les aventures du pouvoir d'achat...
Pour l’emblématique patron des centres Leclerc, nous en avons au moins pour 6 mois de crise énergétique devant nous et il a parfaitement raison. Ce qui se passe dans le Golfe est humainement dramatique pour ceux qui sont sous les bombes, pour nous, le drame est économique car le blocage d’Ormuz est un scénario noir économique dont nous n’avons pas encore commencé à mesurer la profondeur et la gravité des conséquences économiques.
Les dirigeants se murent globalement dans le silence le plus total preuve de la gravité de la situation avec ce que j’appelle les silences inquiétants des autorités. Tant qu’ils jacassent et jactent tout va bien. C’est quand ils se taisent parce qu’ils ne savent plus quoi dire que les choses sont inquiétantes. Nous y sommes.
Alors celui qui « ose » parler c’est Leclerc et ce qu’il dit est tout à fait juste. Vos vacances d’été risquent d’être compliquées.
« Pour le moment, c’est du yo-yo. C’est impossible aujourd’hui, même pour un opérationnel, pour un distributeur, pour un acheteur, d’avoir un plan d’achat. Vous vous rendez compte, il y a des volatilités de 60 centimes quelquefois en une semaine sur un litre »
« On risque de rester à un tel niveau notamment à cause de tout ce qui a été détruit et même si ça se reconstruit vite, tout ne va pas se faire en deux mois »
« on a au moins six mois, jusqu’à l’hiver prochain, de crise énergétique »
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »
La guerre au Moyen-Orient pourrait se traduire par une hausse des prix de 4% à 5% dans les supermarchés dans les prochains mois, selon l’UFC-Que Choisir. Une augmentation liée notamment à la flambée des coûts de l’énergie...
La guerre au Moyen-Orient pourrait bientôt se faire sentir dans le portefeuille des consommateurs. Selon l’UFC-Que Choisir, une augmentation des prix comprise entre 4% et 5% est à anticiper dans les prochains mois dans les rayons des supermarchés. Interrogé sur RMC, le directeur de l’Observatoire de la consommation, Grégory Caret, explique que cette hausse devrait rester progressive. Elle sera en effet «lissée sur plusieurs mois», afin d’éviter un choc brutal pour les consommateurs.
Malgré les accords conclus entre industriels et distributeurs au 1er mars pour fixer les prix sur l’année, des ajustements restent possibles. «Il y a quand même des clauses de révision obligatoires», souligne-t-il. En cas de flambée des coûts de production, notamment de l’énergie ou des engrais, «on doit rouvrir les négociations et ça doit être répercuté dans les prix»
Les produits frais en première ligne
Dans l’immédiat, certains produits devraient être plus rapidement touchés que d’autres. «Les produits qui ont le taux de rotation les plus rapides, c’est-à-dire ceux qui ont des dates de péremption courtes : les produits laitiers, les produits frais, les yaourts, etc.», précise Grégory Caret. Le groupe Lactalis a d’ailleurs déjà annoncé qu’il serait contraint de «répercuter» l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur ses prix de vente, tout en cherchant à en limiter les effets selon les produits.
Dans un second temps, d’autres secteurs devraient être concernés. «Tout ce qui est aussi hygiène, beauté, parce qu’il y a beaucoup d’hydrocarbures dans ces produits, des emballages, et même dans la fabrication de ces produits», détaille-t-il. Pour autant, l’expert se veut rassurant sur l’ampleur du phénomène. Selon lui, cette hausse «ne sera pas du même ordre de grandeur» que celle observée après le début de la guerre en Ukraine, qui avait entraîné «20-25% de hausse en un peu plus d’un an». Si l’impact de la crise actuelle semble donc plus limité, il pourrait néanmoins peser durablement sur le budget des ménages dans les mois à venir.
https://www.capital.fr/conso/guerre-au-moyen-orient-une-hausse-des-prix-de-4-a-5-dans-les-rayons-a-prevoir-1525782
Michel-Edouard Leclerc dresse un tableau préoccupant du pouvoir d’achat en France. Le président du comité stratégique des centres E. Leclerc alerte sur la précarité croissante d’une partie des consommateurs, observée chaque jour dans ses magasins.
