Elon Musk...

Publié le par ottolilienthal

Tesla : quand les chiffres démontent le récit...

Le constructeur électrique a affiché des résultats supérieurs aux attentes. Mais l’analyse révèle une rentabilité qui s’effrite, des promesses abandonnées et une valorisation de 1 400 milliards qui défie la logique.

Les marchés ont applaudi. Après la publication de ses résultats trimestriels, Tesla a vu son action bondir de 7%. Un “double beat” parfait : revenus et bénéfices au-dessus des prévisions. Pourtant, derrière cette euphorie se cache une réalité comptable bien moins réjouissante.

Une rentabilité en trompe-l’œil

Tesla annonce 0,41 dollar de bénéfice par action en chiffres “ajustés”. Mais ces chiffres excluent plus d’un milliard de dollars de rémunération versée en actions — une charge pourtant bien réelle qui dilue les actionnaires existants.

En comptabilité standard, celle qui compte vraiment, le bénéfice net s’établit à 477 millions de dollars sur 22,4 milliards de revenus. Soit une marge de 2,1%. Un chiffre à mettre en perspective : General Motors affiche 5,2%, Toyota dépasse 8%, Ford se maintient autour de 6%. Le disrupteur censé révolutionner l’automobile génère moins de profit que les “dinosaures” qu’il prétend ringardiser.

Avec une capitalisation de 1 400 milliards, Tesla se négocie à 150 fois ses bénéfices réels. Toyota cote à 10 fois, Apple à 28 fois. Même pour une valeur de croissance technologique, le multiple paraît délirant.

La trahison du Full Self-Driving

Le 22 avril, Elon Musk a lâché une phrase qui vaut aveu : “Le Hardware 3 n’a tout simplement pas la capacité d’atteindre la conduite autonome non supervisée. J’aimerais qu’il en soit autrement.”

Quatre millions de Tesla roulent avec ce Hardware 3. Des centaines de milliers de propriétaires ont payé entre 8 000 et 15 000 dollars pour le fameux FSD, sur une promesse martelée pendant sept ans : le matériel embarqué était suffisant, seules des mises à jour logicielles manquaient.

C’est faux. Le Hardware 3 dispose d’une bande passante mémoire huit fois inférieure au Hardware 4 déployé depuis fin 2023. Cette limitation est matérielle, irrémédiable. Impossible à corriger par logiciel.

Tesla propose deux solutions : une reprise avec rabais pour acheter un nouveau véhicule, ou un retrofit dans des “micro-factories” spécialisées capables de traiter mille véhicules par jour. À ce rythme, il faudrait onze ans pour moderniser le parc existant.

Selon des documents internes révélés par Reuters, 285 000 propriétaires ont acheté le FSD sur des véhicules Hardware 3. À 10 000 dollars le package, l’exposition juridique atteint 2,85 milliards de dollars. Une class-action déposée en 2022 en Californie, toujours pendante, pourrait ouvrir la voie aux recours.

La version FSD v14.3, censée apporter la conduite autonome supervisée étendue, vient d’être repoussée au quatrième trimestre 2026. Cette date a déjà été différée cinq fois depuis l’annonce initiale en 2020.

L’automobile vacille

Les ventes de voitures, cœur historique du groupe, donnent des signes inquiétants. Tesla affiche 50 000 véhicules invendus en stock au premier trimestre, soit 27 jours d’inventaire — du jamais-vu depuis 2019.

En Californie, marché phare représentant historiquement 30% des ventes américaines, les immatriculations ont chuté de 24,3% sur un an. La part de marché Tesla dans les véhicules électriques californiens est passée de 9,2% à 7,7% en douze mois.

Pour écouler les stocks, le groupe a dû consentir des rabais moyens de 6 200 dollars par véhicule, contre 2 100 dollars un an plus tôt. Cette guerre des prix compresse mécaniquement les marges, déjà sous pression.

Parallèlement, les investissements s’envolent. Annoncés à 20 milliards de dollars en mars lors de l’Investor Day, ils ont été révisés à 25 milliards en avril — cinq milliards de plus en trois semaines, sans explication détaillée. Le directeur financier a prévenu : “Nous anticipons un free cash-flow négatif pour les trimestres 2 à 4 de 2026.” Dans ce contexte, une augmentation de capital devient difficile à écarter.

Robotaxis : la promesse contre la réalité

La valorisation de Tesla repose largement sur deux promesses : la conduite autonome et le déploiement d’une flotte de robotaxis générant des revenus récurrents massifs. Confrontons cette promesse à la réalité.

Waymo, filiale d’Alphabet et seul acteur proposant un service commercial de robotaxis, a réalisé 15 millions de trajets payants en 2025 et parcouru 127 millions de miles en conditions réelles. Le service fonctionne dans quatre métropoles américaines. Valorisation après sa dernière levée : 126 milliards de dollars.

Tesla, de son côté, affiche zéro trajet commercial facturé, zéro mile en service de robotaxi déployé. Des prototypes ont été présentés lors d’événements privés, mais aucun accès public n’existe.

Une évaluation conservatrice, basée sur les flux futurs actualisés et intégrant généreusement les projets robotaxis, énergie et services, placerait la valeur intrinsèque de Tesla autour de 65 dollars par action. Le titre cote 387 dollars. L’écart est de 1 à 6.

Une histoire qui ne se matérialise jamais

Les marchés tolèrent les promesses manquées quand les fondamentaux restent solides. Tesla n’a ni l’un ni l’autre. La rentabilité se dégrade, les engagements technologiques sont rompus, les parts de marché reculent, et la trésorerie se tend.

Ce que les investisseurs paient à 1 400 milliards n’est ni une entreprise automobile rentable, ni une technologie éprouvée. C’est une histoire dont les chapitres promis ne se concrétisent jamais, adossée à des fondamentaux qui s’effilochent visiblement, trimestre après trimestre.

La question n’est plus de savoir si Tesla vaut sa capitalisation. Elle est de savoir combien de temps encore le marché acceptera de payer pour du vent.

Michel Santi 25 04 26
 
https://michelsanti.fr/non-classifiee/tesla
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Tesla a dissimulé des milliers d'accidents liés à l'Autopilot...

Plus de 1000 incidents, parfois mortels, liés à l'Autopilot auraient été connus en interne. Les autorités américaines enquêtent sur des soupçons de tromperie...

Un important leak de données met en cause Tesla. Selon des informations relayées par la SRF, le constructeur aurait eu connaissance de plus de 1000 incidents, parfois mortels, liés à son système d’assistance à la conduite Autopilot, sans les rendre publics.

Ce système, basé sur l’intelligence artificielle, est accusé par des milliers d’utilisateurs de comportements imprévisibles, comme des freinages ou accélérations soudains sans raison apparente.

Enquêtes et jugement

Les conséquences peuvent être dramatiques. Un cas cité: une jeune femme de 22 ans, Naibel Benavides, est décédée après qu’un véhicule Tesla en mode Autopilot a percuté celui de son compagnon.

