Le Pen Bardella gazette
Le parquet européen a ouvert une enquête sur une possible fraude après une plainte ciblant des formations aux médias que le RN aurait financées avec les dotations européennes, au bénéfice notamment de Jordan Bardella pendant la campagne présidentielle de 2022.
La plainte avait été déposée à Paris en décembre par l’association AC !! Anticorruption, puis transmise par le Parquet national financier (PNF) au parquet européen pour « évaluation ». Les accusations avaient été contestées par le RN.
« Après une phase de vérifications, une enquête a été ouverte pour suspicion de fraude » aux fonds de l’Union européenne, a déclaré une source proche du dossier. A ce stade, le parquet européen n’a voulu ni confirmer, ni commenter. « Le parquet européen a pour règle de ne pas commenter les investigations en cours », a indiqué une porte-parole.
L’association AC !! Anticorruption avait déposé plainte en décembre 2025 contre X pour détournement de fonds publics devant la justice française, après un article du Canard enchaîné révélant les faits présumés. L’association soupçonne le RN d’avoir profité de fonds européens pour former ses troupes, et notamment son actuel président Jordan Bardella, à s’adresser aux médias pendant la campagne de 2022.
A l’origine, une plainte d’AC !! Anticorruption
L’eurodéputé Jordan Bardella était alors le président par intérim du parti d’extrême droite, jouant un rôle actif dans la campagne de Marine Le Pen. « Les fonds détenus par les membres du Rassemblement national en leur qualité d’eurodéputés » auraient été utilisés « à des fins étrangères à leur attribution », selon la plainte.
Un formateur du média training avait été engagé pour « préparer à l’exercice médiatique les élus européens du Rassemblement national » et était « payé par le Parlement européen sur le fondement de l’enveloppe budgétaire mise à la disposition des élus » européens, souligne AC !! Anticorruption.
Or, « à partir de septembre 2021 » le formateur a été chargé d’aider Jordan Bardella, président du RN, « non pas sur sa connaissance de l’actualité européenne mais en vue de la préparation de l’élection présidentielle française de 2022 », souligne l’association, s’appuyant sur l’article du Canard enchaîné.
Des prestations « dans les règles » selon le RN
« Ces prestations de "média training" ont été réalisées par ce prestataire dans les règles du Parlement européen, validées par les services du Parlement européen, sur des sujets européens, auprès de plusieurs eurodéputés de la délégation RN sur la mandature 2019-2024, dont Jordan Bardella », réagit le parti dans un communiqué.
« Elles ont été interrompues, précisément en raison du début de la campagne présidentielle de 2022 », ajoute-t-il, rappelant que Jordan Bardella a déposé en fin d’année dernière une plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre l’association AC !! Anti-Corruption qui avait elle-même saisi le parquet national financier (PNF) à Paris.
20 Minutes avec AFP
Au mois de mai 2025, la magistrate Magali Lafourcade a été approchée par deux Américains qui souhaitaient la questionner sur le procès de Marine Le Pen. Une tentative d’ingérence étrangère menée par deux fidèles de Trump, lui-même prêt à tout pour placer le Rassemblement national à l’Élysée.
Loin des fraudes massives italiennes ou polonaises, l’Hexagone cultive la rigueur budgétaire. Jusqu’à ce que l’affaire Le Pen révèle son angle mort : le financement des partis...
La France ne figure pas dans le trio de tête des fraudeurs aux fonds européens. Loin derrière la Roumanie, l’Italie ou la Pologne en volume de dossiers, l’Hexagone cultive une image de rigueur budgétaire. Pourtant, quand la fraude frappe en France, elle est rattrapée par son péché mignon : le financement politique.
Le 31 mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris fait basculer la vie politique de l’Hexagone. Marine Le Pen, l’une des favorites pour la présidentielle de 2027, est condamnée à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et surtout à cinq ans d’inéligibilité au titre de l’exécution provisoire.
Neuf eurodéputés et douze assistants parlementaires du Rassemblement national tombent avec elle. Le préjudice pour les fonds européens est calculé à 2,9 millions d’euros, considérés comme détournés entre 2004 et 2016.
Le système était d’une simplicité déconcertante. Des assistants parlementaires européens, payés par Bruxelles jusqu’à 21 000 euros par mois, n’ont jamais mis les pieds au Parlement européen. Ils travaillaient en réalité pour le parti à Paris. Catherine Griset, ancienne belle-sœur de Marine Le Pen, n’apparaît que 12 heures à Bruxelles entre septembre 2014 et août 2015. Elle touche pourtant 300 000 euros. Thierry Légier, garde du corps du clan Le Pen, reçoit 7 237 euros net mensuel pour un emploi qu’il n’occupe pas.
En 2014, un SMS du trésorier Wallerand de Saint-Just trahit la stratégie : « Dans les années à venir… nous ne nous en sortirons que si nous accumulons des économies grâce au Parlement européen. » Le parti, endetté à hauteur de 9,4 millions d’euros, frôlait la faillite. Les fonds européens deviennent alors une bouée de sauvetage. C’est ainsi que le tribunal correctionnel établit sa sentence.
L’origine de l’enquête est européenne. En 2014, une lettre anonyme arrive au Parlement européen. Elle dénonce l’emploi fictif d’assistants parlementaires du Front national (futur Rassemblement national). Martin Schulz, président social-démocrate allemand du Parlement, constate lui-même l’anomalie : 20 des 24 assistants parlementaires des eurodéputés FN figurent sur l’organigramme du parti en France. En mars 2015, il saisit l’Olaf.
L’Office européen de lutte antifraude ouvre alors deux investigations. La première, conclue en 2016, se concentre sur Catherine Griset et Thierry Légier. La seconde, bouclée en 2018, élargit le spectre à l’ensemble du système. Les enquêteurs de l’Olaf démontrent que ces « assistants parlementaires » ne fournissaient aucun travail au Parlement européen. Certains n’ont jamais rencontré l’eurodéputé auquel ils étaient censés être rattachés.
L’office européen antifraude rend ses conclusions administratives : détournement caractérisé, recommandation de récupération de 420 000 euros, transmission aux autorités judiciaires compétentes. C’est à ce moment précis que l’affaire bascule de Bruxelles à Paris.
Car si l’Olaf peut enquêter, il ne peut pas poursuivre. Il n’a aucun pouvoir judiciaire. Ses recommandations alimentent deux procédures distinctes : une administrative au Parlement européen, qui récupère intégralement les 420 000 euros, et une judiciaire en France, où les faits ont été commis.
En 2016, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour abus de confiance et escroquerie en bande organisée. Les juges d’instruction français reprennent le dossier de l’Olaf, l’enrichissent d’auditions, de perquisitions, d’analyses de comptes bancaires. À la demande des magistrats français, des experts de l’Olaf viennent même assister la police judiciaire en qualité de témoins techniques.
Le RN ne fut pas le seul à pratiquer cette astuce. Le MoDem a subi lui aussi les foudres judiciaires pour le même stratagème. Si François Bayrou a été relaxé, huit personnes, dont cinq anciens députés, ont été condamnées. Et une enquête est en cours sur La France insoumise...(extrait)
https://www.lepoint.fr/monde/la-fraude-politique-francaise-au-coeur-du-scandale-europeen-MITSSPVXAJH6VEDNFUHBQHNMVU/
Absentéiste au Parlement européen, l’eurodéputé Jordan Bardella profite néanmoins des largesses de l’Europe pour tenter de répondre aux questions des journalistes, un exercice souvent périlleux pour le président de RN, réputé pour sa science du selfie plutôt que pour sa maîtrise des dossiers.
Le Rassemblement national (RN) aime l’Union européenne (UE) et surtout les fonds qu’elle met à disposition de ses élus. Selon un article du Canard enchaîné, Jordan Bardella, député européen et président du RN, a utilisé les fonds du Parlement européen pour se faire payer des séances de « media training », une formation pour parler à la télévision et à la radio.
La société de l’ancien présentateur télévisé Pascal Humeau aurait touché entre 2019 et 2021 pas moins de 133 300 euros pour former le président du parti d’extrême droite et certains collègues. C’est cher.
Mais cela ne s’arrête pas là.
Le règlement stipule, pour les contrats supérieurs à 60 000 euros, qu’il faut passer par une procédure d’appel d’offres. Or, révèle le Canard enchaîné, le délai de candidature a été prolongé pour permettre à la société de Pascal Humeau d’emporter le contrat. Un contrat remporté alors qu’elle ne remplissait pas l’un des critères de l’appel d’offres : avoir trois années d’ancienneté.
