Le chacal doré arrive en France
Alors que le chacal doré poursuit sa spectaculaire expansion à travers l'Europe, une étude scientifique publiée en Suisse estime que son installation durable dans le pays est désormais imminente. Les zones les plus favorables se situent notamment dans le Jura suisse et sur le Plateau helvétique, et donc à proximité immédiate de la frontière avec la France.
Après le lynx et le loup, un nouveau carnivore pourrait très vite faire son apparition dans le paysage du massif du Jura. C'est ce qu'indique en tout cas une étude scientifique publiée en juin 2026 dans la revue Wildlife Biology. Selon cette étude de la fondation Kora, la colonisation de la Suisse par le chacal doré (Canis aureus) est désormais très probable à court terme. Les chercheurs ont identifié de vastes zones favorables à l’installation durable de l’espèce, notamment sur le Plateau suisse et dans le Jura septentrional, à proximité immédiate de la frontière française.
Le Jura suisse, une zone particulièrement favorable
Originaire du sud-est de l'Europe et d'Asie, le chacal doré connaît actuellement l'une des expansions les plus rapides parmi les carnivores européens. Déjà implanté dans plusieurs pays d'Europe centrale, il a été observé jusqu'en Espagne, en Finlande et en Norvège. Cette progression est favorisée par le changement climatique, la fragmentation des habitats et sa remarquable capacité d'adaptation.
Même si, en Suisse, aucun groupe reproducteur n'a encore été officiellement recensé pour l'instant, les observations se multiplient depuis 2011. Les auteurs de l'étude estiment que l'installation d'une population résidente n'est plus qu'une question de temps.
"Les résultats montrent globalement que la majeure partie du territoire suisse est propice à l’établissement du chacal doré, en particulier le Plateau suisse et le nord du Jura", avance Kora. Ces paysages mêlant forêts, prairies, terres agricoles, points d'eau et zones peu urbanisées correspondent en effet parfaitement aux préférences écologiques du chacal doré.
Pour les régions françaises frontalières, notamment le Jura, le Doubs, le Territoire de Belfort ou encore la Haute-Saône, cette conclusion est loin d'être anodine. Les habitats favorables identifiés côté suisse se prolongent naturellement de l'autre côté de la frontière, sans obstacle majeur pour cette espèce capable de parcourir de longues distances lors de sa dispersion.
Une arrivée probable dans l'est de la France
Les chercheurs soulignent que la présence de populations reproductrices dans les pays voisins de la Suisse augmente par ailleurs fortement les chances d'une colonisation prochaine.
Cette expansion soulève de nombreuses questions évidemment. Opportuniste lui aussi, le chacal doré possède un régime alimentaire très varié : petits mammifères, oiseaux, charognes, fruits ou encore ressources d'origine humaine. Son arrivée pourrait avoir des effets sur certaines espèces locales et susciter des inquiétudes chez les chasseurs ou les éleveurs. L'espèce peut également être porteuse de parasites et d'agents pathogènes susceptibles d'affecter la faune sauvage, les animaux domestiques ou, plus rarement, l'homme.
Pour le Kora, l'enjeu est désormais d'anticiper cette arrivée plutôt que de la subir. La fondation a lancé un premier projet pilote en 2025-2026 pour suivre le chacal doré, avec de nombreux pièges photographiques. La Suisse apparaît aujourd'hui comme une future terre d'accueil de l'animal. Mais les régions françaises voisines, dont la Franche-Comté, pourraient bien être concernées à leur tour dans les prochaines années par l'installation de ce nouveau prédateur.
Le chacal doré a déjà été observé dans l'Hexagone en 2017 dans les Alpes du Nord. Depuis, selon France Nature Environnement (FNE), il a été repéré fin 2020 dans les Bouches-du-Rhône et dans les Deux-Sèvres. Toujours selon FNE, l’espèce ne bénéficie pour l'instant d’aucun statut réglementaire en France. En fait, "il n’est ni chassable, ni protégé, prévient l’association. Toutefois, "l’espèce figure à l’annexe V de la directive européenne « Habitats Faune Flore sauvages », ce qui oblige la France à garantir le maintien de l’espèce dans un état de conservation favorable"
https://france3-regions.franceinfo.fr/bourgogne-franche-comte/jura/un-nouveau-carnivore-dans-le-massif-du-jura-le-chacal-dore-pourrait-bientot-s-installer-aux-portes-de-la-franche-comte-3373900.html
Cette première observation de l’animal dans les Alpes-de-Haute-Provence atteste de l’expansion du canidé en France, selon l’Office français de la biodiversité.
La présence d’un chacal doré a été confirmée pour la première fois dans les Alpes-de-Haute-Provence, selon l’Office français de la biodiversité (OFB) relayé par Le Dauphiné Libéré.
L’animal, à mi-chemin entre renard et loup, avec lesquels il peut facilement être confondu, avait été filmé en avril sur la commune de Castellane. Les spécialistes ont depuis confirmé sa présence au terme d’une « validation rigoureuse », indique ce lundi l’OFB.
Présent partout… sauf en Bourgogne-Franche-Comté
La première observation du chacal doré en France remonte à 2017 en Haute-Savoie et sa présence a depuis été observée dans 13 départements différents, dans toutes les régions françaises hormis la Bourgogne-Franche-Comté.
« C’est une espèce qui est en expansion mais qui n’est pas encore très présente » en France, explique Pierre-Yves Quenette, chef du service conservation et gestion des espèces à enjeux particuliers à l’OFB.