Les proches ont poursuivi l’entreprise en justice et obtenu gain de cause. Tesla a été condamné à verser 240 millions de dollars de dédommagement, une décision toutefois contestée par le groupe.

Selon les données récupérées, Tesla aurait déjà eu connaissance de la défaillance le jour de l’accident. Si le système avait détecté un obstacle, il ne s’était contenté que d’un bref avertissement sonore. Les autorités américaines examinent désormais si la marque a trompé ses clients en minimisant les risques.

Justin Arber

https://www.20min.ch/fr/story/fuite-de-donnees-tesla-a-dissimule-des-milliers-d-accidents-lies-a-l-autopilot-103549408

Les entreprises d’Elon Musk achètent des milliers de Tesla Cybertruck pour stimuler les ventes...

Le marché du Cybertruck de Tesla, un pick-up électrique imposant et coûteux, s’est avéré plus restreint que prévu initialement. Au dernier trimestre 2025, environ 7 071 Cybertrucks ont été vendus aux États-Unis. Cependant, une part importante de ces ventes a été réalisée auprès d’autres sociétés détenues par Elon Musk, PDG de Tesla.

Achats internes

Selon les données de S&P Mobility analysées par Bloomberg, environ un cinquième des Cybertrucks immatriculés aux États-Unis au cours de cette période ont été achetés par les différentes entreprises de Musk. SpaceX, sa société d’exploration spatiale, a été un acheteur majeur, mais des dizaines d’autres sociétés de son empire ont également acquis ces véhicules.

Parmi celles-ci figurent la société d’infrastructure Boring Company, le développeur d’interfaces cerveau-ordinateur Neuralink et xAI, une entreprise d’intelligence artificielle récemment rachetée par SpaceX. Cette tendance s’est poursuivie en 2026, les entreprises de Musk ayant immatriculé 225 Cybertrucks supplémentaires en janvier et février. Cela porte le nombre total de Cybertrucks achetés en interne à environ 1 500.

Valeur des ventes

Avec un prix de base d’environ 70 000 dollars (59 504 euros), la valeur totale de ces ventes internes s’élève à environ 100 millions de dollars (85 millions d’euros). Il est possible que les entreprises de Musk aient bénéficié de prix réduits sur ces camions. De plus, Tesla a peut-être proposé des offres promotionnelles sur ses stocks excédentaires.

Les performances commerciales du Cybertruck ont été décevantes depuis son lancement, qui a fait l’objet de plusieurs retards. Malgré l’engouement initial et un design futuriste dévoilé sept ans auparavant, l’adoption par les consommateurs a été plus lente que prévu. En conséquence, Tesla a dû revoir considérablement à la baisse son objectif de vente initial de 250 000 Cybertrucks par an. Au cours de la première année complète de commercialisation, environ 40 000 unités ont été vendues, et ce chiffre a été divisé par deux l’année suivante.

Facteurs influant sur les ventes

Plusieurs facteurs contribuent aux performances médiocres du Cybertruck. Les acheteurs américains de pick-up ont tendance à privilégier les marques traditionnelles qui utilisent des carburants fossiles, de nombreux rappels ont été émis pour ce véhicule, et son design non conventionnel ne séduit peut-être pas un large public. L’achat massif de Cybertrucks par les propres entreprises de Musk pourrait être considéré comme une tentative de gonfler les chiffres de vente.

Cependant, Bloomberg reconnaît le manque de clarté entourant l’utilisation prévue de ces véhicules au sein du portefeuille d’activités diversifié de Musk, se demandant pourquoi une entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle et les réseaux sociaux aurait besoin de 50 Cybertrucks. (fc)

https://fr.businessam.be/les-entreprises-delon-musk-achetent-des-milliers-de-tesla-cybertrucks-pour-stimuler-les-ventes/

Lancé par Elon Musk, le DOGE «n'existe plus», mais l'héritage qu'il laisse est terrible pour les États-Unis...

Le département de l'Efficacité gouvernementale voulu par Donald Trump et brièvement dirigé par Elon Musk a échoué à accomplir le moindre de ses objectifs, mais il a réussi à nuire à des millions de personnes. Et c'est loin d'être fini.

Après dix mois à chambouler la vie de centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux, de millions d'Américains anonymes et de millions d'autres dans le monde entier, le département de l'Efficacité gouvernementale ou DOGE, semble avoir vécu. Selon un article de Reuters paru le 23 novembre, Scott Kupor, le directeur de l'Office of Personnel Management (OPM), le service des ressources humaines de la fonction publique états-unienne, a fait une révélation intéressante.

Interrogé par l'agence de presse sur le statut du DOGE, Scott Kupor a répondu: «Ça n'existe pas.» Il a ensuite précisé dans une publication sur le réseau social X que si le DOGE «n'avait peut-être pas de direction centralisée», ses principes «restent tout à fait d'actualité» au sein de l'administration Trump. Mais cette distinction ne rend pas le DOGE moins mort pour autant.

Voici donc une fin en eau de boudin pour un épisode de destruction pure, fomenté par l'homme le plus riche du monde, qui s'était vu remettre les clés du gouvernement des États-Unis afin qu'il en dispose selon son bon plaisir. Et c'est un Elon Musk au cerveau possiblement embrumé par la drogue qui s'est chargé de la branche exécutive du gouvernement avec toute la diligence d'un gamin de 5 ans qui s'occupe d'une Barbie: une coupe de cheveux tragique par-ci, un grand coup de marqueur indélébile par-là, avant de l'abandonner une ou deux semaines au fond du panier du chien.

Pour Elon Musk et les employés du DOGE qui se sont chargés de cette impitoyable attaque en règle du travail des agences fédérales, cela a été une exaltante foire d'empoigne dans les sphères du pouvoir. Pour le reste de la population, cela a été une catastrophe dont les conséquences vont se faire sentir sur plusieurs générations.

Un échec évident, selon la cinglante réalité des chiffres

Selon ses propres critères (réduction des dépenses et du gaspillage), le DOGE est un échec cuisant. Lorsqu'Elon Musk a été désigné pour diriger ce ministère fondé à la hâte après l'élection de Donald Trump, en novembre 2024, il s'est engagé à réduire les dépenses fédérales de 2.000 milliards de dollars la première année. Le 9 janvier 2025, avant même que Donald Trump ne prenne ses fonctions onze jours plus tard, Elon Musk avait réduit ses ambitions de moitié et estimé les futures coupes budgétaires à 1.000 milliards de dollars. Au bout de quelques mois, le chiffre promis avait encore diminué et tournait autour de 150 milliards de dollars.

Chaque fois que le département de l'Efficacité gouvernementale a voulu afficher ses réussites, ses chiffres n'ont pas résisté à un examen approfondi. Cet été, lorsque le DOGE a annoncé avoir fait économiser 52,8 milliards de dollars aux États-Unis, en mettant un terme à des contrats gouvernementaux, le média Politico n'a pu vérifier que pour 32,7 milliards de dollars de contrats effectivement résiliés et a conclu à une économie totale de seulement 1,4 milliard de dollars.