Pour le Rassemblement national, le Parlement européen sert de tiroir-caisse. Marine Le Pen a été condamnée le 31 mars 2025 à une peine quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, à 100 000 euros d’amendes et à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour avoir utilisé, au service de son parti, les assistants parlementaires européens.
Selon le tribunal, ce ne sont pas moins de 2,9 millions d’euros qui ont été détournés par le Front national entre 2004 et 2016.
Source La rédaction
FN-RN profite des largesses du Parlement européen comme d’autres figures politiques, en France et sans doute dans d’autres contrées.
Il est donc rassurant de voir que ce Parlement européen demeure des plus dociles sous la férule de la Commission européen. Tout ce petit monde y trouve son compte.
De Parlement, il n’y a point.
De temps en temps quelques affaires de corruption se font jour. Tiens dans ces lieux, aussi. C’est surprenant ! Mais rien de bien méchant, nos excellences poursuivent déclarations, réunions, et rencontres internationales. Même la machine à produire des informations et des incitations à la guerre militaire ou à la guerre économique suscitent l’enthousiasme de nos dirigeants.
La Commission européenne, le Conseil des ministres européen s’autorisent à prendre des décisions non démocratiques, car prises par le seul fait que les contre-pouvoirs n’existent pas réellement : le Parlement européen, les instances européennes (Cour des comptes, instances institutionnelles de contrôles…)
Quant aux peuples manifestant quelques velléités de résistance, ils sont priés de modifier leurs votes d’opposition par de nouveaux scrutins ou par d’autres procédures très efficaces pour vous comprendre que vous n’êtes rien, démocratiquement !
Bardella est à bonne école d’autant plus que les chiens de garde médiatiques lui assurent une rente d’exposition visuelle continuelle comme pour l’ensemble des élus du FN-RN, sans de sérieuses questions gênantes !
Pourquoi se gêner !
RBLAPLUME
https://librejugement.org/2025/12/en-toute-legalite/#more-93150
Mediapart a analysé les interventions dans l’hémicycle du porte-parole du Rassemblement national au cours des douze derniers mois. L’immense majorité sont des interruptions d’autres parlementaires et des invectives, souvent sexistes, loin de l’image de respectabilité que le parti d’extrême droite revendique.
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Jeudi 30 octobre, à 22 h 15, la députée écologiste Sandrine Rousseau parle à l’Assemblée nationale lors de la niche parlementaire du Rassemblement national (RN). Pendant ses cinq minutes de discours, elle est interrompue au moins seize fois par des cris de l’extrême droite. Parmi les députés RN, Laurent Jacobelli se distingue ; assis au quatrième rang, il applaudit, rit et interrompt l’oratrice onze fois. Il lance des commentaires sexistes, comme « Venez, on va se faire un barbecue », et crie des phrases insinuant sa folie, comme « Manger des graines, ça rend dingue ! » et « Un docteur dans la salle ? ».
En analysant les 930 interventions de Jacobelli force est de constater qu’il n’a pris la parole intégralement qu’une fois sur une motion de censure et a défendu le RN treize fois sur des amendements.
La majorité des 930 interventions au Parlement ont été des courtes critiques, souvent sexistes, visant d’autres parlementaires. Malgré cela, le RN critique régulièrement l’attitude de ses opposants, tout en se présentant comme exemplaire.
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Après les législatives de 2022, Marine Le Pen a déclaré avoir des élu·es sérieux et leur a conseillé de porter une cravate et de rester amicaux.
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Laurent Jacobelli, député d’extrême droite, exprime son aversion pour les écologistes à travers des invectives répétées, particulièrement envers Cyrielle Chatelain et Sandrine Rousseau, utilisant des termes misogynes et dénigrants pour éviter un débat constructif.
Le groupe écologiste a demandé des sanctions contre lui pour ses propos sexistes, soulignant l’absence de répercussions pour de telles attitudes à l’Assemblée. Jacobelli attaque également d’autres parlementaires de gauche, les qualifiant d’alliés du Hamas et d’autres insultes, tout en abordant des thèmes comme le communisme et l’Algérie.
Le porte-parole du RN a accusé LFI, les qualifiant de « parti de l’étranger », le 6 mai 2025, en affirmant que « ce moment a été sponsorisé par le gouvernement algérien ». Il a moqué les parlementaires de gauche et a traité Sabrina Sebaihi d’incarner « l’ingérence étrangère » lors de la discussion sur l’accord franco-algérien de 1968.
Jacobelli a été condamné pour diffamation en 2023 et n’a pas répondu aux questions concernant son comportement.
Synthèse – courts extraits, d’un article signé Y. Kezzouf. Médiapart. LIEN vers l’original
Il serait pensable qu’il ne s’agisse que du comportement personnel d’un député — ostensiblement RN — sauf que ce Laurent Jacobelli est le porte-parole de ce mouvement. En conséquence, il ne se comporte et ne déclame que les attitudes et pensées de ce groupe d’extrême droite. MC
https://librejugement.org/2025/11/de-lirrespect/
«Je veux faire de la France le pays le plus répressif d’Europe»...
Le président du RN était interrogé par Darius Rochebin, dimanche, pour savoir où il plaçait le curseur en matière d’autorité et de lutte contre la délinquance...
Le président du parti français d’extrême droite Rassemblement national, Jordan Bardella, a affirmé dimanche souhaiter «faire de la France le pays le plus répressif d’Europe à l’égard de la délinquance et de la criminalité», se disant «pro-police», «pro-forces de l’ordre», «pro-militaires».
«Je souhaite faire de la France le pays le plus répressif d’Europe à l’égard de la délinquance et de la criminalité qui (...) pourrit la vie de nos compatriotes», a dit Jordan Bardella, proche de Marine Le Pen auquel on prête des ambitions présidentielles. Marine Le Pen, candidate naturelle du RN pour la présidentielle de 2027, est actuellement inéligible après une condamnation pour détournement de fonds publics, dont elle a fait appel. Si elle ne pouvait se présenter, Jordan Bardella serait selon toute probabilité le candidat du parti.
En prison «sans possibilité de sortir»
Jordan Bardella était interrogé par le journaliste suisse Darius Rochebin sur la chaîne LCI pour savoir où il plaçait le curseur en matière d’autorité et de lutte contre la délinquance dans une époque où les Etats-Unis n’hésitent plus à «tuer les narcotraficants» dans des exécutions extrajudiciaires. «La France ne renouera pas avec la prospérité si on ne rétablit pas l’ordre et l’autorité. (...) C’est la raison pour laquelle moi, je suis pro-police, je suis pro-forces de l’ordre, je suis pro-militaire», a-t-il répondu.
«Il y a des crimes les plus graves» qui devraient conduire leurs auteurs en prison «sans possibilité de sortir», a-t-il également affirmé. «Nous supprimerons les remises automatiques de peines, nous mettrons en œuvre des peines planchers, nous expulserons les délinquants et criminels étrangers», a-t-il énuméré, se disant également favorable à un «choc d’autorité dans la société» et au rétablissement du service militaire obligatoire. Le Rassemblement national (RN) est le premier parti en nombre de sièges à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français.
AFP
https://www.20min.ch/fr/story/jordan-bardella-je-veux-faire-de-la-france-le-pays-le-plus-repressif-d-europe-103444940
Au Medef, la décision du RN de faire tomber Bayrou a jeté un froid. Beaucoup jugent que la ligne de Jordan Bardella n’est qu’une « tactique politicienne » aux effets délétères pour le pays...
Il est des débats qui tombent mieux que d'autres. Organisée longtemps avant la décision du Premier ministre de sceller son destin en engageant sa responsabilité via un vote de confiance, une table ronde a rassemblé les chefs des six plus importants partis politiques du pays. Sur le court central de Roland-Garros, à l'occasion de l'événement de rentrée du patronat du Medef, la parole de l'un d'entre eux était particulièrement scrutée par les patrons et entrepreneurs de tous secteurs : le jeune président du Rassemblement national, Jordan Bardella.
« La décision du RN de voter contre le vote de confiance et donc de faire tomber François Bayrou avant toute négociation budgétaire est une irresponsabilité totale qui fait rire tous nos voisins », lâche ainsi en tribune Sylvian, 65 ans, ancien administrateur d'une grande entreprise dans le domaine de la métallurgie. Outre le fait que c'est bien le parti à la flamme qui, dans la foulée des Insoumis, a annoncé voter contre le vote de confiance et ainsi grevé l'avenir du Premier ministre à Matignon, nombre de chefs d'entreprise et d'entrepreneurs étaient curieux d'entendre Jordan Bardella pour une raison simple. Pour eux, cette décision entre en contradiction totale avec l'entreprise de séduction vis-à-vis du monde de l'entreprise.
