrats GNL à long terme », a déclaré Al-Kaabi.

https://www.ft.com/content/64c5a600-1fc8-4370-b5d6-8a0bc273a33f

Achats paniques en Inde : la guerre perturbe l'approvisionnement en gaz de cuisine.....

De longues files d'attente se forment devant les points de vente de gaz de cuisine à travers l'Inde, la crainte de pénuries se propageant suite aux perturbations des importations de carburant liées à la guerre au Moyen-Orient.

Dans une petite boutique de distribution à Pune, le vendeur de gaz Vishal Vilas Mandhare a vu la demande exploser ces derniers jours. Les clients arrivent avec des bouteilles vides, pressant le vendeur et son équipe de questions sur la date de la prochaine livraison de gaz de pétrole liquéfié (GPL).

« Les vendeurs rencontrent autant de difficultés que les clients », a-t-il déclaré à Bloomberg, « mais d'une autre nature. »

L'Inde dépend fortement du GPL pour la cuisine quotidienne, et des millions de foyers comptent sur des recharges régulières de bouteilles pour préparer leurs repas. Mais depuis que les hostilités au Moyen-Orient ont commencé à perturber une part importante des importations de carburant de l'Inde, les achats de panique se sont répandus, mettant à rude épreuve le vaste système de distribution du pays.

L'Inde est le deuxième plus grand consommateur de GPL au monde et importe environ 90 % du combustible qu'elle consomme. Les livraisons pour la semaine du 9 mars sont estimées à environ 270 000 tonnes, soit le niveau le plus bas depuis avril 2023, selon les données du cabinet d'analyse Kpler. Les approvisionnements en provenance du Moyen-Orient ont été fortement réduits suite aux attaques menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran, qui ont entraîné la fermeture du détroit d'Ormuz, voie de passage essentielle pour les expéditions énergétiques.

Le réseau de distribution de GPL en Inde compte environ 26 000 distributeurs desservant plus de 333 millions de foyers. Si de nombreuses familles bénéficient de bouteilles de gaz subventionnées par le biais de programmes gouvernementaux, les travailleurs migrants et les petites entreprises qui dépendent du marché libre sont particulièrement touchés. Face à la raréfaction des approvisionnements et au rationnement des livraisons par les autorités, les distributeurs informels ont commencé à pratiquer des prix plus élevés.

La ruée vers les bouteilles de gaz a également mis à rude épreuve les systèmes de réservation. Le portail de réservation en ligne d'Indian Oil Corp. a brièvement connu une panne jeudi en raison de la forte augmentation de la demande, ce qui a accentué les retards et suscité des plaintes de la part des clients.

Les autorités affirment œuvrer à la stabilisation des approvisionnements. Le ministre du Pétrole, Hardeep Puri, a récemment déclaré au Parlement que l'Inde sollicitait des cargaisons supplémentaires de GPL auprès de pays comme les États-Unis, la Norvège, le Canada, l'Algérie et la Russie. Des discussions sont également en cours avec l'Iran afin de garantir le passage en toute sécurité des cargaisons à destination de l'Inde.

Les raffineries nationales ont reçu l'ordre d'augmenter leur production, ce qui devrait faire grimper la production locale de GPL de 28 %, a déclaré M. Puri. Le gouvernement a également relevé les prix du GPL au détail pour la première fois en un an afin de modérer la demande.

Les entreprises publiques affirment que le réseau national de distribution continue de fonctionner, malgré une forte hausse de la demande dans certaines régions. « Le réseau demeure stable et suffisant », a déclaré un porte-parole de Bharat Petroleum Corp., ajoutant que les distributeurs de certaines régions constataient des réservations exceptionnellement élevées, dues à des achats de précaution.

« Il n'y a de pénurie de gaz nulle part. Les consommateurs continueront de recevoir leurs bouteilles de GPL au prix prescrit. Les agences de distribution de gaz et le public doivent éviter tout stockage inutile », a déclaré le préfet de district, VK Singh.

Cependant, une pénurie de bouteilles de GPL à usage commercial est bel et bien constatée.

