le coin des taxes..

Publié le par ottolilienthal

Abri de jardin, yacht de luxe… 243 taxes ne rapportent pas assez selon la Cour des comptes...

A ce jour, il existerait 243 taxes en France, mais selon la Cour des comptes, plus de la moitié ne rapporteraient presque rien et ne seraient pas connues des Français. Si certaines sont essentielles au budget des communes, d’autres semblent inutiles. Explications

Les Français sont-ils trop taxés ? C’est le reproche souvent fait au gouvernement. Serres, abris de jardin, vérandas, piscines… certaines taxes sont plus ou moins bien connues des Français, mais les irritent tout autant. C’est le cas de cette propriétaire des Hauts-de-Seine interrogée par TF1. Dans son jardin, elle a installé un abri, indispensable pour ranger outils et tout autre matériel nécessaire à l’entretien. Or, pour ce genre d’abri de plus de 5m², il existe une taxe d’aménagement à payer qui varie selon la superficie du bien et du taux d’imposition communal.

Pour elle, à Meudon, la facture s’est donc élevée à 800 euros à l’installation, une grande surprise, avoue la propriétaire. Mais il ne s’agit pas de la seule taxe dans le pays. Bien au contraire. Dans un rapport datant de 2025, la Cour des comptes en dénombre des dizaines, 243 au total, dont certaines plutôt… insolites ! On peut citer la taxe sur l’enregistrement des produits homéopathiques, celle sur les céréales prélevées sur les collectes des agriculteurs ou encore celle sur les papiers graphiques. A quoi sert-elle ? A financer leur recyclage.

La taxe sur les yachts détournée

La Cour des comptes les qualifie de «taxes à faible rendement». Pourquoi ? Car elles génèrent peu de rentrées fiscales pour l’Etat. Pour la moitié d’entre elles, la juridiction financière ne parvient d’ailleurs pas à dire combien elles rapportent, souligne TF1. Alors, pourquoi les conserve-t-on ? En réalité, comme l’explique l’expert en finances locales, Franck Claeys, certaines sont essentielles au bon fonctionnement des communes.

«Au niveau local, si vous supprimez un impôt qui va rapporter un ou deux millions dans une commune de 100, 200 à quelques centaines d’habitants, vous allez déséquilibrer le budget de la commune», insiste-t-il. Mais sont-elles toutes essentielles ? La réponse est non, à commencer par certaines plus symboliques qu’autre chose. C’est le cas de celle sur les yachts de plus de 30 mètres, mise en place en 2018. A l’origine pensée pour compenser la suppression de l’ISF, elle devait rapporter dix millions d’euros par an.

Des taxes supprimées… et des nouvelles

Aujourd’hui ? Son rendement est famélique. En 2025, cette taxe a rapporté… 65 000 euros. Les propriétaires de yachts de luxe ont pris les devants et placé leurs bateaux sous pavillon étranger à tel point que cinq d’entre eux seulement la paieraient actuellement. Interrogé par TF1, l’ancien rapporteur général du budget et député EPR du Gers, Jean-René Cazeneuve, avoue qu’il faut «revenir en arrière» et assume : «Il faut avoir le courage de dire qu’on s’est trompé.» Si en cinq ans, 74 taxes ont été supprimées, douze nouvelles ont vu le jour. Rapportent-elles plus ?

Xavier Martinage, Journaliste
Publié le
 
https://www.capital.fr/votre-argent/abri-de-jardin-yacht-de-luxe-243-taxes-ne-rapportent-pas-assez-selon-la-cour-des-comptes-1526953
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L’Etat sans le sou fait la chasse aux serres pour les imposer...

L’Etat bien impécunieux et à court d’argent fait les fonds de tiroirs et les poches des Français...

Tout est bon et tout y passe.

Après les piscines et les abris des jardins c’est aux serres de jardin d’être dans le viseur du fisc.

L’idée du fisc c’est de faire la chasse à tout ce qui permet d’augmenter la base taxable de la taxe foncière et donc d’augmenter les impôts fonciers.

Alors quand faut-il déclarer sa serre ?

Quand la hauteur dépasse les 1m80 et plus de 5m² de surface. De ce que j’ai compris si vous mettez une serre pendant moins de 3 mois elle devrait être exonérée.

Vous devrez donc payer un surcoût de taxe de foncière mais aussi une taxe d’aménagement de presque 900 euros par m², quelques pénalités de retard et éventuellement de mauvaise foi.