Méfiance persistante du patronat face à Bardella
« J'ai l'habitude de juger le maçon une fois le mur terminé. Or soutenir et entretenir l'instabilité, est très défavorable aux entreprises », cingle Sylvian. Nulle surprise, quelques rangs plus loin, pour Vincent, associé d'un grand groupe spécialisé dans les ressources humaines et ancien directeur financier d'un groupe de la grande distribution : « Tout cela n'est que de la tactique politicienne sans aucune hauteur de vue. C'est vraiment triste. Ce parti aura toujours des relais chez quelques chefs d'entreprises, mais la méfiance du patronat à son égard n'est pas près de se dissiper. »
Comme conscient du malaise, sur scène, Jordan Bardella tente de désamorcer : « Je sais à quel point l'incertitude, l'instabilité du moment est le pire boulet attaché au pied de notre pays [...] Nous avions dit que ces accords de second tour lors des dernières législatives entre tous les partis politiques dans le seul but d'empêcher le Rassemblement national d'avoir une majorité allaient plonger le pays dans l'instabilité. Je plaide pour un retour aux urnes ! »
Même Marine Tondelier l'a battu à l'applaudimètre
Dans les travées du court Philippe-Chatrier, Jean-Baptiste Achard, fondateur de la PME StaffMe, réagit : « Ce que l'on constate, c'est que depuis 2024 et la dissolution, nous vivons une forte période d'instabilité qui est désastreuse pour notre économie. L'une des conditions sine qua non pour avoir une certaine stabilité et un budget courageux nécessite sûrement de nouvelles élections afin d'avoir une majorité claire et une opposition clairement identifiée. Mais avec un programme flou comme celui du RN… »
Contrairement aux patrons de LR Bruno Retailleau, de Renaissance Gabriel Attal qui ont reçu une ovation, Jordan Bardella n'aura pas essuyé les mêmes huées que le coordinateur de la France insoumise, Manuel Bompard. Même l'écologiste Marine Tondelier l'a battu à l'applaudimètre. « Au final, Bardella n'est pas plus responsable que les autres. Les logiques politiciennes ont décidé de mettre à bas l'économie, l'instabilité va perdurer, il ne va rien se passer pendant deux ans, souffle un chef d'entreprise d'une cinquantaine d'années préférant garder l'anonymat. Je ne vais pas me plaindre, mon business est d'aider les entreprises en difficulté. Mais c'est triste. »
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Caricaturée en excrément, Marine Le Pen déboutée par la Cour de cassation
Lu sur le figaro.fr : l'article ne dit pas qu'il s'agit d'un dessin du regretté Charb, dessinateur et directeur de Charlie Hebdo jusqu'au 7 janvier 2015. Début de l'article : La caricature avait ...
Encore une. Une de plus…
… ça fait beaucoup d’affaires, de détournement d’intérêts argumentées par le Parlement Européen, dont a bénéficié la famille Le Pen, Père, filles et Élus européens dont Bardella pour le parti politique « Rassemblement National » (RN).
Le mouvement RN est critiqué pour ses actions litigieuses et ses liens idéologiques avec des groupuscules, tout en affichant une façade de probité à travers son programme, qui au demeurant, semble absurde et déconnecté de la réalité.
De nombreux observateurs pointent du doigt le contraste entre les principes proclamés par le parti et les pratiques qu’il adopte sur le terrain, laissant entrevoir une stratégie calculée pour séduire l’électorat tout en noyant les véritables enjeux politiques au sein d’arguments simplistes.
Il est par conséquent vital de susciter un débat public intense, où les citoyens remettraient en question la légitimité des promesses faites et s’interrogent sur la sincérité des intentions du mouvement, révélant ainsi la provenance des tensions croissantes au sein de la société française.
Le Tribunal de l’Union européenne a rejeté mercredi 16 juillet 2025 le recours des héritières de Jean-Marie Le Pen contre une décision exigeant de l’ancien leader français du Front national (devenu RN) qu’il rembourse environ 300 000 euros pour des frais de mandat indus au Parlement européen.
Les trois filles du leader d’extrême droite, décédé en janvier contestaient la demande notifiée en 2024 par le Parlement européen.
Cette affaire est distincte de celle des assistants parlementaires de l’ex-Front national (devenu RN), qui a valu début 2025 à Paris des condamnations à plusieurs figures du parti, dont Marine Le Pen, la benjamine de Jean-Marie Le Pen.
Pendant près d’une décennie, entre 2009 et 2018, alors qu’il siégeait au Parlement européen, J.M. Le Pen était parvenu à facturer ces frais sous « la ligne budgétaire 400 », destinée à couvrir des dépenses de fonctionnement dans la seule institution élue de l’UE.
Le rappel à l’ordre survient en janvier 2024. Le secrétaire général du Parlement informe alors l’ancien eurodéputé nonagénaire (il a siégé jusqu’en 2019) des irrégularités qui lui sont reprochées, et lui donne, à l’époque, deux mois pour présenter d’éventuelles observations.
Dans son arrêt, la juridiction, établie à Luxembourg, relève que la procédure du Parlement ayant conduit à réclamer ce remboursement « n’est pas contraire aux principes de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime ». En outre, ajoute le Tribunal, « le droit à un procès équitable n’a pas été violé ». Jean-Marie Le Pen avait également été informé de l’enquête initiale de l’Olaf et invité à présenter ses observations, est-il souligné.
Article composé au travers de plusieurs textes de quotidiens. MC
Complotisme et relents trumpistes…
Le siège du parti lepéniste a été perquisitionné, ce mercredi, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte sur des soupçons de financement illicite des dernières campagnes. Ce qui a donné lieu à des commentaires aux relents trumpistes de la part de ses dirigeants.
Au Rassemblement national (RN), ils ne manquent pourtant pas d’avocats, Marine Le Pen en tête. Ils devraient donc savoir qu’il y a une différence entre une enquête préliminaire et une information judiciaire. La première est directement pilotée par le parquet, dont les procureurs sont nommés par décret du président de la République. Les secondes sont, elles, confiées à des juges d’instruction indépendants dans la conduite de leurs investigations.
Une distinction qui n’a pas empêché le RN de verser dans une forme de complotisme judiciaire : « Cette opération, spectaculaire et inédite, s’inscrit clairement dans une nouvelle opération de harcèlement. C’est une atteinte grave au pluralisme et à l’alternance démocratique. » Ces mots sont ceux de Jordan Bardella qui a lui-même révélé, ce mercredi 9 juillet, que des perquisitions étaient menées dans les locaux parisiens de la formation à la flamme, dont il est le président.
« Depuis 8 h 50 ce matin, le siège du Rassemblement national – y compris les bureaux de ses dirigeants – fait l’objet d’une perquisition menée par une vingtaine de policiers de la brigade financière, armés et en gilets pare-balles, accompagnés de deux juges d’instruction », s’est-il ému sur X. Avant que le compte du RN n’établisse un lien entre sa position de « premier parti de France » autoproclamé et cette perquisition : « Ces méthodes indignes d’une démocratie ne font que renforcer notre détermination à défendre les Français. »
Certains ont tôt fait de rapprocher ces perquisitions avec celles qui avaient visé le siège du Parti de gauche, de LFI et du domicile de Jean-Luc Mélenchon en 2018. Sauf qu’à l’époque, elles s’étaient déroulées dans le cadre d’enquêtes préliminaires directement pilotées par le parquet de Paris, raison (en partie) du courroux du chef de file des insoumis. L’enquête avait finalement été confiée à des juges d’instruction, décision immédiatement saluée par le candidat à la présidentielle de 2022.
Concernant le RN, l’opération a été ordonnée dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en juillet 2024 sur des soupçons de financement illicite des dernières campagnes du RN, selon le Monde. Une information confirmée par le parquet qui a précisé que d’autres perquisitions avaient été menées simultanément dans des sociétés et au domicile de leurs dirigeants.
Elles doivent « permettre de déterminer si ces campagnes ont été notamment financées grâce à des prêts illégaux de particuliers bénéficiant au parti ou à des candidats du Rassemblement national, ainsi que par des surfacturations de prestations ou des facturations de prestations fictives ayant été intégrées par la suite dans les demandes de remboursement forfaitaire par l’État des dépenses de campagne », a-t-il étayé.
Cette enquête vient s’ajouter à celle déjà officialisée par le parquet européen, mardi 8 juillet, sur des soupçons de détournements d’argent public au sein du Parlement européen, pour pas moins de 4,33 millions d’euros.
Bruno Rieth Julia H. Source
Détournement d’argent public…
… une nouvelle enquête de Bruxelles contre l’extrême droite — comprenant le RN. « Ça la fiche mal. ! » pour un groupe parlementaire clamant sa probité, droiture, respect des institutions, etc.
