Chauffage niouzes

Publié le par ottolilienthal

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Pompes à chaleur : Les aides seront bientôt réservées aux appareils fabriqués en Europe...

Une partie des aides financières destinées à l’installation de pompes à chaleur sera réservée, dès le mois de septembre, aux modèles produits en Europe..

Le made in Europe bientôt privilégié. Le ministère de l’Industrie a annoncé, ce vendredi, qu’une partie des aides financières à l’installation de pompes à chaleur (PAC) sera réservée, dès le mois de septembre, aux modèles de « bonne qualité et produits en Europe ». Les aides attribuées par le mécanisme des certificats d’économies d’énergie (CEE) seront donc réorientées vers ces appareils.

Créé en 2005, le mécanisme des CEE privilégie les opérations ou travaux visant à réduire la consommation d’énergie et à améliorer la performance énergétique, obligeant les fournisseurs d’énergie à les financer prioritairement. Ces aides permettent, par exemple, de subventionner des opérations de rénovation énergétique, l’achat d’un véhicule électrique ou l’installation d’une PAC en remplacement d’une chaudière au fioul ou à gaz. Des énergies qui sont, aujourd’hui, quasi exclusivement importées. Moins polluant, cet équipement n’est cependant pas donné. Il coûte tout de même autour de 15.000 euros.

Pour l’achat d’un modèle de PAC agréé - de types air/eau, eau/eau ou sol/eau –, les ménages auront droit, dans ce cas, à une aide globale de 3.500 euros, comme c’est déjà le cas aujourd’hui. Pour les modèles non agréés, l’aide ne sera que de 700 euros.

Un bonus écologique « pompe à chaleur »

Avec cette mesure, qui doit concilier « transition écologique et développement industriel », le gouvernement entend relancer la filière française des pompes à chaleur, qui voit ses ventes baisser. « L’idée est ici de répliquer pour les pompes à chaleur ce qui a été fait pour les véhicules électriques », à travers le bonus écologique, conditionné à un critère de fabrication européenne, a justifié le ministère. Le critère de préférence européenne supposerait donc, selon ce dernier, que la PAC ait son circuit frigorifique assemblé directement dans l’espace économique européen.

Les fabricants de pompes à chaleur ont donc jusqu’à fin février pour déposer leur demande d’agrément sur une plateforme en ligne. La liste des PAC agréées sera, elle, connue en juillet.

20 Minutes avec AFP

https://www.20minutes.fr/consommation/4197680-20260123-pompes-chaleur-aides-bientot-reservees-appareils-fabriques-europe

Pompes à chaleur : en Europe, une chute des ventes difficile à expliquer...

Le marché européen des pompes à chaleur s’est nettement contracté en 2024. En cause, la baisse du pouvoir d’achat et les fluctuations des dispositifs publics soutenant ces systèmes de chauffage, pourtant jugés essentiels à la transition climatique...

L’engouement pour les pompes à chaleur se rafraîchit très nettement en Europe. Plébiscité lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, il y a bientôt trois ans, qui avait entraîné une forte hausse des prix du gaz, ce système de chauffage semble marquer le pas. “Les ventes ont diminué de 23 % en Europe l’an dernier”, constate The Guardian.

Une moyenne qui cache de grandes disparités, si l’on en croit les statistiques de l’Association européenne pour les pompes à chaleur (Ehpa) examinées par le quotidien britannique : la baisse est de 52 % en Belgique, de 48 % en Allemagne et de 24 % en France. En revanche, les ventes progressent de 63 % au Royaume-Uni.

Selon les analystes interrogés par le journal, un recul des ventes “après deux années exceptionnellement bonnes pour le secteur” n’est pas forcément étonnant. “Mais ils ont du mal à expliquer l’ampleur de la chute, ajoute le Guardian. Deux millions de pompes à chaleur ont été vendues en 2024, soit autant qu’en 2021, malgré les prix élevés du gaz et les craintes liées à la sécurité qui continuent de peser sur l’Europe.”

