Réchauffement: la sécurité alimentaire menacée...

Publié le par ottolilienthal

Réchauffement et production alimentaire...
 
Dans certains commentaires, il est écrit que « plus de CO2 c’est bon pour les plantes »..
 
Oui dans des serres le CO2 augmente les rendements agricoles (jusqu’à une certaine limite, Bardi et al, 2025), sans générer d’augmentation du contenu nutritionnel des aliments produits pour autant (Lemon, 1977 ; L. H. Ziska, 2022 ; S. Wang et al, 2020).
 
Mais le climat de la Terre n’est pas une serre où les conditions climatiques sont contrôlées comme l'arrosage ou la température. Dans la nature, les évènements climatiques (sécheresses, incendies, grêles, vagues de chaleur...) en lien avec l’augmentation des teneurs en CO2 ont des conséquences importantes sur les récoltes…
 
Si le climat n'avait pas changé, la production aurait était supérieur de 3 à 12% selon la céréale concernée (maïs, blé, riz, avoine, Lobell et al, 2025 ; Carbone Brief, 2025). Par exemple, la croissance du blé est stoppée autour des 30°C et il perd environ 6% de rendement par 1°C supplémentaire en lien avec le changement climatique (Asseng et al., 2015 ; Zhao et al, 2017).
 
La production mondiale diminue de 5,5 × 1014 kcal/an et par 1°C d’augmentation de la température moyenne mondiale de surface (Hultgren et al, 2025). L’adaptation et la croissance des revenus atténueront 23 % des pertes mondiales en 2050 et 34 % à la fin du siècle (respectivement 6 % et 12 % pour des scénario d’émissions modérées, Hultgren et al, 2025).
 
Le changement climatique a déjà plus que doublé la superficie terrestre mondiale exposée par les événements extrêmes de même que la population mondiale qui y est exposée (Lange et al, 2020). Les grandes régions de grenier pourraient faire face à des risques climatiques anthropiques distincts plus tôt que prévu (Jägermeyr et al, 2021).
 
(par adrien Couzinier)
https://www.facebook.com/jeanmarc.jancovici/posts/
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Des millions de vies menacées par une invasion de champignons toxiques liée au réchauffement climatique...

Oubliez les attaques de zombies et autres pandémies, l'apocalypse pourrait partir d'une prolifération de champignons pathogènes représentant une véritable menace sanitaire dans les années à venir.

Dans la plupart des scénarios catastrophes concernant l'effondrement de notre civilisation, que ce soit dans les blockbusters ou à travers certaines études spécialisées, il est question de virus, de catastrophes naturelles ou de météorites venues de l'espace. Pourtant, un autre facteur sous-évalué et assez méconnu pourrait tout aussi bien mener aux mêmes conclusions selon certains chercheurs. Il s'agit des champignons toxiques.

«Les champignons sont relativement peu étudiés par rapport aux virus et aux parasites, mais ces cartes montrent que les agents pathogènes fongiques affecteront probablement la plupart des régions du monde à l'avenir», a alerté Norman van Rhijn, principal auteur d'une étude menée par l'Université de Manchester. Une menace qui découle directement de la hausse des températures mondiales et qui conduirait à la prolifération de certains de ces champignons les plus dangereux. Des centaines de milliers d'espèces ont ainsi été décrites, mais elles ne représenteraient que 10% du nombre total d'espèces fongiques existantes sur Terre, détaille Popular Mechanics dans un article.

Parmi ces 10%, se trouvent certains champignons appréciés de tous dans une petite omelette, mais également des espèces plus dangereuses susceptibles de provoquer des infections toxiques chez les animaux et de s'attaquer aux cultures agricoles.

«L'évolution des facteurs environnementaux, tels que l'humidité et les phénomènes météorologiques extrêmes, modifiera les habitats et favorisera l'adaptation et la propagation des champignons, ajoute le chercheur. Nous avons déjà observé l'émergence du champignon “Candida auris” due à la hausse des températures, mais jusqu'à présent, nous disposions de peu d'informations sur la réaction d'autres champignons à ce changement environnemental.»

