évolution
Alors qu'ils en avaient le plus besoin, les hommes de Néandertal en France ont cessé de faire du feu. Un paradoxe archéologique qui intrigue de plus en plus les scientifiques.
Alors que des périodes de grand froid traversaient le Vieux continent, certains groupes de Néandertaliens auraient soudainement perdu leur habileté à faire du feu. Un mystère qui intrigue les chercheurs: comment une technique si cruciale à la survie peut-elle disparaître d'une communauté? Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Open Research Europe, la raison se trouve dans l'oubli collectif, phénomène fascinant, bien connu de la science.
«Des dynamiques similaires de perte culturelle sont bien documentées dans les archives historiques, archéologiques et ethnographiques de l'Homo sapiens, notamment en ce qui concerne des technologies comme le béton, la céramique et les kayaks, explique Andreu Arinyo i Prats, auteur de la publication et chercheur à l'Université d'Aarhus au Danemark. Une étude récente suggère même que la danse a été oubliée.»
Il y a 400.000 ans, les hominidés préhistoriques créaient des flammes par percussion ou friction, en frappant du silex contre un minerai riche en fer pour produire l'étincelle allumant la braise. Durant la longue existence de l'homme de Néandertal, les preuves de feu lors des périodes chaudes sont légion sur les sites historiques. Elles se raréfient soudainement dès que le climat se refroidit. Ce phénomène surprenant a d'abord été observé dans le sud-ouest de la France, mais concerne également d'autres endroits à travers l'Europe. Certains spécialistes y voient un lien avec les incendies de forêt: les hommes des cavernes compteraient sur les embrasements pour obtenir des braises pour leurs propres feux de camp, comme l'explique IFL Science.
Pour déterminer si nos ancêtres ont bel et bien perdu leur savoir-faire de la maîtrise du feu à mesure que leurs souvenirs s'estompaient, l'équipe danoise a créé un modèle informatique disruptif. Celui-ci simule la probabilité que cette compétence s'essouffle au sein d'un groupe, sur une période de mille ans. Résultat: plus l'intervalle entre les feux de forêt augmente, plus la perte de cette capacité devient probable. Certains Néandertaliens auraient donc simplement oublié comment allumer le feu, n'en déplaise à Johnny Hallyday.
«Nous avons essayé d'être prudents dans notre publication en précisant que les données archéologiques et notre modèle ne s'appliquent qu'aux Néandertaliens de certaines régions, détaille Arinyo i Prats. Ainsi, nous n'excluons pas la possibilité que d'autres groupes ou d'autres espèces d'hominidés, à différentes époques ou dans d'autres régions, aient été capables de faire du feu, par exemple en utilisant des techniques de percussion.» Les simulations reflètent la facilité avec laquelle des comportements acquis peuvent disparaître si la transmission est interrompue.
«Étant donné la probabilité de perte de savoirs sophistiqués dans les conditions simulées, le résultat surprenant n'est pas que ces traits se dissipent, mais plutôt qu'ils puissent être préservés pendant des milliers d'années», ajoute-t-il. Selon lui, la maîtrise du feu pendant des millénaires reste une preuve de dynamiques sociodémographiques complexes au sein des populations préhistoriques.
Quant aux Néandertaliens qui ont perdu la maîtrise du feu au moment le plus critique, ils ont certainement dû développer d'autres aptitudes pour survivre. Mais lesquelles exactement? À ce jour, le mystère reste entier.
https://www.slate.fr/sciences/neandertaliens-oubli-feu-fabrication-archeologie-homme-incendies-climat-froid-collectif?
L'apparition des gènes responsables des yeux clairs et leur propagation aurait été beaucoup plus tardive et lente que ce que les chercheurs pensaient jusque là. ..
Jusqu’à l’âge du fer, il y a environ 3000 ans, une majorité des Européens auraient eu la peau, les cheveux et les yeux foncés. C’est en tout cas ce que suggère une nouvelle étude menée par une équipe de généticiens de l’université de Ferrare (Italie). Cette étude, publiée sur la plateforme Biorxiv.org et qui n’a pas encore été examinée par des pairs, décrit l'évolution de la couleur de la peau, des yeux et des cheveux au cours des 45 000 dernières années en s’appuyant sur l’analyse de 348 génomes anciens d'Eurasie.
Les yeux clairs apparus tardivement chez les Européens
Pour évaluer la pigmentation des sujets étudiés, l’équipe de Silvia Ghirotto, généticienne à l'université de Ferrare, a utilisé l’ "inférence phénotypique probabiliste" et le système HIrisPlex-S. Ce système, habituellement employé dans le domaine de la médecine légale, peut prédire la couleur des yeux, des cheveux et de la peau à partir d'un échantillon d'ADN incomplet. Selon les résultats de cette étude, les gènes à l’origine de la peau, des cheveux et des yeux clairs, ne sont apparus qu’à la fin de la période paléolithique, il y a environ 14 000 ans. "Mais ces traits clairs n'étaient que sporadiques jusqu'à une époque relativement récente - il y a environ 3 000 ans - où ils se sont généralisés", explique Silvia Ghirotto auprès de Live Science.
Pour comprendre ce phénomène, il faut rappeler que les premiers Homo sapiens sont arrivés définitivement en Europe il y a 50 000 à 60 000 ans. Ils n'étaient pas très éloignés de leurs ancêtres humains modernes d'Afrique. "Par conséquent, les premiers Européens n'avaient au départ que des gènes de peau, de cheveux et d'yeux foncés, qui dépendent de centaines de gènes interconnectés", ajoute Silvia Ghirotto. L’évolution vers des pigmentations plus claires a été linéaire dans le temps et dans l'espace mais plus lente que prévu, la moitié des individus présentant encore des couleurs de peau foncées ou intermédiaires jusqu'à l'âge du cuivre et du fer.
La base génétique de la peau claire serait apparue en Suède
C'est au Mésolithique que serait apparu le premier individu avec la peau, les yeux et les cheveux clairs. II s'agit d'un chasseur-cueilleur suédois qui a vécu il y a environ 12 000 ans. Mais ce phénotype est longtemps resté marginal. "Nous avons également observé un pic de pigmentation des yeux clairs au Mésolithique et un changement accéléré lors de la propagation des agriculteurs néolithiques en Eurasie occidentale, bien que des processus localisés de flux de gènes et de mélange, ou d'absence de mélange, aient également joué un rôle important", détaille l'étude.
Mais avoir la peau plus claire a-t-il présenté un avantage évolutif pour les Européens ? Oui, dans la mesure où une peau claire permet de synthétiser plus de vitamine D dans une région où l'ensoleillement est moindre. "En revanche, la couleur plus claire des yeux - bleus ou verts, par exemple - ne semble pas avoir eu d'avantages évolutifs majeurs, et son apparition a donc pu être le fruit du hasard ou de la sélection sexuelle", nuance Ghirotto auprès de Live Science.
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https://www.geo.fr/histoire/selon-une-nouvelle-etude-les-europeens-auraient-eu-la-peau-et-les-yeux-fonces-jusqu-a-il-y-a-3-000-ans-225104?utm_source=firefox-newtab-fr-fr
Quelle espèce pourrait bien régner sur la Terre si tous les humains disparaissaient ? C'est à cette question digne d'un film de science-fiction qu'ont tenté de répondre des scientifiques. Et leur réponse est pour le moins surprenante : selon plusieurs experts, ce sont en effet les pieuvres qui pourraient dominer la Terre après notre extinction. Bien que cela semble irréaliste, ces créatures marines ont des capacités exceptionnelles qui les placent en position pour devenir la prochaine espèce civilisationnelle, en cas de disparition de l'humanité.
Une intelligence impressionnante
Les pieuvres possèdent des capacités cognitives hors du commun. Le professeur Tim Coulson, de l’Université d’Oxford, explique à The European que ces créatures sont parmi les plus intelligentes de la planète. "Leurs compétences en résolution de problèmes, leur capacité à manipuler des objets et à se camoufler suggèrent qu’elles pourraient évoluer en une espèce capable de construire une civilisation", déclare-t-il ainsi
Leur système nerveux décentralisé, réparti dans leurs bras, leur permet une grande autonomie et une flexibilité exceptionnelle, par exemple pour coordonner leurs mouvements de manière indépendante et manipuler des objets complexes tout en réagissant rapidement à divers stimuli.
De plus, leur curiosité et leur capacité à apprendre montrent qu’elles possèdent un potentiel d’évolution impressionnant. Ces traits font d'elles, selon le scientifique, des candidates sérieuses pour occuper une place dominante dans un monde sans humains.
Des capacités d’adaptation uniques
Les pieuvres sont des expertes de l’adaptation. Leur corps flexible leur permet de survivre dans une grande variété d’habitats, des fonds marins profonds aux eaux côtières. Elles peuvent également respirer hors de l’eau pendant 30 minutes, ce qui leur donne un avantage certain en cas de perturbation de leur environnement aquatique.
Selon Tim Coulson, il est même possible, avec un peu d'imagination, que ces créatures puissent développer des dispositifs similaires à notre équipement de plongée pour prolonger leur séjour en dehors de l’eau, et ainsi explorer de nouveaux horizons.
"Les pieuvres pourraient, à long terme, développer des appareils de respiration, à l’instar de notre équipement de plongée, pour survivre hors de l’eau", affirme-t-il ainsi. Bien qu'il soit peu probable qu’elles deviennent des animaux terrestres comme les humains, elles pourraient évoluer pour chasser des proies terrestres et coloniser de nouveaux écosystèmes.
Et les primates dans tout ça ?
Les primates ont longtemps été considérés comme les successeurs naturels des humains. Cependant, Tim Coulson estime que ceux-ci seraient aussi vulnérables que nous aux menaces comme le changement climatique. "Ils dépendent de communautés étroites pour survivre, ce qui les rendrait moins aptes à faire face à un monde perturbé", explique-t-il.
Leur système social, bien qu’efficace dans un monde stable, pourrait devenir un handicap dans un environnement déstabilisé, les rendant moins adaptables aux changements rapides. En outre, leur reproduction lente et leur vulnérabilité face aux prédateurs limitent leur capacité à coloniser de nouveaux territoires. Les pieuvres, au contraire, sont plus indépendantes. Elles n'ont pas besoin de structures sociales rigides pour prospérer, ce qui leur permet de s'adapter plus facilement à des situations imprévues.
