Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sarkozy...

Publié le par ottolilienthal

Sarko fourgue ses "Promenades"

 

Nicolas Sarkozy était, le 1er décembre, l'invité d'honneur du dîner de clôture du 8e sommet de l'économie, organisé par le magazine "Challenges". Autour de lui, ce raout réunissait une trentaine de grands patrons français, le philosophe André Comte-Sponville et quelques personnalités politiques comme Yannick Jadot. Mais la direction de l'hebdomadaire a dû se plier à une exigence transmise par l'entourage de l'ex pour que Sarko accepte de venir jouer la vedette.

Il a fallu, en effet, que "Challenges" achète 200 exemplaires de "Promenades", le dernier livre de l'ancien chef de l'Etat, dont les ventes (10 500, aux dernières nouvelles) n'atteignent pas les sommets de naguère. A 29 euros pièce, ce petit geste représente quand même 5 800 euros. Les patrons de l'hebdo n'ont pas barguigné pour passer à la caisse, et ont entrepris de distribuer gentiment les 200 bouquins à ses salariés et aux invités.

Les jeunes auteurs ont tant besoin d soutien..

Le Canard enchaîné, 15/12/2021

 
Nicolas Sarkozy, multirécidiviste

Fraîchement condamné, Nicolas Sarkozy se pavane dans les séances de signatures pour son nouveau livre dénonçant, à qui veut l'entendre, une "injustice". Pourtant, l'ancien président n'en est pas à ses premiers déboires avec la justice. 

Comme si de rien n'était, ce premier week-end d'octobre, Nicolas Sarkozy se livre à une séance de signatures pour son nouveau livre, Promenades (éd. Herscher). En dépit de sa condamnation à de la prison ferme, quelques jours auparavant, les fans se pressent par centaines. L'ex-président est en terrain conquis, dans le XVIe arrondissement de Paris. Droit dans ses bottes, il considère que cette décision de justice pour financement illégal de sa campagne est une « injustice », que « le droit a été bafoué », qu'il a été victime d'une « justice d'atmosphère ». Il est normal qu'il conteste, qu'il fasse appel, mais une telle attitude, pleine de morgue, interpelle. En 2012, lors de sa campagne, Nicolas Sarkozy a tout de même dépassé de 19,7 millions d'euros le plafond légal. Il ne pouvait pas ne pas en être conscient. Cela crevait l'écran.

Ainsi, à quelques jours du premier tour, les deux favoris donnaient un meeting.

 

Nicolas Sarkozy, place de la Concorde, le 15 avril 2012, François Hollande à Vincennes. D'un côté : estrade impeccable, écrans géants, parterres de fleurs, profusion de banderoles et de bannières… Le décor offre aux caméras des images spectaculaires. De l'autre : fanions disparates, foule dispersée, fils de sono qui traînent… Deux mondes. Deux budgets.

 

Nicolas Sarkozy, coutumier des coups de force, n'est pas le seul à s'être affranchi des règles édictées par le législateur pour éviter les dérives à l'américaine. En 1995, Jacques Chirac comme Edouard Balladur avaient allègrement dépassé les plafonds. Mais, à l'époque, régnait encore une sorte d'omerta. Il est heureux qu'aujourd'hui le non-respect des règles destinées à protéger la démocratie soit sanctionné. Sinon, que deviendrait la France ?

Le pays des Lumières et des droits de l'homme s'abaisserait au niveau des terres de non-droit où des puissants s'affranchissent de toute obligation et règnent indûment. En réalité, le 2 octobre dernier, Nicolas Sarkozy crânait sans doute.

Car, il le sait, ses ennuis judiciaires à répétition (affaire Bettencourt, financement libyen, affaire des écoutes, des sondages, contrats russes), même s'ils n'ont pas tous donné lieu à des condamnations, vont à terme miner son image. Lui qui voudrait tant figurer dans le Panthéon des grands présidents de la Ve. Ce qui choque par-dessus tout, c'est le sentiment que Nicolas Sarkozy est un récidiviste… La campagne de Balladur dont il était le porte-parole et l'influent conseiller ? Condamnation de ses équipes pour financement illégal par des rétrocommissions sur des contrats d'armement. Sa campagne de 2007 ? Soupçons de financement par Kadhafi. Sa campagne de 2012 ?