Le DOGE est arrivé à son estimation en usant d'une comptabilité fallacieuse. Selon Jessica Tillipman, doyenne associée aux études de droit des marchés publics au sein de la faculté de droit de l'université George-Washington (Washington D.C.), le stratagème utilisé reviendrait à «prendre une carte de crédit avec un plafond de 20.000 dollars, annuler le contrat et clamer ensuite: “Je viens d'économiser 20.000 dollars.”» Dans un des cas, le DOGE a affirmé avoir fait économiser 8 milliards de dollars aux contribuables états-uniens en annulant un contrat d'une valeur maximale de 8 millions de dollars.

Le funeste sort de l'Usaid... et des personnes qui bénéficiaient de son budget

Malgré toutes ses victorieuses exagérations, le DOGE a réellement battu des records, mais plutôt du côté des pertes. En première place sur la liste, figure la dissolution de l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid). En tant que projet du gouvernement américain, l'Usaid n'était pas seulement un instrument de diplomatie opérant en douceur, c'était aussi une des initiatives les plus rentables en matière de progrès pour l'humanité. Sur les 15.000 dollars d'impôts payés en moyenne par chaque Américain·e en 2024, seuls 24 dollars étaient redirigés vers l'Usaid. Le budget de l'agence lui a permis de sauver 92 millions de vies dans le monde entier en deux décennies.

En faisant de la suppression de l'Usaid une de ses toutes premières décisions, le DOGE envoyait un message au monde entier: ces vies ne comptent pas autant que les vies américaines blanches et chrétiennes, privilégiées par l'administration Trump. C'était une manière de marquer des points politiques en malmenant les méprisables indigents du reste de la planète, en même temps qu'une salve inaugurale dans la guerre d'Elon Musk contre les andouilles qui croient bêtement en une gouvernance bienveillante et réfléchie au service d'un monde meilleur.

La suppression de l'Usaid a déjà porté ses funestes fruits. Selon une étude conduite par l'épidémiologiste Brooke Nichols de l'université de Boston (Massachusetts), plus de 654.000 personnes sont pour l'heure mortes à cause de la fin de l'aide apportée par l'Usaid, dont plus de deux tiers sont des enfants. Même si une partie des financements est restaurée, ce bilan des morts liés au DOGE continuera de croître, car il faut parfois du temps pour que des personnes meurent de maladies soignables et évitables qui n'ont été ni traitées ni évitées. Et chaque mort par la faute de l'équipe muskienne de programmateurs naziphiles et d'un racisme éhonté laissera derrière elle des proches dévastés par le chagrin.

Le reflet décomplexé de la politique de Donald Trump

Cet allègre dédain pour la vie des pauvres racisés n'est qu'une des illustrations de la manière dont le DOGE est un parfait miroir du projet de Donald Trump et résume à lui seul toute son administration. Il y a aussi eu le mépris du DOGE pour la loi (en septembre, un tribunal fédéral a jugé que des dizaines de milliers de licenciements étaient illégaux) et son impunité (le juge n'a pas ordonné que les salariés soient réengagés).

Il y a eu sa manière de tenter de compliquer la vie des Américains ordinaires tout en aidant les banquiers fortunés (en réintroduisant les frais de découvert); ainsi que celle qui a nui aux malades (en mettant abruptement un terme à des centaines d'essais médicaux auxquels participaient plus de 74.000 patients). Le DOGE a aussi été le principal instrument de mise en place de la stratégie de Donald Trump qui consiste à faire tellement de choses choquantes et inadmissibles qu'il en est devenu impossible de se concentrer sur une transgression en particulier.

Associant la mentalité bâclée et aventurière d'une start-up de la tech et l'indifférence morale de mercenaires du piratage, le DOGE a fini par devenir le prétexte d'une nouvelle attaque contre le peuple états-unien.

Le DOGE, tout comme le reste de l'administration Trump, est une illustration de ce qui se produit lorsque les gens les plus ignorants, les plus négligents et avec les moins bonnes intentions du monde sont placés aux manettes pour prendre des décisions sur des questions de vie ou de mort. Des ingénieurs logiciels âgés d'une petite vingtaine d'années ont été investis de l'autorité d'annuler personnellement des versements à des programmes jugés critiques par le secrétaire d'État Marco Rubio, tels que l'aide à l'Ukraine ou à la Syrie, ainsi que des initiatives du Plan d'urgence du président américain pour la lutte contre le sida (Pepfar) qui vise à combattre le VIH en Afrique.

Les employés du DOGE ont été à l'initiative du renvoi de milliers d'agents de l'Internal Revenue Service, l'agence gouvernementale chargée des impôts, avant de se rendre compte de leur importance et de supplier qu'ils soient réintégrés. Des gens comme un certain Edward Coristine, alias «Big Balls» («grosses couilles» en français), âgé de 19 ans et arrivé au sein du DOGE avec un passif de fuite de données sensibles d'un précédent employeur, se sont soudain mis à décider de la poursuite de la recherche sur le cancer, de la pertinence du secours à apporter aux randonneurs égarés dans les parcs nationaux et de l'aide humanitaire à expédier après une catastrophe naturelle.

Associant la mentalité bâclée et aventurière d'une start-up de la tech et l'indifférence morale de mercenaires du piratage, le DOGE a fini par devenir le prétexte d'une nouvelle attaque contre le peuple états-unien. Au début du mois d'août, lorsqu'Edward «Big Balls» Coristine a été agressé par au moins deux autres adolescents à 3h du matin, dans un quartier de Washington, Donald Trump a pris cet événement comme un prétexte pour envoyer la garde nationale patrouiller dans la capitale, le début d'une «vague» d'opérations policières fédérales dans tout le pays.

Le 47e président des États-Unis n'avait pas besoin d'une raison pour justifier de punir les villes démocrates. Mais il était logique que l'incident qui lui a servi à lancer son occupation de Washington implique le type qui avait ravagé le principal employeur de la ville.

Le lent poison du DOGE n'a pas fini d'intoxiquer les États-Unis

L'administration Trump a récusé l'annonce de la mort du département de l'Efficacité gouvernementale par Reuters. Scott Kupor, le directeur du service des ressources humaines de la fonction publique, a insisté sur le fait que l'esprit du DOGE persisterait. Il a écrit sur X que les agences fédérales allaient désormais «institutionnaliser» les initiatives de réduction des réglementations et des emplois fédéraux. En gros, a dit l'administration Trump, elle n'a pas du tout fait euthanasier le DOGE, elle l'a envoyé vivre dans un chouette refuge à la campagne.

Mais le souvenir du DOGE subsistera longtemps après le départ (un jour? peut-être?) de Donald Trump de la Maison-Blanche. Nous n'en sommes qu'au début des effets des entraves du DOGE envers le travail du gouvernement fédéral, au point que la population états-unienne va finir par perdre toute foi dans sa capacité à accomplir les tâches et les services qu'elle attend de lui depuis si longtemps. Si les États-Unis veulent un jour reconstruire le gouvernement, il leur faudra un ingrédient bien plus compliqué à trouver que du temps ou de l'argent: une volonté politique.