Une porte-parole du parquet européen a annoncé à l’Agence France-Presse (AFP) que l’institution ne donnera pas davantage de détails « afin de ne pas compromettre les résultats de l’enquête ».
Au moins 4,33 millions d’euros dépensés
Après la condamnation de Marine Le Pen et de vingt-quatre co-prévenus dans le procès des emplois fictifs, le RN est une donc nouvelle fois au centre d’une affaire de détournements d’argent public au sein du Parlement européen.
Ces accusations graves ont été révélées jeudi 3 juillet 2025, par une enquête du quotidien le Monde en collaboration avec l’émission allemande d’investigation Kontraste, le magazine allemand Die Zeit et l’hebdomadaire autrichien Falter.
Au moins 4,33 millions d’euros dépensés par le groupe parlementaire Identité et démocratie (ID), rassemblant une dizaine de partis d’extrême droite dont le Rassemblement national de 2019 à 2024, l’auraient été en infraction avec les règles du Parlement.
Des accusations basées sur un rapport de trente-et-une pages, toujours confidentiel, de la Direction générale des finances de l’institution européenne.
Ce document a été rédigé quelques semaines plus tôt, après un contrôle financier de routine des comptes et des archives financières du groupe ID, à l’occasion de sa dissolution en juillet 2024.
Tom Demars-Granja. Source (Extraits)
De l'argent européen dans la poche de proches de Marine Le Pen?...
Le RN serait de nouveau mis en cause pour des irrégularités au Parlement européen. Au bénéfice de proches de la présidente du mouvement...
Défaut d'appels d'offres, surfacturations et dons à des associations: le Rassemblement national et plusieurs de ses alliés au Parlement européen sont soupçonnés de diverses irrégularités, selon un rapport de l'institution bruxelloise révélé jeudi par «Le Monde» avec d'autres médias allemand et autrichien.
Après l'affaire des assistants parlementaires européens, qui a valu à Marine Le Pen et plusieurs cadres de son parti une condamnation fin mars (le procès en appel doit se tenir d'ici l'été 2026), de nouvelles accusations venues de Bruxelles visent le Rassemblement national.
Cette fois-ci, le parti d'extrême droite est suspecté, avec ses alliés de l'ex-groupe Identité et Démocratie, d'avoir «indûment dépensé» plus de 4,3 millions d'euros entre 2019 et 2024, selon un rapport de la direction des affaires financières du Parlement européen.
«Graves problèmes de conformité»
D'après ce document, dévoilé par «Le Monde» ainsi que par l'émission de télévision allemande Kontraste, le magazine «Die Welt» et l'hebdomadaire autrichien «Falter», la majeure partie de cette somme a bénéficié à deux sociétés liées à des proches de Marine Le Pen, à savoir son ancien conseiller Frédéric Chatillon et son épouse Sighid Blanc.
L'agence de communication e-Politic a ainsi perçu 1,7 million d'euros après un appel d'offres «purement formel» et entaché de «graves problèmes de conformité», selon les inspecteurs bruxellois, qui estiment par conséquent que «toutes ces dépenses (...) sont irrégulières».
Dons à des associations
Même chose pour l'entreprise Unanime, qui a empoché plus de 1,4 million d'euros pour des travaux d'impression, de surcroît sous-traités à moindre coût, avec une marge évaluée à 260 000 euros. Des faits qui rappellent l'affaire dite «des kits de campagne», dans laquelle M. Chatillon, Mme Blanc et des membres de l'ex-Front national avaient été condamnés pour escroquerie et abus de biens sociaux.
Le RN et ses alliés sont par ailleurs incriminés par le Parlement européen pour de multiples dons à des associations n'ayant «aucun lien» avec leurs activités politiques à Bruxelles. Stérilisation de chats errants, amicale de sapeurs-pompiers, restauration d'une paroisse... Au total, plus de 700'000 euros ont ainsi été distribués en cinq ans à des structures, souvent liées à des proches d'eurodéputés d'extrême droite ou situées dans leur région d'élection.
«Je ne sais pas ce qu'il en est, je n'ai pas regardé ce dossier»
Auprès du Monde, l'ancien secrétaire général du groupe Identité et Démocratie, le Belge Philip Claeys, a rejeté en bloc ce qu'il a qualifié d'«allégations incorrectes», assurant que «tous les paiements effectués dans les cinq dernières années ont été dûment facturés, justifiés et contrôlés».
Interrogée jeudi matin à ce sujet sur RTL, Marine Le Pen a affirmé ne pas en avoir eu connaissance: «Je ne sais pas ce qu'il en est, je n'ai pas regardé ce dossier».
Mais «il peut y avoir des désaccords administratifs avec le Parlement européen» et «on va essayer, encore une fois, de les résoudre», a-t-elle ajouté, avant de qualifier l'institution d'«organe politique (qui) mène à l'égard de son opposition une guerre de tranchées» et lui «cherche des noises matin, midi et soir, en toutes circonstances».
Le RN, proche de l’implosion ?...
Bousculé par la condamnation de Marine Le Pen, en première instance, le jugement rendu par le tribunal de Paris le 31 mars 2025, […] marque un tournant dans l’histoire récente du parti d’extrême droite.
Bien sûr, la fille de Jean-Marie Le Pen pourrait être empêchée de se présenter à l’élection, mais bien au-delà, c’est toute l’attitude de son camp qui atteste de cette nouvelle donne.
En clair : les péripéties de la députée du Pas-de-Calais révèlent le pire du Rassemblement national, entre complotisme et amateurisme.
Symbole de ce dégoupillage, plusieurs élus franchissent la ligne rouge, comme Guy-Olivier Cuénot (en Nouvelle-Calédonie) se réjouissant des menaces contre les juges, ou un responsable du RN en Aveyron qui compare la condamnation de Marine Le Pen à la « solution finale », référence à la Shoah.
Le Rassemblement national réduit ses attaques contre la justice, de crainte d’être associé à des soutiens sulfureux comme Poutine ou Trump. « Avec cette ligne radicale, difficile de prétendre remporter une présidentielle », souligne Mathieu Gallard au HuffPost.
La défense médiatique et les atermoiements autour du « plan B » montrent l’impréparation des cadres face à une condamnation.
Le ressentiment grandissant entre Marine Le Pen et Jordan Bardella souligne l’absence de démocratie au RN, et rappelle que l’inéligibilité de Jean-Marie Le Pen en 1997 avait déclenché une scission majeure.
Synthèse d’un article signé Anthony Berthelier. Le HuffPost. Source (Lecture libre)
Porte-parole de Le Pen, il était payé par le Parlement européen...
Andréa Kotarac a œuvré pour la candidate du RN, lors de la présidentielle de 2022, alors qu'il recevait toujours son salaire d'assistant parlementaire, révèle Mediapart...
Marine Le Pen et 24 coprévenus ont été condamnés le mois dernier pour avoir mis en place un système d'emplois fictifs entre 2004 et 2016. Pourtant, selon Mediapart, il semble que les pratiques illégales du Rassemblement national (RN) aient repris entre 2019 et 2022. Le média d'investigation évoque en effet le cas d'Andréa Kotarac, qui était l’assistant parlementaire du député RN, Hervé Juvin, depuis les élections européennes de 2019.
En novembre 2021, il a été propulsé porte-parole de Marine Le Pen à l'élection présidentielle. Une mission intense qu'il a largement documentée sur les réseaux sociaux, à grand renfort d'interventions à la télé et de déplacements auprès des militants. Après cela, Andréa Kotarac a occupé le poste de porte-parole du parti jusqu'en décembre 2022. Pendant toute cette période, l'ex-membre de La France insoumise a continué à percevoir son salaire d’assistant parlementaire européen. Selon ce contrat, Kotarac était censé consacrer 75% de son temps au député Hervé Juvin, à Bruxelles, Strasbourg ou au Luxembourg.
Un engagement censé être modeste
Selon les règles européennes, un assistant parlementaire a le droit de participer à une campagne électorale, mais cette activité est strictement encadrée et ne peut se faire que sur autorisation. L'assistant parlementaire souhaitant œuvrer pour la campagne électorale d'une autre personne doit en outre poser un congé sans solde. D'après Mediapart, Andréa Kotarac n'a demandé à bénéficier de ce congé qu'une seule fois: quatre jours pendant l'entre-deux-tours de la présidentielle.
Selon le texte cité par le média français, l'engagement d'un assistant parlementaire dans une campagne doit rester raisonnable en termes de temps de travail et de responsabilités: «Leur participation aux campagnes électorales devrait se faire à titre strictement personnel et donc, en dehors des heures de travail et sans occuper de postes importants (responsable de campagne, porte‐parole, etc.).» Ce qui n'était pas le cas d'Andréa Kotarac, très occupé auprès de Marine Le Pen durant la présidentielle.