À Prayagraj, plusieurs hôteliers et restaurateurs affirment que les bouteilles à usage commercial se vendent entre 2 500 et 2 600 roupies sur le marché libre.

Le propriétaire d'un dhaba à George Town a déclaré avoir appelé mardi matin le livreur de son fournisseur de gaz pour commander une bouteille de gaz commerciale. Ce dernier lui aurait indiqué pouvoir lui en fournir une pour 2 500 roupies. « J'en avais un besoin urgent pour mon commerce, alors j'ai accepté », a-t-il expliqué. – Hindustan Times

Pour des commerçants comme M. Mandhare, cette ruée actuelle rappelle les crises passées. Pendant la pandémie de Covid-19, beaucoup ont été confrontés à des scènes similaires : des clients anxieux faisant la queue pour des produits de première nécessité. « Nous savons comment gérer les clients mécontents et paniqués », a-t-il affirmé. « Ce n'est rien que nous ne puissions gérer. »

Tyler Durden Samedi 14 mars 2026

https://www.zerohedge.com/geopolitical/panic-buying-sweeps-india-war-disrupts-cooking-gas-supplies

 

Selon les courtiers maritimes, les 20 navires bloqués dans le golfe Persique représentent près de la moitié de tous les méthaniers actuellement disponibles à l'affrètement, les tarifs journaliers passant de moins de 98 000 dollars avant le début des hostilités avec l'Iran à plus de 200 000 dollars.

Les négociants en énergie anticipent une hausse des prix du GNL en début de semaine prochaine, s'ajoutant à la progression de 40 % enregistrée cette semaine en Asie et en Europe. « Les répercussions sur le transport maritime de GNL se feront sentir pendant plusieurs mois après la fin du conflit », a déclaré Karathanos.

Face à la ruée vers le GNL, de plus en plus de cargaisons destinées à l'Europe sont détournées vers l'Asie. Au moins neuf cargaisons initialement à destination de l'Europe ont changé de cap depuis le début des hostilités, selon les données de suivi des navires compilées par Bloomberg, et cette tendance s'est accélérée ces derniers jours. Les réserves de GNL s'épuisent rapidement, ce qui risque d'intensifier la concurrence et d'entraîner une hausse des prix dans les deux régions.

 

https://www.zerohedge.com/markets/situation-dire-half-available-global-lng-tankers-are-trapped-persian-gulf

Au début du mois, Bloomberg a indiqué que le gaz naturel liquéfié (GNL) américain et russe représentait à lui seul plus de 80 % des importations de gaz maritime de l'Europe. La part des États-Unis s'élevait à 55 %, tandis que celle du GNL russe atteignait 25 %. Ce dernier disparaîtra dès l'année prochaine, l'UE ayant approuvé une interdiction totale des importations de gaz russe en début d'année . Actuellement, l'Union européenne est le principal acheteur de GNL russe, absorbant la moitié de la production totale du pays.

Malgré des importations record de GNL, les pays européens puisent davantage dans leurs réserves de gaz, le taux de remplissage à l'échelle de l'UE n'atteignant que 35,62 % au 10 février. En France, ce taux était encore plus faible, à 26,09 %, et en Allemagne à 25,60 %, selon Gas Infrastructure Europe.

commentaire de Gail Tverberg, 13 02 26 :

"L'UE est folle. Elle est en manque de gaz naturel, même celui de Russie. "

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Les exploitants allemands de stockage de gaz ont déjà notifié au régulateur de l'énergie leur intention de fermer leurs installations en raison de la baisse de leur rentabilité.

La saison des recharges d'essence s'annonce difficile en Allemagne, selon un responsable de marché.

Les opérateurs de stockage de gaz allemands s'apprêtent à vivre une saison de stockage « difficile » cet été, car le réapprovisionnement de ces vastes installations n'est pas rentable, selon le gestionnaire du marché du pays.