 

Condamnation pour financement illégal. La profusion d'argent ne garantit pas une élection. Mais qui plus est, désormais, elle peut entraîner le déshonneur.

 
Sarkozy, l’épine sparadrap Bygmalion

Condamné à un an de prison ferme, l’ex-chef de l’Etat a fait appel

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement dans l’affaire Bygmalion. Guillaume Lambert, qui fut le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, a été condamné à trois ans et demi de prison, dont deux ans avec sursis. Jérôme Lavrilleux, directeur adjoint de la campagne présidentielle de 2012, a été condamné à trois ans de prison, dont un an avec sursis. Il a aussi écopé de trois ans d’inéligibilité.

Etrangement les sarkozystes ont toujours minoré l’étape judiciaire que serait pour leur champion le procès Bygmalion. Selon eux, l’ancien chef de l’Etat était des quatorze prévenus, celui qui encourait la peine la moins lourde (un an d’emprisonnement dont six mois avec sursis et 3 750 euros d’amende pour « financement illégal de campagne électorale »). Le conseil constitutionnel avait déjà annulé ses comptes de campagne. Il s’était déjà acquitté de 350 000 euros sur ses deniers personnels...Pourtant dès l’audience en mai et juin, on avait pu pressentir que les choses ne seraient pas si simples pour Nicolas Sarkozy. Le jugement du tribunal correctionnel de Paris, ce jeudi, l’a confirmé. Celui-ci lui a infligé une peine très lourde, le maximum de ce qu’il encourait : un an de prison ferme. Elle sera néanmoins aménageable en détention à domicile sous surveillance électronique.

Dès le jugement énoncé, l’avocat de l’ex-locataire de l’Elysée, Thierry Herzog, a fait savoir que son client faisait appel. « Le président Sarkozy n’a jamais demandé à être mieux traité qu’un autre, mais [il] n’a aucune raison de l’être moins bien, a-t-il déclaré. La peine prononcée est le maximum de la peine encourue, alors même que jamais une juridiction ne peut envisager une sanction maximum lorsque le prévenu n’a jamais été condamné, ce qui est son cas aujourd’hui. » C’est la deuxième fois que Nicolas Sarkozy est condamné à une peine de prison : dans l’affaire des écoutes, il avait écopé le 1er mars de trois ans, dont deux avec sursis, pour corruption et trafic d’influence. Il avait aussitôt fait appel.

Comme lors des différents démêlés de l’ex-chef de l’Etat avec la justice, cette condamnation a résonné comme un coup de tonnerre. Les Républicains sont montés au front pour défendre leur ancien leader. « Après une décision de justice qui ne va pas manquer de choquer beaucoup de nos compatriotes, je veux témoigner en mon nom et au nom des Républicains notre affection, notre soutien à Nicolas Sarkozy », a réagi Christian Jacob, le patron de LR. Les cinq candidats de ce camp à l’Elysée lui ont aussi immédiatement exprimé leur sympathie. « Dans ces circonstances si difficiles pour lui, je veux redire mon amitié et mon estime au président Nicolas Sarkozy. Il sait pouvoir compter sur mon soutien. Je forme le vœu que la vérité se fasse en appel », a ainsi réagi Xavier Bertrand. « Nicolas Sarkozy a été un grand président de la République. J’ai été fière d’appartenir à son gouvernement et de sa confiance. Je sais qu’il se battra jusqu’au bout pour défendre son honneur et je lui adresse aujourd’hui un message d’amitié », a déclaré Valérie Pécresse.

L’ex-chef de l’Etat est en pleine campagne de promotion de son dernier ouvrage consacré à la culture, Promenades. Il va la poursuivre. Il devrait être prochainement l’invité de « C à vous » sur France 5, sera en déplacement à Châteauroux le 12 octobre, puis à Bordeaux, en Charente-Maritime et à Nice, avant de participer en décembre aux Entretiens de Royaumont. Mercredi, il était à Madrid, où il intervenait lors du congrès du Parti populaire.