Ces céphalopodes possèdent également l’avantage de n’avoir pas besoin de communautés strictes pour survivre. Leur autonomie et leur capacité à évoluer individuellement leur confèrent une plus grande flexibilité face à un monde perturbé. Cela leur permettrait de prospérer dans un environnement où d’autres espèces, comme les primates, peineraient à s’adapter.
Les pieuvres pourraient-elles donc remplacer les humains ? "Absolument", conclut, affirmatif, Tim Coulson.
Publiée le 11 septembre dernier dans la revue Cell Genomics, une étude suggère la présence dans un système de grottes de la vallée du Rhône, en France, d’une ancienne lignée néandertalienne restée génétiquement isolée pendant plus de 50 000 ans...
Cette découverte pourrait nous en apprendre beaucoup sur la façon dont l'Homme de Néandertal s'est éteint. L'analyse génomique et archéologique d’un Néandertalien fossilisé découvert en 2015 dans la grotte Mandrin, dans la vallée du Rhône, suggère qu’une ancienne lignée jamais décrite jusqu’alors se serait séparée il y a environ 100 000 ans des autres Néandertaliens connus et serait restée génétiquement isolée pendant plus de 50 000 ans, rapporte phys.org.
Deux populations néandertaliennes vivant à côté et "s’ignorant complètement"
Surnommé "Thorin" — en référence au personnage de Tolkien —, le Néandertalien fossilisé a vécu, selon l'analyse génomique effectuée par les chercheurs, il y a entre 42 000 et 50 000 ans dans une petite communauté isolée, suggérant que les structures de populations des Néandertaliens tardifs étaient plus variées qu'on ne le pensait jusqu'alors.
Jusqu'à présent, on pensait qu'au moment de l'extinction, il n'y avait qu'une seule population néandertalienne génétiquement homogène, mais nous savons maintenant qu'il y avait au moins deux populations présentes à cette époque", précise Tharsika Vimala, généticienne des populations à l'Université de Copenhague et première autrice de l'étude.
"La population de Thorin a passé 50 000 ans sans échanger de gènes avec d'autres populations néandertaliennes", ajoute Ludovic Slimak, chercheur CNRS à l'Université Toulouse III - Paul Sabatier et co-auteur de l'étude. "Nous avons donc 50 millénaires pendant lesquels deux populations néandertaliennes, vivant à une dizaine de jours de marche l'une de l'autre, ont coexisté en s'ignorant complètement. Cela serait inimaginable pour un Sapiens et cela révèle que les Néandertaliens ont dû biologiquement concevoir notre monde très différemment de nous, les Sapiens."
L’isolement, la raison de la disparition des populations néandertaliennes ?
"Ce génome est un vestige de certaines des premières populations néandertaliennes d'Europe (…) La lignée menant à Thorin se serait séparée de la lignée menant aux autres Néandertaliens tardifs il y a environ 105 000 ans" explique Martin Sikora, co-auteur de l'étude et généticien des populations à l'Université de Copenhague.
La comparaison du génome de Thorin à ceux de Néandertaliens précédemment séquencés suggère que la population de Thorin aurait migré de Gibraltar vers la France : le génome de Thorin ressemble en effet plus à celui d'un autre individu exhumé à Gibraltar. "Cela signifie qu'il existait une population méditerranéenne inconnue de Néandertaliens dont la population s'étendait de l'extrémité la plus occidentale de l'Europe jusqu'à la vallée du Rhône en France", précise Ludovic Slimak.
Mieux comprendre les structures des communautés néandertaliennes pourrait être essentiel pour analyser leur extinction : l'isolement est en effet souvent considéré comme un frein à la forme physique des populations, précise phys.org. "C'est toujours une bonne chose pour une population d'être en contact avec d'autres populations", explique Tharsika Vimala. "Lorsque vous êtes isolé pendant une longue période, vous limitez la variation génétique dont vous disposez, ce qui signifie que vous avez moins de capacité à vous adapter aux changements climatiques et aux agents pathogènes, et cela vous limite également socialement car vous ne partagez pas vos connaissances ou n'évoluez pas en tant que population".
Pour comprendre précisément la façon dont les populations néandertaliennes étaient structurées et les raisons de leur extinction, les chercheurs auront besoin de séquencer davantage de génomes néandertaliens. "Je suppose que si nous disposions de davantage de génomes provenant d'autres régions au cours de cette période similaire, nous trouverions probablement d'autres populations profondément structurées", conclut Martin Sikora.
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https://www.geo.fr/histoire/une-ancienne-lignee-neandertalienne-restee-isolee-pendant-plus-de-50-000-ans-decouverte-en-france-222136?utm_source=pocket-newtab-fr-fr
. Un froid glacial aurait provoqué l’extinction des premiers humains en Europe Une nouvelle étude remet en cause l’idée selon laquelle les humains auraient vécu en Europe sans discontinuer depuis leur arrivée, il y a 1,4 million d’années, et propose une nouvelle chronologie du peuplement de la région.
Considérer la monogamie – plutôt que le bonheur ou l’humour – comme l’indicateur le plus important d’un mariage réussi donne aux gens des attentes irréalistes envers eux-mêmes et leurs partenaires. Un état d’esprit qui détruit plus de familles qu’il n’en rassemble.
Nos ancêtres avaient de nombreux partenaires sexuels et une compréhension limitée de la grossesse, ce qui signifie que de nombreuses mères n’avaient aucune idée de qui était le père de leur enfant. Cela a créé une culture de groupe (ces petites communautés dépassaient rarement 150 personnes) où les hommes prenaient soin de tous les enfants et les protégeaient. Par conséquent, tout ce que la communauté possédait était partagé, afin d’augmenter les chances de survie de chacun.
Les relations sexuelles informelles renforcent les liens au sein du groupe car elles permettent à chacun de se sentir bien. Dans de nombreuses tribus primitives, les relations sexuelles avec des membres du même sexe n’étaient pas une exception. L’homosexualité n’était donc qu’une autre forme de comportement sexuel social, écrivent Christopher Ryan et Cacilda Jethá dans leur livre Sex At Dawn.
L’agriculture, la pire chose qui soit arrivée à l’Homme ?
Mais l’invention de l’agriculture a rapidement mis fin à ces communautés hypersexuelles, qui étaient caractérisées par la liberté et les expériences sexuelles. L’agriculture est considérée comme l’une des plus importantes inventions humaines. Pourtant, de nombreux scientifiques pensent que c’est à peu près la pire chose qui soit arrivée à l’être humain.
En effet, lorsque nous avons commencé à cultiver des plantes, des légumes et des fruits et à apprivoiser des animaux, notre vie sociale et sexuelle en a pris un coup : l’agriculture a créé non seulement la propriété, mais aussi la jalousie et la cupidité.
Avant que l’agriculture n’entre dans la société, il y avait peu de raisons d’être cupide. La nourriture trouvée ou capturée pendant la chasse était partagée, afin qu’elle ne pourrisse pas. Comme les gens se déplaçaient et chassaient constamment, il n’était pas nécessaire d’accumuler des objets inutiles.
La propriété a conduit à la cupidité et à la jalousie
L’agriculture a mis fin à cette situation. La nécessité de se déplacer d’un endroit à l’autre a disparu et, avec elle, le concept de propriété et de richesse s’est développé. Pour la première fois dans l’histoire, une distinction a été faite entre les riches et les pauvres et le monde a également été confronté à des phénomènes tels que la faim.
L’avidité associée à la propriété a conduit à une dévalorisation du statut des femmes au sein de la communauté. Son expression et ses expériences sexuelles ont également souffert. Le concept de propriété a engendré la jalousie, qui se manifestera finalement dans les relations sexuelles et au sein de la famille.
La cupidité et la jalousie ont conduit au mariage
Pour le riche paysan, il devenait primordial que ses enfants soient bien les siens. C’était le seul moyen de garantir que ses biens resteraient dans la famille après sa mort. La seule manière pour être sûr de sa paternité était d’obliger sa femme à la fidélité. Cela équivalait souvent à des insultes en public, au recours à la violence ou enfin au mariage, qui réglementait la cohabitation sur le plan juridique et social.
Le fermier effectuait la plupart des travaux et la femme était de plus en plus confinée au foyer, où son seul devoir était de tenir la maison et d’élever les enfants. Cela expliquerait à son tour le fait que les femmes ont une libido plus faible que les hommes. Les auteurs contredisent cette affirmation. Selon eux, la libido féminine est au moins aussi forte que la libido masculine, mais elle a été restreinte de manière non naturelle par des années de pression sociale et les femmes peuvent supprimer leurs désirs sexuels plus facilement.
Enfin, il existe encore aujourd’hui des tribus primitives qui connaissent la liberté sexuelle. Les Warao au Venezuela et en Guyane, par exemple. Cette tribu respecte un rituel qui permet aux adultes de suspendre temporairement leurs relations afin d’avoir des relations sexuelles avec qui ils le souhaitent.
La monogamie est plus difficile que nous l’admettons
La monogamie est plus difficile que nous l’admettons. C’est pourquoi nous avons besoin d’une éthique sexuelle qui tienne compte de la réalité plutôt que de l’idéal romantique du mariage. C’est ce qu’affirme Dan Savage, auteur de la rubrique « Savage Love », qui a vu le jour en 1991. Aux États-Unis, cette rubrique a été adoptée par une cinquantaine de journaux.
Dans cette rubrique, il s’insurge souvent contre ce qu’il appelle « l’obsession américaine de la stricte fidélité conjugale ». « Certaines personnes ont besoin de plus d’un partenaire », pense-t-il. Et tout comme certaines personnes aiment flirter en permanence, d’autres aiment être attachées et d’autres encore ont besoin d’une relation bisexuelle. Nous ne pouvons pas supprimer nos pulsions et nous ne devons pas mentir à nos partenaires à ce sujet.
L’honnêteté est la meilleure solution
Dans certains mariages, le fait d’exprimer ses désirs honnêtement permet d’éviter les liaisons. Dans d’autres relations, l’expression de ces désirs conduira simplement à une liaison, mais avec le consentement des intéressés.