Les futurs dirigeants qui voudront restaurer le gouvernement tel qu'il était se verront accuser d'engorger les agences fédérales avec des milliers de «nouveaux» emplois et programmes. L'équivalent de milliers d'années de compétences cumulées auront disparu en fumée. Il sera impossible de rattraper les années volées par le DOGE dans les domaines de la recherche biomédicale, des études sur les droits civiques et du contrôle de la sécurité nationale.

Le DOGE a également laissé derrière lui une mine cachée prête à exploser à tout moment. Ce ministère avait un accès dont on ne mesure pas l'ampleur à des kilomètres de données sensibles du type renseignements financiers, dossiers médicaux et peut-être informations syndicales. Personne ne sait exactement quelles informations ont été prises ou copiées par les salariés du DOGE, où ils les ont stockées ou ce que Elon Musk a l'intention de faire avec. Ils ont dissimulé ce qu'ils faisaient et les données qu'ils piquaient en désinstallant les outils de surveillance et en effaçant les enregistrements d'accès –exactement ce que ferait une entreprise criminelle de piratage informatique.

Quiconque est assez fou pour confier la manne des données du gouvernement fédéral à Elon Musk, à «Big Balls» et à leurs acolytes, sans penser qu'ils vont les faire fuiter, les vendre, les exploiter, les échanger ou s'en servir dans leur intérêt personnel, est un crétin. C'est peut-être la fin de la courte et répugnante vie du DOGE, mais son héritage, plus sombre encore, n'a pas fini de hanter les États-Unis.

Christina Cauterucci – Traduit par Bérengère Viennot – Édité par Émile Vaizand

 

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Début septembre, un dîner à la Maison Blanche a rassemblé les patrons de la tech autour de Donald Trump. Les fondateurs de Facebook (Marc Zuckerberg), de Microsoft (Bill Gates) de Google (Serguei Brin), ou d’Open AI (Sam Altman) étaient présents, entre autres. Mais il y avait un absent : Elon Musk, patron de Tesla et Space X, l’ancien meilleur ami du président.

Une brouille qui cache une formidable opportunité

A première vue, sa brouille avec Trump est une catastrophe, puisqu’il avait mis 300 millions de dollars dans sa campagne et qu’il faisait grand cas de son amitié, même si cela avait porté préjudice à Tesla, une des marques préférées des démocrates protecteurs de l’environnement.

Mais les campagnes de boycott de Tesla ne sont que l’écume des jours. En réalité, ses mois de romance avec le président, même s’ils se sont mal finis – mais c’était tellement prévisible, vu le caractère des deux hommes - ont été un accélérateur extraordinaire.

Une fortune dopée par la victoire de Trump

En effet, sa richesse personnelle, qui dépend de la valeur de ses entreprises (X, Tesla, Space X, xAI, et The Boring Company), a explosé lors de l’élection de Trump en novembre 2024 : en quelques semaines, selon Forbes, elle est passée de 251 à 440 milliards de dollars, faisant de lui l’homme le plus riche du monde. Et si ponctuellement, en 2025, la valeur de Tesla a baissé (34 milliards de moins pour Musk en une journée, du jamais vu), ces pertes étaient bien loin d’effacer les gains de fin 2024. De plus, la progression a repris puisque début octobre, sa fortune frôlait les 500 milliards.

Le grand retour de X, l’ex-Twitter

La valeur de son réseau social X, l’ex-twitter, est en particulier revenue à son prix d’achat – 44 milliards – alors qu’elle avait été divisée par deux avec l’effondrement de la publicité. Car à peine Musk a-t-il été associé à la victoire de Trump que tous les annonceurs sont revenus et que X a retrouvé sa valeur initiale auprès des investisseurs, au moment où il en avait besoin.

SpaceX, un atout stratégique incontournable

Par ailleurs, Trump, aussi puissant soit-il, ne l’est pas assez pour annuler les contrats passés par l’Etat avec Musk : le Pentagone et la Nasa ne peuvent pas, aujourd’hui, se passer des satellites Starlink et des fusées de Space X. Trump a eu beau téléphoner à Jeff Bezos pour montrer que Musk avait des concurrents - les fusées Blue Origin et les satellites Kuiper -, SpaceX va garder son avance encore quelque temps.

Le rêve du renard libre dans le poulailler libre

Ce que voulait Musk en créant le ministère pour l’efficacité de l’Etat, le DOGE, c’était moins trouver des économies pour son pays – ça, c’était juste le prétexte -, que de démanteler l’administration pour en finir avec les régulations. Il veut pouvoir tester des voitures autonomes sans être arrêté au moindre accident, essayer des implants cervicaux sur des humains avec moins de contrôles, jouer avec nos données sans être puni pour atteinte à la vie privée, faire décoller une fusée sans payer les dégâts environnementaux... et développer une intelligence artificielle sans réglementation gênante. Bref, devenir « le renard libre dans le poulailler libre », définition du libéralisme absolu.

Une disgrâce toute relative

Et là, pas d’inquiétude : si lui est en disgrâce (et encore : il a serré la main de Trump lors de l’hommage à Charlie Kirk fin septembre), les autres milliardaires du numérique vont continuer de défendre auprès d’un Trump bien évangélisé les allègements réglementaires et les intérêts des géants de la tech.

 

Christine Kerdellant
 

Publié le jeudi 16 octobre 2025

https://www.xerficanal.com/strategie-management/emission/Christine-Kerdellant-Trump-a-perdu-un-ami-Musk-gagne-un-empire

Tesla se trouve en difficulté avec la nouvelle loi promulguée par Trump. Les subventions versées aux constructeurs de voitures électriques sont supprimées. Au premier trimestre, Tesla avait reçu $595 millions ce qui avait couvert la perte de $409 millions. En 2024, les subsides de Washington s’élevaient à $2,8 milliards et au total Tesla a perçu $11 milliards de subsides depuis 2015. L’Europe verse également plus de $1 milliard de subside à Tesla par an.

https://2000watts.org/index.php/energies-fossiles/peak-oil/1435-energies-economie-petrole-et-peak-oil-revue-mondiale-juillet-2025.html

« Elon Musk vit vraiment dans un monde quasiment imaginaire »...

InterviewLe spécialiste des réseaux sociaux, David Chavalarias, a décrypté les tweets d’Elon Musk et en dresse un portrait inquiétant..

C’est une plongée aussi fascinante qu’inquiétante dans la tête d’Elon Musk. Sortant de son champ de recherche sur le comportement des réseaux sociaux, le mathématicien David Chavalarias s’est intéressé aux tweets de l’homme le plus riche de la planète, propriétaire de X, Elon Musk.