La prochaine étape judiciaire ne le concernera pas directement. Du 18 octobre au 12 novembre se déroulera le procès des sondages de l’Elysée. Il ne sera pas sur le banc des accusés, contrairement à ses anciens collaborateurs Claude Guéant, Patrick Buisson ou Emmanuelle Mignon... Mais son ombre sera présente. L’instruction concernant le prétendu financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, où il est mis en examen, elle, se poursuit.

Procès Bygmalion : six mois ferme requis contre Nicolas Sarkozy

Le parquet a requis une peine d’un an de prison, dont six mois ferme, ce jeudi devant le tribunal de Paris à l’encontre de l’ancien chef de l’Etat pour le «financement illégal» de sa campagne présidentielle de 2012.

« Vous entrerez en voie de condamnation car Monsieur Sarkozy, en dépassant le plafond des dépenses électorales, en dopant sa campagne, s’est éloigné du chemin de l’État de droit », assène la procureure, Vanessa Perrée. « Il était président de la République, fonction qui exigeait une probité irréprochable. En commettant cette infraction, il a porté atteinte aux valeurs de la démocratie républicaine et à la transparence de la vie publique », a enchaîné le procureur Nicolas Baïetto. Au terme de cinq heures d’un cinglant réquisitoire à deux voix, le parquet de Paris a requis ce jeudi une peine d’un an de prison dont six mois ferme et 3 750 euros d’amende à l’encontre de l’ancien candidat à la présidentielle de 2012 dans l’affaire des comptes illicites de sa campagne électorale.

« Nicolas Sarkozy ne regrette visiblement rien, il n’est venu qu’à une seule audience, alors que toutes les infractions commises par tous ceux qui sont là l’ont été pour sa campagne », a encore dit la première, en tançant « sa désinvolture vis-à-vis du tribunal et des autres prévenus » comme étant « à l’image de sa désinvolture durant sa campagne ».

« Sa campagne, c’est une campagne en or massif ! » a-t-elle dit, en reprenant a contrario les mots utilisés ce mardi à la barre par l’ancien chef de l’État. « Le candidat est personnellement tenu au respect du plafond. Il devait s’assurer du contrôle des dépenses. Et alors que les notes d’alerte des experts-comptables lui étaient destinées, il a décidé d’augmenter le nombre de meetings », décrit-elle, citant ces « trois meetings géants à 10 millions d’euros : Villepinte, Concorde, Trocadéro ». Elle rappelle aussi : « Sa signature (NDLR : du compte de campagne) engageait sa responsabilité pénale. Soutenir qu’elle n’avait aucune valeur alors qu’il signait chaque jour des décrets ou des traités est abyssal !

Des peines allant de 18 mois avec sursis à deux ans de prison dont un an ferme, assorties d’amendes s’élevant de 25 000 à 150 000 euros et de peines d’interdiction d’exercer ou d’inéligibilité, ont été requises à l’encontre des 13 autres prévenus. Anciens dirigeants de l’agence Bygmalion, ex-cadres de l’UMP et membres de l’équipe de campagne sont jugés depuis cinq semaines devant la 11e chambre du tribunal de Paris pour « faux et usage de faux », « abus de confiance », « escroquerie » et complicité de financement illégal de campagne électorale – Nicolas Sarkozy étant prévenu de ce seul délit comme auteur principal.

«Une fabrique de la fraude»

Avant de détailler leur position sur les responsabilités de chacun, les représentants du ministère public ont livré leur vision du dossier. Celle d’un « engrenage funeste », d’une « fabrique de la fraude » tôt mise en place au fil de « l’emballement » de la campagne 2012 du candidat-président. Celle d’une « tricherie collective » où « des millions d’euros dépensés » - 42,8 millions d’euros au total, soit 20 millions d’euros de dépassement du plafond- ont été « payés en partie par le contribuable ». « Qui est la véritable victime de ce procès ? Le simple citoyen », estime Nicolas Baïetto. « Ces faits que vous jugez sont preuve de leur mépris (NDLR : des règles) » du financement de la vie politique », souligne Vanessa Perrée, en comparant l’attitude des prévenus à celle d’athlètes prêts au dopage pour « faire gagner leur champion ».