« Mais dans les deux cas, l’honnêteté est la meilleure solution », déclare Savage, qui est lui-même homosexuel et se considère comme un « catholique culturel ». Aujourd’hui, Savage Love n’est plus une chronique sexuelle, mais plutôt une chronique relationnelle, dans laquelle il tente de faire survivre les bonnes relations.
La satisfaction sexuelle est une partie importante de ce processus et c’est là que Savage recommande les 3 « G » : « Good », « Giving » et « Game ». En d’autres termes, les partenaires doivent être bons l’un envers l’autre au lit, être généreux et être prêts à essayer de nouvelles choses.
Si les partenaires ne peuvent pas satisfaire leurs désirs au sein du mariage, il peut être conseillé de chercher cette satisfaction en dehors du mariage. Si c’est ce qu’il faut pour que le mariage fonctionne.
La monogamie ne fonctionne pas
Savage pense que la monogamie ne fonctionne pas pour la plupart des couples. Il plaide pour « une éthique sexuelle plus réaliste, l’honnêteté, la flexibilité et, si nécessaire, le pardon ». Celles-ci devraient être préférables à la monogamie absolue.
« C’est pourquoi il suffit de regarder l’histoire. On n’a jamais attendu des hommes qu’ils soient monogames. Ils avaient des concubines, des maîtresses et l’accès aux prostituées… Mais la révolution féministe nous a fait imposer aux hommes les mêmes règles étouffantes qui étaient jusqu’alors réservées aux femmes. Plutôt que de donner aux femmes les mêmes opportunités que celles qu’avaient les hommes pour relâcher la pression. »
En outre, il n’existe pas de règles qui devraient s’appliquer à tous les mariages. Les personnes qui s’apprêtent à faire cette promesse de monogamie feraient bien de regarder la dévastation qui les entoure. [Toutes ces relations monogames ratées : les Kardashian, De Niro ou quiconque fait la couverture des tabloïds cette semaine]. Et de parler à leurs partenaires de ce qui se passera si l’un d’eux devient infidèle à l’autre. Et puis d’accepter que la valeur de la relation sera toujours plus grande qu’une seule de ses composantes. A savoir celle de l’exclusivité sexuelle.
Un quart des couples a des rapports sexuels hors mariage
Les mariages non monogames ont toujours existé. En 2001, le Journal of Family Psychology a indiqué que 20 à 25 % de tous les couples mariés ont eu des relations sexuelles avec une personne autre que leur partenaire légal pendant le mariage.
Selon Savage, ces chiffres ne font que prouver « que la monogamie est plus difficile que ce que l’on nous a fait croire. Si vous voulez rester monogame et avoir une personne qui incarne tout ce que le sexe représente pour vous, alors les partenaires doivent être des putes l’un pour l’autre et être prêts à tout essayer. »
Mais le problème est généralement qu’un partenaire veut le faire et que l’autre ne le veut pas. L’un dit « oui » par peur que l’autre ne le quitte. La vérité derrière cette affirmation est que les hommes et les femmes vivent et perçoivent le sexe différemment. De plus, les conseils sexuels sont plus faciles à donner que les conseils relationnels. Satisfaire un besoin sexuel est plus facile que de combler un trou dans son cœur. En conséquence, des relations qui étaient bonnes disparaissent. Parce que l’un des partenaires a eu une liaison qui n’avait que peu de sens, sauf sur le plan sexuel.
La variation est naturelle
La sociologue américaine Judith Stacey écrit dans son livre « Unhitched » que les hommes sont de toute façon moins monogames. Parce qu’ils sont… juste des hommes, qui peuvent séparer plus facilement l’intimité émotionnelle et physique.
« La monogamie est contre-nature et la non-monogamie est contre-nature. La variation est naturelle », dit-elle. Imposer la monogamie comme norme supérieure pour toutes les relations n’a donc guère de sens. Les couples doivent décider eux-mêmes de la manière dont ils veulent vivre leur vie. Et ce qu’ils accepteront ou non dans leur relation.
Enfin, Savage ne croit pas que les gens doivent vivre dans des mariages misérables. La plupart des liaisons sont assez inoffensives en comparaison avec d’autres soucis. Comme les problèmes financiers et les problèmes de santé, ce sont des choses auxquelles les couples peuvent survivre.
Dominique Dewitte
publié le
L’extinction des dinosaures est survenue au printemps...une étude révèle que la plupart des dinosaures préhistoriques ont disparu en pleine saison printanière, à la suite de l’impact de l’astéroïde géant.
Au-delà des 8 groupes sanguins majeurs, des sangs rares encore méconnus L’Établissement français du sang (EFS) lance lundi sa première « semaine de sensibilisation aux sangs rares »....
Et si l’homme avait découvert le feu plus tôt qu’on ne le pense ? Des charbons vieux de 560 000 ans ont été découverts à Tautavel, selon « Le Parisien ». De quoi remettre en cause la date de la découverte du feu par l’homme ?
L'ADN d'un squelette trouvé en Indonésie révèle une lignée humaine encore jamais identifiée...vieux de 7 200 ans, le squelette est celui d'une chasseuse-cueilleuse de 17 à 18 ans. L'ADN trouvé sur ce corps défie les hypothèses existantes sur la migration humaine dans les îles du Wallacea.
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Les animaux sauvages sont de plus en plus gros, et c'est de notre faute - Business AM
https://fr.businessam.be/les-animaux-sauvages-sont-de-plus-en-plus-gros-et-cest-de-notre-faute/
Les animaux sauvages sont de plus en plus gros, et c’est de notre faute...On pensait que l’augmentation des températures ferait diminuer la taille des animaux, en particulier en ville. Pour les mammifères en tout cas, c’est l’inverse qui se produit : ils sont de plus en plus massifs.
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Comment le climat a modifié notre taille au fil des millénaires - Business AM
https://fr.businessam.be/comment-le-climat-a-modifie-notre-taille-au-fil-des-millenaires/
Comment le climat a modifié notre taille au fil des millénaires...La taille moyenne des humains a considérablement évolué au cours du dernier million d’années. Il existe désormais des preuves solides que le climat y est pour quelque chose. Les climats froids ont conduit à l’évolution de corps plus grands, tandis que les climats chauds ont conduit à des corps plus petits.
L’homme de Néandertal a peut-être hiberné pour survivre au froid extrême...L’hypothèse doit encore être vérifiée, mais les lésions découvertes sur des fossiles humains vieux de plus de 400 000 ans seraient similaires à celles présentes sur les os des animaux qui hibernent.
« Dans l’histoire de l’humanité, sur le long terme, il y a une espèce de logique du confinement »..L’année 2020 aura été marquée en France par un double confinement, un événement qui ne serait que la conclusion radicale de l’évolution des sociétés humaines, selon le préhistorien Jean-Paul Demoule..
L'extinction de masse survenue il y a 252 millions d'années n'a laissé que peu de survivants sur Terre. Et ceux qui sont restés ont dû se battre pour la vie. Parmi eux, les ancêtres des mammifères et des oiseaux qui ont trouvé comme solution de passer au sang chaud.
"Si vous voulez comprendre presque tout de votre vie, vous devez comprendre l'histoire qui se cache derrière." 3 moments qui ont changé le cours de l'humanité, avec l'historien Yuval Noah Harari....
« La découverte d’un reste humain est toujours une bonne nouvelle »...Le fossile en question est en fait une dent, bien jaune, dont la longueur de la racine est spectaculaire.....
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Non, Néandertal n'était pas qu'un chasseur de mammouths bravant le froid
https://www.20minutes.fr/sciences/2750899-20200330-non-neandertal-chasseur-mammouths-bravant-froid
...On peine à imaginer l’homme de Néandertal les pieds dans l’eau claire de la Méditerranée, ramassant des crustacés et pêchant. Pourtant, c’est bien une réalité. Une équipe de recherche internationale impliquant des laboratoires du CNRS vient de publier dans la revue Science une étude apportant un éclairage nouveau sur le mode de vie des Néandertaliens.....
Dava Santoso pêche au large de l'île Waigo.. . Ce matin-là, en jetant sa ligne dans l'eau, il ne sait pas encore que la prise qu'il fera sera unique au monde. Que sa prise bouleversera les biologistes marins à la recherche de nos origines.
Une nouvelle pièce au puzzle de l’évolution humaine : la première "patrie" de l’homme moderne vient d’être localisée dans une région d’Afrique australe, dans le nord de l’actuel Botswana.....
Après la mort du dernier bœuf musqué européen, survenue dans ce qui est aujourd’hui la Suède, il y a environ 9 000 ans, il faut attendre le XVIIe siècle avant que le continent européen ne perde une autre de ses espèces. Étant donné les changements en œuvre dans les sociétés humaines, ce laps de temps entre deux extinctions est tout ce qu’il y a de plus extraordinaire....
Beaucoup s'en doutaient. Mais un scientifique l'avait démontré en 2007 : les hommes, dans toutes les cultures et depuis des temps immémoriaux, ont un penchant pour les femmes à la taille fine. Mais au fait, pourquoi ?......
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La civilisation et le Smilodon
http://huet.blog.lemonde.fr/2019/06/17/la-civilisation-et-le-smilodon/
Quel rapport la civilisation humaine entretient-elle avec les canines démesurées du tigre à dents de sabre, le terrible Smilodon de la préhistoire ? Le lecteur de Pif le chien le sait. Rahan, à l’aide de son coutelas d’ivoire, tranchait la gorge du formidable prédateur… Non, la piste est fort mauvaise. Pour le savoir, il faut méditer le dernier livre de Patrick Tort L’intelligence des limites, qui se présente comme un Essai sur le concept d’hypertélie..........