« Les prix d'été sont relativement élevés, tandis que ceux de l'hiver 2026/27 sont plus ou moins au même niveau. Il n'y a donc aucune incitation à acheter du gaz en été et à payer pour le stockage », a déclaré Torsten Frank, directeur général de Trading Hub Europe GmbH. « Cela complique considérablement la tâche des opérateurs de stockage pour vendre leurs capacités de stockage pour l'année suivante. »

Les sites de stockage de gaz en Europe sont de nouveau sous les projecteurs après un hiver particulièrement rigoureux, le plus froid depuis la crise énergétique, qui a entraîné d'importants prélèvements ces derniers mois. L'Allemagne, premier marché gazier de la région, possède également les plus grandes capacités de stockage. Ces sites sont actuellement remplis à un peu plus de 26 %, bien en deçà de la moyenne saisonnière.

Deux opérateurs allemands de stockage de gaz ont déjà notifié au régulateur de l'énergie leur intention de fermer leurs installations en raison d'une rentabilité en baisse. L'autorisation réglementaire pour ces fermetures est toujours en attente. Il s'agit des sites de Breitbrunn (Uniper SE) et de Wolfersberg (Bayernugs GmbH). (Bloomberg)

https://x.com/chigrl/status/2021550647787622807

Les capacités de stockage de gaz en Allemagne ne sont remplies qu'à 26 %. La pression est à peine suffisante pour le pompage.
https://agsi.gie.eu/

Un rapport du Réseau européen des gestionnaires de réseaux de transport de gaz (ENTSOG) montre que, si l'UE est bien préparée pour l'hiver 2025-26, les niveaux de stockage de gaz naturel dans l'ensemble du bloc sont nettement inférieurs à ceux de l'année dernière à la même période et restent bien inférieurs à la moyenne décennale.

L'Europe dépend fortement des stocks de gaz naturel pour répondre à la demande de chauffage hivernale. L'entrée dans la saison froide avec des réserves réduites pourrait entraîner une hausse des prix, la consommation étant appelée à augmenter régulièrement avec l'arrivée de températures plus froides.

- Le niveau de remplissage des installations de stockage de gaz allemandes est de 76 %

– L’année dernière, c’était 98,3 % à la même époque

https://www.zerohedge.com/commodities/concerns-mount-over-europes-below-average-natgas-storage-levels-ahead-winter

Le rapport Cyclope s’inquiète du marché du gaz en Europe et en France !...

Marché en équilibre instable même si les prix du gaz ont baissé depuis la crise de 2022; Mais les prix pourraient augmenter de 23 %.

En cause ?

La réduction des approvisionnements via le gazoduc ukrainien, des stocks à plat après une hiver rude, et des tensions avec l’Algérie qui ne devrait pas résister longtemps à utiliser l’arme du gaz dans ses relations avec la France pour faire plier Paris. Enfin l’Europe importe désormais 40 % de son gaz… des Etats-Unis via le GNL !

Nous sommes donc passés d’une dépendance à la Russie à une dépendance énergétique envers les Etats-Unis… Mais en payant beaucoup plus cher.

Une excellente affaire pour les Américains, une Bérézina économique et énergétique pour l’Union européenne et nos économies terriblement fragilisées...

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »



L’Europe pourrait avoir besoin de 11 milliards de dollars de gaz supplémentaires pour recharger les magasins d’hiver, selon le premier titre et détaille un scénario très probable d’une saison de recharge de stockage de gaz qui comportera 250 chargements supplémentaires de GNL afin que l’Europe puisse être prête pour l’hiver prochain. C’est peut-être la taille de cette demande supplémentaire de GNL qui a conduit à une sorte de titre de suivi selon lequel les pays de l’UE envisagent de modifier les objectifs de stockage du gaz pour 2025, disent les sources. Changer les objectifs ne changera pas la demande, cependant. Seul le prix changera la demande de gaz en Europe comme il l’a déjà fait à plusieurs reprises.

Alors que l’UE réfléchit à ses objectifs de stockage du gaz, les investisseurs injectent un montant record de 11 milliards de dollars dans des FNB européens pour « rendre l’Europe encore plus grande ». Le rapport porte spécifiquement sur les investisseurs américains, c’est-à-dire les investisseurs américains qui déversent de l’argent dans l’UE, au moins des FNB basés dans l’UE, ce qui signifie, selon le rapport, ils sont désireux de profiter de la déréglementation déclarée de l’UE et de la révision du frein à la dette de l’Allemagne parce qu’ils croient, pour une raison quelconque, que cette révision du frein à la dette conduira à une renaissance de la plus grande économie européenne au lieu d’infliger le coup fatal, ce qu’il fera réellement.