Bref, faire pousser vos tomates cerises à l’abri du mildiou va vous coûter vraiment très cher !

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

En France, petites taxes ou impôts exceptionnels n’ont souvent de « temporaires » et de « petits » que le nom, et finissent par faire de grandes rivières fiscales. Et, lorsqu’ils sont supprimés, c’est souvent pour mieux réapparaître sous une autre appellation. C’est peut-être exagéré, mais pas dénué de fondement.

Prenez l’impôt sur le revenu, par exemple. Instauré pour financer l’effort de guerre en juillet 1914, il avait été présenté à l’Assemblée nationale comme temporaire pour faciliter son acceptation, bien que la loi n’ait pas explicitement limité sa durée. La suite est connue : l’IR s’est installé dans le paysage fiscal français et 110 ans après sa création, il est devenu un pilier du financement de l’État.

Contributions et pérennisation inattendue

Récemment créée, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus n’a pas vocation à être pérennisée — c’est dans sa dénomination même —, mais déjà certains demandent son inscription dans le marbre. L’exemple le plus emblématique reste néanmoins celui de la CRDS, la contribution pour le remboursement de la dette sociale. Mise en place en 1996, ce prélèvement de 0,5% sur la plupart des revenus devait initialement disparaître en 2009. Son échéance a été repoussée une première fois à 2014, puis alignée sur l’extinction de la dette sociale, alors prévue pour 2024. Mais la crise Covid est passée par là et a repoussé cette perspective aux alentours de… 2033, selon les prévisions de l’administration ! Parallèlement, son assiette a été élargie par étapes, passant de 95% à 98,25% des salaires bruts et allocations chômage. Côté recettes, c’est mécanique : elles ont bondi de 3,5 à près de 10 milliards d’euros en moins de 30 ans, en hausse de 3,6 % en moyenne par an, un rythme supérieur à celui des revenus des Français.

Le cas des « frais de notaire »

Autre précédent révélateur : les droits de mutation à titre onéreux, plus connus sous le nom de « frais de notaire ». Ici, l’histoire se joue sur les taux. Entre 2011 et 2013, la part départementale était fixée à 3,80% de la valeur du bien. La loi de finances pour 2014 a permis aux départements de relever ce taux jusqu’à 4,50%, une mesure temporaire à l’origine… pérennisée dès 2015. En 2025, une nouvelle hausse de 0,5 point est autorisée, portant le plafond à 5,00%. Officiellement, cette disposition ne s’appliquera que jusqu’au 30 avril 2028. Officiellement.

La flambée de la taxe foncière

L’évolution de la taxe foncière relève d’un autre registre : celui des tours de passe-passe. Discret et modéré hier, explosif aujourd’hui, cet impôt a flambé dès que l’État a enclenché, en 2018 la suppression progressive de la taxe d’habitation sur les résidences principales. Et ce, malgré les mécanismes de compensation déployés par l’administration centrale. Résultat : entre 2017 et 2024, son produit a bondi de 35%. Une hausse plus rapide que l’inflation… et trois fois supérieure à celle des loyers dans le parc privé. Autres victimes collatérales de l’abandon de la taxe d’habitation sur les résidences principales : les propriétaires de résidences secondaires ont vu leur facture exploser.

Si l’on prolonge la tendance actuelle, on aura rattrapé en euros courants le montant cumulé de la taxe d’habitation et de la taxe foncière de 2020 — pic historique de la série — vers 2029. Un peu comme cela s’était passé pour la taxe professionnelle des entreprises, soi-disant supprimée, mais remplacée ensuite par d’autres contributions (CVAE, CFE, IFER). En fiscalité, ce qui commence comme une exception finit souvent comme une règle durable. Car derrière chaque suppression annoncée, une réinvention fiscale n’est jamais bien loin.

 
Alexandre Mirlicourtois

Publié le lundi 19 mai 2025

https://www.xerficanal.com/economie/emission/Alexandre-Mirlicourtois-Ces-petites-taxes-deviennent-de-grandes-rivieres-fiscales_3754007.html?

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Taxe d’habitation : 5 mensonges autour d’un vrai-faux retour...
Les taxeurs sont des bonimenteurs adeptes du bonneteau. Ainsi la fin de la TH s’est-elle déjà traduite par une flambée de la taxe foncière et des taxes sur les résidences secondaires (entre autres)...