Invité de la matinale de Franceinfo ce lundi 20 octobre, Michel-Edouard Leclerc a dressé un constat alarmant du pouvoir d’achat en France. Le président du comité stratégique des centres E. Leclerc alerte sur une précarité grandissante, visible au quotidien dans ses magasins. «Ce qui m’émeut énormément», confie-t-il, c’est de voir qu’«à chaque jour de versement des allocations ou des salaires, on voit des centaines de gens par magasin venir vider leur compte pour ne pas prendre le risque d’être bloqués aux deux tiers du mois, quand il y aura moins d’argent sur le compte».
Un comportement devenu courant, loin d’être anecdotique, qui traduit selon lui l’angoisse financière croissante d’une partie des Français. Dans les galeries commerciales des centres Leclerc, les distributeurs automatiques de billets sont ainsi devenus les témoins d’un réflexe de survie économique. A cela s’ajoute, souligne-t-il, le recours massif aux bons d’achat et aux systèmes de «cagnottage». «On voit des gens venir avec 800 euros de bons d’achat qu’ils ont collectés», explique le dirigeant, signe d’une dépendance croissante aux dispositifs commerciaux pour alléger une facture devenue trop lourde
L’instabilité politique, un frein à la consommation
Interrogé plus largement sur le climat politique et ses répercussions économiques, Michel-Edouard Leclerc n’a pas caché son inquiétude. Selon lui, l’instabilité institutionnelle et les incertitudes budgétaires alimentent un sentiment de flou qui pèse directement sur la consommation. «Aujourd’hui, ce qu’il manque, c’est de la stabilité, de la vision», estime-t-il, appelant à davantage de clarté dans les orientations politiques et économiques du pays.
Egalement invité à réagir à la perspective de l’élection présidentielle de 2027, le président du comité stratégique des centres E. Leclerc s’est montré à la fois critique et volontaire : «J’ai envie d’en être», a-t-il lancé, avant de nuancer, dans un style bien à lui : «Mais pas avec des gens qui font le concours de quéquettes pour être premiers.»
Capital (avec 6medias)
https://actu.capital.fr/economie-politique/les-francais-vident-leur-compte-au-debut-du-mois-pour-ne-pas-etre-bloques-le-constat-alarmant-de-michel-edouard-leclerc
Les propos de Jacques Attali pourraient.et feront certainement hurler de nombreuses personnes. Pourtant il n’a, franchement, pas tout à fait tort sur point-là. J’ai pu d’une manière empirique parfaitement le vérifier lorsque j’étais banquier dans un quartier très riche. Les employés de maison faiblement rémunérés n’étaient pas à découvert, leurs patrons parfois l’étaient largement.
Cette histoire de découvert dépasse largement la notion de revenus.
Vous avez des gens très riches, entendez par-là qui gagnent plus de 10 000 euros par mois, et qui sont à découvert très largement chaque mois, dépensant bien plus qu’ils ne le peuvent en réalité malgré des revenus confortables.
Vous avez aussi les « pauvres » qui se font dépasser par les obligations ou les mauvaises passes.
Vous avez enfin, l’écrasante majorité des gens qui, quels que soient leurs revenus, n’arrivent pas à se restreindre ou à ne pas céder à la gratification immédiate. C’est le café latte à 6 euros du matin accompagné d’un gâteau à 4 euros et c’est 10 euros chaque jour qui partent en fumée, c’est l’I-phone que l’on n’aurait pas du acheter, cette robe ou ce nouveau blouson qu’on aurait du se refuser, ce sont ces restaurants dans lesquels il faudrait ne pas aller manger en leur préférant plutôt une soupe et une tranche de jambon.
Il ne s’agit pas ici, de juger les gens.
Il s’agit néanmoins de rétablir une partie de la vérité. Oui, il y a un problème de pouvoir d’achat, mais ces problèmes de pouvoir d’achat sont exacerbés par notre besoin compulsif de consommer, un besoin terriblement renforcé par le matraquage publicitaire et marketing, alors que le bonheur n’est pas dans la possession au-delà d’un certain seuil.
Charles Sannat
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »
L’Insee l’assure : depuis fin 2019, le pouvoir d’achat global des Français a progressé. Selon les méthodes de calcul, la hausse cumulée est de 8,2%, ou de 5,1% en tenant compte de l’évolution du nombre de ménages et de leur composition. Sur le papier, les Français sont donc plus aisés qu’avant la pandémie. Mais faites l’expérience. Demandez autour de vous : la réponse tombe systématiquement — « mon pouvoir d’achat baisse » — c’est d’ailleurs une tendance lourde. Ce décalage nourrit l’idée d’une fracture croissante entre les statistiques et le vécu d’une majorité de Français.
