Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 23:27

 

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Ces déclarations au vitriol interviennent alors que Christine Lagarde a invité les Grecs samedi à payer leurs impôts. | REU

 

Le 18 juin. Si l'on en croît les informations dévoilées par le site CNBC.com, et activement propagées via les réseaux sociaux, c'est à cette date que la Grèce pourrait tirer sa révérence.

Cette date ne sort pas d'un chapeau : si les populistes l'emportent lors des élections du 17 juin, une sortie de l'eurozone dès le lendemain est certaine, a confié Nick Dewhirst, gestionnaire de fortune d'Integral Asset Management, à CNBC. Faisant usage d'un langage particulièrement cru, cet analyste souligne que ce peuple de "tricheurs paresseux" serait confronté à deux options à l'issue des élections - "soit se tenir correctement, soit continuer à gruger".

 

Dans ce cas, la Grèce n'aurait d'autre choix que de sortir de la zone, une décision aux conséquences moins graves que ce que l'on ne pense, insiste Dewhirst, comparable "au bug de l'an 2000", et sans risque de contagion aux voisins européens de la Grèce.

 

 BAISSE DES RECETTES FISCALES

 

La semaine passée, déjà, Athènes s'inquiétait de la baisse drastique des recettes fiscales d'environ 10 % enregistrée en mai. Cette baisse s'explique naturellement par la contraction économique (60 % des PME ont déclaré des pertes en 2011), mais aussi par le fait que les Grecs repoussent au maximum l'échéance du paiement, attendant de voir si leur pays va rester dans la zone euro après ce scrutin.

 

La question délicate de la collecte des impôts en Grèce était également au menu du week-end : Christine Lagarde,dans un entretien au journal britannique The Guardian publié samedi, a en effet invité les Grecs à payer leurs taxes, soulevant de nombreuses critiques à son égard.

 

Selon une lettre "officieuse" de Lucas Papademos sur l'économie grecque, le paiement des impôts reste un point d'achoppement pour le gouvernement. Le journal To Vima, qui publie des extraits de la lettre, indique lundi qu'à partir de la mi-juin les recettes fiscales ne suffiront plus ni à payer les dépenses de l'Etat ni à assurer le bon fonctionnement du système financier. Athènes devra alors recourir à la Banque centrale européenne.

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/05/28/anticipant-une-sortie-de-l-euro-les-grecs-rechignent-a-payer-leurs-impots_1708583_3234.html

Par ottolilienthal
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 15:26

 

40 ans après, comment redire l’indicible ?

 

Mars 2012

 

 

site de l'auteur : www.manicore.com - contacter l'auteur : jean-marc@manicore.com

 

 

***

 

Le texte ci-dessous constitue la préface à la traduction en français de "The 30 Year Update" (mais qui est publiée dans notre pays 40 ans après le travail original, ce qui pose un problème de titre !). La version anglaise de ce livre consituait une suite - 30 ans après précisément - au livre "The Limits to Growth", qui synthétisait sous unr forme grand public le travail de dynamique des systèmes effectué, au MIT et à la fin des années 1960, par Jay Forrester et Dennis Meadows - entre autres - sur le devenir d'une humanité industrielle et agricole.

 

The Limits to Growth a marqué une époque. C'est dire si je suis très fier d'avoir été choisi pour rédiger la préface de la traduction en Français de "The 30 Year Update" !

 

***

La limite, c’est notre ennemie. A bien y regarder, les grandes aventures humaines ont toujours eu pour objectif de dépasser les limites. La Lune est à 400.000 km de la Terre, séparée de nous par le vide, et totalement incapable d’accueillir un être humain dans la tenue d’Eve ? Qu’à cela ne tienne, un peuple entier se mobilise - et une entreprise comptant jusqu’à 400.000 personnes est mise sur pied - pour parvenir à y faire une promenade du dimanche. Les expéditions de Marco Polo, de Vasco de Gama, de Magellan, de Colomb, de Cartier, ou d’Amundsen - et de tant d’autres explorateurs qui ne sont pas restés dans les mémoires - ont toutes eu un point commun : aller voir ce qui se passait au-delà de la limite connue.