Qu’on se le dise, Macron II ne rétablira pas la taxe d’habitation que Macron I a supprimée. La proposition du ministre de l’Aménagement des territoires de créer une « contribution modeste » pour « financer les services publics des communes » n’a pas plu au Président. Rien n’est arbitré, a déminé l’entourage. Il n’empêche, ce nouveau ballon d’essai en dit long sur l’incapacité du gouvernement à sortir des facilités habituelles pour construire le budget horribilis de 2026. L’inaptitude de l’exécutif à faire des économies l’enferme dans un écheveau d’impostures – les lois de la lâcheté – qui ne dupe plus les contribuables.

Loi n°1 : jurer que les impôts n’augmenteront pas pour mieux... les augmenter. Depuis quarante ans, nos dirigeants ne savent pas agir autrement. Malgré la ligne rouge présidentielle, des prélèvements progresseront bien l’an prochain. Quitte à faire passer des suppressions de niches pour une douceur...

Loi n°2 : sans réduction du train de vie de la sphère publique, les allégements d’aujourd’hui préparent les alourdissements de demain.

Loi n°3 : les taxeurs sont des bonimenteurs adeptes du bonneteau. Ainsi la fin de la TH s’est-elle déjà traduite par une flambée de la taxe foncière et des taxes sur les résidences secondaires (entre autres).

Loi n°4 : les promesses de taux bas – « modestes » – ou temporaires n’engagent que les payeurs qui les croient. La preuve par la CSG ou la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus

Loi n°5 : user de l’argument moral permet de masquer l’inconséquence politique. Le retour d’une mini-TH permettrait, paraît-il, de « responsabiliser chacun sur l’importance des coûts ». Un peu comme la CRDS devait en 1996 sensibiliser les Français au trou de la Sécu...

En vérité, en 2025, en France, championne européenne de la pression fiscale, une seule loi devrait prévaloir : une baisse d’impôts gagée sur de moindres dépenses pérennes.

Remi Godeau

https://www.lopinion.fr/politique/taxe-dhabitation-5-mensonges-autour-dun-vrai-faux-retour?

Attention à ce que vous publiez : le fisc surveille désormais vos réseaux sociaux...

Les administrations fiscale et douanière peuvent depuis le 1er janvier 2025 collecter les informations publiées sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Tiktok ou Instagram dans le cadre de leurs investigations...

La douane et le fisc débarquent sur les réseaux sociaux. Depuis le 1er janvier 2025, l’administration fiscale et l’administration des douanes et droits indirects peuvent désormais collecter et exploiter les données issues des «plateformes numériques de mise en relation», autrement dit les réseaux sociaux comme Instagram, Facebook, Tiktok ou encore X (ex-Twitter).

Le décret du 31 décembre 2024, publié au Journal officiel le 1er janvier 2025, modifie un précédent texte datant de 2021, issu de l’article 154 de la loi de finances pour 2020. Ce décret autorisait pour la première fois l'administration à collecter et exploiter les contenus rendus publics par leurs auteurs et accessibles en ligne pour les «besoins de la recherche des manquements et infractions». Jusqu'alors, le fisc et la douane pouvaient mener leur enquête seulement sur les sites «dont l’accès ne nécessite ni saisie d’un mot de passe, ni inscription». Les réseaux sociaux étaient donc exclus. Cela est désormais révolu.

L’intelligence artificielle au secours du fisc et de la douane

Consultée par le gouvernement avant l’entrée en vigueur du décret, la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), a estimé que le dispositif initial, datant de 2021, n’avait qu'une «faible efficacité» du fait «de son périmètre limité» et «au regard, notamment, de l’exclusion des plateformes requérant un compte pour y accéder». Sa nouvelle version qui intègre les réseaux sociaux a elle aussi été évaluée par la CNIL, chargée de veiller à la protection des données personnelles. Elle a estimé les garanties du dispositif «satisfaisantes».

Le fisc et la douane pourront compter sur l’aide de l’intelligence artificielle. Un «modèle de détection automatique de la fraude» sera développé avec au préalable «une phase (...) d’apprentissage machine». Pour autant, des limites s’appliquent. L’administration peut investiguer sur les réseaux sociaux mais seulement dans le cadre de «certaines infractions limitativement énumérées par la loi», rappelle la CNIL. Il peut s'agir, par exemple, de la recherche d’activités occultes, de manquements aux règles de domiciliation ou de minoration ou dissimulation de recettes, précise la CNIL. Dans ce cadre, des données «relatives aux dates, heures et géolocalisation de leur création» pourront notamment être collectées par les administrations. Les données non utilisées seront supprimées dans un délai de cinq jours.