De la lecture d’Elon Musk en 50 tweets (éd. Seuil), en librairie ce 6 juin, ressort le portrait d’un homme qui abreuve les utilisateurs de son réseau de ses obsessions et dont le but ultime est de conquérir Mars pour y bâtir une planète refuge pour l’humanité face à un risque d’effondrement civilisationnel. Oui, comme Isaac Asimov décrit la planète Terminus dans la série culte de science-fiction Fondation.

Pourquoi avez-vous voulu analyser les tweets d’Elon Musk ?

Je travaille sur X depuis 2016 et j’ai vu le personnage entrer dans le paysage, avec des interventions de plus en plus politiques et parfois cryptiques. Il parle de survie de l’humanité, de conquête spatiale, de la faillite des États-Unis, de virus mental woke, du déclin de l’Europe : on ne voit pas tout de suite le lien entre tout ceci. Il y a eu des biographies d’Elon Musk, mais il me semblait important de revenir à ses verbatims et d’essayer de trouver les clés d’interprétation.

Elon Musk a écrit 80.000 tweets. Le défi a été de trouver dans cette masse ceux qui éclairent sa façon de voir le monde, et de les relier aux courants de pensée auxquels il se raccroche et d’évaluer leur pertinence scientifique. Il a souvent une vision des choses en contradiction avec certaines connaissances scientifiques, même s’il se présente comme quelqu’un à la pointe de la technologie.

Qu’est-ce qui guide l’action d’Elon Musk ?

Très clairement, et c’est vraiment frappant, il ramène tout au fait de « sauver l’humanité ». Le terme « humanité » et le terme « sauver » doivent être compris dans un sens totalement différent des sens usuels, c’est pourquoi il est important de donner du contexte. L’imaginaire d’Elon Musk est empreint des lectures d’Asimov, qui narre la construction de Terminus, ville refuge dans un coin reculé de l’univers, destinée à préserver l’humanité face à l’effondrement de la civilisation. Construire l’équivalent de Terminus sur Mars est devenu pour Musk un impératif moral absolu. Il vit vraiment dans un monde quasiment imaginaire, nourri de science-fiction, où il veut reproduire ses lectures d’enfance à tout prix.

Mais, pour lui, l’humanité désigne l’ensemble des humains susceptibles de vivre un jour dans l’univers ces prochains milliards d’années. C’est ce qu’il faut sauver d’une catastrophe probable sur Terre, y compris au prix d’une partie de la population terrestre actuelle qui, finalement, ne représente qu’une infime portion de l’humanité. C’est assez peu commun comme manière de penser !

Dans le livre, on découvre un univers inquiétant où les progressistes, ceux qui sont « contaminés » par le « virus mental woke », sont déshumanisés, et où faire preuve d’empathie est une faiblesse. Quel est le rapport avec Mars ?

Au-delà de son obsession martienne, il a des obsessions secondaires, et qu’il relie à son projet extraterrestre. Les personnes atteintes du « virus mental woke » favorisent l’humain sur la performance, sont pour la régulation, contre les discriminations, autant d’attitudes qui risquent, selon lui, de ralentir son projet.

Autant ses alliés politiques, comme Donald Trump, parle de wokisme pour dénigrer leurs adversaires, autant Musk est convaincu que le wokisme est un virus contagieux qui transforme ses victimes en zombie, un peu comme un virus informatique. S’il était amené à se répandre sur Terre, cela pourrait compromettre son projet martien. Il s’est donc lancé dans une croisade contre ce « virus mental woke », ce qui est une forme de folie parce que ce n’est évidemment pas une maladie, mais simplement un système de valeurs différent du sien. Et encore, le wokisme désigne tant de choses disparates pour ses détracteurs qu’il ne signifie plus grand-chose.

Elon Musk a manipulé Twitter. Comment a-t-il fait pour le tourner à son avantage ?

Elon Musk a prétendu racheter Twitter au nom de la liberté d’expression, mais il s’agissait en fait d’orienter cette fabrique de l’opinion mondiale dans le sens de ses idées. Dès son arrivée, il a rétabli des comptes autrefois bannis pour appel à la haine, au racisme ou à la violence. Il a abandonné la modération humaine pour la remplacer par un système biaisé : les notes de la communauté. Bien que l’algorithme de X soit secret, on sait qu’il l’a modifié pour se mettre au centre du jeu, en favorisant l’apparition de ses messages dans les fils d’actualité de tous les utilisateurs et en suggérant son compte aux nouveaux utilisateurs. Il est ainsi passé en quelques mois de 80 millions à 220 millions d’abonnés.

Nous avons également mesuré l’augmentation du niveau de toxicité des contenus recommandés par X. Tout cela a permis, de manière systémique, de favoriser les prises de parole de ses alliés à l’échelle de la plateforme et de faire monter la température sociale en rendant les rapports plus conflictuels avec + 50 % de toxicité dans les échanges. Aujourd’hui, il suffit à Elon Musk d’interagir avec un compte ou un contenu pour que ceux-ci soient propulsés au niveau mondial auprès des quelque 600 millions d’utilisateurs de X.

Le rachat de Twitter paraît être la pierre angulaire de son action, qui a mis en branle toute une série d’autres. Cela devrait-il nous alerter sur la puissance des réseaux sociaux ?

Oui, c’est une des raisons pour lesquelles j’ai fait ce livre. Avec mes équipes, nous avions documenté plusieurs dysfonctionnements de Twitter-X. Quand j’ai vu à quel point Musk s’autorisait à instrumentaliser ce réseau social pour manipuler l’opinion publique de divers pays, cela a été un signal d’alerte absolu. Il a par exemple utilisé la puissance de son réseau social à plein pendant les élections américaines, puis allemandes et lors des émeutes au Royaume-Uni de l’été 2024.

Il faut prendre conscience de l’influence structurelle des réseaux sociaux sur nos démocraties et s’en préoccuper. Mais même au-delà, les États-Unis étant clairement devenus hostiles à l’Europe, avec une utilisation des technologies de l’information comme instrument de domination et de guerre hybride, un sursaut est nécessaire pour reprendre la main sur ces technologies et nos démocraties.

Propos recueillis par Emilie Jehanno

https://www.20minutes.fr/high-tech/by-the-web/4157089-20250606-elon-musk-vit-vraiment-monde-quasiment-imaginaire

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Tesla au bord du précipice: le retour annoncé d'Elon Musk inquiète plus qu'il ne rassure...

Alors que les ventes s'effondrent de manière catastrophique, le milliardaire promet de se recentrer sur son entreprise. Mais pour certains, il est déjà trop tard. La marque paye cher les excès de son fondateur, entre controverses politiques et rejet du public.

Le constructeur automobile Tesla s'enfonce dans la crise et Elon Musk ne rassure pas, bien au contraire. Alors que les résultats du premier trimestre de 2025 sont catastrophiques, l'homme d'affaires assure vouloir se recentrer sur Tesla après avoir multiplié les polémiques, rapporte le média en ligne américain Futurism. Mais ce geste désespéré semble bien tardif aux yeux des investisseurs comme du grand public, qui accusent Musk d'avoir durablement terni l'image de la marque.