 

Quand ils ne peuvent s’affranchir eux-mêmes des limites, les hommes s’inventent volontiers d’innombrables divinités capables de le faire à leur place. La palme de la création d’une "humanité sans limites" revient probablement aux Grecs (et aux Romains qui les ont copiés), dont la ribambelle de dieux et déesses, désespérément humains dans leur enveloppe corporelle et leurs comportements sentimentaux, n’en étaient pas moins aptes à s’affranchir d’à peu près n’importe quelle loi terrestre s’il leur plaisait de le faire.

Au milieu de ses rêves d’ailleurs, notre espèce a un jour découvert la machine à vapeur et son charbon, puis le moteur à combustion interne et son pétrole. L’ère industrielle a alors fait de la technique le terrain de jeu favori pour tutoyer la limite. Augmenter le patrimoine de connaissances, et augmenter le nombre d’applications techniques qui en découlent, sont devenus des buts en soi, qu’elles concourent effectivement à la maximisation du bien-être global ou pas.

 

Et, de fait, augmenter le bien-être est-il la principale motivation du physicien qui court après son boson de Higgs, ou de l’ingénieur qui cherche à diffuser un match de foot sur un téléphone portable ? Ou bien faut-il admettre que ce qui motive ces deux personnages - et beaucoup d’autres qui leur ressemblent - est, en version moins dotée en biceps, la même soif de franchissement de la limite que celle qui animait les Normands embarquant sur leurs drakkars vers un univers largement inconnu ?

 

Aujourd’hui encore, que l’on soit grand sportif, grand drogué, grand président, grand patron ou grand artiste, on est "grand" quand on a dépassé une limite. L’élève en difficulté que l’on essaie de remettre sur les rails n’obéit pas à une loi différente, au fond : il doit lui aussi dépasser ses propres limites… Quel rapport avec le présent livre ? C’est qu’il y est presque uniquement question de limites, non point pour les dépasser, mais au contraire pour s’en accommoder. Et toute la question est bien de savoir comment nous allons faire avec notre patrimoine génétique, qui semble assez peu disposé à en tenir compte.

 

L’idée de base du travail qui a nourri ce livre est d’une simplicité biblique : pour que les hommes puissent produire, qu’il s’agisse de nourriture ou de la fusée Ariane, il leur faut des ressources naturelles. Ces dernières donnent, par transformation, à la fois les produits que nous désirons, dont la valeur monétaire globale s’appelle le PIB, et des sous-produits indésirables, qui constituent la pollution - laquelle abaisse parfois la qualité des ressources restantes.

 

Pour le moment, plus le temps passe, et plus on peut nourrir une humanité nombreuse, et fournir une production industrielle et de services en quantités croissantes. Mais… jusqu’à quand ? La réponse apportée en 1972 par The Limits to Growth, que nombre de Français ont connu sous l’intitulé "Rapport du Club de Rome" (et mal traduit en français par "Halte à la croissance ?"), fera l’effet d’une bombe : tant que nous poursuivons un objectif de croissance économique "perpétuelle", nous pouvons être aussi optimistes que nous le voulons sur le stock initial de ressources et la vitesse du progrès technique, le système finira par s’effondrer sur lui-même au cours du XXIe siècle.

 

Par "effondrement", il faut entendre une chute combinée et rapide de la population, des ressources, et de la production alimentaire et industrielle par tête. Même si les auteurs soulignaient que ce choix ne leur appartenait pas, ils indiquaient que la seule manière d’éviter cette issue était de stabiliser le PIB mondial au niveau de 1975, et d’affecter tout progrès technique à venir à "faire plus propre à consommation constante", et non à favoriser une consommation croissante. Bien évidemment, ce n’est pas le chemin que nous avons suivi depuis...