L’interdiction de collecter les conversations privées

Par ailleurs, seul l'accès aux «contenus librement accessibles et manifestement rendus publics par les utilisateurs» est possible. «Tout traitement d’information fourni par un tiers est exclu» insiste la CNIL. Une photo «taguée» n’entre donc pas dans le périmètre de la loi. Les messages privés ne peuvent pas être utilisés comme preuve.

Les agents administratifs ne sont pas autorisés à «entrer en relation avec d’autres détenteurs de compte ou à diffuser des contenus», précise la CNIL. Ils ne sont donc pas autorisés à «accéder à des données qui ne seraient pas rendues disponibles à l’ensemble des utilisateurs de la plateforme ou du réseau social» comme le «suivi» d’une personne ou d’un compte, ni même à «rejoindre une conversation de groupe, même sans prendre la parole», insiste la commission. Ces comptes devront être identifiables comme ceux de l’administration fiscale ou des douanes. Aucune identité d’emprunt n’est permise. Notez également qu'aucune collecte ne sera réalisée sur les plateformes dites «sensibles» comme les applications de rencontre ou de santé.

https://www.capital.fr/economie-politique/attention-a-ce-que-vous-publiez-le-fisc-surveille-desormais-vos-reseaux-sociaux-1507671

Le Sénat adopte le principe d'une «taxe lapin» pour faire payer les patients

Pour lutter contre le manque à gagner des rendez-vous médicaux non-honorés, le Sénat a adopté jeudi 16 novembre un amendement pour faire payer aux «poseurs de lapin» une somme forfaitaire. Le gouvernement n'approuve pas le mécanisme et pourrait le rejeter.

Le Sénat fait la chasse aux «poseurs de lapin» chez le médecin : la chambre haute a adopté jeudi 16 novembre le principe d'une pénalisation des patients qui n'honoreraient pas leurs rendez-vous médicaux, le gouvernement se montrant «très sensible» sur la question, mais pas dans l'immédiat. Pour lutter contre la multiplication des annulations de dernière minute des rendez-vous et «responsabiliser» les patients, plusieurs groupes parlementaires ont voté pour un amendement visant à «mettre à la charge des assurés n'honorant pas un rendez-vous en soins de ville une somme forfaitaire». Cette somme, baptisée «taxe lapin», serait en partie reversée par l'Assurance maladie aux professionnels de santé concernés.

Cet amendement a été voté dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2024 (PLFSS), examiné cette semaine au Sénat. Le gouvernement a rendu un avis défavorable sur le mécanisme proposé et pourra d'ailleurs le rejeter grâce à l'article 49.3 activé à l'Assemblée nationale pour faire adopter sans vote le PLFSS. Mais il s'est montré ouvert sur la question. «Ce sujet doit être renvoyé à la négociation conventionnelle», a affirmé le ministre de la Santé Aurélien Rousseau, expliquant n'avoir «pas trouvé la solution» qui permettrait de traiter équitablement les patients selon leur mode de prise de rendez-vous (plateformes comme Doctolib, téléphone...). Il s'est toutefois dit «très sensible» sur le sujet

17 euros par an

La majorité sénatoriale de droite et du centre s'appuie sur des chiffres de l'Académie de médecine et du conseil national de l'ordre des médecins : ces organismes estiment entre 6 et 10% le nombre de patients qui ne se présenteraient pas à leurs rendez-vous. Le Sénat a également interpellé jeudi le ministre de la Santé sur le possible doublement des franchises médicales - ce reste à charge pour les assurés quand ils achètent des médicaments (50 centimes par boîte) ou voient un médecin (un euro par consultation). Evoquée, cette augmentation n'apparaît pas dans le PLFSS à l'heure actuelle : «La décision n'est pas prise», a expliqué Aurélien Rousseau. Le ministre a évalué l'impact de la mesure à «17 euros par an en moyenne» pour les assurés.

Capital (avec 6medias)

https://www.capital.fr/economie-politique/le-senat-adopte-le-principe-dune-taxe-lapin-pour-faire-payer-les-patients-1485738

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Fiscalité immobilière: la bombe à retardement
Les péripéties autour de la déclaration des biens immobiliers aux services de l’administration fiscale ne sont rien par rapport aux défis que va devoir affronter l’exécutif à l’avenir

Comment une bonne nouvelle comme la disparition cette année de la taxe d’habitation sur les résidences principales a-t-elle pu se retourner contre l’exécutif ? Il a suffi d’un épisode regrettable - la déclaration ratée des biens immobiliers à l’administration fiscale- pour qu’une fois le sucre de la baisse d’impôt avalé, seule demeure une longue amertume fiscale dans la bouche des Français.