Maintenant, considérez ceci. Si l’UE décide d’imposer des restrictions aux investisseurs américains, ces 11 milliards de dollars pourraient être les derniers 11 milliards de dollars que les FNB européens verront arriver de l’autre côté de l’Atlantique. Et ce ne sont que les FNB et leurs gestionnaires. Mais qu’en est-il des personnes qui envisagent de restreindre l’investissement américain en Europe? Ils ont déclaré à plusieurs reprises que l’UE a besoin de tous les investissements qu’elle peut attirer pour son Green Readiness 2030 Deal, c’est ainsi que je vais appeler les pactes suicidaires jumeaux de Bruxelles à partir de maintenant pour économiser de l’espace. Il n’y a aucun moyen, dans les neuf royaumes de la mythologie nordique, que cet investissement puisse provenir uniquement de l’Europe elle-même — pas avec ces prix du gaz.


En parlant des prix du gaz, les États-Unis ont été le fournisseur privilégié de ce même gaz. La question de savoir comment exactement l’UE va remplacer ce fournisseur à court terme se pose. Le Qatar n’est pas une option, ni avec l’insistance de l’UE sur les accords à court terme, ni avec sa réglementation du méthane, que le Qatar a catégoriquement refusé d’appliquer. La Russie n’est pas une option pour des raisons évidentes. L’Australie reste le seul fournisseur de GNL parmi les trois principaux fournisseurs mondiaux. À un prix. Et dans des limites serrées parce que l’Australie a de bonnes affaires en cours avec les acheteurs asiatiques — et une demande locale robuste.

Ainsi, l’Europe a besoin de l’énergie et de l’argent des É.-U. pour ses grands plans énergétiques et de défense, mais l’Europe doit aussi répondre aux tarifs douaniers américains et la seule façon d’y parvenir est, essentiellement, de menacer de couper l’accès de l’énergie et de l’argent américain au marché de l’UE, ou de le réduire considérablement, tout au moins.

Le président de la France a demandé une suspension des investissements français aux États-Unis parce que cela montrerait sûrement aux Américains qui est le patron.

On ne sait pas encore combien de temps les tarifs seront en vigueur. Certains disent qu’ils sont simplement utilisés comme un « instrument émoussé » pour renégocier de meilleures conditions commerciales pour les entreprises américaines. Certains chantent déjà des chants pour l’économie mondiale.

Quoi qu’il en soit, cependant, Trump et ses tarifs douaniers ont clairement fait une chose : l’UE a besoin des États-Unis beaucoup plus que les États-Unis n’ont besoin de l’UE dans les aspects qui comptent vraiment, comme l’énergie abordable provenant de fournisseurs fiables et, eh bien, de gros fonds. Qui est indépendant maintenant, ?

(extrait, source Reuters, Irina Slav) 05 04 25

un commentaire de Gail Tverberg (USA) :

Je tiens à souligner que le transport de gaz naturel à l'étranger, surtout si loin, est un gaspillage considérable. Des données récentes indiquent que l'extraction de gaz naturel aux États-Unis n'augmente même pas. La production américaine de gaz sec en 2024 était inférieure à celle de 2023.
https://www.eia.gov/totalenergy/data/monthly/pdf/sec4_3.pdf

Les constructeurs de nouveaux terminaux GNL espèrent qu'il y aura effectivement du gaz naturel à transporter, mais je pense qu'il s'agit surtout d'un vœu pieux. La consommation de gaz naturel des États-Unis a été supérieure à celle de 2024 par rapport à 2023, et leurs exportations nettes ont légèrement diminué.

Si nous manquons réellement de gaz naturel, il est bien plus judicieux de l'utiliser près de chez nous, plutôt que de l'expédier à l'autre bout du monde sous forme de GNL, ce qui en consommerait une quantité considérable. Inciter d'autres pays à imposer des droits de douane est une façon astucieuse de laisser le gaz naturel aux États-Unis. Personne n'est obligé de refuser les exportations coûteuses de GNL. Leur prix est tout simplement trop élevé.