 

Paru à la fin des Trente Glorieuses, The Limits to Growth connaîtra un retentissement planétaire. Mais, malgré une approche lumineuse de l’imbrication de l’économie et des flux physiques, il subira ensuite la malédiction de Cassandre, ne réussissant ni à imprimer durablement sa marque dans l’univers des prospectivistes, ni à le faire dans l’univers des économistes. Désormais, le seul souvenir qui reste de ce travail est que "ces pessimistes se sont trompés, puisque nous sommes toujours là".

 

Mais ceux qui se donneront la peine de lire ou de relire The Limits to Growth verront qu’il n’y a jamais été question que l’humanité ait déjà disparu en 2012, ni même qu’elle ait commencé à décroître. Car le XXIe siècle dure plus de 12 ans ! Dans ce contexte, fallait-il une mise à jour, puisque le travail initial est toujours d’actualité ? Pour vérifier le message de fond, certainement pas : il faudra attendre la fin du XXIe siècle pour crier au génie ou au contraire conspuer l’incompétent.

 

Mais pour rappeler l’esprit de l’œuvre initiale à un moment où cette dernière n’est plus qu’un lointain souvenir, cela sera assurément utile. Car cette question lancinante, devenue plus urgente que jamais, n’a toujours pas trouvé d’enceinte où être débattue à son juste niveau : si la croissance économique perpétuelle doit, à relativement court terme, devenir un simple souvenir, comment, dans ce cadre, organiser un avenir économique, politique, social, et surtout mental qui soit désirable ?

 

Jean Marc Jancovici

 

http://www.manicore.com/documentation/articles/preface_update.html

 

 

 

 

Par ottolilienthal
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 09:00

 

A la question : « Si la Grèce sort de l’euro, il se passe quoi ? », les politique opposent jusqu’ici un silence gêné. On les comprend : qu’on prenne l’Europe ou la France, la réponse strictement comptable est effroyable.

 

A supposer que le système bancaire grec n’aille pas au tapis avant l’élection du 17 juin, ce qui alourdirait la facture et aggraverait les risques de contagion, le contribuable européen sera le grand perdant en cas de victoire des opposants au plan de sauvetage. Outre les 107 milliards que la banque centrale de Grèce doit au système européen des banques centrales, il faut ajouter les 56 milliards de dette grecque rachetée par la BCE.

   

Tout cela sera largement perdu, sans compter les 160 milliards déjà versés par les mécanismes européens de stabilisation financière et la quote-part européenne aux 22 milliards versés par le FMI.

Les banques seront aussi très touchées. Même si elles ont fort allégé leurs créances sur la Grèce, il est reste 55 milliards sur la sphère publique et 70 sur les entreprises et les ménages, dont 37, par parenthèses, pour les seuls banques françaises ! Là encore, la perte sera énorme, surtout si la panique se transmet aux autres pays du Sud affaiblis !

   

Sans aller jusque là, l’ardoise serait de toute façon impressionnante pour le contribuable français. L’école de management lilloise IESEG, citée par Le Figaro, s’est risquée à évaluer l’implication sous diverses formes de l’Etat français.

   

Elle se monte à 66 milliards d’euros, chiffre qui ne comprend pas évidemment la facture bancaire évoquée plus haut. Bref, on comprend à la lecture de ces chiffres pourquoi on croise les doigts à Paris pour que les Grecs ne commettent pas l’irréparable le 17 juin.

 

Philippe Mudry

http://www.agefi.fr/podcasts-grece-une-ardoise-effroyable-pour-la-france-et-l-europe-881.html

Par ottolilienthal
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 08:52

Le fromage que l'on retrouve sur de nombreuses pizzas, lasagnes, cheeseburgers et autres plats industriels où il y a soi-disant du gouda, du parmesan, du chèvre, de l’emmental ou de la mozzarella, est désormais le plus souvent un faux fromage. Il s’agit d’un ersatz composé de matière grasse, farine, levure, sel, amidon et autres exhausteurs de goût.