La procureure énumère alors leurs « méthodes interdites », favorisées par « une marée d’inorganisation » et par « une dispersion des responsabilités » entre l’UMP et l’équipe de campagne. « Ce système opaque, l’ensemble des prévenus y participent », dit-elle, les scellant dans « une responsabilité collective » et balayant avec ironie leurs dénégations à la barre : « Personne n’est au courant de rien ; personne n’est en charge des finances. Une thèse de l’ignorance généralisée ! » « Je suis obligé de constater que dans cette affaire, les moins malhonnêtes sont les hommes d’affaires », ajoutera Nicolas Baïetto, en référence aux trois des quatre dirigeants de Bygmalion qui ont avoué avoir participé au système.

Encore «des mystères»

Seuls ces derniers - pour qui les peines les moins lourdes ont été requises (18 mois avec sursis) - et l’ancien bras droit de Jean-François Copé à l’UMP et directeur adjoint de la campagne, Jérôme Lavrilleux, ont admis une part de responsabilité. Pour ce dernier, trois ans avec sursis et 50 000 euros d’amende ont été demandés. Les peines les plus sévères ont été requises à l’encontre de l’ancien patron-fondateur de Bygmalion, Bastien Millot (deux ans de prison dont un ferme et 150 000 euros d’amende) et du préfet Guillaume Lambert, l’ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy (quatre ans avec sursis et 50 000 euros d’amende).

Le parquet a par ailleurs souligné : « Sans doute la vérité judiciaire ne sera pas la vérité », car ni les trois ans d’instruction, ni les cinq semaines d’audience n’ont éclairci certains « mystères ». « Pour qui ? Ça, on le sait : pour la campagne de Nicolas Sarkozy. Mais qui a eu l’idée ? Qui a ordonné le système ? Qui a fourni la liste des fausses conventions ? Qui a ordonné de détruire des documents ? »

Les plaidoiries de la défense sont prévues ce vendredi, puis lundi 21 et mardi 22 juin. Le jugement sera mis en délibéré.

 
 
 
 
Nicolas Sarkozy, l'homme qui ne savait rien

En trois semaines d’audience, nul ne l’a vu et son nom a été très peu évoqué. Nicolas Sarkozy est pourtant au cœur de l'affaire Bygmalion. Il doit être interrogé ce mardi 15 juin au palais de justice, concernant les dépenses excessives de sa campagne de 2012.

Retour devant le tribunal pour Nicolas Sarkozy, ce mardi 15 juin. L'ancien chef de l'État, qui se fait représenter depuis l'ouverture du procès Bygmalion le 20 mai sera interrogé en début d’après-midi devant le tribunal correctionnel de Paris, a rapporté à l'AFP son avocat Me Thierry Herzog

Depuis le début du procès il y a trois semaines, 13 autres prévenus, notamment des anciens cadres de Bygmalion et de l'UMP, ont été appelés à la barre. Tous sont soupçonnés d'être impliqués à des degrés divers dans le système de double facturation imaginé pour masquer l'explosion des dépenses autorisées pendant la campagne du président candidat à sa réélection.

L'agence événementielle Bygmalion a organisé une quarantaine de meetings pour l’intéressé. Meetings dont le prix a été énormément réduit, et dont le reste - 80 % des factures – a été réglé par l'UMP (devenu LR), au nom de conventions fictives du parti.