Guerre en Ukraine : peut-on se passer du gaz russe ? La réponse de Jean-Marc Jancovici...

Dans sa chronique, Jean-Marc Jancovici se penche sur les conséquences de la guerre en Ukraine face à l’approvisionnement en gaz russe...

Avant le début de la guerre en Ukraine, le gaz russe représentait 40% du gaz européen. "On ne va quand même pas acheter du gaz à Poutine", a-t-on dit à ce moment-là. On a donc décidé d'essayer de se passer du gaz russe. Mais, on n'y est pas complètement arrivé. Il représente encore 14% du gaz qu'on utilise en Europe. 

Dans ce qui reste, la plus grosse part nous arrive sous forme de gaz liquéfié, exactement comme en provenance des États-Unis. Alors, pourquoi est-ce qu'on n'a pas réussi à se passer totalement du gaz russe ? Les alternatives ne sont pas simples. Le gaz russe arrivait via les gazoducs. À partir du moment où on décide de ne plus avoir recours au producteur, on ne peut pas déplacer le gazoduc par hélicoptère. 

Et si on veut se fournir en gaz liquéfié, il faut des producteurs qui aient du gaz à exporter. Ils n'en ont pas nécessairement autant qu'on voudrait. Et il faut qu'ils puissent matériellement l'exporter. 

On a ce qu'on appelle des trains de liquéfaction, c'est-à-dire des très grosses installations industrielles qui font passer le gaz de l'état gazeux à l'état liquide, à une température très basse et avec des bateaux spéciaux qui sont capables de le transporter à cette température très basse. Tout ça n'est pas si facile à faire. Et donc c'est la raison pour laquelle aujourd'hui encore, on ne se passe pas totalement du gaz russe.

Se tourner de nouveau vers le gaz russe ?

De nombreuses personnes assurent qu'il n'y a aucune raison de ne pas recommencer à acheter du gaz russe, dès que la paix aura lieu en Ukraine. Il ne faut quand même pas oublier que deux gros gazoducs, Nord Stream 1 et 2, ont été sabotés, donc on ne peut plus les utiliser physiquement.

Mais par contre, il y a le gazoduc qui passe au sud, TurkStream, et puis il y a surtout le gazoduc ukrainien qui a été mis à l'arrêt pendant la guerre. Mais après la guerre, on peut imaginer qu'il recommencera à fonctionner. Mais, à ce moment, on se retrouve face à un deuxième obstacle. 

On a décidé de décarboner notre continent. En Europe, le gaz reste une énergie fossile, et à partir du moment où on recommence avec les Russes, ça veut dire qu'on recommence avec les énergies fossiles. Et il faut bien voir que les installations qui consomment du gaz, pour partie, ce sont des installations qui ont une durée de vie très longue.

Après avoir dit "Poutine, jamais de la vie", on pourrait recommencer à faire du commerce avec lui. Par contre, ça pourrait avoir un avantage, c'est que quand on fait du commerce ensemble, on a moins envie de se taper dessus. Et c'est quand même aussi une préoccupation qu'il faut toujours avoir dans un coin de son esprit.

Jean-Marc Jancovici - édité par Baptiste Marin

Les prix très élevés du gaz en Europe font que brûler du pétrole est moins cher que d’utiliser le gaz....

https://oilprice.com/Latest-Energy-News/World-News/Europes-Oil-Demand-Could-Rise-As-Natural-Gas-Soars-to-100-A-Barrel-Equivalent.html

Les contrats à terme TTF néerlandais sur le gaz naturel, la référence pour le commerce du gaz en Europe, ont augmenté de 4% lundi à Amsterdam, atteignant leur plus haut niveau depuis février 2023. Le premier hiver européen à proprement parler avec des périodes prolongées de vagues de froid depuis la crise énergétique de 2022 épuise les réserves de gaz naturel de l’UE, qui sont tombées au niveau le plus bas depuis la crise pour cette période de l’année.