Contactés plusieurs fois par Mediapart, Marine Le Pen, Andréa Kotarac et le Rassemblement national n’ont pas répondu.
Marine torpillée de Suisse...
Dans la grande bataille vénale qui se jouait au Tribunal judiciaire de Paris, Marine Le Pen a sévèrement pris l’eau. Condamnée à quatre ans de prison, dont deux « ferme », et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour détournement de fonds publics, la figure de proue du RN a quitté la salle avant même la fin de renoncé du verdict Touchée.
Touchée, mais pas coulée puisque, quelques heures plus tard, la capitaine d’extrême tribord refaisait surface sur le plateau du 20h de TF1 pour clamer son innocence, vilipender l’acharnement de la juge à son encontre et brailler sa volonté de reprendre la bataille. Après avoir hurlé au procès politique et chouiné que la démocratie avait été bafouée au pays des droits de l’Homme, elle s’est souvenue qu’elle avait été avocate.
Une avocate qui réclamait à grands cris des « peines exemplaires » à rencontre d’adversaires pris dans les mailles de mêmes filets, mais qui s’est lancée alors dans une vibrante plaidoirie, alignant les arguties pour expliquer que jamais au grand jamais, il n’y avait eu d’enrichissement personnel, ni d’avantages retirés. Et que donc, finalement, tout ça n’était qu’un vaste complot de ses opposants pour la priver, elle, la représentante de millions de Françaises et de Français, d’une élection à l’Élysée qui, sans cet « accroc », allait quasiment de soi.
Passant le crime sous le tapis, elle noyait le poisson en réduisant les millions d’euros détournés à une banale péripétie de l’Histoire.
Pour étayer sa diatribe, elle aurait encore pu citer les grands démocrates de ce monde qui, sitôt le verdict connu, ont instantanément volé à son secours : le porte-parole du Kremlin, Viktor Orban et même l’incontournable Elon Musk.
Autant de hérauts de la liberté d’expression et des valeurs vraies de la démocratie authentique.
C’est dire… Bref, le monde a vécu un nouveau moment un peu surréaliste : d’un côté une justice qui applique les sanctions prévues pour un délit avéré et, de l’autre, la Marine française qui lui dit m…
Et le pire, c’est que la posture victimaire a fonctionné : la justice va traiter en rappel en un temps record. On n’en est plus à un passe-droit près… !
Philippe Clément. Vigousse. Vendredi 4 avril 2025.
https://librejugement.org/2025/04/15/fortune-amere/#more-84388
Ni mirage, ni miracle : OUF !...
… retour à la réalité. Beaucoup d’électeurs du RN ont compris que la dame utilisait les fonds européens pour récompenser certains membres obscurs du parti. MC
Alors bien sûr, depuis le fond de votre canapé, vous avez sans doute vu une marée humaine. Une foule démentielle, place Vauban, à Paris, ce dimanche 6 avril 2025, pour soutenir Marine Le Pen et « défendre la démocratie », comme ils disent
- La blague.
- On y était. Pas un chat.
- Merci aux cadreurs d’avoir maintenu l’illusion.
Ceci étant dit, en arrivant devant l’hôtel des Invalides, sur les coups de 15 heures, on regarde à droite, puis à gauche, et une question nous taraude soudain : merde alors, elle est passée où la France saucisson-pinard ?
On s’attendait naïvement à croiser le beauf de Cabu à tous les coins de rue. La France des bals dansants façon Crépol, celle des petits patrons, des bouchers grassouillets et des boulangères imbuvables ; la France des rugbymans protéinés du terroir et des retraités abrutis par le cagnard toulonnais.
Rien de tout ça. Ici, on rencontre plutôt des patriotes qui vont bien. Financièrement, s’entend. Ça vient manifester entre la messe dominicale à Saint-Sulpice et la brocante chic de Passy. La bourgeoisie catholique snobinarde aurait-elle fait la paix avec les péquenots du Front national ?
« On dit Rassemblement national maintenant, monsieur, nous reprend Paul, 72 ans, panama vissé sur un crâne déplumé. Et ça change tout, parce que, voyez-vous, Marine Le Pen n’est pas son père. » À la bonne heure. « Et de toute manière, être ici aujourd’hui, ce n’est même pas soutenir un candidat, un parti politique et encore moins une idéologie, c’est simplement défendre la démocratie », ajoute l’ancien cadre dans une grande compagnie d’assurances, qui « vote tout de même Marine Le Pen », évidemment.
Il faut les voir, tous endimanchés, attendant l’ouverture de Roland-Garros et la saison des rosés piscines : les mocassins, les foulards, les tailleurs qui transpirent, ça pue l’évasion fiscale et le Chanel N° 5.
« Rien sûr que c’est un scandale, gueule Didier, tout ça, c’est de la faute du Syndicat de la magistrature, les juges ne devraient pas avoir le droit de se syndiquer, il faut de la neutralité dans la justice. » Et il en sait quelque chose : son fils aîné a fait l’École de la magistrature.
Paraîtrait que voter Le Pen aujourd’hui, ce serait du « bon sens ». Paraîtrait même que chez ‘Charlie, on devrait « comprendre mieux que personne » leurs diatribes racistes, leurs « Français d’abord » et autres fadaises populistes. « Eh oui, vous avez tout de même payé le prix du sang », nous dit-il sans sourciller.
Paraîtrait que nous sommes « complices », nous les « gauchistes », de l’« immigrationisme », du laxisme judiciaire et de la montée de l’islamisme. « Enfin, pas vous directement, hein », nous rassure sa femme. Ouf !
Alors on s’écarte un peu de la foule, et on découvre, presque rassuré, qu’ils sont là. Nos beaufs à nous, bien franchouillards. Ils se font discrets, comme des prolos qui montent à la capitale.
Un peu impressionnés, peut-être, par les brushings et les petites laines colorées qu’on porte seulement sur les épaules.
Eux refusent instinctivement de répondre à la presse.
« Qu ‘est-ce que vous voulez savoir ? » finit par nous lancer un motard soupçonneux. Il est venu de Lens pour l’occasion. « Si ça vous fait pas bizarre de voter aux côtés des vieux bourges du 16°?» tente-t-on, taquin. « Rien à foutre ! ».
Yovan Simovic – Charlie Hebdo09/04/2025
Marine et le boomerang...
Alors que Marine Le Pen vient d’être condamnée pour détournement de fonds publics à quatre ans de prison et à cinq ans d’inéligibilité, l’empêchant de se présenter en 2027, la même Marine Le Pen défendait pourtant, il y a quelques années, la plus grande fermeté contre les élus condamnés. « Quand allons-nous mettre en place l’inéligibilité à vie pour tous ceux qui ont été condamnés pour des faits commis à l’occasion de leur mandat ? » demandait Marine Le Pen, sur Public Sénat, en 2013…
Fermer l’ban et l’arrière ban
Une personnalité politique devrait se souvenir de ses affirmations si elle ne veut pas reprendre ses paroles en pleine G… un jour ou l’autre… Oui, mais les effets oratoires politiques passés il-elle s’en fiche d’une part et d’autre part l’électeur étant si malléable via les médias…
La preuve : oui, j’ai fais des conneries, m’en fout, j’ai les électeurs avec moi et qui ne croient que ce que je dis.
Pour la première partie, un texte signé par François Vignal – Public-Sénat. Source (lecture libre) Pour la deuxième partie. MC
https://librejugement.org/2025/04/04/marine-et-le-boomerang/
En attendant, le bulldozer Trump continue d’avancer et n’oublie pas de soutenir ses alliés d’extrême droite à travers le monde : « Libérez Marine Le Pen ! », a-t-il posté dans la nuit sur son réseau Truth social. Usant de la même rhétorique que le RN depuis lundi, il détaille : « Elle a essuyé des échecs, mais elle a continué et, maintenant, juste avant ce qui serait une Grande Victoire, ils s’en prennent à elle sur une accusation mineure dont elle ne savait probablement rien – Cela ressemble pour moi à une erreur comptable ».
Une « erreur comptable » à 4 millions d’euros et un dossier des plus solides...
Ce soutien, venu de celui qui est prêt à bafouer la Constitution de son pays pour obtenir un troisième mandat, en dit long... (extrait)
Julia Hamlaoui
https://librejugement.org/2025/04/04/fort-heureusement-conteste/
Alors que le procès des assistants du RN est encore dans toutes les têtes, les réactions fusent face à la condamnation de Marine Le Pen. Ancienne membre du Rassemblement national et élue de Bourgogne-Franche-Comté, Sophie Montel commente cette décision de justice après avoir publié un livre sur les dérives du parti.