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Notre chat domestique à l'origine de la civilisation
https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/zoologie-chat-domestique-origine-civilisation-751/
..Déifiée par l'Égypte antique, satanisée par l'Europe chrétienne, l'espèce féline n'a jamais laissé personne indifférent. Alors que l'origine du chat domestique était jusqu'ici attribuée aux Égyptiens de l'Antiquité, les plus récentes découvertes la renvoient à l'aube même des civilisations, à une époque où l'Homme commençait à cultiver et à se sédentariser. On pourrait même dire que sans lui, l'Homme aurait eu bien du mal à assurer sa propre survie....Dans ce dossier totalement inédit, après une brève familiarisation avec l'animal lui-même et un aperçu d'un éventail des races existantes, nous aborderons son origine et ses premiers pas en compagnie de l'homme. Nous expliquerons de quelle façon une étonnante complicité entre deux espèces apparemment si éloignées a non seulement favorisé, mais plus simplement permis à nos ancêtres de poser les bases d'une des premières civilisations, tout en mettant à profit les caractéristiques propres à une troisième, végétale celle-là puisqu'il s'agit du blé....
On estime que les êtres humains sont les meilleurs coureurs à longue distance du monde animal. Et désormais, une étude suggère que la perte d’un seul gène, CMAH, serait responsable de cette capacité....
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Science décalée : l'évolution favoriserait la survie du plus fainéant
Dépenser de l'énergie à tout-va, être continuellement actif... Du point de vue de l'évolution, c'est une grave erreur ! Une étude sur des mollusques montre que les espèces qui ont un métabo...
L'os mesure 1,5 cm et appartenait à une enfant de 13 ans, née d'un père dénisovien et d'une mère néandertalienne...
L’homosexualité serait utile à la survie de l’espèce, selon une étude
Pourquoi l’homosexualité existe-t-elle? La science offre peu de réponses à cette question. Généralement, on tend à penser que l’homosexualité, parce qu’elle ne permet pas la reproduction, n’a pas vraiment de raisons d’être sur le plan de l’évolution.
Or, une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Archives of sexual behavior suggère au contraire que les relations homosexuelles pourraient bel et bien remplir une fonction dans l’évolution, en favorisant une certaine cohésion sociale.
« À travers les cultures et à travers les époques, les comportements homoérotiques semblent jouer un rôle dans la formation de liens sociaux », a observé la chercheuse de l’université britannique Portsmouth Diana Fleischman. Elle et son équipe ont donc sélectionné un échantillon de 244 hommes et femmes pour vérifier cette hypothèse.
Chez les femmes, les chercheurs ont étudié leur attitude par rapport aux rapprochements entre personnes de même sexe, en leur demandant à quel point elles étaient d’accord, par exemple, avec les affirmations : « je trouve l’idée d’embrasser quelqu’un du même sexe que moi excitante » et « si quelqu’un du même sexe que moi me faisait des avances, je serais dégoutée ».
Ils ont ensuite procédé à des analyses de salive et ont observé que le fait d’être favorable aux comportements homosexuels ou l’envie d’avoir des expériences homosexuelles était lié à un taux élevé de progestérone, une hormone en relation avec la formation de liens affectifs.
Du côté des hommes, les chercheurs ont tenté un autre type d’expérience pour valider les résultats obtenus auprès des femmes. Ils ont proposé à trois groupes de cobayes masculins des jeux de mots cachés à compléter. Chaque jeu était orienté vers une thématique différente, soit des mots à connotation amicale, des mots à connotation sexuelle et des mots neutres. Le groupe qui a dû construire des mots à connotation amicale est celui qui s’est avéré, par la suite, le plus ouverts aux relations gais et à l’idée d’eux-mêmes avoir des relations homosexuelles. Chez les hommes ayant un taux de progestérone élevé, cette tendance s’accentuait encore plus.
Les chercheurs estiment que leurs résultats supposent que l’homosexualité – ou à tout le moins, l’ouverture à l’homosexualité – remplirait une fonction évolutive en ce sens qu’elle permettrait d’accroître les alliances et liens affectifs entre les membres d’un groupe.
« Parce que les comportements sexuels sont intimes et agréables, ils sont utilisés chez de nombreuses espèces pour former et maintenir des liens sociaux et non seulement pour la reproduction », dit Diana Fleischman. Ainsi, « avoir une certaine attirance pour le même sexe représenterait un type de comportement adaptatif. Et comme pour tout comportement adaptatif, on observera un spectre avec des extrêmes où certaines personnes ne seront pas du tout attirées par les membres du même sexe. Mais la recherche suggère qu’avoir des pensées exclusivement hétérosexuelles serait un inconvénient », pense Dre Fleischman.
L’étude de Diana Fleischman est cependant critiquée par d’autres chercheurs, qui estiment que la taille de l’échantillon analysé et la mesure de la progestérone ne permettent pas de tirer ces conclusions et que d’autres études devraient être menées.
Mme Fleischman, elle, considère que ses résultats constituent une première assise expérimentale pour mieux comprendre les motivations homoérotiques des humains.
C’est un secret de Polichinelle. Tous les chercheurs qui travaillent sur les origines de l’homme savent bien qu’une des plus grandes découvertes de ces dernières décennies est entachée d’une part d’ombre. C’est celle du crâne de Toumaï, mis au jour au Tchad en 2001. Il est considéré comme le plus ancien ancêtre de la lignée qui a donné naissance aux êtres humains. Âgé de sept millions d’années, c’est le fossile qui ressemble sans doute le plus aux lointains aïeuls que nous partageons avec nos plus proches cousins encore vivants, les chimpanzés et les bonobos.
Cette part d’ombre, c’est un os : on sait aujourd’hui que près du crâne de Toumaï se trouvait aussi un fémur. Or un fémur, pour les spécialistes des origines de l’homme que sont les paléoanthropologues, est une pièce de choix. C’est notamment là que s’inscrivent les marques de son activité physique. Et en particulier s’il passait une partie de son temps sur deux jambes. Une bipédie qui lui donnerait bien sûr un air de famille avec nous, indice d’un possible lien de parenté. À l’évidence, ce fémur contient des informations essentielles sur les premiers balbutiements de l’humanité. Le problème est qu’il n’a jamais été publié. Et que tout récemment, la vénérable société d’anthropologie de Paris n’a pas eu l’air spécialement pressée d’en savoir plus : elle vient de refuser une communication sur le sujet à son prochain colloque annuel, en janvier 2018.
Ennuyeux, car si jamais ce fémur venait à montrer que Toumaï n’était pas bipède, cela demanderait de réécrire pas mal de choses. Pas sûr dans ce cas que le Tchad ait donné le nom de Toumaï à une compagnie aérienne. Pas sûr que le chef de la mission qui a découvert et étudié le fossile, Michel Brunet, ait été nommé sept ans après au Collège de France, firmament d’une carrière universitaire, ni qu’il ait aujourd’hui une rue à son nom à Poitiers.
À l’époque de la découverte, l’équipe avait défendu l’idée que Toumaï était bipède parce que le trou où s’encastre sa colonne vertébrale est situé plutôt vers le bas comme chez les êtres humains, et non vers l’arrière comme chez les grands singes qui marchent à quatre pattes. Mais les mesures sur ce crâne, retrouvé très déformé, peuvent être sujettes à caution, malgré une tentative approfondie de le redresser en 3D en 2005. Et une partie des chercheurs estiment que la position de ce trou ne reflète pas nécessairement la manière de se déplacer, mais d’autres paramètres, comme la forme et la taille du cerveau. Bref, qu’il serait nécessaire pour savoir s’il était bipède de mettre au jour d’autres types de fossiles, comme des os de membres.
Mais il y a quinze ans, l’équipe n’en avait pas trouvé. Quand en 2002, elle publie l’analyse des vestiges trouvés un an plus tôt, le communiqué du CNRS comme la publication précisent tous deux qu’il n’y avait pas de restes osseux des membres.
Or ce fémur existe bel et bien. Après une quinzaine d’années où circulaient photos et rumeurs, la nouvelle a été récemment confirmée. L’année dernière, au micro de Vincent Charpentier sur France Culture, Michel Brunet lâche « Toumaï est bipède d’après la base de son crâne, d’après son cerveau aussi, mais ce n’est pas encore publié, d’après aussi son fémur, qui n’est pas encore publié non plus » C’est la première fois qu’il confirme qu’il y avait donc bien un fémur près du crâne. Reste à savoir pourquoi celui-ci n’est toujours pas publié, seize ans après sa collecte sur le terrain.
Pour le comprendre, il faut revenir treize ans en arrière, en février 2004. Jeune étudiante en DEA (diplôme d’étude approfondies, l’équivalent de la 2e année de master), Aude Bergeret effectue alors son stage dans le laboratoire dirigé par Michel Brunet à Poitiers. Elle est chargée de retracer ce qui a pu arriver aux différents os d’animaux trouvés au Tchad les années précédentes − dans quel climat, environnement, ils étaient plongés, etc. −, entre le moment de leur enfouissement jusqu’à leur fossilisation.
Au cours de ses travaux, elle s’interroge sur un os d’assez grande taille. En le regardant par l’une des extrémités, brisée, elle constate que les sédiments qui le remplissent ont une différence de coloration, sans doute révélatrice de l’histoire de la zone où il se trouvait. L’un de ses encadrants, géologue, lui propose de le faire couper, afin de voir si cette différence est présente tout le long de l’os, et de réaliser des analyses. Elle en demande l’autorisation à l’un des responsables de la mission. Comme l’os appartient visiblement au tout venant (de nombreux os d’animaux dont l’espèce n’est pas encore déterminée), celui-ci donne son accord. Il est sur le départ. Juste après, il part au Tchad, avec Michel Brunet et la quasi-totalité de l’équipe, tourner un documentaire sur la découverte de Toumaï.
Un peu plus tard, l’encadrant de l’étudiante suggère à l’étudiante de demander son avis à un de ses enseignants, Roberto Macchiarelli. Elle avait en effet suivi les cours de ce dernier sur la fossilisation l’année précédente. Un peu réticent au départ, celui-ci accepte finalement de venir regarder les os qu’elle étudie. Elle les passe en revue devant lui, lui exposant le fruit de ses réflexions sur chacun d’eux (fossilisation, environnement, climat qu’il a traversé, etc.).