En conséquence, les prix européens sont à la hausse et comme la plupart de l’Europe dépend maintenant des importations de GNL pour son approvisionnement en gaz naturel, il est récemment devenu plus efficace pour les industries qui brûlent du pétrole et du charbon, chaque fois que cela est possible, Parce qu’ils sont des matières premières moins cher que le gaz à l’heure actuelle.

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Les prix du gaz naturel en Europe atteignent leur plus haut niveau depuis plus d’un an...

Le prix du gaz naturel européen continue d’augmenter, atteignant son niveau le plus élevé depuis plus d’un an. Plusieurs facteurs contribuent à cette tendance à la hausse.

Actuellement, le principal contrat à terme TTF pour livraison dans un mois à la bourse d’Amsterdam se négocie autour de 55 euros par mégawattheure (MWh). Depuis la mi-décembre, les prix ont affiché un mouvement général à la hausse, la marchandise s’étant appréciée de plus de 40 pour cent au cours de cette période. Les experts citent les prévisions météorologiques comme l’un des principaux moteurs de cette flambée des prix. Ces prévisions annoncent le maintien de températures relativement basses dans le nord-ouest de l’Europe au cours des prochains jours, ce qui devrait entraîner une augmentation de la demande de chauffage. Les négociants sur les marchés de l’énergie suivent de près les conditions météorologiques, car elles influencent considérablement la consommation de gaz.

Moins de vent et de basses températures

En outre, la période actuelle se caractérise par des vents faibles, ce qui contribue à augmenter la consommation de gaz en Europe. Les inquiétudes concernant l’impact des politiques commerciales de la nouvelle administration américaine sont également citées comme un facteur de hausse des prix du gaz.

Les réserves de gaz s’épuisent plus rapidement cet hiver que l’année dernière. Depuis le début de l’année 2023, les niveaux de stockage de gaz n’ont cessé de diminuer. Selon des données récentes de l’Association européenne pour le stockage du gaz (GIE), le niveau total de stockage de gaz en Allemagne s’élevait à 52,38 pour cent mardi. En revanche, au début du mois de février de l’année dernière, le niveau de remplissage était d’environ 74 pour cent.

Le prix reste bien en dessous du niveau record de 2022

Malgré la récente augmentation, le prix du gaz naturel européen reste nettement inférieur aux niveaux atteints au début de la guerre en Ukraine. À l’été 2022, les prix ont brièvement grimpé à plus de 300 euros par mégawattheure. Toutefois, les experts ne prévoient pas un retour à un prix moyen de 20 euros dans un avenir prévisible. Ce niveau a été observé avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les consommateurs et les entreprises allemands doivent donc se préparer à une période prolongée de prix élevés du gaz.

https://fr.businessam.be/les-prix-du-gaz-naturel-en-europe-atteignent-leur-plus-haut-niveau-depuis-plus-dun-an/

Gaz : l’étrange aveuglement français...

 

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L’objectif de zéro émission nette pour 2050 est plus qu’ambitieux. Les pouvoirs publics présentent des trajectoires qui sont hélas rarement examinées sous l’angle de la faisabilité...

 

Sauvons le Climat ne peut que partager cette ambition tout en considérant qu’il faut donc se donner des perspectives ambitieuses et basées sur les réalités techniques et scientifiques. Exit donc dès que possible et en tous cas avant 2050 les combustibles fossiles, tous les combustibles fossiles. Exit le charbon (la France y est presque), exit le pétrole (ça sera plus difficile), exit le gaz aussi…

 

Engageons donc la sortie du gaz de tous les domaines où il est possible de lui substituer de l’électricité (décarbonée) ou une source renouvelable thermique. Et là où la substitution est impossible, appuyons-nous sur le biogaz c’est-à-dire le gaz issu de biomasse. L’objectif paraît évident, clair, net et précis. Reste à trouver le chemin car il est loin d’être certain que la ressource biomasse soit en adéquation avec les besoins.

 

La première des choses, quand on cherche des ressources budgétaires et qu’il est décidé de recourir à une taxe sur l’énergie est de taxer les énergies fossiles qu’il faut éliminer et non celles qui doivent construire notre futur. La Ministre Agnès Pannier-Runacher a donc parfaitement raison en considérant qu’il faut taxer le gaz et non l’électricité décarbonée dont nous disposons d’ores et déjà.