Le poids caché des revenus financiers
Le premier hiatus tient à la composition du revenu disponible brut des ménages, c’est-à-dire de leurs ressources financières après impôts. Sa progression reflète la moyenne des évolutions des différents éléments qui le composent. Or, l’essentiel de cette hausse provient des revenus financiers alimentés par les intérêts et dividendes reçus. Ils s’élèvent plus rapidement que les autres composants. Cela provient de l’épargne forcée héritée des périodes de confinement et abondée depuis, ainsi que de la hausse des taux d’intérêt jusqu’en 2024. Moins visibles que les salaires ou les pensions de retraite qui tombent chaque mois, ces revenus sont en outre souvent recapitalisés, et les ménages ne les comptabilisent pas dans le périmètre de leurs revenus consommables. Il y a donc un biais de perception.
Des inégalités d’épargne qui s’accentuent
À cela s’ajoute une autre dimension : l’effort d’épargne, et donc les revenus qui y sont liés, demeure très inégalitaire. Les données disponibles datent, mais le message reste bon. Le taux d’épargne nette des 20% les plus modestes était de –2% en 2022, un chiffre négatif qui traduit une situation de désépargne ou d’endettement pour les ménages entrant, ou ayant récemment intégré cette catégorie de revenus. La hausse du nombre de dossiers de surendettement traités par la Banque de France depuis confirme une fragilisation financière croissante.
Une inflation ralentie mais non effacée
Face au revenu disponible brut, il y a l’inflation pour arriver au pouvoir d’achat. Elle s’est considérablement assagie. À environ 1%, elle a retrouvé un niveau proche de celui d’avant ses deux flambées successives — à la sortie de la crise sanitaire, puis après le déclenchement de la guerre en Ukraine. Un retour à la normale, mais une partie des ménages ne le vit pas ainsi. L’inflation ralentit, certes, mais cela ne signifie pas que les prix baissent ; ils progressent moins vite après avoir explosé, sans qu’aucune correction n’ait effacé les hausses passées. Le surplus d’inflation actuel peut être estimé à 11 points par rapport à la tendance qui se dessinait sur la période 2015-2020 : c’est ce dont les ménages ont à l’esprit.
Quand la hausse des prix frappe les plus modestes
En outre, l’inflation passée a été à géométrie variable et très inégalitaire : c’est le second hiatus. Elle s’est d’abord concentrée sur l’alimentaire. L’indice des prix à la consommation sur ce segment atteint un pic historique, et la tendance est à une nouvelle accélération. La seule petite éclaircie viendrait des prix de l’énergie, qui se sont calmés, mais c’est après avoir flambé et le compte n’y est vraiment pas. Du fait de la structure de leur consommation, ce sont les ménages modestes qui ont été les plus impactés par ce type de hausses, alors même que l’augmentation des revenus, en raison de sa nature, leur a été moins profitable qu’aux autres. Ils ne sont pas à l’origine de la hausse « moyenne » du pouvoir d’achat, et leur reste à vivre se réduit encore davantage une fois déduites les dépenses pré-engagées (logement, abonnement téléphonique…), au risque d’être asphyxiés.
De quoi alimenter la colère sociale.
Alexandre Mirlicourtois
https://www.xerficanal.com/economie/emission/Alexandre-Mirlicourtois-Pouvoir-d-achat-la-face-cachee-des-chiffres
Publié le jeudi 09 octobre 2025
Quels sont les produits les plus achetés par les Français dans les grandes surfaces ? Le trio de tête n’a pas changé en 2025..
Et les grands vainqueurs sont… La Cristalline, le Ricard et le Coca-Cola ! Comme en 2024, ces trois boissons, respectivement en pack de 6x1,5 litre, 1 l et 1,75 l, sont en tête des produits les plus vendus dans les supermarchés en 2025. Le classement a été réalisé par le cabinet NielsenIQ et publié sur son blog par le journaliste expert de la consommation Olivier Dauvers. Ce Top 3 était déjà le même en 2024, mais avec la spécialité anisée en tête.