“C’est surprenant, car la crise du gaz n’est pas terminée”, commente ainsi Jess Ralston, du groupe de réflexion Energy and Climate Intelligence Unit, qui redoute “une plus forte volatilité des prix” sur le marché de gros du gaz et sur la facture des consommateurs.

De son côté, l’Ehpa évoque plusieurs explications : des changements dans les dispositifs publics de soutien à l’achat des pompes à chaleur dans plusieurs pays ; le ralentissement de l’économie qui dégrade le pouvoir d’achat ; et la faiblesse des prix du gaz subventionné.

“On pourrait penser qu’en Europe, avec l’ennemi à nos portes et la nécessité d’assurer notre souveraineté énergétique, nos décideurs politiques prendraient les mesures dont la société a besoin”, se désole Paul Kenny, directeur général de cette association professionnelle.

Car si les pompes à chaleur sont plus onéreuses que les chaudières à gaz, leur utilisation revient en revanche moins cher. Et elles sont beaucoup moins nocives pour le climat, avec un bien meilleur bilan carbone.

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pourquoi louer une pompe à chaleur, plutôt que l’acheter, pourrait vous faire économiser gros...

Face au coût que représente l’achat d’un équipement de chauffage performant, pouvoirs publics et industriels planchent sur des offres de location, à la manière du leasing automobile...

Pour des raisons aussi bien écologiques que financières, vous voilà décidé à remplacer votre vieille chaudière au fioul ou au gaz par une pompe à chaleur. Celle-ci vous permettra de diminuer votre consommation énergétique et s'avèrera par conséquent moins polluante pour l’atmosphère. Le hic, c’est l’investissement initial que vous devrez consentir pour acheter cet équipement. Une pompe à chaleur air-eau coûte entre 10 000 et 18 000 euros, selon Effy, une société spécialisée dans l’efficacité énergétique. Un coût auquel il faut ajouter celui de la pose, compris entre 1 500 et 3 000 euros. Pas étonnant que l’acquisition d'un tel équipement conduise certains ménages à contracter un emprunt bancaire.

C'est pourquoi pouvoirs publics et industriels de la rénovation énergétique planchent sur la création d’offres de location d’équipements de chauffage, un peu à la manière du leasing automobile. Au lieu de débourser plusieurs milliers d’euros en une seule fois pour acheter une pompe à chaleur ou des panneaux solaires, par exemple, vous paierez un loyer mensuel, au fabricant ou à un tiers-financeur tel qu’une banque, en contrepartie de l’installation, de l’entretien, du dépannage et, si besoin, du remplacement de l’équipement, développe le Club de l’amélioration de l’habitat, une association regroupant des acteurs publics et privés de la rénovation énergétique.

Le prix, un facteur déterminant pour louer son équipement de chauffage

«De telles offres de location existent encore très peu, nous testons ce concept auprès de consommateurs pour savoir s’ils seraient davantage intéressés par le paiement d’un loyer que par un achat», précise Audrey Valin, sociologue au sein du cabinet Actes, qui travaille pour l’occasion avec le Club de l’amélioration de l’habitat. «Des marques proposent des offres de location de matériel mais cela reste marginal et elles ne vont pas jusqu’à proposer son remplacement», complète Emmanuelle Ledoux, directrice générale de l’Institut national de l’économie circulaire.

Au-delà de considérations écologiques liées, précisément, à l'économie circulaire permise par ce type d'offres de location, leur prix sera déterminant pour les consommateurs : «si les conditions financières ne leur conviennent pas, ils n’y souscriront pas», reconnaît Audrey Valin. De fait, près des trois-quarts des 1 600 Français interrogés par la sociologue citent en premier lieu «l’intérêt économique» comme facteur susceptible de leur faire préférer la location de leur équipement de chauffage à son achat. «Le budget est déterminant : si c’est très cher à l’achat, je vois l’intérêt de la location. Mais si l’achat n’est pas cher, je ne vois pas l’intérêt», témoigne Mathieu, 28 ans, qui vit en milieu rural. «Ce qui l’intéresse, c’est la mensualisation des dépenses, qui évite le recours à un emprunt bancaire», analyse Audrey Valin.