Lundi 31 mars, la sentence est tombée pour les différents accusés du procès des assistants du Rassemblement National. Malgré un dépôt de trois appels de la part des mis en cause, la décision de justice a laissé des traces et les anciens membres du navire RN l'ont pour beaucoup vu venir. C'est le cas de Sophie Montel, une femme politique originaire de Montbéliard et ancienne eurodéputée en 2014 du Front National (Ex-Rassemblement National).
Après avoir quitté le parti, elle avait dénoncé dans un livre (Bal tragique au Front national. Trente ans au cœur du système Le Pen) publié en 2019 la situation au sein du mouvement dirigé par Marine Le Pen. Aujourd'hui, elle décrit le RN comme un parti "insipide et sans saveur", "qui a fait une mue qui n'est pas satisfaisante" et dénonce une situation où l'image des politiques en devient salie.
"L'important c'est de ramener sa fraise, d'écraser l'autre"
L'ancienne députée européenne du Front National s'attendait à voir la cabane s'effondrer et le véritable visage de certains se révéler. "Le fait d'arriver au tribunal en conquistador, presque en terrain conquis, en se drapant dans la toge du politique, tout en disant je suis intouchable parce que je suis politique. Je fais ce que je veux avec mon enveloppe parlementaire, parce que je suis politique, c'est gravissime", affirme Sophie Montel.
"C'est par stupidité, parce qu'il faut être stupide pour faire ce qu'ils ont fait".
Sophie MontelAncienne membre du Front National (Ex-Rassemblement National)
Durant son long passage au sein du parti, de 1987 à 2017, l'ex-conseillère régionale FN en Bourgogne-Franche-Comté a vu de nombreuses choses. Dans son ouvrage et même aujourd'hui, elle décrit des "gens qui sont prêts à se battre, à mettre des coups de couteau, même s’ils n’ont pas le niveau. L'important, c'est de ramener sa fraise, d'écraser l'autre. Ce n’est pas jouable".
"C'est devenu un mouvement qui n'a plus de colonne vertébrale"
Alors qu’elle a quitté le parti en 2017 avec Florian Philippot (Les Patriotes) pour des divergences d'opinions avec le FN, elle affirme : "Moi, j'ai connu ce Front national là, où on disait que les affaires, ça concerne que les autres. Il y avait le fameux slogan 'Tête haute et mains propres', qui aujourd'hui leur revient à la face comme un boomerang". Une situation qui arrive sur la table à cause d'une avidité trop forte de certains membres du parti selon elle.
"Quand on défend le souverainisme, on défend ce qui est régalien. Et la justice fait partie du droit régalien."
Sophie MontelAncienne membre du Front National (Ex-Rassemblement National)
De la bêtise, des faits impardonnables, mais aussi une situation logique, pour l'ancienne membre du FN. "Ça va au-delà de la stupidité. Comment on peut imaginer une seconde qu'en faisant ce genre de choses, on va passer entre les mailles du filet indéfiniment". Aujourd'hui l'heure est grave pour Sophie Montel, "les gens ont besoin de croire en quelque chose. La politique c'est un moyen de croire en quelque chose. En 2025, je pense qu'il y aura de moins en moins de croyants, c'est évident. Quel gâchis".
Des propos recueillis par Stéphanie Bourgeot et David Martin.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/doubs/affaire-des-assistants-parlementaires-du-rn-ancienne-du-parti-elle-reagit-ca-leur-revient-a-la-face-comme-un-boomerang-3132724.html
Marine Le Pen s'est disqualifiée...
La cheffe de l'extrême droite française ne sera probablement pas autorisée à
se présenter à la présidence de la République. Le rôle de victime dans lequel elle se cantonne désormais est erroné...
La France est le berceau de la séparation des pouvoirs, l'un des grands acquis des sociétés démocratiques. Voilà pour les prémisses. Maintenant que Marine Le Pen, chef de l'extrême droite dans le pays, a été condamnée pour avoir détourné des fonds européens et qu'elle est probablement exclue de la prochaine élection à la plus haute fonction du pays, il faut d'abord se souvenir de la bénédiction que représente la séparation des pouvoirs. Dans l'idéal, la justice est totalement indépendante de la politique. Et, ce qui est également formidable dans une démocratie, tous les citoyens sont égaux devant la loi. Celui qui enfreint les règles en paie le prix.
Le parti des Le Pen, père et fille, a enfreint les règles du Parlement européen pendant de nombreuses années - « systématiquement » et « cyniquement », selon les termes de la juge lors du procès. Les lepénistes ont pris l'argent prévu pour la rémunération des collaborateurs parlementaires - expressément pour cela seulement, pour le service à l'Europe donc - afin de financer leurs activités nationales. Mieux encore : sans cet argent, le parti aurait fait faillite, ils le disent eux-mêmes. Ils n'ont donc pas seulement trompé l'Europe, mais aussi la France. Sur le fond, il n'y a aucun doute.
Ce qui est tout au plus contesté, c'est de savoir s'il est proportionnel que la privation du droit de vote passif, cinq ans dans le cas de Marine Le Pen, soit immédiatement effective - qu'elle ne puisse pas suspendre la peine en déposant un recours en révision. Comme tout citoyen peut le faire. Un jugement n'est pas définitif tant que toutes les instances d'appel n'ont pas été épuisées. Maintenant, il y a des exceptions, des règles aussi.
Marine Le Pen ne fait pas preuve de discernement
Le Parlement français, c'est-à-dire la représentation du peuple, a promulgué en 2016, sous l'influence de grands scandales de fraude mettant en scène des hommes politiques, une loi dont l'objectif est de pousser les hommes politiques à plus de décence et d'éthique dans l'exercice de leurs fonctions. Car on est en droit d'attendre d'eux qu'ils se comportent de manière exemplaire. Cela vaut aussi et, bien sûr, surtout pour les hommes politiques qui briguent la présidence de la République - comme Marine Le Pen. C'est cette loi, la loi Sapin II, que le tribunal vient d'appliquer pour assortir la déchéance du droit d'éligibilité d'une clause supplémentaire, l'« exécution provisoire ». Elle s'applique immédiatement, Marine Le Pen ne peut donc pas retarder l'effet de son inéligibilité par un recours.
Est-ce disproportionné ? Le tribunal est arrivé à la conclusion que les accusés pouvaient répéter leurs actes. Rien dans le procès n'indiquait qu'ils allaient se raviser. Au contraire, Le Pen et les siens ont tout fait pour retarder l'enquête. Ils ont attaqué la justice, l'ont accusée d'être partiale, politisée. Tout à fait dans la tradition de la droite illibérale telle qu'elle se répand actuellement dans le monde - par exemple aussi aux Etats-Unis, une autre grande démocratie.
La séparation des pouvoirs, pas la politique
Marine Le Pen affirme que la justice prive onze millions d'électeurs de sa candidate préférée et que le tribunal se rend donc coupable d'un coup contre la démocratie. Ce faisant, elle déforme l'histoire. Elle s'est disqualifiée elle-même.
Il est bien possible que son rôle de victime lui soit utile sur le plan politique, que le soutien de son parti s'accroisse et que son fils de cœur Jordan Bardella devienne président à sa place. Mais ce n'était pas le but de ce procès. La justice ne s'occupe pas de politique, pas dans une démocratie où la séparation des pouvoirs fonctionne - dans une démocratie comme la française.
https://www.tagesanzeiger.ch/marine-le-pen-kommentar-zum-gerichtsurteil-823494782411
Condamnée à une peine d’inéligibilité de cinq ans avec exécution provisoire, Marine Le Pen s’est empressée de fustiger la décision des juges. Ce faisant, la triple candidate à la présidence du pays laisse “transparaître au grand jour sa conception de l’État de droit”, analyse la “Frankfurter Allgemeine Zeitung”, en Allemagne.
Le président français jouit d’un niveau de pouvoir inégalé dans le reste de l’Europe. Les électeurs doivent donc choisir en toute connaissance de cause à qui ils confient cette responsabilité. Et, depuis sa condamnation, Marine Le Pen laisse justement transparaître au grand jour sa conception de l’État de droit. Se sentant attaquée, elle a fustigé les juges lors de son passage au journal [de TF1, le lundi 31 mars] et minimisé ses infractions à la loi. Le préjudice causé au Parlement européen, et donc aux contribuables européens, par les emplois fictifs de son parti s’élève pourtant à plus de 4 millions d’euros.