Tesla a annoncé mardi 22 avril 2025 une baisse de 71% de son bénéfice net par rapport à l'an dernier. Les ventes sont en chute libre, les véhicules déjà vendus se déprécient à grande vitesse et la demande s'effondre. «Il est impossible de nier ce qui vient de se passer ce trimestre, qu'il l'admette ou non», a confié l'analyste Dan Ives, partisan de longue date de Tesla, à CNN. Sur Reddit, certains investisseurs se montrent plus tranchants: «Trop tard mec. Les dégâts sont faits.»

Le retour annoncé d'Elon Musk à la tête de Tesla, censé rassurer, pourrait en réalité aggraver la situation. «Le fait qu'il soit PLUS impliqué avec Tesla ne peut que nuire davantage à la marque», estime un utilisateur sur Reddit. De plus en plus impopulaire, notamment à cause de ses positions politiques radicales et de la brutalité du département de l'Efficacité gouvernementale (DOGE) dont il a la charge, Elon Musk est devenu un poids pour son propre empire.

Une image de marque à la dérive

Ses promesses concernant les robots humanoïdes Optimus et les véhicules totalement autonomes n'ont pas convaincu. Pour beaucoup, ces annonces détournent l'attention des véritables difficultés rencontrées par l'entreprise. Kelly O'Keefe, experte en stratégie de marque, rappelle que Tesla incarnait autrefois «un symbole de préoccupation pour l'environnement». Aujourd'hui, certains clients collent sur leurs voitures des autocollants pour montrer qu'ils ont «acheté cette voiture avant de savoir qu'Elon était fou».

La dégringolade boursière en 2025, le prix de l'action de Tesla ayant chuté de plus de 32% depuis janvier, montre que la promesse d'un renouveau ne suffit plus. «Les dommages causés à la marque par Musk à la Maison Blanche/DOGE au cours des derniers mois ne disparaîtront pas simplement avec cette décision», a écrit Dan Ives dans une note aux investisseurs. À vouloir tout contrôler, le patron de Tesla pourrait finir par tout perdre.

Le comportement d'Elon Musk a provoqué un mouvement de protestations devant les concessions Tesla. Le PDG a tenté de discréditer les manifestants en les accusant d'être des agents rémunérés qui bénéficiaient du «gaspillage et de la fraude» gouvernementaux. Le malaise persiste et une partie du public semble définitivement avoir tourné la page. Pour Gordon Johnson, critique de Tesla et fondateur de la société d'investissement GLJ Research, «les dommages qu'il a causés sont irréversibles à 100%».

Alice Belkacem

https://www.slate.fr/monde/tesla-precipice-retour-elon-musk-inquietute-chute-bourses-ventes-polemique-doge-maison-blanche-milliardaire-controverse-rejet?

Elon Musk fascine autant qu’il agace, divise, provoque et déroute. Visionnaire pour les uns, excentrique pour certains, extrémiste libertarien pour d’autres, il a d’abord été présenté comme un entrepreneur hors norme. Mais cette image est aussi nourrie par des mythes. Nous allons ici décrypter cinq idées fausses sur son génie entrepreneurial.

1. Elon Musk est un inventeur de génie

Contrairement à Steve Jobs ou Bill Gates, Musk n’a pas révolutionné une technologie en particulier, ni même un mode de distribution comme Jeff Bezos. Il est avant tout un excellent stratège et investisseur, capable d’identifier des secteurs en mutation comme la voitures électrique, le spatial, l’intelligence artificielle) et d’y imposer des entreprises dominantes. Tesla, SpaceX et Neuralink ne reposent pas sur des inventions personnelles, mais sur l’optimisation de technologies existantes et un sens aigu du timing.

2. Il a fondé Tesla

Musk n’a pas créé Tesla. L’entreprise a été fondée en 2003 par Martin Eberhard et Marc Tarpenning. Musk est entré au capital en 2004 en investissant 6,5 millions de dollars, devenant ainsi président du conseil d’administration avant d’en prendre le contrôle. Sa contribution a certes été essentielle dans le développement de la marque, mais Tesla n’est pas une création ex nihilo de Musk.

3. Il réussit tout ce qu’il entreprend

Le parcours de Musk est jalonné d’échecs : Tesla a frôlé la faillite plusieurs fois, SpaceX a connu des lancements catastrophiques, et son projet Hyperloop reste un mirage technologique. Musk excelle dans la capacité à pivoter et à lever des fonds, mais toutes ses initiatives ne sont pas des succès éclatants. Son rachat de Twitter (rebaptisé X) est un exemple de pari risqué aux résultats incertains.

4. Il est un manager visionnaire

Musk est un leader charismatique, mais son style de management est souvent décrié. Il impose des rythmes de travail extrêmes, capable de pousser ses équipes à l’épuisement et prend des décisions impulsives. Son talent réside davantage dans la communication et sa capacité à galvaniser investisseurs et managers que dans la gestion opérationnelle quotidienne où il intervient peu.

5. Son succès repose uniquement sur son génie personnel

Musk est un entrepreneur audacieux, mais il ne travaille pas seul. Il s’appuie en effet sur des ingénieurs et des équipes de premier plan. Mais surtout, beaucoup de ses succès reposent sur des financements publics massifs. Tesla a bénéficié d’énormes subventions et de crédits carbone, tandis que SpaceX profite des contrats massifs de la NASA et de l’armée américaine.

Ainsi, on oublie trop que ce grand pourfendeur des dépenses de l’administration via le programme DOGE a souvent été un grand bénéficiaire des aides publiques de l’état américain. Et désormais, il est en plein conflit d’intérêts.

 
Cathy Alegria

Publié le mardi 25 mars 2025

https://www.xerficanal.com/strategie-management/emission/Cathy-Alegria-5-idees-fausses-sur-le-genie-entrepreneurial-d-Elon-Musk_3753837.html

Elon Musk : le rachat désastreux de X pourrait-il ruiner le milliardaire ?...

Le rachat de Twitter, devenu X, se transforme en une opération ruineuse. Alors qu’Elon Musk fait fuir les annonceurs, les emprunts non remboursés se chiffrent en milliards de dollars.

Prêter de l’argent à l’homme le plus riche du monde n’est pas forcément une bonne idée. Surtout quand il s’agit d’Elon Musk, l’incontrôlable patron de Tesla, SpaceX et de X (ex-Twitter). En 2022, prêt à tout pour racheter le réseau social, l’entrepreneur avait accepté de débourser 44 milliards de dollars pour mettre en cage l’oiseau bleu. Sauf qu’il n’a pas sorti cet argent de sa poche… Et les investisseurs qui lui ont prêté de l’argent s’en mordent les doigts. Selon des révélations du Wall Street Journal publiées fin août, ce serait l’un des pires fiascos pour les banques depuis la crise financière de 2008.