 

Et pourtant, c’est le contraire qui est annoncé. Le gaz, énergie fossile, bénéficie toujours d’un traitement fiscal à rebours des objectifs de décarbonation.

 

Et nous avons la belle histoire du biogaz racontée aux enfants sages. GRDF vient tranquillement de revoir ses perspectives de développement en passant de 13 TWh annuels de biogaz aujourd’hui à 60 en 2030 (c’est-à-dire demain matin à l’échelle industrielle). La capacité des méthaniseurs agricoles serait multipliée par 4. Et 13 autres TWh seraient produits à partir de procédés (pyro gazéification, gazéification hydrothermale, …) qui n’ont aujourd’hui aucune existence industrielle. Personne de sérieux ne peut croire à ces sornettes.

 

Et pourtant, cette trajectoire a été avalée à tous les niveaux et servira de référence aux futurs scenarios (y compris avec des prix hors taxe de ce biogaz annoncés doubles des prix actuels du gaz fossile).

 

Cet aveuglement est bien l’effet de l’insolent lobbying des gaziers qui veulent à tout prix préserver leur business, et tant pis pour le climat. Pour préserver leurs marges, ils nous racontent des histoires à dormir debout pour faire croire que le gaz va devenir neutre en carbone demain ou après-demain.

 

Et tout cela bien sûr en plaidant, la main sur le cœur (pour ne pas perdre leur portefeuille qui est rangé là) pour les renouvelables électriques intermittentes dont le gaz serait ravi d’assurer le secours quand il n’y a ni vent ni soleil… c’est-à-dire souvent.

 

Pour le moment, la filière gazière continue à dicter ses éléments de langage.

 

Pour la logique, la cohérence et surtout pour les enjeux climatiques, ce sera (peut-être) pour plus tard.

 

 

Copyright © 2024 Association Sauvons Le Climat

Les gazinières seraient liées à 40 000 décès prématurés par an en Europe...

Les gaz nocifs émis lors de la cuisson au gaz affectent les systèmes respiratoire et cardiovasculaire, entraînant la mort prématurée de dizaines de milliers de personnes chaque année, selon une nouvelle étude portant sur l’Union européenne et le Royaume-Uni...

Les cuisinières à gaz seraient responsables de la mort prématurée de 40 000 personnes chaque année en Europe (Union européenne [UE] et Royaume-Uni réunis), alerte une étude pilotée par l’université Jaume I et l’université de Valence, en Espagne. “Ce nombre de décès est deux fois plus élevé que celui lié aux accidents de voiture”, relève le quotidien britannique The Guardian.

La combustion du gaz de ville qui se produit lorsqu’on cuisine entraîne la formation d’autres gaz comme l’oxyde nitrique et le dioxyde d’azote, connus sous le nom de “NOx”, qui peuvent irriter les poumons. Elle émet également du monoxyde de carbone et du formaldéhyde, qui ont des effets nocifs sur la santé et peuvent affecter les systèmes respiratoire et cardiovasculaire. Mais, pour cette étude, seuls les effets du dioxyde d’azote (NO2) sur la santé ont été pris en considération, ce qui fait dire aux auteurs que leurs estimations sont inférieures à la réalité.

Au sein de l’UE, un foyer sur trois cuisine au gaz. En Italie, en Roumanie, en Hongrie et aux Pays-Bas, ce sont même 60 % des logements qui sont équipés de ce mode de cuisson, tandis qu’au Royaume-Uni 54 % des foyers cuisinent au gaz.

“Du point de vue de la santé publique, les gazinières sont toxiques”, insiste Juana Maria Delgado-Saborit, autrice principale de l’étude, interrogée par Bloomberg Green. Le problème des morts prématurées “est bien pire que ce que nous pensions”.

Ouvrir les fenêtres quand on cuisine

Ces travaux, qui n’ont pas encore été évalués par des pairs, ont été financés par la Fondation européenne pour le climat, une organisation à but non lucratif. Ils font partie d’un projet plus vaste sur la “cuisine propre” organisé par l’Alliance européenne pour la santé publique (EPHA) et viennent s’ajouter au faisceau grandissant de preuves selon lesquelles la cuisson au gaz dans les logements chargerait l’air intérieur de polluants nocifs, ce qui représente un danger pour la santé. En mai, une étude menée aux États-Unis avait, par exemple, révélé que les gazinières étaient probablement responsables de 50 000 cas d’asthme chez les enfants.