Sur le plateau de TF1, Marine Le Pen s’est contentée d’exprimer son mépris pour la justice, qu’elle accuse d’avoir rendu une décision de nature politique. La patronne de l’extrême droite française a ainsi démontré, à une heure de grande écoute, que l’image de respectabilité affichée par le Rassemblement national (RN) n’est en réalité qu’une façade bien fragile. Quiconque aspire, comme elle, à diriger la France, devrait pourtant faire preuve d’un minimum de respect envers le système judiciaire, dont le président se doit de garantir l’indépendance, conformément à la Constitution.
https://www.courrierinternational.com/reveil/2025-04-03#article-3
Le social-démocrate n’imaginait probablement pas les répercussions politiques pour la multicandidate française à la présidentielle lorsqu’il a déclenché l’affaire des assistants parlementaires du FN...
Au Parlement européen à Strasbourg, personne n'aurait imaginé qu'une décision administrative prise par Martin Schulz en mars 2015 déclencherait une avalanche judiciaire qui, dix ans plus tard, bouleverserait le paysage politique français.
L'ancien président du Parlement européen, cet Allemand méticuleux, originaire de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, aura été, sans peut-être le vouloir complètement, l'instigateur d'une procédure qui vient de transformer radicalement l'échiquier politique français.
Marine Le Pen, inéligible pour cinq ans, peut faire une croix sur sa… quatrième candidature à la présidentielle de 2027. Un séisme politique ! Contacté par Le Point, Martin Schulz ne souhaite pas commenter la décision de justice française.
Le remboursement de 340 000 euros d'indemnités
Tout commence par un courrier anonyme reçu par Schulz en 2015. Il est alors question de l'élue RN Catherine Griset, cheffe de cabinet de Marine Le Pen au siège du FN et de son garde du corps, Thierry Légier. Martin Schulz transmet ce courrier à l'Olaf (l'office antifraude européen) le 9 mars après avoir constaté que vingt des vingt-quatre assistants parlementaires des eurodéputés FN figurent aussi dans l'organigramme du parti à Paris. Rien n'arrête l'Olaf. La mécanique est en route. Comme un « effet papillon » européen qui, d'un battement d'ailes à Bruxelles, provoque une tornade à Paris.
À l'époque, Marine Le Pen essaie d'intimider Martin Schulz en prétendant que les eurodéputés allemands du SPD (la famille politique de Schulz) usent du même procédé. Elle prétend saisir la justice et n'en fera rien. L'Allemand réclame, au nom du Parlement européen, le remboursement de 340 000 euros d'indemnités à Marine Le Pen indûment versés à ses deux assistants fictifs. Et le prélèvement s'effectue sur les indemnités parlementaires de l'élue FN.
Martin Schulz, 69 ans, est un personnage central dans ces années-là. D’abord, parce qu’il est allemand au Parlement européen, qui est la chasse gardée de l’influence allemande. Il a l’estime de la chancelière Merkel (CDU-CSU) qui, dès lors, négocie directement avec Martin Schulz les compromis européens entre le grand parti européen de centre droit, le PPE, et le parti de centre gauche (S & D).
Un homme au style direct
Rien ne prédestinait ce fils de policier allemand à devenir l'homme qui allait indirectement bouleverser la politique française. Martin Schulz a connu un début de vie chaotique : renvoyé de son lycée catholique, sans baccalauréat, footballeur contrarié par une blessure au genou, puis alcoolique à 20 ans. « J'étais le jeune homme le plus déjanté de toute l'Allemagne… Le pire, c'était d'avoir chaque jour le sentiment d'avoir échoué », confiait-il au magazine allemand Bunte
Après avoir vaincu sa dépendance à l'alcool avec l'aide de son frère, ce passionné de littérature s'est reconstruit en devenant libraire à Würselen, sa ville natale, à la frontière belgo-néerlandaise. C'est là qu'il a fait ses premières armes en politique, devenant, à 31 ans, le plus jeune maire de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Autodidacte polyglotte parlant cinq langues, dont le français, cet homme sans diplôme universitaire a ensuite gravi tous les échelons européens jusqu'à la présidence du Parlement de Strasbourg.
À Strasbourg, Martin Schulz laisse le souvenir d'un homme au style direct. Son franc-parler l'a rendu célèbre lors de plusieurs confrontations mémorables, notamment face à Silvio Berlusconi qui, en 2003, le compara à un « kapo » de camp de concentration, provoquant un incident diplomatique majeur entre l'Allemagne et l'Italie.
Avec Marine Le Pen, les rapports sont rugueux. D'un côté, un Allemand fédéraliste, qui a appelé en décembre 2017 à un nouveau traité constitutionnel pour les « États-Unis d'Europe » ; de l'autre, la responsable politique française connue pour sa critique des institutions européennes et son aversion marquée et constante pour la Commission européenne.
Schulz bute sur Merkel, Le Pen échoue face à Macron
En 2016, alors que le Front national gagne en influence en France, Martin Schulz connaît, lui aussi, son moment politique en Allemagne. Désigné candidat du SPD pour affronter Angela Merkel aux élections fédérales de 2017, il ne peut rien faire contre la chancelière sortante qui l'emporte avec 13 points d'avance (32,93 % contre 20,51 %). Mais la CDU-CSU comme le SPD subissent un recul du fait de la percée du parti d'extrême droite, AfD, qui entre au Bundestag (12,64 %).
Dans la foulée, Martin Schulz doit renoncer à la présidence du SPD en février 2018, avant de quitter définitivement la politique active en 2021 pour prendre la tête de la Fondation Friedrich-Ebert. Marine Le Pen, de son côté, parvient à se qualifier au deuxième tour de la présidentielle, en 2017, mais subit une lourde défaite au second tour face à Emmanuel Macron (66,1 % contre 33,9 %).
Pendant ce temps, en France, la procédure judiciaire qui avait débuté sous l'impulsion de Schulz continuait son chemin. Le Parlement européen s'est porté partie civile. Il va désormais pouvoir récupérer les sommes déboursées pour l'entretien du FN-RN
https://www.lepoint.fr/monde/martin-schulz-l-allemand-qui-a-mis-fin-aux-ambitions-de-marine-le-pen-31-03-2025-2586157_24.php
Après l’ahurissante séquence du Bureau ovale, l’éternelle candidate à la présidentielle s’est enferrée dans un discours plus qu’embarrassé....
S'il est un titre difficile à lui contester, c'est celui de championne de la démagogie. Marine Le Pen n'a jamais hésité à faire gros, à « beurrer épais » comme disent certain communicants, pour s'attirer les bonnes grâces des exclus et voguer sur le malheur des plus démunis de ses chers compatriotes.
Pour sa réapparition au Salon de l'agriculture samedi matin, après dix jours de diète médiatique, elle a été interrogée sur le séisme qui s'était produit la veille, à Washington, quand les président et vice-président américains ont molesté sans ménagement et avec énormément de grossièreté leur homologue ukrainien.
Pour commenter ce fait majeur, ces quelques minutes de vidéo qui ont ébranlé le monde, la cheffe des députés RN a alterné entre les lieux communs les plus pathétiques – « Le chemin de la paix est un chemin difficile » – et les euphémisations les plus grossières : « Que des dirigeants de nations puissent se parler avec passion, qu'il puisse y avoir des frictions, qu'il puisse y avoir des mots durs, après tout, c'est assez normal », a-t-elle dit. Assez normal ?
Propagande russe
Dormez, bonnes gens, tout cela n'est pas si grave ! Cousin Donald et Tonton Vladimir veillent sur la paix du monde. C'est osé, mais cela peut passer : qui ne préfère entendre un vaseux discours de paix plutôt qu'un dérangeant appel au sursaut ?
L'ex-patronne du RN n'a donc pas remarqué que J. D. Vance ne faisait que réciter tous les couplets de la propagande russe la plus sommaire ? Que le numéro de duettistes entre les deux personnages censés porter haut la bannière étoilée était préparé d'avance, orchestré, comme l'est un guet-apens au fond d'une ruelle sombre ?
Mais, elle l'a répété, il n'y avait « rien d'extraordinaire » dans cette séquence, si ce n'est peut-être la présence de micros et de caméras. « Il eût peut-être été facile de ne pas avoir ce débat devant le monde entier. » Quoi qu'il en soit, elle veut « voir ce moment brutal que comme un moment de construction ». De construction ! On croirait du Orwell dans le texte.
Un patriotisme contrefait
Dans le même temps, même les observateurs les plus pondérés employaient un vocabulaire inhabituel pour décrire la situation. Par exemple, Hubert Védrine, diplomate chevronné et analyste mesuré, qui disait dans La Tribune dimanche : « S'ils existaient, il faudrait donner le prix Nobel du courage à Volodymyr Zelensky et à Donald Trump celui de l'indignité », indignité qu'il qualifie de « répugnante ».