La note laissée en souffrance par Elon Musk est salée. Depuis 2022, 13 milliards de dollars n’auraient toujours pas été remboursés à sept grandes banques. Selon le Wall Street Journal, cette affaire risque de limiter leur capacité à prêter de l’argent pour d’autres opérations financières. Le bilan ne s’arrête pas là : depuis son rachat, la valeur du réseau social a dégringolé. D'après le Washington Post, 24 milliards de dollars investis par Elon Musk et ses partenaires seraient partis en fumée. Parmi ces investisseurs malchanceux (ou malavisés), on retrouve le prince saoudien Al-Walid ben Talal Al Saoud (1,36 milliard de pertes), le cofondateur de Twitter Jack Dorsey (720 millions de pertes) ou encore le cofondateur d’Oracle Larry Ellison (720 millions de pertes).

Chez X, la fuite des annonceurs risque de continuer en 2025

Comment le visionnaire à la tête de Tesla et de SpaceX en est-il arrivé là ? La crise chez X s’explique surtout par une fuite spectaculaire des annonceurs publicitaires. Avant le rachat, le réseau social tirait environ 90% de ses revenus de la publicité. Mais Elon Musk a fait fuir les annonceurs en se posant en partisan zélé de la liberté d’expression. Une modération plus laxiste a fait exploser les discours de haine et la désinformation sur X. Cette dérive a rendu la plateforme de moins en moins fréquentable. Pour se défendre, Elon Musk assure régulièrement que les contenus illégaux sont bloqués.

X ne dévoile pas ses résultats financiers. Mais un an après le rachat de Twitter, ils n'étaient pas jolis. «Nous avons toujours un flux de trésorerie négatif, en raison d'une baisse de 50% des recettes publicitaires et d'un endettement important», confiait Elon Musk durant l’été 2023. La situation risque de s’aggraver. Tout d’abord, un front judiciaire s’est ouvert du côté des ex-salariés de Twitter. En juillet, le réseau social a gagné un procès lors duquel d’anciennes recrues lui réclamaient 500 millions de dollars d’indemnités de licenciement. Mais d’autres poursuites visent X.

Et du côté des annonceurs, la débâcle n’est pas finie. Il faut dire que les audiences de Twitter (et donc la visibilité des publicités) ne semblent pas très dynamiques. En Europe, le nombre d'utilisateurs actifs mensuels a décliné de 5% au premier semestre 2024, selon Social Media Today. Cette tendance n’a pas échappé aux annonceurs. Dans une étude parue le 5 septembre, Kantar a interrogé 1000 responsables marketing à travers le monde et 26% d’entre eux prévoient de réduire leurs dépenses publicitaires sur X en 2025. Un recul historique, selon les auteurs de l’étude. Mais Elon Musk n’a peut-être pas tout perdu. «De manière ironique, la diminution des dépenses des annonceurs sur X rendra les consommateurs plus satisfaits de la plateforme, car ils seront exposés à moins de publicités», fait remarquer Gonca Bubani, directrice de l'analyse des leaders d'opinion chez Kantar.

La crise chez X éclabousse les autres entreprises d’Elon Musk

Pour ne rien arranger, la crise chez X a des répercussions sur ses autres entreprises. Après s’être fâché avec la Commission européenne, Elon Musk a engagé un bras de fer contre le Brésil. Fin août, le pays a décidé de bloquer le réseau social car l’entreprise refusait de fermer des comptes proches de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Elon Musk s’est insurgé d’une tentative de censure tandis que la justice brésilienne accusait ces comptes de faire de la désinformation et de menacer la démocratie. Le contentieux a éclaboussé Starlink, la constellation de satellites d’Elon Musk : pour forcer X à payer ses amendes (plus de 3 millions de dollars à date), le Brésil a effectivement gelé les comptes de la société. Une décision contestée en justice par Starlink

Malgré ces nombreux déboires, Elon Musk garde de grandes ambitions pour X. L’entrepreneur rêve de faire du réseau social une application à tout faire, ou une «everything app». La plateforme pourrait par exemple permettre de réaliser des paiements en ligne, comme PayPal (l’une des premières entreprises d’Elon Musk). Surtout, X détient 25% de l’entreprise d’intelligence artificielle xAI, un secteur en plein essor. Sur le réseau social, les utilisateurs premium ont accès à l’IA générative Grok à condition de payer 8,4 euros par mois. Mais il n’est pas certain que ces abonnements compensent la chute de revenus publicitaires pour l’instant…

En attendant, Elon Musk mène ses combats politiques sur X. En Europe, exposé à la menace d'une méga-amende (toujours à cause du réseau social), il insulte le commissaire européen Thierry Breton. Aux États-Unis, il est devenu l’un des plus fervents soutiens de Donald Trump, le candidat républicain à l’élection présidentielle qui aura lieu en novembre. En cas de victoire, Elon Musk pourrait même piloter une mission d’audit destinée à examiner les dépenses publiques, qu’il juge trop excessives. Une question effraie logiquement certains investisseurs : avec toutes ces occupations, quand Elon Musk s’occupera-t-il de Tesla et SpaceX ? Une interrogation que l’on partage en voyant le dirigeant de plus en plus actif sur X. Cette semaine, Elon Musk carburait à un rythme effréné de 74 posts par jour en moyenne.

https://www.capital.fr/entreprises-marches/elon-musk-le-rachat-desastreux-de-x-pourrait-il-ruiner-le-milliardaire-1501950

Tesla, la star parmi les stars, qui fabriquent des voitures électriques, a annoncé le licenciement de 14'000 employés soit 10% du staff parce que la demande des voitures électriques est "en baisse". On ne parle pas de restructuration mais d’un ralentissement du business alors que cela a l'odeur d'une restructuration. Les joies de travailler pour une entreprise américaine.

Le dernier jour du mois, certainement pour de ne pas payer le salaire d'avril en entier, Elon Musk a viré l’entier de l’équipe, 500 employés, qui s’occupaient des superchargeurs (recharges rapides). Le système de recharge de Tesla est l’un des systèmes les plus étendus avec plus de 50'000 points de recharge dans le monde. Est-ce que les recharges de Tesla deviendront compatibles avec les autres systèmes ?

https://2000watts.org/index.php/energies-fossiles/peak-oil/1375-energies-economie-petrole-et-peak-oil-revue-mondiale-avril-2024.html

«L’or va faire un carton au box-office des placements», devant Tesla et les Sept mercenaires ?...
 

Investir dans l’or, qui «pourrait se hisser à 3 000 dollars à long terme, pourrait être un choix sage et judicieux», aux yeux de notre chroniqueur Thierry Béchu, responsable investissements chez Kanopy AM, pour qui, a contrario, les beaux jours de Tesla en Bourse «semblent bien passés».

Il était une fois le film Les sept mercenaires, traduction bancale des Magnificent Seven. Le film eut un succès retentissant au cinéma en 1961 grâce notamment au magnifique trio constitué par Yul Brynner, Charles Bronson et Steve McQueen. Le synopsis est simple : un groupe de sept mercenaires est appelé au secours par un petit village mexicain fréquemment pillé par des brigands. A la fin du film, le village est sauvé et les brigands en fuite mais au prix de la vie de quatre des sept mercenaires. Faut-il y voir une allégorie de nos sept magnifiques (Magnificent Seven, groupe formé par Apple, Microsoft, Nvidia, Meta, Amazon, Alphabet et Tesla, dont la valeur en Bourse cumulée dépasse celle de chaque grande puissance économique, y compris la Chine, mais à l’exception des Etats-Unis, NDLR) tant vantés l'année passée sur les marchés actions ?