Puis vient le moment de l’os long. L’enseignant lui demande : « est-ce que vous savez ce que c’est ? » L’étudiante patauge un peu, finit par identifier un fémur, élimine quelques familles d’animaux, et se lance : « Un carnivore ? » « Non. » répond l’enseignant. À ce moment-là, l’étudiante se trouble un peu, car elle sait que les os des carnivores ressemblent parfois à ceux des primates. Autrement dit, un os rare, généralement scruté de près car il peut appartenir à un hominidé. D’après son numéro d’inventaire, l’os avait été trouvé près du crâne de Toumaï… Impossible qu’un os aussi important ait pu passer entre les mailles du filet, non ? Un de ses camarades, présent dans le bureau lui lance : « Si ça se trouve, t’as trouvé le fémur de Toumaï ! » Mais l’enseignant n’a pas l’air d’avoir du tout envie de rire. Anthropologue, il a reconnu immédiatement le fémur d’un primate, qui vu sa proximité avec le crâne a de fortes chances d’appartenir à la même espèce que Toumaï. En d’autres termes, un fossile d’une importance capitale. Plus question bien sûr, de couper un fémur si précieux pour l’histoire de l’humanité. Le professeur alerte alors la seule chercheuse de la mission restée au laboratoire.
L’erreur − car c’en est une − ne tombe pas très bien. Car à l’époque, les méthodes de l’équipe Brunet sont sous le feu des critiques (notamment à cause d’une sombre histoire de dent). Passer ainsi à côté d’un fossile majeur serait quand même un peu gênant pour un scientifique comme Michel Brunet qui, un an plus tôt, recevait sous un tonnerre d’applaudissement un prix d’un million de dollars en Israël. On comprend donc que l’équipe qui rentre du Tchad fin février 2004 où elle a essuyé de rudes tempêtes de sable, apprécie modérément la nouvelle de l’identification d’un fémur, qui fait un peu désordre.
9h du soir, février 2004, dans le laboratoire de Poitiers. L’enseignant qui avait aidé l’étudiante, Roberto Macchiarelli, s’apprête à partir. Il ferme son bureau. La lumière s’allume à l’autre bout du couloir. Apercevant Michel Brunet et des membres de son équipe tout juste rentrés du Tchad, il s’approche pour les saluer. Sans un mot, ils lui lancent un regard noir, lourd de reproches. « Ce regard, c’est l’histoire de ma vie, se rappelle-t-il, avec un peu de fatalisme. Il a changé à jamais le fil de ma carrière. »
L’affaire, en effet, s’est vite ébruitée. Le scientifique italien est coupable, selon l’équipe, d’avoir trop parlé. Le divorce sera consommé un peu plus tard, lors d’une réunion du conseil de laboratoire, en présence du doyen de la faculté. Certains participants s’y émeuvent d’une fuite d’informations, un événement qu’ils jugent gravissime. « Il y a des gens qui profitent de notre absence sur le terrain pour fouiller dans nos collections » accuse un autre. Car les os sur lesquels travaillait l’étudiante étaient en effet entreposés dans le bureau de ce dernier, parti au Tchad. C’est là qu’elle travaillait et c’est là qu’elle avait discuté avec son enseignant, Roberto Macchiarelli. Celui-ci est un coupable d’autant plus désigné qu’il est en effet alors le seul spécialiste des hominidés du laboratoire, que Michel Brunet a fait venir de Rome juste avant la découverte de Toumaï. Sa spécialité : les membres…
Sans le nommer, Michel Brunet prend alors la salle à témoin : comment imaginer le laboratoire capable d’une telle erreur d’identification ? Il propose de voter une motion de soutien, adoptée à une large majorité. De toute façon, comme le pointait à mots couverts l’agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur chargée d’évaluer le laboratoire en 2011, la démocratie interne ne semble pas être alors au premier rang des préoccupations. « Il s’agit d’une petite structure au fonctionnement « familial ». Les discussions intéressant les grandes orientations du laboratoire se font souvent lors de discussions informelles et le conseil de laboratoire/assemblée générale n’a pas de réels pouvoirs. »
Rideau ? Un article publié peu après, semble néanmoins témoigner d’un certain embarras. Envoyé à une revue française en 2003, il est accepté en avril 2004. Deux mois après l’identification du fémur, Michel Brunet et son équipe y affirment bizarrement : « L’absence de restes osseux des membres ne permet pas de dire si Toumaï était bipède. » Pourtant, rien ne les empêchait de retirer cette phrase, devenue obsolète. En septembre, lorsqu’ils envoient à la revue Nature un article décrivant d’autres fossiles tchadiens inédits, attribués à la même espèce que Toumaï, ils choisissent de ne pas y ajouter le fémur. En avril 2005 − peut-être pour répondre à des rumeurs ? −, Michel Brunet semble l’évoquer implicitement lorsqu’il déclare au journal Libération, « Toumaï ne se déplaçait pas comme moi et il nous faudra décrire des os post-crâniens [de membres] pour prouver la bipédie, mais c’est prévu. Je serais surpris que l’on conclue qu’il n’est pas un bipède. »
Quant à l’étudiante, un de ses encadrants au laboratoire passe la voir. « Il m’a dit, en prenant en main le fémur : cette pièce, tu l’oublies, tu ne l’as jamais vue. » se souvient Aude Bergeret, aujourd’hui directrice du muséum d’histoire naturelle Victor Brun de Montauban. Puis elle part quelques jours au Tchad début mars 2004, et en rentrant, elle a la surprise de constater que son matériel d’études (les os) a disparu. Les explications peu crédibles qu’on lui fournit, la convainquent de ne pas chercher à en savoir plus. « Je n’étais qu’étudiante, et je me suis résignée » Elle terminera son mémoire sans revoir les os. « Plus vraiment en odeur de sainteté au laboratoire », elle n’obtient pas de bourse de thèse, et quitte sans regrets un tel « panier de crabes ». Un témoin de cette époque décrit d’ailleurs une « ambiance délétère », avec un « clan » dans le laboratoire qui « ostracise » certains, comme Roberto Macchiarelli. Il relate également des comportements surprenants, qui lui ont laissé penser que les résultats d’examens de DEA, dont Michel Brunet est alors le responsable pour l’université de Poitiers, étaient moins destinés à évaluer le niveau des candidats qu’à entériner un classement défini à l’avance (et par conséquent l’obtention des bourses de thèses prévues à Poitiers).
Trois ans plus tard, Roberto Macchiarelli et l’université de Poitiers finissent par trouver une solution à une situation devenue intenable : il accepte de changer de laboratoire, et d’abandonner ses enseignements de paléoanthropologie en master. Ses lettres demandant des nouvelles du fémur, envoyées au CNRS ou à l’université de Poitiers, les années suivantes, ne changent rien. Les autorités font la sourde oreille, quand elles n’accusent pas Roberto Macchiarelli de mettre en péril le laboratoire.
Ensuite ? Ensuite, plus rien, à part la publication de photos du fémur en 2009 par Alain Beauvilain, un ancien collaborateur de Michel Brunet, que celui-ci refusera de commenter. Jusqu’à cette révélation à la radio, qui n’a toujours pas débouché sur une publication. Il y a quelques mois, trouvant que ce silence avait assez duré, Roberto Macchiarelli décide de sortir du bois. Alors qu’en 2009, il avait requis l’anonymat, il évoque publiquement l’existence du fossile à un colloque en 2017 et réclame sa publication. Puis il propose à l’ancienne étudiante de publier les données qu’elle avait relevées à l’époque sur le fémur. « Bien sûr que j’ai du ressentiment vis-à-vis de certains, mais j’ai tout de même réussi à mener ma carrière scientifique, raconte Roberto Macchiarelli. Aujourd’hui, j’ai 63 ans, je n’ai plus rien à prouver, et je suis simplement en colère qu’un fossile aussi important pour l’histoire de l’humanité reste dans un tiroir, suscitant les rumeurs et les fausses informations » Son idée n’était pas, à partir de ces informations limitées, de trancher sur la bipédie de Toumaï, mais de donner quelques indices sur les différences de ce fossile avec d’autre un peu moins anciens, et surtout pousser à ce qu’il soit enfin publié.
Seulement, en octobre 2017, la communication est refusée par le comité scientifique. Le président de la société d’anthropologie de Paris, Gilles Bérillon, du CNRS, s’abrite aujourd’hui derrière une réponse standardisée. Difficile de ne pas se demander si le lieu où se déroule la conférence n’est pas entré en ligne de compte : elle a lieu… à Poitiers et commence mercredi prochain. Peut-être serait-ce l’occasion de déplorer, publiquement s’entend, cette rétention d’information peu glorieuse pour la science française ?
Nicolas Constans
L’analyse des os des femmes datant de la préhistoire suggèrent qu’elles avaient des avants-bras semblables à celles des athlètes féminines dans des sports comme l’aviron. Cette force s’explique par le fait que les femmes ont contribué considérablement aux travaux agricoles, notamment en broyant les graines et en récoltant les cultures à la main...
Il y a trente-six ans, un pinson mâle est venu sur une île isolée de l'archipel des Galápagos. Ce nouvel arrivant s'est reproduit avec un oiseau d'une autre espèce qui vivait sur l'île. Le couple est à l'origine d'une nouvelle espèce qui compterait aujourd'hui une trentaine d'individus...

Une faible diversité génétique, jumelée à la chasse intensive des humains, aurait précipité l'extinction en quelques dizaines d'années seulement de la tourte voyageuse (pigeon voyageur), une espèce qui comptait pourtant de 3 à 5 milliards d'individus en Amérique du Nord.
Un texte d'Alain Labelle
Cet oiseau ressemblait à un croisement entre une tourterelle et un pigeon biset (Columba livia), celui que l’on retrouve dans nos villes. Avant l'arrivée des Européens, la tourte voyageuse (Ectopistes migratorius) était considérée comme le vertébré le plus abondant en Amérique, et possiblement dans le monde.
La tourte voyageuse formait d’immenses colonies qui faisaient enrager les agriculteurs, mais qui faisaient aussi la joie des chasseurs et des cuisinières. Les ornithologues expliquent que c'était un oiseau si facile à attraper, qu'un homme pouvait en capturer des centaines en une seule journée.

Une disparition rapide
Son incapacité à survivre en plus petites populations a toujours intrigué les scientifiques. L’une des théories – et les présents travaux tendent à la confirmer – est que cet oiseau s’était adapté parfaitement à la vie en gigantesques groupes, mais aucunement à celle en plus petites colonies isolées. Or, les changements rapides dans l’importance des populations se seraient produits si rapidement, que l’espèce n’aurait pas eu le temps de s’adapter.
