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affaire Société Générale/Kerviel

Publié le par ottolilienthal

L’ex-trader Jérôme Kerviel n’a rien perdu de sa verve contre la Société Générale...

Condamné à trois ans de prison ferme pour avoir fait perdre cinq milliards d’euros à la Société Générale, Jérôme Kerviel attaque la banque et nie les sommes qu’on l’accuse d’avoir dérobées 16 ans plus tôt.

La saga dure depuis maintenant plus de 16 ans. En pleine crise des subprimes. À l’époque, la Société Générale fait état d’une perte de près de cinq milliards d’euros et découvre en même temps les activités d’un de ses traders : Jérôme Kerviel. Ce dernier a engagé 50 milliards d’euros sur les places financières et la banque l’accuse d’être à l’origine de ses pertes. En 2011, Jérôme Kerviel sera condamné à cinq ans de prison (dont trois ferme), pour abus de confiance, faux et usage de faux, mais il a toujours affirmé que la banque était au courant de ses agissements.

Dans la série «Kerviel : un trader, 50 milliards», disponible depuis le 29 novembre sur la plateforme de streaming HBO MAX, l’ancien PDG de la Société Générale (1997-2008), Daniel Bouton, s’en prend à l’ancien trader : «Il est probable que pour sa santé psychologique, il reste solidement arrimé à la position qu’il défend depuis le début, il disparaîtra en emportant cette conviction dans sa tombe.» Invité de l’émission C l’hebdo sur France 5, Jérôme Kerviel n’a rien perdu de sa verve : «Je ne savais pas que Daniel Bouton avait entamé des études de psy», lâche-t-il dans un premier temps.

«C’est du subprime renommé Kerviel»

Surtout, il contre-attaque : «Moi, je n'ai pas besoin de truquer un dossier, de faire pression sur les magistrats pour avoir gain de cause au tribunal. Je pense que c’est Monsieur Bouton qui emportera dans sa tombe toutes ses turpitudes», attaque-t-il en citant un enregistrement de la procureure de la République. Selon lui, «la Société Générale et ses conseils ont truqué le dossier (…) au niveau du parquet de Paris».

Jérôme Kerviel cite alors une «phrase marquée noir sur blanc» de la Cour de révision qui prouve selon lui que «les éléments (enregistrements) ne tendent qu’à démontrer l’influence de la Société Générale sur le parquet de Paris». L’ex-trader réfute également être à l’origine de la perte des cinq milliards d’euros de la banque qu’on lui impute : «On est 17 ans après. Pendant 17 ans, j’ai demandé une chose : peut-on vérifier qu’ils aient perdu 17 milliards d’euros ? Ça m’a systématiquement été refusé, déplore-t-il sur France 5.

Jérôme Kerviel dit «contester ce chiffre» et, d’après lui, de «nombreux témoignages» étayent que cinq milliards d’euros ne sont pas de son fait : «C’est du subprime renommé Kerviel», lance-t-il, avant de réclamer, une nouvelle fois, une expertise. Aujourd’hui sans habitation ni revenus fixes afin que rien ne lui soit saisi, Jérôme Kerviel espère surtout faire annuler sa dette d’un million d’euros qu’il doit rembourser à la Société Générale.

 
https://www.capital.fr/economie-politique/lex-trader-jerome-kerviel-na-rien-perdu-de-sa-verve-contre-la-societe-generale-1507266
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Affaire Kerviel : le fisc réclame 2,2 milliards à la Société générale

Cette somme correspond au crédit d'impôt accordé à la Société générale après l'affaire Kerviel. La banque a été déclarée "partiellement responsable" dans cette affaire.

Au printemps dernier, la Société générale s'est vue notifier un redressement fiscal d'un montant de 2,2 milliards d'euros, selon Le Canard Enchaîné.

Cette somme correspond au crédit d'impôt qui a été octroyé au groupe bancaire en 2009 et 2010 après l'affaire Kerviel. Les entreprises ont droit à cette compensation lorsqu'elles sont victimes de fraudes. 

La banque déclarée partiellement responsable

Sauf que le 23 septembre 2016, la Cour d'appel de Versailles a mis en cause la responsabilité de la banque dans cette affaire. Celle-ci a été déclarée "partiellement responsable" en raison du manque de contrôle de ses traders, tandis que les dommages et intérêts dus par Jérôme Kerviel ont été ramenés à un million d'euros.

Du coup, le fisc a demandé à la banque le remboursement des 2,2 milliards.

La Société générale refuse de payer

Celle-ci, toutefois, n'entend pas payer. Faisant savoir qu'elle estimait avoir la jurisprudence en sa faveur, la Société générale a annoncé qu'elle utiliserait "tous les moyens de droit pour faire valoir cette position", ce qui laisse présager de futurs recours.

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J
Toute personne humaine éprise de vérité et de justice ne peut qu'apporter son plein & entier soutien à Jérôme Kerviel.Nous ne pouvons pas tolérer la dictature du mensonge organisé à laquelle nous sommes soumis.Cela prendra le temps que cela prendra mais justice sera rendue et la vérité éclatera au grand jour.Il y va de l'avenir de la démocratie française.
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