Internet chronique

Publié le par ottolilienthal

La blockchain nous pend au nez

 

La blockchain est un gouffre énergétique. Le protocole de consensus nécessaire à la validation d'un bloc exige des serveurs informatiques ayant une grande puissance de calcul, donc extrêmement voraces en énergie. Cette consommation est amplifiée avec la multiplication des "fermes de minage", où les ordinateurs tournent jour et nuit pour valider les blocs. Pour l'instant, il n'existe en France qu'une poignée de serveurs, dont le plus important se trouve à Orvault, près de Nantes. Ce n'est qu'un début : "Le Canard" (28/2) a déjà raconté comment l'Islande consommait désormais plus d'énergie pour la production de bitcoins que pour chauffer et éclairer la totalité de ses 340 000 habitants. Dans un rapport daté du 20 juin, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opcest) estime que l'ensemble  des blockchains publiques consommeraient entre 45 et 200 TWh par an. A titre de comparaison, la consommation électrique de la France s'élève à 530 TWh par an.

 

(extrait d'un article du "Canard enchaîné", 26/12/2018)

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