Les pigeons voyageurs se sont très bien débrouillés pendant des dizaines de milliers d'années, puis soudainement, ils ont disparu. Paradoxalement, l'énorme taille de leur population peut avoir été un facteur d'extinction.
Le saviez-vous?
La toute dernière tourte voyageuse, une femelle baptisée Martha, est morte au zoo de Cincinnati, en Ohio, le 1er septembre 1914.
Des réponses dans les gènes
La chercheuse Gemma Murray et ses collègues de l’Université de la Californie à Santa Cruz, aux États-Unis, ont analysé la diversité génétique de spécimens empaillés retrouvés dans les musées nord-américains.
Leurs résultats, publiés dans la revue Science, confirment la très basse diversité génétique observée dans de précédentes études, mais contredisent ceux qui pointaient aussi vers l’instabilité de la population.
Selon les récents travaux, la taille importante de la population des tourtes – et sa stabilité durant des milliers d’années – aurait permis une évolution adaptative plus rapide et l'élimination des mutations génétiques nuisibles, entraînant une perte énorme de leur diversité génétique.
Ces oiseaux étaient ainsi parfaitement adaptés à leur environnement, mais n’étaient nullement capables de faire face à une nouvelle menace, comme la chasse humaine intensive qui a suivi l’arrivée des Européens.
Ces travaux montrent donc l'effet de la sélection sur le génome d'un vertébré et contredisent d’autres résultats qui laissaient croire que c’est l’instabilité de la population qui a contribué à l'extinction étonnamment rapide de l’espèce.
Nos résultats sont conformes à l’idée que l’adaptation du pigeon voyageur à de grandes populations a pu devenir un handicap lorsque le nombre de spécimens s’est brusquement réduit. Ils correspondent à cette hypothèse et nous n'avons trouvé aucune preuve que la population était instable avant que les humains (Européens) ne commencent à les chasser.
Ces connaissances peuvent, selon les chercheurs, nous permettre de mieux comprendre l'aspect génétique derrière une extinction, et peut-être permettre d'aider les efforts de conservation d’autres espèces actuellement menacées.
Comment les Inuits peuvent-ils rester en bonne santé alors qu'ils ne consomment (quasiment) que des graisses de mammifères marins ? Des chercheurs ont élucidé ce mystère.
Les Inuits ont des mutations génétiques uniques : elles agissent sur le métabolisme et leur permettent de neutraliser les effets néfastes d'un régime alimentaire riche en graisses de mammifères marins, leur principale source d'alimentation. C'est la découverte que viennent de faire des chercheurs danois. En effet, près de 100 % des Inuits ont, sur le chromosome 11, des gènes dédiés au traitement des acides gras dans le développement de l'organisme mutés. Or seuls 2 % des Européens et 15 % des Chinois de l'ethnie Han possèdent ces mutations génétiques, expliquent les chercheurs dans leur étude publiée jeudi 17 septembre 2015 dans la revue américaine Science. Pour réaliser ce travail, ils ont analysé les génomes de 191 Groenlandais avec moins de 5 % de gènes européens qu'ils ont comparé à ceux de 60 Européens et de 44 Chinois de l'ethnie Han.
Outre la viande de baleine et de phoque, les Inuits consomment également de grandes quantités de poissons dont l'huile est riche en acides gras oméga 3. Malgré cette alimentation traditionnelle très pauvre en fruits et légumes et riche en graisses animales, les Inuits sont généralement en bonne santé avec une faible incidence de maladies cardiovasculaires, avaient déjà constaté des chercheurs danois dans les années 70. Ils avaient alors conclu que les oméga 3 devaient avoir des effets protecteurs pour expliquer ce paradoxe.
OMÉGA 3. Ces conclusions sont à l'origine des recommandations en Europe et dans le reste du monde de consommer davantage de poissons gras ou de prendre des compléments d'oméga 3 pour aider à préserver la santé du coeur et des artères, explique Rasmus Nielsen, un professeur de biologie de l'université de Californie à Berkeley, un des auteurs de cette nouvelle étude. Aujourd'hui, au moins 10 % des Américains prennent régulièrement ces compléments alimentaires. Mais les résultats de récents essais cliniques n'ont pas confirmé les bienfaits cardiovasculaires des oméga 3 ou pour protéger contre la maladie d'Alzheimer. "Nous avons découvert que les Inuits ont une adaptation génétique unique à ce régime alimentaire qu'on ne peut pas extrapoler à d'autres groupes ethniques", poursuit le scientifique. Ainsi, "c'est très bon pour les Inuits de consommer beaucoup d'oméga 3 mais pas pour le reste d'entre nous", conclut-il.
Ces mutations génétiques ont des effets encore plus étendus comme la réduction du "mauvais cholestérol" (LDL) et de sucre dans le sang, ce qui a des effets protecteurs contre les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2. Ces caractéristiques génétiques agissent également sur la taille car la croissance est en partie régulée par le métabolisme des graisses. Chez les Inuits, ces mutations réduisent leur taille de deux centimètres, ont déterminé les chercheurs. Selon ces derniers, ces mutations génétiques remontent à au moins 20.000 ans et pourraient avoir aidé de nombreuses peuplades humaines comme les chasseurs-cueilleurs à s'adapter à des régimes alimentaires riches en graisse animale et à certains types d'acide gras oméga-3 et oméga-6. Elles pourraient être apparues initialement chez des Sibériens qui vivaient dans l'Arctique il y a plus de 20.000 ans. Et ces derniers sont arrivés au Groenland quand les Inuits s'y sont installés il y a environ mille ans. Cette sélection génétique est ancienne et pourrait avoir aidé les humains à s'adapter à l'environnement lors du dernier âge glaciaire mais a été nettement plus marquée chez les Inuits, pensent ces chercheurs.
Lise Loumé avec afp
Les premiers humains semblent avoir reconnu les dangers de la consanguinité il y a au moins 34 000 ans et ils ont développé des réseaux sociaux d’accouplement étonnamment sophistiqués pour l’éviter selon de nouvelles recherches....
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La vie du dodo retrouvée... dans ses os
Digne d'une belle enquête policière, une minutieuse étude de fossiles de dodo, ce curieux oiseau qui vécut à l'île Maurice et dont l'espèce s'est éteinte, a permis de révéler sa vie tout ...
http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/paleontologie-vie-dodo-retrouvee-os-68360/
C'est une question de chronotype : un quart de la population mondiale est du matin, l'autre quart du soir, et la seconde moitié est efficace aussi bien le matin que le soir. Les matinaux sont généralement nés en automne-hiver.
La torture du réveil matin est une réalité pour bon nombre d'entre nous... Et souvent, on culpabilise de ne pas réussir à sortir la tête de son oreiller. Or, dans L'Obs, des spécialistes des rythmes biologiques nous rassurent : c'est génétique !
"C’est dans les gènes dès la naissance" affirme ainsi Claire Leconte, chercheuse en chronobiologie.
La neurologue Maria-Antonia Quera-Salva ajoute que "les gènes qui déterminent votre chronotype se situent dans l’horloge interne. C’est elle qui fixe les moments d’éveil et d’endormissement. L’horloge interne est en avance de phase chez ceux qui sont matinaux et en retard de phase chez ceux qui sont du soir".
Bien sûr, il est possible d'adapter son rythme naturel à son rythme social, mais il est impossible de le changer.
Selon une étude américaine parue en 2006, environ un quart de la population est plutôt du soir -les vespéraux- et un quart du matin -les matinaux-. Les 50% restants ont la chance d'être des personnes efficaces aussi bien le matin que le soir.
Comment connaître son rythme naturel?
Un questionnaire "du dormeur" est disponible en ligne. Il a été publié en 1976 dans l'"International Journal of Chronobiology" par les chercheurs Jim Horne et Olov Östberg.
Si aucune différence n'a été mise en évidence entre hommes et femmes, une étude réalisée en 1999 a démontré que les matinaux sont généralement nés en automne-hiver alors que les vespéraux ont vu le jour au printemps et en été.
"Un gros dormeur a besoin de neuf heures de sommeil. Pour un petit dormeur, une nuit de six heures suffit", explique la neurologue Maria-Antonia Quera-Salva. "C’est d’une injustice totale", souligne Claire Leconte. Les petits dormeurs qui sont du soir sont les plus chanceux : ils profitent de leurs soirées jusqu’à tard dans la nuit tout en étant opérationnel relativement tôt dans la matinée.
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Il y a 300 ans, un navigateur breton apportait une étrange maladie en Afrique du Sud
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L’érythème kératolytique hivernal, maladie de peau affectant les mains et les pieds, est plus répandue en Afrique du Sud qu’ailleurs. Les personnes touchées descendent toutes d’un marin français.....
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Une comète aurait frappé la Terre il y a 13.000 ans, indique une stèle retrouvée
En Turquie, dans un site archéologique très ancien, plus vieux que l'agriculture, des roches sculptées et assemblées défient les archéologues depuis un demi-siècle. Deux chercheurs ajoutent ...
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Il y a 13.000 ans, les dents étaient soignées au bitume
PULPE. Comment soignait-on les caries à l'âge de glace ? Avec des "plombages" de bitume, rapportent des chercheurs italiens, après étude de quenottes découvertes sur le site toscan de Riparo ...
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Néandertal et ARTE, la vérité si je mens
http://huet.blog.lemonde.fr/2017/04/02/neandertal-et-arte-la-verite-si-je-mens/
Hier soir, la chaîne ARTE a tenté le… documenteur. Logique pour un 1er avril, le jour des poissons dans le dos. Sujet : Néandertal, et son croisement avec nos ancêtres direct, les hommes « anatomiquement modernes » comme disent modestement les paléoanthropologues. Les « Cro-magnon » dans le langage populaire...
Des chercheurs de l’Inra viennent de reconstituer le génome de l’ancêtre commun de toutes les plantes à fleur. Il a émergé sur Terre il y a 214 millions d’années, soit plus de 80 millions d’années avant le fossile de plante à fleur le plus ancien répertorié à ce jour....