En Bourse, la performance des sept magnifiques a été stratosphérique en 2023. L’indice équipondéré pointe à plus de 100% sur l’année et le seuil des 10% a déjà été franchi en 2024 (cf graphique 1). Cependant, l’année n’est pas convaincante pour les septuplés. Privés de Nvidia, l’indice serait tout juste sur le seuil de flottaison, trahissant une sous-performance manifeste face au S&P 500 (baromètre de la trajectoire de Wall Street, avec les 500 principales sociétés américaines cotées en Bourse, NDLR) et au Nasdaq. Seuls quatre actions présentent des performances positives cette année : Microsoft, Nvidia, Meta et Amazon. Les trois autres sont négatifs et sous-performent nettement.

En Bourse, «les beaux jours de Tesla semblent bien être derrière nous»

Le pire d'entre eux est incontestablement Tesla (-25% depuis le début de l'année et -50% depuis ses plus hauts de 2022). L’action de la firme fondée par Elon Musk souffre d'un retour à la réalité : le constructeur a perdu le leadership sur la voiture électrique à l'avantage du chinois BYD, sa rentabilité s’est fortement dégradée - Stellantis présente une marge opérationnelle nettement supérieure - et son médiatique président Elon Musk continue de se disperser dans des projets aussi nombreux que complexes et mégalomaniaques, alors qu’en période de vents contraires, on doit exiger un total dévouement à l’entreprise (principe cardinal de toute bonne gouvernance). Le graphique 2 présente la performance de Tesla depuis 2020, avec la folle envolée post-covid suivie d’une stagnation peineuse depuis 2021. Les beaux jours de Tesla semblent bien passés, en Bourse.

Si Tesla doit être retiré de la liste des sept magnifiques, je laisse à chacun le choix de deviser sur les autres prétendants à la sortie. L’avenir nous éclairera à ce sujet. Au-delà de ces suppositions boursières, la morale de cette histoire est que les acronymes / métaphores de tout poil ont une date de péremption assez courte. Leur niveau de popularité coïncide généralement avec leur seuil d’obsolescence programmée ! Il convient donc de s’en méfier. Mais qu’on se rassure, de nouveaux acronymes accrocheurs prendront rapidement le relais. Gageons que le thème de l’intelligence artificielle y sera présent.

«L’or pourrait se hisser vers 2 600 dollars et même 3 000 dollars à long terme»

En parallèle de la ruée vers l’IA et les cryptomonnaies, l’or a établi de nouveaux sommets et est sorti à la hausse d’un vaste trading range (bandeau horizontal de fluctuation des cours, NDLR) entre 1 650 et 2 070 dollars l’once (cf. graphique n°3). Du point de vue de l’analyse technique, la rupture haussière des 2 100 dollars sur l’once d’or constitue un signal majeur et suggère une nouvelle phase de progression avec des objectifs techniques théoriques situés à minima vers 2 600 dollars et la zone des 3 000 dollars doit même être considérée comme une cible potentielle à long terme. Certes, cela fait peut-être moins vibrer qu’une cible à 100 000 dollars pour le Bitcoin mais le potentiel de gain est finalement similaire.

«Investir dans l’or pourrait être un choix sage et judicieux»

Aussi, les résonances sont différentes. Dans le cas du bitcoin, la dimension spéculative semble dominer tandis que dans le cas de l’or, les dimensions financières et géopolitiques sont légion. D’une baisse possible des rendements des obligations à la baisse du dollar liée à une dégradation de la dette américaine en passant par la résurgence des conflits multipolaires et la possible explosion de l’Alliance Transatlantique… Les sujets sont nombreux et marqueront indéniablement les prochains mois et années. Ainsi, à l’opposé des Magnificent Seven, l’investissement dans l’or (la vieille relique barbare, expression chère à Keynes) pourrait s’avérer être un choix sage et judicieux, apportant une once de diversification bienvenue.

https://www.capital.fr/entreprises-marches/lor-va-faire-un-carton-au-box-office-des-placements-devant-tesla-et-les-sept-mercenaires-1493859

Tesla : sa voiture prend feu, il doit casser la fenêtre pour sortir

Les autorités canadiennes ont ouvert une enquête après un incident survenu à Vancouver où plus rien ne fonctionnait dans le véhicule selon le conducteur.

Nouvel incident grave impliquant une Tesla ? C'est ce qui semble s'être passé au Canada, à Vancouver précisément le 23 mai dernier, nous rapporte le Guardian en s'appuyant sur une information d'Electrek. Une vidéo a été publiée dans laquelle on voit le conducteur d'une Tesla casser la vitre de sa voiture pour sortir alors que de la fumée commençait à se propager dans sa voiture. Selon nos confrères, cette fumée a été aperçue pendant plusieurs minutes avant que l'intérieur du véhicule ne prenne feu.

Interrogé par Electrek, le conducteur de la Tesla a raconté qu'il avait dû "fracasser la fenêtre" avant d'ajouter : "Je l'ai cassée parce que tout le système s'était arrêté. Le courant ne fonctionnait plus. La porte ne s'ouvrait pas. Les fenêtres ne se baissaient plus." Les pompiers sont arrivés sur place et sont parvenus à éteindre l'incendie environ cinq minutes plus tard. Le propriétaire de la Tesla a avoué avoir acheté son véhicule il y a seulement huit mois.

 

https://www.capital.fr/auto/tesla-sa-voiture-prend-feu-il-doit-casser-la-fenetre-pour-sortir-1437662

Dans le chapitre, la mienne est plus grande que la tienne, l’oligarque Elon Musk a proposé un combat à Vladimir Poutine. S’il gagne, Vlad doit abandonner l’Ukraine. Ce qui est bien avec Elon, c’est qu’il a su rester simple et garder les pieds sur terre.

https://2000watts.org/index.php/energies-fossiles/peak-oil/1261-energies-economie-petrole-et-peak-oil-revue-mondiale-mars-2022.html

A travers le monde, de très nombreux conducteurs de Tesla n’ont pas réussi à entrer dans leur véhicule, la faute à une panne de serveurs. En même temps, utiliser son smartphone pour ouvrir une voiture… voiture dont les micros écoutent vos conversations, une voiture qui traque tous vos déplacements. Il n’y a que les métavers de Facebook et la Chine qui puissent rivaliser sur l’intrusion sur votre vie privée. Cerise sur le gâteau, ce système d'espionnage massif vous coûte une blinde !

https://2000watts.org/index.php/energies-fossiles/peak-oil/1236-energies-economie-petrole-et-peak-oil-revue-mondiale-novembre-2021.html

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