Quand Emmanuel Macron décide au cœur de la campagne de 2017 de supprimer d’un coup de trait 25 milliards d’euros de taxe d’habitation, il ne se doute pas que six ans plus tard, les services fiscaux auraient maille à partir avec l’outil censé recenser les logements vacants et les résidences secondaires, qui eux restent taxés. Il n’imagine pas que les couacs des rouages grippés de la machine étatique nourriraient les discussions contrariées de plusieurs dizaines de millions de propriétaires autour du barbecue estival. Et pourtant…

A lire aussi: Pourquoi la taxe foncière n’a pas fini de flamber

Ce n’est pour l’heure qu’un moindre mal. L’arrivée des avis de taxe foncière à compter du 23 août dans les boîtes mail des contribuables mensualisés (à compter du 18 septembre pour les autres), va souffler fort sur les braises de la grogne, avec des hausses à deux chiffres. La faute à l’inflation bien sûr (la taxe foncière est indexée sur la hausse des prix), mais aussi à la disparition de la taxe d’habitation que les collectivités compensent en activant l’un des derniers leviers fiscaux à leur main.

Comment dès lors ne pas avoir la main tremblante face au chantier explosif et, lui aussi, sans cesse repoussé de la révision des valeurs locatives qui, datant de 1970, ne tiennent plus compte de la réalité du marché, ni de la qualité des biens ? Gare à la suite. C’est sur la réforme de la taxe d’habitation que Margaret Thatcher est tombée en 1990. Et se souvenir que bien souvent, un bon impôt est un vieil impôt.

 
 
https://www.lopinion.fr/economie/fiscalite-immobiliere-la-bombe-a-retardement?
Le petit pactole que les piscines non déclarées ont déjà rapporté au fisc

Le dispositif mis en place à titre d'expérimentation au mois d'octobre dernier dans neuf départements français a permis d'épingler plus de 20.000 bassins. Il va être étendu à toute la France cet automne.

L'expérimentation est concluante. Lancé par Bercy en octobre dernier pour lutter contre la fraude aux piscines non déclarées, l'outil numérique "Foncier innovant" affiche déjà des résultats très probants, d'après le bilan d'expérimentation effectué par la Direction générale des finances publiques (DGFiP), que Capital a pu consulter. Testé sur neuf départements - les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, l'Ardèche, le Rhône, la Haute-Savoie, la Vendée, le Maine-et-Loire et le Morbihan - l'instrument a permis de détecter pas moins de 20.356 bassins pour un total de 10 millions d'euros. Ce chiffres comprends 4,1 millions d'euros qui vont être recouvrés via la taxe foncière 2022 et 5,7 millions d'euros au titre des quatre années antérieures.

Concrètement, Bercy a développé en partenariat avec des entreprises privées des algorithmes qui "sur la base des images aériennes publiques de l’Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) consultables par tous sur son site internet (permettent) d'extraire les contours des immeubles bâtis ainsi que des piscines". Il n'en demeure pas moins que chaque dossier est ensuite étudié par un agent de la DGFiP. Et que les entreprises privées engagées n'ont aucun accès aux données personnelles et fiscales des propriétaires.

Dans le détail, voici les résultats de l'expérimentation :

On constate que c'est dans les Bouches-du-Rhône que le fisc a détecté le plus de piscines non-déclarées (7.244 bassins) pour un montant de 4,3 millions d'euros, devant le Var (3.809 bassins) pour 2 millions d'euros et l'Ardèche (2.575 bassins) pour 800.000 euros.

DGFiP

Face à ces résultats concluants, Bercy annonce que le dispositif va être généralisé à l'ensemble du territoire métropolitain dès cet automne. "Au regard des résultats obtenus sur 9 départements sur le seul cas d'usage de détections des piscines (qui représentent près de 20 % des piscines imposées sur le territoire métropolitain), les gains en matière d'impôts directs locaux devraient atteindre près de 40 millions d'euros en 2023", prédit le ministère. Au-delà des piscines, le fisc compte bien, à l'avenir, utiliser l'outil pour détecter l'ensemble des bâtiments non-déclarés.

 

https://www.capital.fr/economie-politique/le-petit-pactole-que-les-piscines-non-declarees-ont-deja-rapporte-au-fisc-1444751

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