Qu'ils soient naturellement rouges ou artificiellement colorés voire emballés dans un packaging teinté, les aliments que nous voyons de cette couleur nous attirent. Bien plus que les aliments verts. Voici pourquoi...
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L'homme de Néandertal était bien cannibale
Dans les grottes de Goyet, sur le territoire de la Belgique actuelle, l'homme de Néandertal ne se contentait pas de chevaux ou de rennes pour s'alimenter mais il pratiquait aussi le cannibalisme ...
C'est lors d'un rapport sexuel effectué au Proche-Orient qu'un Néandertalien aurait transmis le papillomavirus HPV16-A, le plus nocif, à un homme moderne...
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Les dinosaures auraient pu s'en sortir
http://tempsreel.nouvelobs.com/sciences/20140728.OBS4854/les-dinosaures-auraient-pu-s-en-sortir.html
L'humanité a eu de la chance : la météorite tueuse de dinosaures serait tombée au bon moment. A quelques millions d'années près, les géants auraient pu continuer à dominer la planète..
Une étude menée sur plus de 1 000 espèces de mammifères montre que la violence humaine s'explique par sa position dans l'arbre phylogénétique des espèces.
Quelle est l'origine de la violence humaine ? Est-elle inhérente à la nature de l'homme, comme le pense le philosophe anglais Thomas Hobbes, qui assure que « l'homme est un loup pour l'homme » ? Ou bien, à l'instar de Jean-Jacques Rousseau, l'homme est-il bon par nature, mais la vie sociale creuse-t-elle les inégalités au point de le rendre violent ?
Des chercheurs espagnols auraient trouvé la réponse à cette question dans la théorie de l'évolution : ils ont analysé la cause de la mort de 4 millions de mammifères (de 1 024 espèces différentes) et de quelque 600 humains, et ont regardé la proportion de décès dus à des congénères. Ils ont d'abord constaté que chez l'ancêtre commun à tous les mammifères, 0,3 % seulement des décès étaient causés par des semblables. Et ils ont remarqué que plus on s'éloigne de cet ancêtre commun et plus on se rapproche de la branche portant l'ancêtre de l'homme et des primates sur l'échelle de l'évolution, plus la part de décès causés par un congénère augmente, et ce, de manière constante.
Cette étude, publiée dans la revue Nature le 28 septembre par ces chercheurs de la Station expérimentale des zones arides d'Almeria et de l'université de Grenade, en Espagne, perce ainsi à jour le mystère de la violence qui se déchaîne entre les membres d'une même espèce. Un comportement caractéristique de l'homme et des autres primates, mais pas seulement, et qui serait donc un héritage de l'évolution.
Cette étude démontre ainsi que 40 % des espèces de mammifères s'entretuent. À la plus grande surprise des chercheurs, les carnivores ne sont pas les plus violents : les rhinocéros, les chevaux ou encore les marmottes ne sont pas tendres avec leurs semblables. Dans le top 5 des espèces les plus douées en la matière, on trouve... le suricate (20 % sont tués par des congénères), deux espèces de singes, puis deux espèces de lémuriens. Le lion n'arrive qu'en neuvième position, et le loup en onzième. Au total, 2 % des primates s'entretuent.
En tant que primate, l'homme partage donc au moins en partie cette propension violente, une statistique vérifiée chez l'homme de Neandertal ou chez Homo sapiens. Les chercheurs ajoutent à cela une observation : plus une espèce est territorialisée et sociale, plus la violence létale se fait prégnante. Avec l'évolution des premières sociétés humaines, les chercheurs ont établi les faits suivants : la violence létale, faible au paléolithique (environ 2 % des décès sont liés à la violence de congénères), remonte nettement à l'âge de fer et jusqu'au Moyen Âge (un peu plus de 10 %). L'époque moderne reste plus douce, si on met de côté bien évidemment les périodes de guerres mondiales. Mais le degré de violence dépend de l'organisation des sociétés humaines : entre 0,24 et 1,33 % des décès sont dus à des agressions entre humains dans des sociétés étatiques, et ce, tant dans l'Égypte des pharaons ou la Rome antique que dans les États actuels. Alors que chez les sociétés organisées en clans de chasseurs-cueilleurs ou en tribus, environ 3 à 4 % des décès étaient dus à des attaques entre humains, selon les sources archéologiques citées par les chercheurs.
À méditer, au calme.
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Voilà comment la décision d'un pape a rendu les poules plus grosses
http://www.slate.fr/story/123589/pape-poules-genetique-evolution
En interdisant aux Catholiques de manger des animaux à quatre pattes pendant 130 jours par an, un Pape a précipité l’évolution des poules...
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Le caillassage préhistorique, une chasse quasi balistique
Il y a 500.000 ans, les anciens Homo repéraient et entassaient les projectiles idéaux pour faire mouche et mal, montre une étude anglo-saxonne. Le caillassage préhistorique mobilisait une comp...
Les yeux bleus sont-ils condamnés à disparaître ?
Plus récents dans l'histoire de l'humanité, les yeux bleus sont bien moins fréquents que leurs homologues de couleur marron.
Gris, vert, noisette… La couleur de nos mirettes tire son origine d'une combinaison de gènes qui interagissent entre eux. Les deux parents transmettent chacun la moitié de leur patrimoine génétique à leur descendance. Chaque gène possède deux allèles (versions différentes d'un même gène), l'un venant du génome du père, l'autre de celui de la mère.
«La couleur de nos iris est l'héritage de nos parents. S'ils ont tous deux les yeux bleus, les enfants les auront également. Mais des parents aux yeux bruns peuvent donner naissance à des enfants aux yeux clairs», explique Françoise Clerget, directrice de recherche émérite en génétique, à l'Inserm, à Paris. On dit que l'allèle «marron» est dominant quand le «bleu» est récessif. L'allèle responsable des yeux bleus ne s'exprime pas forcément: il est masqué par son alter ego foncé. Raison pour laquelle les yeux pâles peuvent parfois sauter une génération.
Dans une population où les allèles «bleus» et «bruns» ont la même fréquence, seul le quart de la population a les yeux azur et les trois quarts les iris marron. En France, où environ 30 % de la population a les yeux bleus, l'allèle correspondant est plus fréquent. Dans les pays nordiques, l'allèle «brun» est encore plus rare. Autre raison qui explique pourquoi les yeux couleur de mer sont moins fréquents: l'un des gènes responsable de ce trait physique est issu d'une mutation qui a eu lieu en Europe, puis au Moyen Orient, il y a dix mille ans, après que notre espèce ait quitté l'Afrique et qu'elle se soit installée sur le continent européen et côté asiatique.
«A l'origine, l'espèce humaine avait les yeux marron, mais cet allèle bleu est apparu et s'est répandu progressivement dans la population. Voilà pourquoi les yeux couleur océan sont concentrés en Europe ainsi qu'en Amérique du Nord et en Océanie, où résident une forte proportion d'individus d'origine européenne», indique Alexandre Ribéron, enseignant chercheur en génétique des populations à l'université Paul-Sabatier de Toulouse.
Un taux stable en Europe
L'allèle des yeux bleus risque-t-il pour autant de disparaître? «Il est tentant de penser qu'un gène récessif aura tendance à disparaître, répond le chercheur. Le terme “dominant” est ambigu. Il induit le principe selon lequel c'est ce gène qui va finir par “gagner”. Mais c'est une idée erronée.» La fréquence des allèles de chaque teinte respective, ainsi que la proportion de personnes aux yeux bleus, reste stable en Europe.
«Les allèles, bien que récessifs, continuent de se transmettre de génération en génération», complète Françoise Clerget. Quant aux facteurs démographiques et migratoires, eux non plus ne devraient pas changer la donne. «Un mélange entre les populations pourrait masquer les yeux clairs pendant une génération du fait du caractère récessif et dominant de la couleur des iris. Mais il ne mènerait pas à leur disparition», insiste Alexandre Ribéron. «Une natalité plus forte dans les pays du Sud a pu faire, un temps, augmenter la fréquence de l'allèle responsable des yeux foncés, mais pas de quoi provoquer une extinction pure et simple des yeux bleus», tranche Françoise Clerget. L'azur reste de mise…
Juliette Camuzard
LA RÉDACTION VOUS CONSEILLE:
L'analyse du squelette d'un chasseur-cueilleur européen qui vécut en Espagne actuelle il y a environ 7 000 ans vient de révéler que le gène responsable de la peau claire chez les Européens est bien plus récent qu'on ne l'avait cru jusqu'ici. Les tests ont en effet indiqué que le chasseur-cueilleur avait la peau foncée et les yeux bleus.
Pour Carles Lalueza-Fox, chercheur en paléogénomique à l'université de Pompeu Fabra en Espagne et co-auteur de l'étude publiée ce week-end dans la revue scientifique britannique Nature, cette découverte laisse également entendre que l'éclaircissement de la peau n'est pas une adaptation au climat du continent européen, moins ensoleillé que l'Afrique, mais plutôt une conséquence du nouveau régime alimentaire qui a suivi la révolution néolithique.
Une mystérieuse découverte
En 2006, des randonneurs avaient découvert les squelettes de deux hommes dans la grotte de La Braña-Arintero en Cantabrie (Espagne). La police avait d'abord pensé qu'il s'agissait des corps des victimes d'un meurtre, mais une analyse avait rapidement révélé que les squelettes, recouverts de terre rouge (typique des sites funéraires du paléolithique), étaient âgés d'environ 7 000 ans.
À l'époque, les techniques de génétique n'étaient pas encore suffisamment avancées pour effectuer l'analyse des squelettes. Quelques années plus tard, l'équipe a enfin pu procéder à l'analyse en prélevant un fragment d'ADN sur une molaire d'un des squelettes.
Yeux bleus et peau foncée
Une nouvelle analyse de cet ADN révèle aujourd'hui que le chasseur-cueilleur retrouvé présente la mutation du gène responsable de la couleur bleue des yeux, mais pas celle correspondant à la peau claire.
L'ADN indique aussi que l'homme était plus proche des Européens du nord actuels que des habitants du sud de l'Europe.
Le changement de climat
Jusqu'ici, beaucoup de scientifiques pensaient que l'éclaircissement de la peau des Européens s'était fait progressivement à partir de - 38 000 ACN environ, peu après qu'ils aient quitté les régions tropicales de l'Afrique pour remonter vers le nord.