NielsenIQ a, comme régulièrement, révélé le Top 50 des produits achetés par les Français. Dans celui-ci figurent 10 eaux en bouteille et 22 boissons alcoolisées. Coca-Cola hisse aussi son pack de 6 canettes de 33 cl au rang, devant une autre eau, la Volvic, et la première bière, la Desperados. Premier produit alimentaire, le Nutella prend la 7e place.
Et le leader des fromages alors ? Le Caprice des dieux, 38e, qui représente 37,1 millions d’euros dépensés dans la grande distribution. Au total, ces 50 produits permettent aux grandes surfaces d’encaisser 2,5 milliards d’euros.
Moralité : en arrêtant d'acheter ces produits inutiles, et plus ou moins néfastes à la santé, voilà
comment financer une production alimentaire locale, permettant d'obtenir un début de résilience...
Le revenu d’une majorité de Français progresse, mais ils ne le perçoivent pas. Leur perception du niveau de vie se détériore année après année, et l’écart entre pouvoir d’achat perçu et mesuré se creuse.
Des dépenses pré-engagées qui étouffent les ménages
Une seule raison explique ce paradoxe : les dépenses pré-engagées. Selon la méthodologie retenue par l’Insee, elles résultent d’engagements contractuels difficilement renégociables à court terme et intègrent :
• Les dépenses liées au logement (loyer, charges, eau, gaz, électricité, combustibles)
• Les services de télécommunications (abonnement téléphonique, internet)
• Les frais de cantine
• Les services de télévision (redevance, abonnement)
• Les assurances (hors assurance-vie)
• Les services financiers
Les remboursements d’emprunts, en revanche, ne sont pas inclus. Toutes ces dépenses, débitées en début de mois, déterminent le « reste à vivre ». Si les classes moyennes et populaires se sentent asphyxiées, c’est parce que ces dépenses s’alourdissent considérablement.
Un poids croissant du logement et des dépenses incompressibles
Plus du tiers du budget des ménages est consacré aux dépenses pré-engagées, contre moins de 18% dans les années 1960. Aujourd’hui, elles absorbent plus de 30% du revenu. Au cœur de cette dynamique, le logement pèse lourd : il représente près de 30% des dépenses et absorbe près du quart du revenu des Français, hors remboursement des emprunts immobiliers.
L’enquête sur le budget des ménages de l’Insee permet d’aller plus loin en estimant le poids des dépenses liées aux crédits. Bien que cette estimation soit fragilisée par la date de la dernière enquête publiée, elle permet d’établir que le budget logement atteindrait près du tiers du revenu des Français. Un chiffre qui reflète sans doute mieux la réalité et qui fait passer le poids des dépenses pré-engagées au-delà de 40%.
L’essor des abonnements, un nouveau piège budgétaire
Autres dépenses qui grignotent les budgets des ménages : les abonnements. Selon un sondage Ipsos, 7 Français sur 10 sont abonnés à au moins un service numérique payant, un chiffre qui grimpe à 90% pour les moins de 35 ans. En moyenne, un Français souscrit à 1,8 abonnement, pour un montant de 26 euros par mois, soit 312 euros par an.
Pour une famille de quatre personnes, dont chacun des membres se situe dans la moyenne du sondage, la facture frôle les 875 euros par an. À cela s’ajoutent trois facteurs aggravants :
1. Les prélèvements tombent à date fixe, rendant ces dépenses inévitables.
2. Supprimer un abonnement donne un sentiment de déclassement social.
3. L’abonné est à la merci des hausses de prix.
Netflix, la plateforme la plus souscrite en France, a augmenté ses tarifs de 67% en 10 ans ! En poussant la logique plus loin, même une voiture en leasing devient une forme d’abonnement.
Résultat : ce n’est pas le pouvoir d’achat qui s’effondre, mais le pouvoir d’achat réellement disponible une fois les dépenses contraintes réglées. Pour les classes moyennes et populaires, la baisse est bien réelle. Une simple illusion ? Non, une réalité brute.
Publié le mardi 18 mars 2025
https://www.xerficanal.com/economie/emission/Alexandre-Mirlicourtois-Baisse-continue-du-pouvoir-d-achat-mythe-ou-realite-_
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Le pouvoir d'achat, un concept anti-écolo à bannir
https://reporterre.net/Le-pouvoir-d-achat-un-concept-anti-ecolo-a-bannir
le pouvoir d’achat reste un concept enfermant les citoyens dans une société de consommation. Les penseurs de l’écologie, eux, défendent la recherche de l’autonomie et de l’autosubsistance.....
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