Des scénarios jusqu'à l'année 2100

Les spécialistes ont analysé les effets de la hausse des températures sur les champignons responsables d'infections en utilisant différents scénarios climatiques jusqu'en 2100. L'étude a montré que d'ici une quinzaine d'années, si le monde dépend toujours principalement des énergies fossiles au lieu des énergies propres, des champignons comme l'«Aspergillus flavus» –une moisissure responsable de pourriture agricole et produisant également des mycotoxines nocives pour les mammifères– connaîtront une propagation en hausse de 16%.

Cela exposerait ainsi 1 million de personnes supplémentaires au risque d'infection, rien qu'en Europe. Cela s'explique en grande partie parce que cette espèce dire thermotolérante se soucie peu des changements de température, contrairement à d'autres champignons: elle peut donc prospérer dans des climats chauds et humides, là où d'autres champignons ne le pourraient tout simplement pas.

D'autres espèces fongiques inquiètent particulièrement les scientifiques. C'est le cas de l'«Aspergillus fumigatus» dont l'aire de répartition augmenterait de 77,5% et mettrait en danger 9 millions de personnes supplémentaires en Europe, dans le pire des cas. Bien que ces effets sur la santé soient décrits comme faibles dans de précédentes études, ce champignon peut provoquer une infection grave, voire mortelle, chez les personnes immunodéprimées.

«La sensibilisation et le développement d'interventions efficaces contre les agents pathogènes fongiques seront essentiels pour atténuer les conséquences de cette situation», recommande Norman van Rhijn. Autre inquiétude notable: l'étude précise aussi que certains champignons essentiels à la vie (aidant à la décomposition des matières végétales et animales) pourraient ne pas survivre dans certaines des régions les plus chaudes du monde –notamment sur le continent africain.

Elena Gillet

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La dissémination accrue des ravageurs, principalement causée par le transport de marchandises, combinée à la hausse des températures qui favorise leurs acclimatations à des latitudes nouvelles, menace la sécurité alimentaire mondiale, estime une étude parue dimanche dans Nature climate change.

 

Ces travaux, réalisés par des chercheurs d'Exeter (Royaume-Uni), montrent que les ravageurs de tous types (insectes, champignons, bactéries, virus, etc.) progressent de près de 3 km par an en direction des pôles.

 

L'étude montre aussi qu'il existe un lien fort entre la hausse globale des températures au cours des 50 dernières années et l'implantation accrue des ravageurs.

 

Sachant qu'entre 10 et 16% des cultures mondiales sont déjà perdues à cause de l'action de parasites, les auteurs estiment que la sécurité alimentaire mondiale pourrait à terme être menacée par une dissémination encore plus importante.

 

Selon Dan Bebber de l'Université d'Exeter, "si les ravageurs continuent de se développer en direction des pôles alors que la Terre se réchauffe, les effets combinés d'une population mondiale en augmentation et de pertes de cultures de plus en plus importantes menaceront sérieusement la sécurité alimentaire mondiale".

 

Pour sa collègue, Sarah Gurr, également de l'Université d'Exeter, "des efforts plus grands sont nécessaires pour surveiller la dissémination des ravageurs et pour contrôler leur mouvement d'une région à l'autre si nous voulons stopper leur destruction continue des cultures dans un contexte de changement climatique".

 

Pour cette étude, les chercheurs ont étudié la progression de 612 ravageurs au cours des 50 dernières années. Ils ont conclu que les mouvement des ravageurs vers le nord ou le sud, dans des régions qui étaient auparavant épargnées, vont de pair avec une hausse de températures, qui favorisent l'installation à une latitude nouvelle.

 

Par exemple, en Amérique du Nord, le dendroctone du pin ou "mountain pine beetle" s'est fortement développé à des latitudes plus élevées, détruisant de larges pans de la forêt américaine, surtout parce qu'il a pu résister à des hivers moins rigoureux.

 

Autre exemple, la pyriculariose du riz, un champignon désormais présent dans plus de 80 pays et qui a des conséquences dramatiques pour l'agriculture et les écosystèmes, a maintenant contaminé le blé. Au Brésil, les récoltes de blé sont fortement touchées par ce nouveau parasite.

 

Source : AFP

 

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