"On supposait en effet qu'une peau plus claire était nécessaire pour synthétiser la vitamine D dans les régions où le niveau d'ensoleillement était plus faible que sous les tropiques", confie Carles Lalueza-Fox.
Ce qui a poussé les scientifiques dans cette voie, c'est la fait que la vitamine D, nécessaire à la santé des os, soit synthétisée par la peau grâce aux rayons du soleil et qu'une peau foncée, comme celle du chasseur-cueilleur retrouvé, empêche l'absorption des UV.
Cependant, la mise en évidence de la peau foncée du chasseur-cueilleur retarde aujourd'hui la date d'apparition de la peau pâle à environ - 5 000 ACN, suggérant ainsi qu'au moins quelques hommes préhistoriques vécurent beaucoup plus longtemps qu'on ne l'avait cru en Europe avant de perdre leur pigmentation héritée de l'époque africaine.
La récente découverte indique ainsi que la latitude ne parvient pas, à elle seule, à expliquer l'éclaircissement de la peau de l'homme préhistorique européen. Si tel avait été le cas, la peau claire se serait répandue en Europe des milliers d'années plus tôt, explique Carles Lalueza-Fox.
Changements de carnation
"Les nouvelles données impliquent que, pendant la majeure partie de leur évolution, les Européens n'étaient pas du genre "caucasien"", affirme Guido Barbujani, le président de l'Association de génétique italienne de Ferrara en Italie qui n'a pas participé à l'étude.
"Il semble probable en revanche que le changement des habitudes alimentaires qui a accompagné la "révolution néolithique", c'est-à-dire le passage de la chasse et de la cueillette à l'agriculture et à l'élevage, puisse être à l'origine, du moins en partie, de ce changement de carnation", ajoute Guido Barbujani.
L'alimentation provenant de l'agriculture sédentaire, riche en céréales, des fermiers du Néolithique manquaient en effet de vitamine D, les Européens ont ainsi rapidement perdu leur carnation foncée une fois qu'ils sont passés à la sédentarisation, car c'est seulement à partir de ce moment qu'ils ont eu besoin de synthétiser plus facilement la vitamine D grâce aux rayons du soleil.
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Dans 250 millions d'années, la Terre pourrait redevenir un seul continent
Et si un jour l'homme n'avait plus besoin d'avion ou de bateau pour voyager de pays en pays? Si l'on en croit la BBC, cela sera possible dans 250 millions d'années, lorsque les continents se seront
http://www.slate.fr/story/121773/250-millions-annees-terre-un-continent
LONDRES (Reuters) - Les Néerlandais et les Lettones sont les hommes et femmes les plus grands de la planète tandis que les Iraniens et les Sud-Coréennes ont grandi le plus vite en un siècle, rapporte une étude menée à l'Imperial College de Londres et publiée mardi par le journal eLife.
L'équipe de recherche de 800 contributeurs a pu établir l'évolution de la taille des hommes et femmes âgés de 18 ans de 1914 à 2014 en se fondant notamment sur des données des recensements militaires et sur des études épidémiologiques ou portant sur la santé et la nutrition des populations.
Avec une taille moyenne de 182,5 cm, les Néerlandais sont les hommes les plus grands de planète. Suivent les Belges et les Estoniens. Les Lettones occupent la première place et mesurent en moyenne 170 cm. Suivent les Néerlandaises et les Estoniennes.
A l'inverse, les hommes les plus petits en 2014 viennent du Timor-Oriental (160 cm en moyenne) et les femmes les plus petites du Guatemala (149 cm en moyenne).
En un siècle, l'écart de taille entre les hommes et les femmes n'a pas varié. Il était de 11 cm en 1914 et de 12 cm en 2014.
L'étude, menée en lien avec l'Organisation mondiale de la santé, illustre que les habitants de certains pays ne grandissent plus depuis ces trente à quarante dernières années. Les Américains occupent par exemple la 37e place chez les hommes et la 42e chez les femmes en 2014, après avoir occupé les 3e et 4e rangs il y a cent ans.
En Espagne, en Italie, dans certains pays d'Amérique latine et de l'est de l'Asie, les habitants continuent, eux, à grandir. En comparaison, la taille moyenne de la population a décliné dans certaines nations d'Afrique subsaharienne, du Moyen-Orient ou d'Afrique du nord en une quarantaine d'années.
L'étude indique que la nutrition, les facteurs environnementaux, mais aussi la génétique peuvent jouer sur la taille d'un individu.
"Cette étude nous donne une image de la santé des nations sur le siècle passé", a déclaré Majid Ezzati, professeur de santé publique à l'Imperial College. Pour lui, ces résultats prouvent le besoin de s'occuper "de l'environnement et de la nutrition pour les enfants et adolescents dans le monde".
Les chercheurs relèvent d'ailleurs que les personnes plus grandes vivent plus longtemps, reçoivent une meilleure éducation et gagnent mieux leur vie, mais ont plus de risque de développer des cancers de la prostate ou des ovaires.
(Kate Kelland, Laura Martin pour le service français)
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Ainsi parle l'ADN : les Européens descendent des agriculteurs anatoliens et les Indiens, Pakistanais et Afghans, des agriculteurs iraniens.
Depuis la Georgie, où elle mène des fouilles en ce mois de juillet, l'archéozoologue Marjan Mashkour laisse libre cours à son enthousiasme en évoquant sa découverte étonnante sur le haut plateau iranien : « Grâce à des analyses ADN, nous savons maintenant qu'il a existé dans les monts Zagros, en Iran, un deuxième foyer de l'agriculture n'ayant aucun lien avec celui bien connu d'Anatolie. Plus intéressant encore, nous montrons que le foyer anatolien sera à l'origine des populations européennes, tandis que le foyer iranien donnera naissance aux populations d'Afghanistan, du Pakistan, de l'Inde, et peut-être même de Chine ! » Ces travaux sont si sensationnels que la revue Science a accepté de les publier sous la cosignature des membres d'une équipe internationale se répartissant entre le Muséum national d'histoire naturelle de Paris (MNHN), les universités de Mayence, le Collège de Londres et le Musée national d'Iran.
Tout commence quand Marjan Mashkour échantillonne des fossiles d'animaux conservés au Musée national d'Iran et provenant de la grotte de Wezmeh, utilisée comme tanière, voilà 9 000 ans, par des ours et des hyènes. Elle identifie des ossements de pieds humains appartenant à des victimes de la faune sauvage. Or, justement, à cette même époque, l'agriculture était en train d'apparaître dans la région. Depuis peu, les archéologues fouillent le site de Tepe Abdul Hosein, proche de la grotte, où les archéologues ont découvert des traces de blé et d'orge cultivés. Plusieurs squelettes des habitants ont été retrouvés sous les maisons. Ces fossiles humains donnent l'idée à Marjan Mashkour d'une comparaison ADN entre les ossements de la grotte, les habitants du village et les premiers paysans des sites anatoliens.
Stupéfaction : les paléogénéticiens de l'université de Mayence constatent que les génomes des deux populations d'agriculteurs du néolithique, d'Anatolie et d'Iran, sont très différents. « Il n'y avait eu aucun contact entre eux depuis au moins 36 000 ans, donc bien avant qu'ils n'apprennent à cultiver », explique la chercheuse française. Un premier choc. Comment, en effet, expliquer la double naissance de l'agriculture quasi simultanément ? D'abord la culture du blé et de l'orge, puis la domestication de la chèvre, du porc, du bœuf. Pour l'instant, les archéologues n'ont pas encore de réponses définitives. Plusieurs facteurs ont dû jouer : une même modification de l'environnement déclenchée par un changement climatique, un progrès technologique avançant au même rythme, mais aussi une même maturation culturelle permettant à l'homme de s'extraire de la nature pour l'exploiter.
Par la suite, on aurait pu imaginer une fusion de ces deux foyers de l'agriculture relativement proches. Ce n'est pas ce que montre la comparaison des génomes de ces deux foyers de l'agriculture avec ceux des populations actuelles européennes et asiatiques. Au contraire, elle affirme clairement l'existence de deux migrations. Les paysans anatoliens ont pris la route de l'Europe, où ils ont chassé les populations autochtones, tandis que les paysans iraniens se sont répandus en Afghanistan, au Pakistan et en Inde. Allez savoir pourquoi...
Il existe dans le monde d'autres foyers de l'agriculture, mais plus récents. En Méso-Amérique (Mexique-Guatemala), avec les piments, les courges, le millet, puis le maïs. En Chine, avec le millet, le soja et le riz. Du riz cultivé serait apparu en Corée voilà 15 000 ans. Mais il faut également compter avec d'autres foyers au Sahel, en Amérique du Sud et même en Nouvelle-Guinée.
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Même sans la chute d'un astéroïde, les dinosaures semblaient condamnés
Les dinosaures étaient-ils condamnés avant même la chute d'un astéroïde sur la Terre, à l'origine de conséquences sur l'environnement fatales aux reptiles ? C'est ce qu'affirme une étude pu...
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Devons-nous vraiment nous enorgueillir d’être une espèce intelligente ? Non, estime Jean-Paul Fritz. Là où nos ancêtres devaient redoubler d’intelligence pour survivre, nous n’avons plus qu’à allumer notre smartphone et nous laisser guider.
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Comment le tyrannosaure est devenu le roi des dinosaures
Le tyrannosaurus rex, également bien connu sous le diminutif T. Rex, est sans doute le plus célèbre des dinosaures. Il faut dire qu'avec ses mensurations, entre quatre et six mètres de haut pou...
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Nos ancêtres Homo Sapiens ont conduit l'homme de Néandertal à l'extinction il y a environ 40.000 ans. Et s'ils ont vaincu et détruit leurs rivaux, c'est notamment grâce à l'aide des chiens tr...
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Depuis quelques décennies, les populations de moineaux déclinent dans toutes les métropoles européennes. De récentes études pointent le bruit et l’alimentation comme des facteurs clés de ce déclin.
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La peste frappait déjà l'humanité il y a 5.000 ans
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Alimentation et sélection sexuelle à l'origine de la peau blanche
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