Ce fromage de synthèse dont l’huile de palme est généralement la matière grasse végétale n'a naturellement ni le goût, ni les qualités nutritionnelles du vrai fromage…
Les fromages à pâte dure sont de plus en plus remplacés par un fromage synthétique, appelé aussi « fromage analogue » qui est en plein développement. Il est apparu en 2007, avec la flambée du prix du lait mais il continue de se développer du fait de la crise économique et de faibles coûts de fabrication.
La France est particulièrement concernée par ce phénomène car elle est le deuxième consommateur au monde de fromages, avec 24 kg par an et par habitant (l'emmental étant le plus utilisé) après la Grèce qui a une consommation moyenne de 30 kg (la feta représentant les trois-quarts des ventes).
Une création américaine
Inventé par Cargill, un fabricant américain de produits pour l'industrie agro-alimentaire implanté dans 63 pays et basé dans le Minnesota, à Minneapolis, le fromage analogue se décline en deux types.
Le premier est une pâte composée de 15 % de protéines laitières, d'huile de palme et d'exhausteurs de goût qui existe depuis 2007.
Le second appelé « Lygomme Tach Optimum » destiné au marché européen et datant de 2009, est composé de trois amidons, d'un galactomannane (E 410,412, 417), d'un carraghénane (E 407), tous deux gélifiants, et d'arômes. S'il ne l'est pas pour les consommateurs, ce lygomme coûte 60 % de moins pour les industriels que l'autre fromage analogue (et 200 % de moins qu'un vrai fromage) ! En plus, Cargill se glorifie cyniquement de favoriser la santé du consommateur car son lygomme ne contient pas de graisses saturées, ni de lactose et convient aussi bien à l'alimentation halal que kasher.
On ne dispose d'aucune statistique précise sur les ventes de ces fromages car les industriels se font discrets sur le sujet. Mais selon un reportage réalisé par ZDF, une chaîne de télévision d'outre-Rhin, l'Allemagne en produit 100.000 tonnes par an (un dixième de sa production de "vrai fromage"). dont une grande partie est exportée vers le Sud, en particulier vers les pays arabes.
Aux Pays-Bas, une chaîne de télévision a fait le test, en faisant analyser plusieurs pizzas, lasagnes et autres produits du genre : la moitié (dont le célèbre cheeseburger de chez Mac Donald's !) était composée, au moins en partie, d'un ersatz de fromage.
Une pratique trompeuse
Le fromage analogue n'est pas réservé aux professionnels mais se trouve aussi dans les gondoles de nombreux supermarchés, notamment au rayon pizzas (à la mozzarella, "quatre fromages", etc.) ou à celui des fromages râpés. Si des sachets de 100 ou 200 g de fromage râpé contiennent souvent de l'authentique fromage, les gros conditionnements (500 g, 1 kg ou plus), notamment les moins chers (les plus chers sont généralement faits de vrai fromage), n’ont pas grand chose à voir avec ce que peut produire une vache…
Ces produits sont naturellement importés en France notamment à travers les pizzas congelées. Les Allemands sont les premiers producteurs de pizzas surgelées et les Français sont les premiers consommateurs européens de pizzas avec 10 kilos de pizza par an et par habitant...
La Commission Européenne a autorisé l'emploi de ce fromage analogue à condition que les ingrédients qui le composent soient indiqués sur l'étiquette. Mais qui va regarder ces minuscules caractères ? Qui va connaître le galactomannane et le carraghénane ?
Le consommateur ignore donc la plupart du temps qu'il a affaire à une imitation et se fie la plupart du temps à l'image qui apparaît sur l'emballage. Ces produits ne contenant qu'une faible proportion de fromage, doivent d’ailleurs être dénommés "spécialité fromagère" et non "fromage".
Et à l'heure où les producteurs de lait doivent se soumettre aux normes européennes, côté installations techniques, il serait judicieux de veiller à ce que les produits transformés soient également aux normes européennes en termes de qualité et d'appellation. Mais la commission européenne ne semble pas pressée d’harmoniser les règlementations et d’exiger l'affichage en clair de la liste des ingrédients et leurs origines.
Il est dangereux de tromper ainsi le consommateur car si selon les fabricants, il n’y a pas de lactose ni de graisse saturée, c’est cependant du « fromage » sans calcium. Quand on sait que le calcium est l’élément le plus abondant de l’organisme (le corps d’un adulte en contient plus d’un kilo, dont 98 % dans le squelette) et qu’il est nécessaire pour la bonne croissance osseuse des enfants et adolescents, il est clair que l’absorption de ce faux fromage n’apporte rien de bon pour la santé…
Par ottolilienthal
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 08:41