“L’abandon progressif du gaz de cuisson est essentiel pour faire avancer les priorités de l’UE en matière de promotion de la santé, d’amélioration de la qualité de l’air et d’élimination progressive des combustibles fossiles”, écrit l’EPHA dans le communiqué annonçant les résultats de la nouvelle étude.

Citée par le Guardian, Sara Bertucci, de l’EPHA, estime que les dangers des cuisinières à gaz ont été sous-estimés trop longtemps. “Comme pour les cigarettes, les gens ne se souciaient pas vraiment de leurs effets sur la santé – et, comme les cigarettes, les gazinières polluent notre maison à petit feu”, souligne-t-elle.

En attendant de passer aux plaques de cuisson électrique, les ménages équipés de gazinières devraient penser à ouvrir les fenêtres et à mettre en route la ventilation de la hotte lorsqu’ils cuisinent, suggère, dans un précédent article du Guardian, Seth Shonkoff, chercheur associé à l’université de Californie et directeur exécutif de PSE Healthy Energy, un institut de recherche indépendant.

 

« Très cher, polluant, le GNL est pourtant la star du nouveau monde énergétique »

Au-delà de son statut d’alternative aux livraisons russes, le gaz naturel liquéfié bénéficie, malgré un processus de fabrication complexe, de sa grande souplesse par rapport au système de transport par gazoduc, analyse Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».

Pour fabriquer du gaz naturel liquéfié, c’est simple. Prenez du gaz naturel, purifiez-le soigneusement, puis refroidissez doucement, généralement en trois étapes, jusqu’à la température de − 163 °C. Il conviendra alors de le transvaser précautionneusement dans un stockage terrestre ou maritime pourvu d’une coque doublée en inox et parfaitement isolée de l’extérieur. Vous obtenez alors un liquide neutre et inodore, qui prendra 600 fois moins de place que le même sous forme de gaz.

Enfin, après son transport, il est regazéifié graduellement dans une unité spécialisée plus simple, pourvue d’échangeurs de chaleur. En fait, ce n’est pas simple du tout. Une unité de liquéfaction peut coûter plusieurs dizaines de milliards de dollars (autant d’euros). Le processus reste complexe, consomme presque 10 % du gaz injecté pour fonctionner et est deux à trois fois plus émetteur de CO2 qu’un gazoduc classique. Très cher, polluant, le GNL est pourtant la star du nouveau monde énergétique dans lequel nous sommes entrés en 2022.

Comme le camion face au train

Car il a un avantage décisif par rapport au système classique de transport par gazoduc : sa souplesse. En plein milieu de l’océan Indien, un navire méthanier peut d’un coup abandonner sa route vers Tokyo pour mettre le cap sur Rotterdam, aux Pays-Bas. C’est ce qui se passe aujourd’hui. Le gaz, à l’instar du pétrole, devient une commodité mondiale dont le trafic peut s’adapter sans problème au besoin des acheteurs, avec un prix qui varie en fonction de la demande. Les pétroliers ne s’y sont pas trompés et ont investi le secteur en masse.

C’est, au fond, le même raisonnement qui prévaut en matière de fret entre le transport par chemin de fer, économique et sobre, mais très rigide et massif, et le camion, plus cher, mais qui livre de porte à porte à la demande. Même chose pour l’avion, qui ne nécessite aucune route à construire, où même le satellite de communication par rapport à un réseau câblé. Dans un monde incertain et risqué, la flexibilité n’a soudain plus de prix. Jusqu’à ce que l’horizon se dégage et que l’on retourne sur la terre ferme.

Philippe Escande

(posté par J-Pierre Dieterlen)

https://www.facebook.com/jeanmarc.jancovici/posts/pfbid02AfozC5GKLQzAX7VSnAmPGrehpG4DZuNh3BdTFhaS8Emj3MUqMxHrHZxLeEdG32y1l

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