La douce déconnexion de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy comparaît pour « financement illégal de campagne » uniquement et non pas pour escroquerie et usage de faux. Il encourt tout de même un an d'emprisonnement et 3 750 euros d'amende. Selon l’accusation, il n’est pas prouvé qu’il a pu « ordonner », « participer » à ce système. Peut-être n’en a-t-il même pas été informé, alors qu'il s'agissait de sa propre campagne…

L’accusation préfère évoquer avec pudeur un homme « déconnecté de sa campagne », qui a souhaité mettre en place des « meetings spectaculaires et dispendieux ». Avec lui, il fallait aller vite et surtout tenir le rythme marathonien d’un meeting par jour. Une campagne « d'une rare densité », marquée par une « totale improvisation » des donneurs d'ordre, toujours d’après l’accusation. Au début du procès, le responsable des meetings chez Bygmalion, Franck Attal, ne l’a pas caché : Nicolas Sarkozy voulait que « ça pète », en 2012. Pas comme en 2007 où le robinet des dépenses était a priori soigneusement surveillé. « On faisait attention à tout. On dormait dans des (hôtels bon marché) Formule 1 », a témoigné Adiba Regragui, ex-responsable de l'événementiel à l'UMP, écartée au profit de la société Bygmalion. D’une campagne frugale à une campagne orgiaque, Nicolas Sarkozy est désormais accusé d’avoir laissé l’argent couler à flots. Il aurait ainsi « incontestablement » bénéficié de la fraude, qui lui a permis de disposer de « moyens bien supérieurs » à ce qu'autorisait la loi : au moins 42,8 millions au total, soit près du double du plafond légal à l'époque.

Le compte de campagne aurait ensuite été purgé, pour éviter de reconnaître publiquement le caractère faramineux des dépenses. Une thèse qui pique l’ancien chef de l’État. Des meetings qui claquent, oui, mai dont le prix était « parfaitement en ligne », avec ceux de son rival François Hollande, avait-il affirmé aux enquêteurs.

Jean-François Copé mitraille

Reste à savoir où cet argent a pu passer. L’ex secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé blanchi dans l’affaire et entendu comme témoin la semaine dernière, a lâché un énigmatique : « Il faut toujours se demander à qui cela profite. En tout cas, tout s’est fait dans une démarche de campagne présidentielle. » « Si j'avais su, à la minute, j'aurais demandé d'arrêter cette folie et je serais allé voir Nicolas Sarkozy pour lui dire que je ne l'acceptais pas […] Je ne me pouvais pas imaginer que l'équipe qui m'entourait puisse me cacher la vérité », a-t-il ajouté à la barre, en se drapant dans l’habit de l’homme trompé.

De leur côté, l'expert-comptable Pierre Godet et son collaborateur Marc Leblanc sont accusés d’« usage de faux », « abus de confiance », « recel d'abus de confiance », « complicité de financement illégal de campagne électorale » et « escroquerie » et complicité d'escroquerie ». Le premier a validé les comptes de la campagne en certifiant que les dépenses du président-candidat durant sa campagne n'avaient pas dépassé 21,3 millions d'euros soit plus de 1 million en dessous du plafond légal autorisé. Un calcul évidemment faux puisque plus de 20 millions d’euros de dépassement du plafond ont été comptabilisés.

L’expert-comptable a d’ailleurs tenté de contre-attaquer en rappelant qu’il n’était pas responsable du contrôle des dépenses. « J’ai écrit deux notes au président de la République pour lui dire : ‘Ça ne va pas’», s’est-il insurgé, lundi 14 juin, devant le tribunal.

« Les décisions se prenaient à l'Élysée », osent tout au plus glisser d’anciens cadres de l'UMP et de la campagne. C’est pourquoi l’audition de l'ex-président de la République, déjà condamné à de la prison ferme pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite « des écoutes », sera suivie avec attention.

C'est quoi qu'a Sarko ?