Mobilisation pour sauver la lavande provençale

Dans la Drôme, où 95% des surfaces de lavande sont consacrées à ce marché, la production d'huile est passée, selon François-Arnaud Miramont, technicien à la chambre d'agriculture, de 6 tonnes en 2000 à 1,3 t en 2009.

 

Un fonds de dotation pour la sauvegarde de la lavande et de son patrimoine en Provence vient d’être lancé à Manosque (Alpes de Haute-Provence), un outil destiné à récolter des financements en faveur de la recherche sur le «dépérissement» de cette plante, menacée par une bactérie.

 

Si la maladie, due au phytoplasme du Stolbur, est ancienne, «une recrudescence est observée depuis une quinzaine d’années», explique Eric Chaisse, directeur du Crieppam (Centre régionalisé interprofessionnel d’expérimentation en plantes à parfum). En cause, «les évolutions climatiques, avec des périodes de sécheresse et de fortes chaleurs néfastes à la lavande et favorables à l’insecte vecteur de la maladie», la cicadelle.

 

Quand la plante est contaminée, les canaux de circulation de la sève se bouchent, provoquant son affaiblissement, puis sa mort.

 

L’utilisation d’un antibiotique contre la bactérie étant interdite en France, la maladie se propage rapidement aux autres plants et à terme, l’arrachage de la parcelle reste la seule réponse possible.

 

«Entre 2005 et 2010, on a perdu 50% des surfaces», rappelle Eric Chaisse, et la France a été déchu de son rang de premier producteur mondial d’huile essentielle de lavande, destinée à la parfumerie fine et aux cosmétiques, quand le lavandin (hybride naturel de la lavande, fabriqué quasi-exclusivement dans l’Hexagone) est utilisé pour les lessives et savons.

Des programmes de recherche ont donc été lancés pour sélectionner des variétés tolérantes à la bactérie et mettre au point des techniques de lutte, comme l’argile kaolinite. Mais «en raison du coût de ces recherches, il faut trouver des financements complémentaires aux aides de l’Etat», relève le directeur du Crieppam. D’où l’idée de ce fonds de dotation, présidé par Olivier Baussan, fondateur de l’entreprise de cosmétiques L’Occitane, basée à Manosque, qui a d’ores et déjà apporté la somme de 50.000 euros pour lancer l’aventure.

 

Ouvert aux entreprises et aux particuliers, il vise aussi à «sensibiliser tous les acteurs économiques de Provence (apiculteurs, tourisme, parfumeurs) qui bénéficient de l’image de la lavande», souligne Eric Chaisse. Cette plante emblématique de la région, produite essentiellement dans trois départements (Alpes de Haute Provence, Vaucluse et Drôme), représente 50 millions d’euros de chiffre d’affaires et 9.000 emplois directs.

 

Ailleurs dans le monde, on en trouve en Bulgarie, Ukraine, Chine et dans une moindre mesure en Moldavie.

 

(AFP)

 

http://www.liberation.fr/societe/2012/05/27/mobilisation-pour-sauver-la-lavande-provencale_821718

Par ottolilienthal
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