Pas menaçant pour les troupeaux
L’animal omnivore, qui pèse entre 7 et 17 kilos, ne s’est pas fait remarquer par des dommages sur les élevages, contrairement au loup. Son régime s’apparente plutôt à celui du renard, avec lequel il peut entrer en concurrence. « C’est un prédateur très généraliste : il mange aussi des petits rongeurs, il peut être charognard, il est assez opportuniste », remarque Pierre-Yves Quenette.
Le chacal doré est présent en Europe depuis plus de 2 000 ans, mais il était resté essentiellement cantonné aux Balkans jusque dans les années 1960, avec aujourd’hui de grosses populations en Bulgarie. Il a depuis entamé une nouvelle phase de colonisation vers l’Europe occidentale
« Pour l’instant on n’a constaté aucune reproduction » sur le territoire français, souligne Pierre-Yves Quenette. Mais deux adultes ont été observés ensemble en Camargue en novembre dernier, laissant suggérer « l’installation probable d’un groupe familial », selon l’OFB.
En mars 2025, une espèce d'un nouveau genre a été identifiée dans l'Hérault : un chacal doré. À mi-chemin entre le loup et le renard, quel est cet animal arrivé dans notre région ? Réponse avec l'Office français de la biodiversité (OFB)....Si son museau et son pelage font penser à un loup, ne vous y trompez pas, il s'agit d'un autre canidé : le chacal doré. Cette espèce, entre le loup et le renard, proche du coyote, est arrivée en France en 2017 mais c'est en mars dernier qu'elle est observée pour la première fois en Occitanie, dans le centre de l'Hérault.
Ce n'est pas un chien, ni un loup mais un chacal doré qui a été observé dans la réserve naturelle nationale de l'estuaire de la Seine par deux photographes de la région havraise. Un nouveau mammifère sauvage Avec ses oreilles plutôt arrondies comme un loup et son museau qui s'apparente à celui du renard, il a intrigué ces amateurs de clichés animaliers, éblouis par sa robe dorée.
Pour la première fois, un spécimen de chacal doré (Canis aureus) vivant a été filmé par une caméra placée dans les bois côté Pyrénées espagnoles, comme le montre une vidéo de la Société espagnole pour la conservation et l’étude des mammifères (Secem)....Venu d’Europe de l’Est, l’animal a déjà été aperçu à plusieurs reprises en France depuis 2017 : Haute-Savoie, Bouches-du-Rhône, Deux-Sèvres, Essonne, Loire-Atlantique, Alpes-Maritimes et Finistère
Un chacal doré repéré pour la première fois en Loire-Atlantique
https://www.20minutes.fr/planete/4036312-20230510-loire-atlantique-chacal-dore-repere-premiere-fois
Loire-Atlantique : Un chacal doré repéré pour la première fois...Ce canidé, que l’on trouve habituellement au sud-est de l’Europe, a été aperçu fin avril à Saint-Molf, près de La Baule...Il s’agit d’une « nouvelle espèce » repérée dans le département. Après avoir été aperçu en Bretagne début février ou dans les Deux-Sèvres, le chacal doré a fait son apparition en Loire-Atlantique
Suisse. Un chacal doré aperçu aux portes du Jura français
https://www.lejsl.com/insolite/2021/03/26/un-chacal-dore-apercu-aux-portes-du-jura-francais
Un chacal doré aperçu aux portes du Jura français L’animal, venant des Balkans, poursuit a priori sa migration vers l’Ouest de l’Europe. Un individu a en effet été photographié, en février dernier, dans le massif jurassien, côté Suisse. Un autre à proximité du lac de Neuchâtel.
Le chacal doré, dont un spécimen a été observé en Haute-Savoie cet automne, rejoint la liste des grands prédateurs présents sur le territoire hexagonal.
Cet automne, dans le Chablais, les pièges-photos disposés par la fédération des chasseurs de Haute-Savoie ont enregistré le passage d’un drôle d’animal. Doté d’un pelage ressemblant à celui du loup, mais plutôt de la taille d’un renard, ce canidé surpris de nuit présentait des caractéristiques contradictoires
La nouvelle était attendue, tant l’espèce, partie d’Afrique, d’Asie et du Moyen Orient, a élargi son aire de répartition vers l’Europe de l’Ouest ces dernières années. Mais c’est la première fois que la présence de l’espèce est confirmée en France. Encore peu connu, l’animal est bien présent en Europe du sud-est (Croatie, Hongrie, Roumanie,…) et dans les Balkans, où il bénéficie de la raréfaction du loup.
Ces dernières années, il a été observé en Autriche, en Allemagne puis, plus près de nous, en Italie et en Suisse. En 2015, un garde-chasse suisse a ainsi abattu un chacal doré après l’avoir confondu avec un renard.
Rien d’étonnant donc à ce que cet animal au look de coyote franchisse la frontière hexagonale. Son arrivée a par chance été captée à deux reprises par les pièges photographiques répartis un peu partout en Haute-Savoie par la fédération de chasse pour étudier les corridors biologiques et les grands prédateurs.
« On photographie tout type d’animaux et d’humains, dont de nombreux trailers, de jour comme de nuit. Et parfois, on a de très bonnes surprises… », sourit Guillaume Coursat, technicien à la Fédération de chasse, qui ne veut pas révéler l’endroit exact où a été prise la photo.
Pour en savoir plus www.chasseurs74.fr
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