 

Mais de quel mal souffre Nicolas Sarkozy ? Cet homme pudique n'en dit rien depuis la révélation de "l'Express" (18/2) : Sarko s'est fait vacciner contre le Covid en janvier, à l'hôpital militaire de Percy, à Clamart. Son cabinet n'a pas démenti l'info, mais il n'a pas donné la moindre explication sur ce mystère. L'ex de l'Elysée n'a que 66 piges. Or, dans cette classe d'âge, seules les personnes atteintes d'une pathologie "à très haut risque" ont le droit de se faire vacciner. Vu la liste des pathologies en question, Sarko souffre peut être d'une "polypathologie chronique" avec "au moins deux insuffisances d'organes", "une anomalie du développement  et déficience intellectuelle" ou  une "maladie rare à expression motrice ou cognitive du système nerveux central"...

Quant aux mauvais esprits qui soulèvent l'hypothèse d'un passe-droit, ils peuvent toujours chanter. Comme l'a rappelé Olivier Véran, l'ancien président a droit, comme tout le monde au "secret médical" Il a même droit au coupe-file, estime le patron du groupe MoDem à l'Assemblée, Patrick Mignola : "franchement, on peut se dire la vérité : un président de la République, un Premier ministre, un ancien chef de l'Etat ne sont pas des personnalités comme les autres. Il faut arrêter de céder à la démagogie dans l'égalitarisme"

Et se rendre à l'évident : tous ces génies survolent la masse, quelque part entre Dieu et les hommes...


 

Le Canard enchainé 24/02/201

 

Cécilia Attias a été payée par l'Assemblée quand Nicolas Sarkozy était ministre

https://www.capital.fr/economie-politique/cecilia-attias-a-ete-payee-par-lassemblee-quand-nicolas-sarkozy-etait-ministre-1390688

Claude Guéant privé de sa Légion d'honneur après sa condamnation

https://www.20minutes.fr/societe/2528275-20190528-claude-gueant-prive-legion-honneur-apres-condamnation

Pourquoi Claude Guéant n'ira pas en prison

https://www.20minutes.fr/politique/2001199-20170123-pourquoi-claude-gueant-ira-prison

Claude Guéant définitivement condamné à un an de prison ferme

https://www.lejsl.com/faits-divers/2019/01/16/son-pourvoi-rejete-claude-gueant-definitivement-condamne-a-un-an-ferme

 

Affaire libyenne : le fils de Kadhafi accable de nouveau Sarkozy

https://www.lejsl.com/actualite/2018/09/11/affaire-libyenne-le-fils-de-kadhafi-accable-de-nouveau-sarkozy-dans-une-lettre

La violente charge de Thierry Breton contre la gestion de la crise par Sarkozy

https://www.challenges.fr/france/la-violente-charge-de-thierry-breton-contre-la-gestion-de-la-crise-par-sarkozy_44196

L'étonnant "cadeau" de 300 000 euros fait par Fillon à Sarkozy

https://www.leprogres.fr/france-monde/2017/11/22/l-etonnant-cadeau-de-300-000-euros-fait-par-fillon-a-sarkozy

Sarkozy : la petite boutique des sondages de l'Elysée face à la justice

https://www.liberation.fr/france/2017/11/03/sarkozy-la-petite-boutique-des-sondages-de-l-elysee-face-a-la-justice_1607766/

 

Quand Nico­las Sarkozy voulait à tout prix offrir une émis­sion de télé à David Hally­day - Gala

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/quand_nicolas_sarkozy_voulait_a_tout_prix_offrir_une_emission_de_tele_a_david_hallyday_406313

Des enveloppes ont circulé au QG de Sarkozy en 2007

https://www.leprogres.fr/faits-divers/2017/10/30/des-enveloppes-ont-circule-au-qg-de-sarkozy-en-2007

 

Cour des comptes : quand Sarkozy liquidait un cinquième du stock d'or de la France

https://www.lepoint.fr/economie/cour-des-comptes-quand-sarkozy-liquidait-un-cinquieme-du-stock-d-or-de-la-france-08-02-2012-1428657_28.php

Affaire des écoutes: Pour le Parquet national financier, Nicolas Sarkozy et son avocat avaient des méthodes de "délinquants chevronnés"

https://www.20minutes.fr/societe/2150939-20171014-affaire-ecoutes-parquet-national-financier-nicolas-sarkozy-avocat-methodes-delinquants-chevronnes

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article