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Publié le par ottolilienthal

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De nouvelles révélations sur les plans du milliardaire Bolloré

Une enquête journalistique révèle l'influence du milliardaire conservateur dans les médias qu'il détient et ses ambitions pour l'élection présidentielle en 2027.

Le milliardaire conservateur Vincent Bolloré «pilote lui-même» chaque semaine deux réunions avec les directeurs des médias dans son giron, de CNews au «JDD», et veut peser sur la présidentielle de 2027 en unissant les droites, affirment les auteurs d’un livre paru jeudi sur l’homme d’affaires. «Dans cette réunion» par visioconférence, «chaque article est présenté, chaque proposition de couverture est soumise au grand patron, qui approuve ou rejette le projet», écrivent les journalistes du «Nouvel Obs» Camille Vigogne Le Coat et Clément Lacombe dans «La droite de Dieu – Vincent Bolloré, un milliardaire en mission» (Les Arènes).

«Le rituel est immuable: Geoffroy Lejeune (directeur du «JDD») déroule le menu du prochain «JDD», puis vient celui du «JDNews» par Louis de Raguenel (également chef du service politique d'Europe 1…), avant que Laurence Ferrari, présentatrice sur CNews et Europe 1, ne conclue par «le JDMag», la déclinaison féminine de l’hebdomadaire», ajoutent les auteurs. Cette version contredit les affirmations publiques de l’entrepreneur breton. «Je n’interviens pas» dans ces médias, avait-il répété devant la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, fin mars.

Contacté par l’AFP, le directeur général de Canal+ France, qui chapeaute CNews, Gérald-Brice Viret, et dont les auteurs affirment qu’il participe à ces réunions, n’a pas souhaité réagir. Le groupe Bolloré n’a pas souhaité faire de commentaire. Geoffroy Lejeune n’a pas répondu à l’AFP.

Les politiques défilent dans son hôtel particulier

Les auteurs affirment avoir interviewé 150 personnes, dont certaines du premier cercle, mais Vincent Bolloré ne leur a pas accordé d’entretien. Selon leur livre, l’homme d’affaires de 74 ans rencontre de nombreux politiques et membres du gouvernement, notamment dans son hôtel particulier à Paris.

Ils mentionnent Marine Le Pen, Jordan Bardella, Éric Zemmour, Laurent Wauquiez, les membres du gouvernement Gérald Darmanin, Aurore Bergé ou l’ancien Premier ministre Gabriel Attal. Un déjeuner, «resté secret», entre l’homme d’affaires et Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle de 2027, a aussi été organisé en 2025, selon eux.

«L’impact du groupe Bolloré, on l’intègre. C’est comme les réseaux sociaux, c’est une nouvelle donne. Ça devient hypocrite de faire sans», confie dans le livre Gabriel Attal (Renaissance), lui aussi en lice à la présidentielle. «Vincent Bolloré peut faire perdre un candidat», ajoute la ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé.

Catholicisme affirmé et proximité avec Fedorova

Via les groupes dans son giron, le magnat est présent dans la télévision (groupe Canal+), la radio (Europe 1), la presse écrite («JDD» et magazines du groupe Prisma) et l’édition (Hachette). D’après les deux journalistes, «chez Vincent Bolloré, l’union de la droite et de l’extrême droite est devenue une idée fixe, récente mais profondément ancrée».

«Vincent craint que la France ne bascule et face à cela, son angoisse, c’est que personne n’émerge ou qu’il y ait quatre ou cinq noms à droite», leur déclare l’un de ses proches, le patron Arnaud Lagardère. Le livre explore aussi le catholicisme affirmé du Breton, et sa proximité avec la chroniqueuse Xenia Fedorova, accusée par la France de faire la propagande du Kremlin dans ses médias.

AFP

https://www.20min.ch/fr/story/presidentielles-en-france-de-nouvelles-revelations-sur-les-plans-du-milliardaire-bollore-103626919

CNews prend 200'000 euros d'amende pour «incitation à la haine»

L'Arcom, l'autorité de régulation de l'audiovisuel, cible deux séquences de 2025 pour justifier sa sanction.

Le régulateur de l’audiovisuel, l’Arcom, a sanctionné CNews à hauteur de 200'000 euros pour deux séquences en 2025 de nature à «inciter à la haine», selon une décision rendue publique mercredi. Sollicitée par l’AFP, la chaîne dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré a indiqué faire «un recours devant le Conseil d’État».

Dans ces séquences, qui remontent à juin et septembre 2025, sont pointés notamment des propos d’Erik Tegnér, fondateur du média identitaire «Frontières» et chroniqueur principal de l’émission «100% Frontières» sur CNews.

Dans la première étaient évoquées les violences à l’issue de la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions. L’Arcom souligne que M. Tegnér a fait état d’une «dégradation de la situation sécuritaire dans l’ensemble du pays, imputée aux personnes issues de l’immigration» et a évoqué un «message» d’intimidation envoyé, selon lui, à la population française par les auteurs des violences.