Marine Le Pen, elle, saisit l'occasion pour avancer ses petits pions sur l'échiquier de la politique intérieure. Elle en profite pour tancer la faiblesse de la France, et pointer la responsabilité d'Emmanuel Macron. Pour faire bonne mesure, elle décoche quelques flèches contre l'Europe. Avec l'espoir de brosser son électorat dans le sens du poil, au nom d'un patriotisme contrefait.
En effet, alors que chacun comprenait en temps réel, vendredi soir, devant les images du Bureau ovale, que ce n'était peut-être pas la fin du monde, mais à tout le moins la fin d'un monde, Marine Le Pen, elle, joue toujours avec son vieux jeu de cartes. Celui d'une prétendue souveraineté française qui ne saurait exister qu'en retrait de l'Union européenne. Par les temps qui courent, cela s'appelle simplement rendre les armes avant même d'avoir combattu.
Sophie Coignard 03 03 25
L'avenir politique de Marine Le Pen, premier dossier pour le nouveau président du Conseil constitutionnel Richard Ferrand...La patronne des députés RN est sous la menace d’une peine d'inéligibilité qui l’empêcherait de se présenter à la prochaine présidentielle. Son avenir reste donc suspendu au Conseil constitutionnel qui confirme que Laurent Fabius ne sera plus aux commandes lors de l’examen de l’affaire.
La cheffe des députés Rassemblement national à l'Assemblée nationale a hérité d'une riche Cannoise, a révélé Le Monde. Cette nonagénaire avait fait de Marine Le Pen sa légataire universelle. Pour plus d'un million d'euros...
Monique Plaideux est-elle le "Hubert Lambert" de Marine Le Pen ? Il y a près de 50 ans, en 1976, Jean-Marie Le Pen, le père de la députée RN décédé au début de l'année, avait bénéficié d'un mystérieux et somptueux héritage de la part du riche cimentier Hubert Lambert : 30 millions de francs de l'époque - soit l'équivalent de 22 millions d'euros aujourd'hui. Selon Le Monde, Marine Le Pen a, elle, hérité l'an dernier d'une riche Cannoise.
102 m² avec vue sur mer à Cannes
Pour la fille, la somme est bien moindre, mais tout de même : Monique Plaideux, morte à 94 ans en octobre 2023, vivait à Cannes où elle possédait un bel appartement de 102 m² au 8e étage de la résidence Château Mont-Joli.
Un vaste immeuble blanc situé sur les hauteurs de la ville, avec un grand parc, une piscine et un tennis. Terrasse de 20 m², vue mer, l'appartement a été légué à Marine Le Pen, devenue légataire universelle de la nonagénaire. La triple candidate à la présidentielle l'a depuis revendu, pour plus d'un million d'euros, toujours selon les révélations du Monde - 1 094 886,68 € précisément, à la date de la vente.
« Mon héritière, ce sera Le Pen ! »
Le journal explique que la vieille dame n'avait ni famille ni amis depuis la mort de son mari en 2010. Vivant seule, elle avait été claire : « Mon héritière, ce sera Le Pen ! », avait-elle déclaré à l'une de ses proches.
Il y a un an, l'ex-patronne du RN s'est donc rendue sur place. Peu après, l'appartement est mis en vente, et trouve preneur pour environ un million d’euros. La SCI qui avait été constituée pour l'appartement a été dissoute, comme en témoignent des documents juridiques visibles en ligne.
Mais l'héritage est sans doute plus conséquent : Marine Le Pen bénéficie de l'ensemble des biens de la défunte. À savoir le contenu de l'appartement, mais aussi tous ses comptes bancaires et autres livrets d'épargne. Le notaire comme la cheffe des députés RN n'ont pas communiqué sur les montants en jeu.
Monique Plaideux, elle-même héritière
Qui était Monique Plaideux ? Elle était la fille unique de Marcel Hainault, un prospère entrepreneur dont elle a hérité notamment l'appartement de Cannes. Elle ne cachait jamais sa volonté de voir Marine Le Pen accéder au pouvoir et votait toujours pour elle. Depuis 2020, elle avait intégré un Ehpad.
Connaissait-elle personnellement Marine Le Pen ? Des voisins de la nonagénaire disent avoir « aperçue à plusieurs reprises au Château Mont-Joli » la responsable politique.
Une bonne affaire pour les impôts
Le fisc a sans doute fait une "bonne affaire" avec cette histoire. D'abord parce que l'avocat de Marine Le Pen, cité par Le Monde, confirme qu'une dette fiscale a été réglée par sa cliente : « Il y a eu une transaction, tout a été réglé », confirme François Wagner, en référence à un vieux dossier de sous-estimation de patrimoine.
A-t-elle utilisé l'héritage pour solder ses comptes ? L'avocat refuse de le dire. Toujours est-il que le paiement des divers droits liés à l'héritage ont également dû atterrir dans les caisses de l'Etat.
https://www.leprogres.fr/societe/2025/02/10/comme-son-pere-marine-le-pen-a-beneficie-d-un-mysterieux-heritage
Menace RN contre la magistrature
https://librejugement.org/2025/02/01/menace-rn-contre-la-magistrature/
Menace RN contre la magistrature...Cette situation met en lumière l’opposition de l’extrême droite à une justice indépendante, utilisant des violences verbales lorsque ses actions sont scrutées....
Les plaintes de Le Pen ne sont que des jérémiades...
La cheffe de l'extrême droite s'estime victime d'une persécution politique lors de son procès pour emplois fictifs au Parlement européen...
Marine Le Pen est désormais menacée d'une fin de carrière rapide - ou du moins d'une interruption brutale de sa carrière. Et ce justement dans la phase la plus réussie de sa carrière. Si le tribunal de Paris, qui se penche depuis quelques semaines sur l'utilisation apparemment déloyale des millions du Parlement européen, parvient au même avis que le parquet, la chef de l'extrême droite française sera bientôt inéligible pour cinq ans. Bannie de toutes les élections locales et nationales. Et donc aussi de la prochaine élection présidentielle.
Ce serait sa quatrième candidature, et probablement la plus prometteuse. Il n'est donc pas étonnant qu'elle soit inquiète.
Mais aussi importante que soit cette perspective pour la France sur le plan politique, un véritable coup de tonnerre : elle est tout d'abord hors de propos. Il s'agit de règles, de lois et de justice. Lorsque Le Pen se plaint d'être persécutée politiquement, ce ne sont que des jérémiades conspirationnistes. Car qu'est-ce que l'Olaf, l'Office européen de lutte antifraude, peut bien avoir de politique contre Marine Le Pen ? Et que dire des quatre juges d'instruction qui ont enquêté sur l'affaire et qui ont ensuite tous dressé le même tableau général ?
Il est reproché à Le Pen d'avoir détourné et utilisé à d'autres fins plusieurs millions d'euros de fonds publics européens pendant de nombreuses années, en violation des règles du Parlement européen et de manière systématique. Pour sa propre ascension politique et celle de son parti - chez elle, en France. Le parquet parle également d'enrichissement personnel, car Le Pen a utilisé cet argent, destiné à son travail au Parlement européen, pour payer les services de son garde du corps : Le garde du corps était enregistré comme assistant au Parlement européen. Juridiquement, tout est donc assez prosaïque, le poids des indices est lourd.
Bien sûr, il serait plus sage que Le Pen soit battue aux élections, dans les urnes, encore et encore. Mais si elle s'exclut elle-même de cette possibilité, que peut-on faire ?
Suisse: 24 journalistes inquiets de l'uniformité des médias
https://www.covidhub.ch/suisse-24-journalistes-inquiets-uniformite-medias/
Suisse: 24 journalistes inquiets de l’uniformité des médias O Presse, alerte, ta diversité fout le camp! Plus de 20 professionnels expérimentés déplorent le manque d'esprit critique et d'avis divergents dans un livre présenté au Club suisse de la presse le 6 février....Plusieurs crises actuelles l’ont montré: les médias grand public de gauche comme de droite se ressemblent de plus en plus. C’est l’inquiétude de nombreux journalistes en Suisse, eux-mêmes de tendances très diverses
Plus de 50 médias signent la Charte pour "un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique" Après les mégas feux, les orages meurtriers, la sécheresse inédite, les températures records de cet été, les médias se transforment. Des dizaines de journaux, chaînes de télé et radio ont signé la "Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique" initiée par le média indépendant Vert e
Jugées trop répétitives, pléthoriques, anxiogènes ou non fiables, les informations sont volontairement esquivées par une part croissante de la population, relève le dernier rapport du Reuters Institute for the Study of Journalism.
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