Des offres financières à bien ficeler

Martin, lui, est âgé de 52 ans et habite en ville, mais le coût de ces futures offres lui importe également : «l’idée (de la location avec contrat de maintenance et de dépannage), c’est de pouvoir maîtriser ses dépenses en évitant les surcoûts de pannes imprévues». C’est dire si les industriels de la rénovation énergétique devront «bien ficeler leurs offres» de location de matériel, sur le plan des tarifs, prévient Audrey Valin. Quels loyers peut-on attendre ? «Il est trop tôt pour répondre», rétorque le Club de l’amélioration de l’habitat.

https://www.capital.fr/immobilier/chauffage-combien-economiserez-vous-en-louant-une-pompe-a-chaleur-ou-une-chaudiere-plutot-quen-les-achetant-1507110

Surprise: les chaudières à gaz ont repris du poil de la bête...
Les pompes à chaleur, trois à quatre fois plus chères, n’ont pas réussi à avoir leur peau...

Qui l’eût dit, qui l’eût cru ? Alors que le marché de la chaudière avait baissé d’environ 40 % depuis 2021, et que le gouvernement a même envisagé de les supprimer totalement, les installations de ces équipements ont bondi de 15 % cette année. Une dynamique inattendue, qui a surpris les industriels. « Nous constatons en effet pour cette année une hausse à deux chiffres de la demande pour nos chaudières. Elles sont finalement plébiscitées par les Français en 2024 pour deux raisons principales : un prix du gaz redevenu raisonnable et le choix d’une solution moins onéreuse pour remplacer son système de chauffage », explique Benoît Garrigues, directeur de la marque Vaillant (groupe spécialisé dans les technologies de chauffage, de ventilation et de climatisation).

Après avoir culminé à 342 euros le MGWh en août 2022, le prix du gaz est aujourd’hui à 46,81 euros... De quoi convaincre ceux qui avaient une vieille chaudière à gaz d’en installer une nouvelle, si possible THPE (très haute performance énergétique) qui permet de faire entre 20 % et 30 % d’économies d’énergie. A cela, il faut rajouter les changements permanents des règles du dispositif MaPrimeRenov’, qui ont finalement augmenté le coût d’achat et d’installation de pompes à chaleur.

Une pompe à chaleur air-eau (les plus efficaces) coûte entre 12 000 et 18 000 euros contre environ 4 000 euros pour une chaudière à gaz. On se souvient de l’ambition du gouvernement Borne de produire un million de pompes à chaleur sur le sol français d’ici à 2027. Le pays devrait péniblement en avoir fabriqué 170 000 d’ici à la fin de l’année... La demande n’est pas là. Toute ressemblance avec ce qui se passe pour les voitures électriques européennes n’est pas fortuite. « Nous sommes persuadés que la chaudière n’a pas dit son dernier mot dans la décarbonation. Elle sera là pour accompagner le développement du gaz vert », conclut Benoît Garrigues.

https://www.lopinion.fr/economie/surprise-les-chaudieres-a-gaz-ont-repris-du-poil-de-la-bete?

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Pompes à chaleur :

« La situation n'est pas bonne du tout. Le ralentissement est dû à quatre facteurs principaux : un manque d'installateurs qualifiés, des prix de l'électricité trop élevés par rapport à ceux du gaz, des difficultés à travailler avec les clients et les coûts initiaux élevés des pompes à chaleur, qui sont souvent chères à l'achat mais peu coûteuses à l'usage. Les personnes qui n'ont pas de pompe à chaleur et qui souhaitent en acquérir une se heurtent à la barrière d'une chaîne d'approvisionnement vraiment médiocre », déclare Paul Kenny, le nouveau directeur de l'EHPA.

Paul Kenny est l'ancien conseiller d’Eamon Ryan, ministre irlandais de l’énergie

 

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