«Barbares» et «grand remplacement»

Une vidéo du président du parti Reconquête!, Éric Zemmour, issue des réseaux sociaux, a en outre été diffusée sans contradiction suffisante, juge l’Arcom. L’autorité relève qu’Erik Tegnér a lui aussi soutenu «l’emploi du terme de "barbares" au motif que les violences commises relèveraient d’un "problème civilisationnel"».

La seconde séquence épinglée a été consacrée aux propos d’une élue vêtue d’un voile lors d’une séance du conseil communal de Molenbeek-Saint-Jean, en Belgique. Les intervenants sur le plateau de CNews ont «présenté la tenue et le comportement de l’élue» comme «symptomatiques d’un "grand remplacement" également à l’œuvre en France», et M. Tegnér a affirmé que «l’islam, ça reste une religion de conquête», souligne l’Arcom.

L’instance indépendante estime que ces deux séquences sont «de nature à susciter des sentiments de peur et de rejet» et à «inciter à la haine et à encourager des comportements discriminatoires». L’Arcom a infligé à la chaîne cette sanction pécuniaire du fait de «la nature et de l’ampleur des manquements» de CNews, et de précédentes sanctions de la chaîne pour les mêmes raisons.

AFP

https://www.20min.ch/fr/story/france-cnews-prend-200-000-euros-d-amende-pour-incitation-a-la-haine-103610681

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Les audiences de CNews sont en chute libre: «Ils sont en panique»...

Leader de l'information en continu en France, la chaîne du groupe Bolloré s'est récemment fait doubler par BFMTV et LCI. Panique à bord...

«Le succès leur est monté à la tête. BFMTV se prend moins au sérieux.» Tel est le constat sans concession d'un jeune avocat parisien, ancien habitué de la chaîne CNews. Lassé par un contenu qu'il juge répétitif et de plus en plus éloigné du journalisme, ce téléspectateur interrogé par «Le Parisien» a fini par zapper. Et à en croire les derniers chiffres, il n'est de loin pas le seul. En effet, les audiences de la chaîne du groupe Canal+ ont fondu comme neige au soleil ces derniers mois.

De 4% de part d'audience en octobre, elle est passée à 2,7% en avril. Intrônisée première chaîne d'infos en continu en février 2025, CNews s'est fait repasser devant par BFMTV en mars. Elle a même été doublée ces dernières semaines par LCI, un véritable coup d'assommoir. Selon le journaliste Clément Garin, les audiences sont particulièrement catastrophiques l'après-midi: seuls 50'000 téléspectateurs étaient devant CNews, vendredi.

Même la star de la chaîne, Pascal Praud, est en difficulté: «L'Heure des pros» a perdu 200'000 habitués depuis septembre, et six points de part d'audience, selon le quotidien français. «Ils sont tous en panique», glisse un journaliste travaillant pour le groupe Canal. Un collègue de Pascal Praud le décrit comme «très morose» et estime qu'il est en «surrégime» avec cinq heures d'antenne par jour, sur CNews et Europe 1.

La baisse d’audience de CNews s’explique en partie par un déplacement des téléspectateurs âgés vers LCI, notamment depuis le début du conflit au Moyen-Orient. La chaîne perd ainsi du terrain chez les plus de 65 ans. Mais le véritable enjeu réside moins dans le nombre de fidèles que dans leur engagement: le temps passé devant CNews a nettement diminué, signe d’un essoufflement.

«Ils ont tellement dit que Trump était génial qu’ils n’arrivent pas à dire qu’il va trop loin»

Un observateur avisé

Plusieurs facteurs sont avancés: une couverture jugée insuffisante du conflit, un manque d’experts et de présence sur le terrain, ainsi qu’une ligne éditoriale perçue comme pro-Trump et pro-israélienne. «Ils ont tellement dit que Trump était génial qu’ils n’arrivent pas à dire qu’il va trop loin, comme le pense une écrasante majorité des Français. Ils se sont enfermés dans une radicalité dont ils n’arrivent pas à sortir», estime un observateur interrogé par «Le Parisien».

À cela s’ajoutent des difficultés internes, comme la gestion controversée de l'affaire Morandini, qui a engendré le départ de celui-ci et de Sonia Mabrouk, deux ténors de la chaîne. Le renouvellement des visages peine à convaincre. «Leur banc de touche est faible. En plus, ils n’arrivent pas à recruter à l’extérieur, car ils sont trop sulfureux», relève une source.

La ligne éditoriale, jugée de plus en plus radicale, est critiquée pour son manque de pluralisme. Les débats deviennent répétitifs, avec des intervenants partageant des opinions similaires. Les voix divergentes, d’abord à gauche puis même à droite, sont progressivement écartées lorsqu’elles s’éloignent de la ligne dominante. Cette orientation se confirme avec de nouveaux programmes marqués idéologiquement, comme le montre le lancement, en février, de «100% Frontières», une quotidienne en partenariat avec le média identitaire du même nom.

«La radicalité de Bolloré a fait le succès de CNews en offrant aux téléspectateurs quelque chose qu’ils n’avaient jamais vu encore. Elle peut désormais conduire à sa chute», estime une figure du PAF.

 

Joëlle Mermoud

https://www.20min.ch/fr/story/france-les-audiences-de-cnews-sont-en-chute-libre-ils-sont-en-panique-103549307

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